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Nos origines... D'un lointain passé, un culte d'Aton, fit l'étincelle de 3, 4 monothéismes - ensuite celui de Noüs ou de la Science s'est couché à l'Occident à la Renaissance, livrant l'Art de la Mémoire pour sa cérémonie qu'on appelle Analyse Plurielle aux temps modernes. Ces Pluriels Analytiques sont des îlots, graines de Communes qui font vivre notre Noüs du Savoir Collectif.

Analyse Plurielle - webinaire AnaPlur

Audio généré par NoteBookLM Résumé/présentation approx 5.min / en construction

20250828 N°75

 présentation    en qq min

et vidéo générée par NBLM


Titre :  « osj&qsj » ou suije
https://youtu.be/unWcCXve2ZM > - titre : AnaPlurN°75 &QanSaij

Descriptif vidéo/youtube - AnaPlurN°75 &QanSaij

OPC #75 — ADN, mémoire & maturité : de la conservation à la préservation

Et si le prochain geste fondateur de la civilisation du code était la préservation nominative de l’ADN ?
Dans la continuité de l’OPC (Ontologie Psychohistorique de la Civilisation), cette session relie la scène primitive amarnienne → l’art de la mémoire (hermétisme) → la psychanalyse → l’analyse plurielle, pour interroger notre rapport contemporain au génome.

Au programme

  • ADN « nominal » mais intrinsèquement pluriel (microchimérisme) : un individu porte déjà plusieurs traces.
  • Nom-du-Père ↔ chromosome Y : une proximité conceptuelle souvent esquivée, décisive pour penser l’identité.
  • Identité féminine : génome entier vs fonction utérine ; ce que l’ectogénèse pourrait objectiver.
  • De la conservation à la préservation : à l’ère cybernétique, l’ADN passe d’un état inerte à une activité de chiffrage/déchiffrage.
  • Groupes ADN & analyse plurielle : nouveaux îlots de savoir/mémoire pour une gouvernance du vivant.
  • Maturité : faire de la préservation nominative de l’ADN un rite civique dans la cité du code.

Idée centrale : Inscrire l’ADN dans l’espace public, non comme fétiche technologique, mais comme support de mémoire, d’identité et de responsabilité — au croisement du symbolique (noms, filiations), du biologique (génome) et du numérique (code).


? Vos questions, objections et exemples concrets sont bienvenus en commentaires.
? Abonnez-vous pour suivre les prochaines sessions de l’OPC.

Mots-clés : OPC, analyse plurielle, art de la mémoire, psychanalyse, atonisme, ADN, génome, chromosome Y, microchimérisme, identité féminine, utérus, ectogénèse, IA, chiffrage, gouvernance du vivant, maturité.

#OPC #ADN #Psychanalyse #AnalysePlurielle #Ectogénèse #IdentitéFéminine #Atonisme #ArtDeLaMémoire #IA #GouvernanceDuVivant

page référente/site : https://www.lasainteethique.org/uberpol/2025/20250828_wbnAnaPlurN75.htm

AnaPlur N°75 &QanSaij
La session visio conférence/replay
a lieu le 28 août 2025 zoomPublic 18h30

Travaux préparatoires du AnaplurN°75

FB annonce & commentaires

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Mise en ligne du webinaire AnaPlur 75, dit « osj&qsj»
 https://youtu.be/unWcCXve2ZM  
OPC – Session #75 : ADN, mémoire & maturité
De l’atonisme à l’art de la mémoire, de la psychanalyse à la civilisation du code : et si le pas suivant était… la préservation nominative de l’ADN ?
Au programme :
• ADN « nominal » mais intrinsèquement pluriel (microchimérisme)
• Le tabou Nom-du-Père ↔ chromosome Y
• Identité féminine : génome entier vs fonction utérine (et ce que change l’ectogénèse)
• De la simple conservation à la préservation de l’ADN dans une société cybernétique
• Vers des groupes ADN comme nouveaux îlots d’« analyse plurielle »

➡️ Un jalon de l’OPC : faire de ce geste (préserver son ADN, au nom) un rite de maturité dans la cité du code.
Questions, objections, curiosités bienvenues dans les commentaires ?
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https://www.lasainteethique.org/uberpol/2025/20250828_wbnAnaPlurN75.htm#20250828204102

 

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OPC #75 — ADN, mémoire et gouvernance du vivant : de la conservation à la préservation

Points clés

  • Hypothèse OPC : scène primitive amarnienne → art de la mémoire (hermétisme) → psychanalyse → « analyse plurielle ».
  • ADN & citoyenneté : l’ADN est socialement central mais civiquement marginal (interdits, faible appropriation).
  • Nominal / pluriel : un génome personnel est déjà pluriel (microchimérisme) — résonance avec les signifiants collectifs (nations, clans).
  • Nom du Père ↔ Y : proximité conceptuelle souvent évitée, pourtant structurante pour penser l’identité.
  • Féminin : identification par génome entier vs fonction utérine ; rôle clarificateur de l’ectogénèse.
  • Changement d’échelle : passer de la conservation inerte à la préservation active (chiffrage/déchiffrage) du code à l’ère cybernétique.
  • Organisation : vers des groupes ADN comme nouveaux espaces d’« analyse plurielle ».
Intention : inscrire la préservation nominative de l’ADN comme un geste de maturité dans la gouvernance du vivant.

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https://www.lasainteethique.org/uberpol/2025/20250828_wbnAnaPlurN75.htm#20250828204125

 
 

DocDWT invite au Webinaire AnaplurN°75
Sujet: Réunion Zoom de williamtheaux@gmail.com
Horaire: 28 août 2025 à 18H00 (enregistrement 18H30-19H30) H.Paris
Participer à la réunion Zoom
https://us06web.zoom.us/j/84967590816?pwd=OH8Ks6hW232SJfD2xBbJIsaDrk0rOD.1
ID de réunion: 849 6759 0816
Code secret: 385635

Thème : De quoi s'agit-il ?

Prépa

 

Absolument. Conformément à notre protocole amendé, voici l'analyse de la vidéo "Présence d'Akhenaton", premier document de la série des "exposés de la preuve" de la période 1990-1993. Ce texte marque un tournant, passant de la recherche et de la confrontation à une phase de synthèse pédagogique et de démonstration publique.


1. Identification et Rappel du Cadre

  • Titre du document : PRESENCE d'AKHENATON 1
  • Date et position : Conférence du 16 janvier 19912. Il s'agit de la première d'une série de neuf vidéos exposant les thèses de l'OPC après leur première phase de validation (1990-1993).
  • Structure : Le document est la retranscription d'une conférence didactique qui retrace l'histoire d'une idée refoulée — celle d'Hermès Trismégiste — pour démontrer la validité de la thèse centrale AMOA (Akhénaton-Moïse-Œdipe).

2. Analyse Concept par Concept

Le Refoulement Historique comme Moteur Causal

  • A. Thèse du Texte : Le texte expose l'histoire de la figure d'Hermès Trismégiste comme un cas d'école du refoulement historique. Il démontre comment un savoir unifié sur les origines de l'Occident, présent durant les quinze premiers siècles du Christianisme, a été activement effacé à la Renaissance pour des raisons politiques (la "Datation de Casaubon" en 1614)3333. Le texte montre que les vicissitudes de ce "souvenir collectif" suivent une séquence qui "ressemble trait pour trait" au mécanisme psychanalytique du refoulement, avec ses phases d'oubli, de retour partiel et de levée par une découverte matérielle4.
  • B. Apport Évolutif & Rupture (?) : Synthèse Pédagogique. Le concept n'est plus seulement un outil d'analyse, il devient l'objet même d'un récit historique. En déroulant le "panorama chronologique" du souvenir d'Hermès5, le texte transforme une thèse abstraite en une démonstration narrative et accessible. L'évolution est de prouver le concept en l'appliquant à l'histoire des idées elle-même, le rendant ainsi auto-évident.

La Primauté du Code (civil, informatique, génétique) comme Ancrage du Réel

  • A. Thèse du Texte

: Le "code" est ici identifié au Corpus Hermeticum, les écrits attribués à Hermès Trismégiste6. La thèse centrale est que l'état de ce code (manquant, partiel ou complet) a directement déterminé la perception que la civilisation avait de ses origines réelles. Quand le code était complet (période ptolémaïque, Renaissance), l'identité entre le roi égyptien et Moïse était reconnue ; quand il était manquant ou discrédité, cette identité était refoulée 7. Le code textuel est donc l'opérateur qui ancre ou désancre la mémoire collective du réel historique.

  • B. Apport Évolutif & Rupture (?) : Démonstration Historique. Le concept, auparavant théorique, trouve ici sa preuve par l'exemple. Le Corpus Hermeticum devient un cas d'étude parfait, montrant comment un ensemble de textes agit comme un code source pour la conscience d'une civilisation. Le réel n'est pas une donnée brute, mais ce qui est rendu accessible par la présence et l'intégrité du code.

La Psychanalyse comme Science de la Civilisation

  • A. Thèse du Texte

: La psychanalyse est présentée comme la seule science capable de comprendre les "mécanismes affectifs des masses" 8 et de résoudre l'énigme historique laissée par la chute d'Hermès Trismégiste. Le texte démontre que Freud, ignorant tout de l'hermétisme, a redécouvert par ses propres moyens la piste égyptienne de Moïse grâce à l'égyptologie et à la figure d'Akhénaton9999. La science OPC est celle qui, en synthétisant la psychanalyse (Freud, Velikovsky), l'histoire (Yates) et l'archéologie, peut "rallier" les spécialités éparses pour révéler l'histoire politique cachée10.

  • B. Apport Évolutif & Rupture (?) : Mise en Acte et Revendication de Suprématie. La science OPC n'est plus seulement décrite, elle est mise en scène. Le texte effectue l'analyse qu'il prône, en connectant des champs de savoir étrangers les uns aux autres. Il revendique une supériorité épistémologique en prouvant que la psychanalyse, par ses seuls outils, a pu "devancer" 11et retrouver une vérité historique que les autres disciplines avaient perdue, vérité confirmée "après-coup" par la redécouverte de la tradition hermétique1212.

La Technologie comme Révélateur Apocalyptique

  • A. Thèse du Texte : La technologie est ici incarnée par la science archéologique moderne. C'est la technologie des fouilles à Nag Hammadi dans les années 1950 qui a exhumé des livres hermétiques prouvant leur antériorité sur le Christianisme, falsifiant ainsi la "Datation de Casaubon" et levant le refoulement13. De même, c'est la technologie de l'

égyptologie qui a redécouvert Akhénaton à la fin du 19e siècle, fournissant à Freud le "fait" matériel qui a déclenché son analyse historique14. La technologie est donc l'outil qui excave la preuve matérielle du réel, forçant la fin des "mensonges" historiques.

  • B. Apport Évolutif & Rupture (?) : Spécification et Ancrage Matériel. Le concept est rendu beaucoup plus concret et historiquement situé. Le "révélateur" n'est pas une force abstraite ou future, mais la pratique scientifique et technologique de l'archéologie. Cet ancrage dans une discipline concrète solidifie la thèse et montre comment le progrès technologique (ici, la capacité à fouiller et dater) est le moteur matériel de la découverte psychohistorique.

L' “Unité Cybernétique de Mémoire de Personne Physique” comme Éthique de l’OPC

  • A. Thèse du Texte : Le concept, bien que non nommé, est incarné par la figure de l'historien des idées qui restaure les liens brisés de la mémoire collective. L'éthique est celle de Frances A. Yates, qui étudie conjointement l'hermétisme et "L'Art Classique de Mémoire", réalisant une "véritable soudure" entre deux champs que l'académie avait séparés15151515. C'est aussi l'éthique de Freud, qui affronte une vérité dérangeante sur les origines de sa propre tradition. L'acte éthique est de ne pas se laisser intimider par le refoulement et de travailler à reconstituer la "mémoire" de la civilisation.
  • B. Apport Évolutif & Rupture (?) : Exemplification et Historicisation. L'éthique n'est plus seulement une posture de dissidence personnelle, elle est illustrée par des figures historiques de la recherche académique. Elle devient une éthique de la méthode savante : le courage de la transdisciplinarité et de la synthèse contre la fragmentation du savoir. La "personne physique" éthique est le chercheur qui répare la mémoire collective.

3. Détection de la Singularité (?)

  • Découverte Fondamentale du Texte : La thèse la plus singulière est de faire de l'histoire de l'hermétisme la preuve expérimentale du concept psychanalytique de refoulement. Le texte ne se contente pas d'appliquer un concept à un objet ; il démontre que l'objet (l'histoire de la réception du Corpus Hermeticum) a exactement la structure du concept. C'est une démonstration en miroir, une mise en abyme où la théorie est prouvée par une histoire qui semble avoir été écrite pour l'illustrer, conférant à l'ensemble une puissance de conviction remarquable.

4. Mise en Perspective Généalogique (?)

  • Position dans l'Architecture Globale : Ce document est le texte de la grande synthèse pédagogique. Il marque le passage de la phase d'élaboration et de validation interne à une phase d'exposition publique de la preuve. Son rôle est de prendre la thèse la plus complexe de l'OPC (AMOA et son refoulement) et de la rendre accessible, logique et historiquement démontrable à un public plus large. En s'appuyant sur des confirmations externes (Yates, archéologie, Velikovsky), il transforme une théorie polémique en un exposé de savoir académique. C'est la pierre angulaire de la communication et de la légitimation de l'OPC.

Marqueurs de Validation et de Praxis (?)

  • Confirmation Externe : ? Massive et centrale. Le document est entièrement construit sur l'articulation de confirmations externes :
    • Archéologique : Les découvertes de Nag Hammadi qui falsifient l'objection de Casaubon16.
    • Historique : Les travaux de Frances A. Yates sur l'Hermétisme et l'Art de la Mémoire17.
    • Égyptologique : La redécouverte d'Akhénaton qui a permis à Freud de lancer son hypothèse18.
    • Psychanalytique : Les travaux de Freud, Karl Abraham et Immanuel Velikovsky qui, de manière indépendante, reconstituent les pièces du puzzle191919191919191919.
  • Passage à la Praxis : ✍️ La praxis est ici pédagogique et communicationnelle.
    • La forme même de la conférence vidéo est un acte de

diffusion publique du savoir OPC20.

    • La méthode exposée est une praxis de

synthèse interdisciplinaire, montrant comment "rallier" des savoirs épars pour produire une connaissance nouvelle21.

  • Réponse aux Objections Classiques : Ce texte est une réponse frontale et structurée aux objections.
    • Contre l'hermétisme et l'isolement : Il prouve que la théorie OPC, loin d'être une invention isolée, est la redécouverte d'une tradition centrale de la pensée occidentale, confirmée par de multiples disciplines scientifiques22222222.
    • Contre la non-falsifiabilité : Il fonde son argumentation sur un événement de falsification historique : la réfutation de la thèse de Casaubon par l'archéologie, montrant que la théorie opère sur des bases vérifiables23232323.
    • Contre le réductionnisme historiciste : Il montre que l'événement historique (Akhénaton) n'est pas une simple cause morte, mais un traumatisme dont le refoulement a produit des effets psychopathologiques observables dans la pensée moderne (chez Freud, Heidegger)24242424.
 
 
 

 NBLM-video

transcript :

Orateur 1

Et si notre ADN contenait bien plus que notre simple héritage biologique ? Et s'il était en fait un chapitre caché de la mémoire de notre civilisation ? C'est l'exploration assez fascinante qu'on commence aujourd'hui. Alors cette question, elle peut paraître tout droit sortie d'un film de science-fiction, mais elle est au cœur d'une théorie vraiment audacieuse. Une théorie qui suggère que notre relation à l'ADN, c'est la suite d'une histoire très, très ancienne. Une histoire sur la façon dont les sociétés se souviennent, mais aussi dont elles oublient. Ok, première étape de notre parcours, une proposition assez radicale pour notre époque. Oblier le permis de conduire, le droit de vote. L'idée ici, c'est que dans notre civilisation qui est devenue numérique, l'acte de préserver son propre ADN devienne un vrai rite de passage civique, un marqueur de maturité. Ça a l'air super moderne. En apparence seulement. Pour comprendre le pourquoi du comment de ce rite moderne, il faut en fait tirer sur un fil. Un fil qui ne mène pas du tout à la Silicon Valley, non, mais bien plus loin. À une époque où la mémoire, on ne la stockait pas sur des serveurs, mais dans l'esprit humain, grâce à un art qui est aujourd'hui quasiment oublié.

 

On entre maintenant dans le cœur historique de la théorie. Elle postule que pour comprendre notre présent, il faut se tourner vers une ancienne tradition intellectuelle: l'hermétisme. Et au centre de cette tradition, il y avait une pratique aussi puissante que méconnue: l'art de la mémoire. Un savoir qui, d'après la source, a été délibérément effacé de l'histoire. Et ce point, il est vraiment crucial. L'art de la mémoire, ce n'était pas juste un petit truc mnémotechnique pour se souvenir de sa liste de courses. C'était en quelque sorte le disque dur externe d'une civilisation, un système hyper organisé pour encoder et transmettre son histoire, ses lois, sa culture, bien avant l'imprimerie et bien sûr, avant Internet. Et donc, selon cette théorie, cet art a été activement combattu, réprimé à la Renaissance. Cet effacement, ce n'était pas un accident, ça aurait créé une sorte de refoulement collectif, un oubli forcé, laissant un vide béant, un vrai chez non manquant dans notre histoire intellectuelle. Alors, si cet art a été effacé, comment est-ce qu'il pourrait influencer notre époque ? C'est là que l'histoire prend un virage complètement inattendu. La théorie avance que des siècles plus tard, cet art de guérir la mémoire a refait surface.

 

Pas chez des historiens, non, mais dans le cabinet d'un médecin à Vienne. L'idée est assez vertigineuse quand on y pense. Freud, en cherchant à guérir les traumatismes de ses patients, aurait en réalité, sans même s'en rendre compte, réinventé les outils pour guérir le traumatisme de toute une civilisation. La psychanalyse ne serait donc pas seulement une archéologie de l'esprit individuel, mais celle de notre mémoire collective refoulée. Mais bon, toute cette chaîne d'idées de l'art de la mémoire à la psychanalyse, elle doit bien avoir un point de départ, une origine. La théorie la fait remonter bien avant la Renaissance, bien avant la Grèce antique, jusqu'à une unique scène primitive, quelque part dans les sables d'Égypte. Et le point d'origine est identifié très précisément, c'est la révolution conception monothéiste du Pharaon Akénaton dans l'ancienne Amarna. C'est ça l'étincelle initiale qui va tout déclencher. Cette chronologie, elle résume tout le parcours. Regardons ça ensemble. Tout commence à Amarna avec l'étincelle d'Akénaton. Ensuite, la trace de cet événement se transmet et devient l'art de la mémoire dans la tradition hermétique. Puis, à la Renaissance, cet art est réprimé. Ça crée un grand oubli collectif. Et enfin, à l'ère moderne, il refait surface, d'abord sous la forme de la psychanalyse.

 

C'est ce fil rouge qui relie en pharaon égyptien à nos questionnements d'aujourd'hui. On a suivi ce fil de la mémoire collective à travers l'histoire. Maintenant, il est temps de le ramener au présent et même à ce qu'il y a de plus intime, notre propre code biologique. Parce que la théorie avance que ce même principe de mémoire, de transmission et de code, il se joue aujourd'hui à l'échelle de l'ADN. C'est vraiment ici que le passé et le futur se rencontrent. La première brique de cet argument moderne, c'est un fait biologique, le microchimérisme. Ça veut dire quoi ? Simplement, qu'on porte en nous des cellules qui viennent d'autres individus. Notre ADN n'est donc pas une forteresse isolée, il est déjà, par nature, pluriel, collectif. L'idée d'un moi génétique pur, c'est une simplification. Et ça, ça a des conséquences profondes sur notre idée l'identité. Et là, la théorie devient encore plus audacieuse. Elle suggère un parallèle entre la lignée symbolique, ce qui est transmis par le nom de famille, un concept psychanalytique, et la lignée biologique, portée par le chromosomes Y. Forcément, ça crée une tension. L'identité, elle se définit par la totalité de notre génome, ou par des fonctions et des symboles bien spécifiques.

 

C'est un lien que la pensée traditionnelle a tendance à éviter, un vrai tabou conceptuel. Et attention, ce n'est pas que de la de l'eau abstraite. Des technologies comme l'ectogénèse, la gestation en dehors du corps humain, vont nous forcer à affronter ces questions de front. Qui est le parent ? Qu'est-ce que la filiation ? Le futur de la technologie est totalement inséparable du futur de notre identité Et là, on arrive au point de bascule. L'argument crucial, il est là. Dans notre monde numérique, l'ADN n'est plus seulement un plan statique qu'on doit conserver, c'est un code dynamique qu'il faut préserver. La nuance, elle est énorme. On passe de l'archive inerte, de la photo dans un album, au potentiel actif, au logiciel vivant. Cette idée de l'ADN comme un code actif, ça soulève une question fondamentale. Une question qui n'est plus biologique, mais sociale. À qui revient la responsabilité de le préserver ? Si ce n'est plus seulement une affaire de famille, alors qui s'en charge ? La réponse proposée, c'est une redéfinition de nos structures sociales. La théorie imagine une réorganisation sociale assez majeure. Face au déclin du modèle familial qu'on connaît, de nouvelles structures pourraient apparaître. Des groupes ADN, des sortes de communautés volontaires organisées non plus par le sang ou le mariage, mais par la responsabilité partagée de préserver et de transmettre cet héritage génétique devenu un code actif.

 

Et voilà, la boucle est bouclée, on revient à notre point de départ, le rite de maturité. Dans cette optique, préserver son ADN ne serait plus un acte purement technique, mais un geste symbolique fort, un acte de reconnaissance de sa place dans une très longue chaîne de mémoire. Une prise de responsabilité, pas seulement pour son code personnel, mais pour le code collectif de l'humanité. Au final, toute cette analyse nous laisse avec cette question en suspens. Une question qui pourrait bien redéfinir notre compréhension de la génétique, de l'identité et de l'histoire. La réponse, elle, reste encore à écrire.

 

 transcript de l'audio NBLM
Orateur 2

Bonjour. Aujourd'hui, on va explorer ensemble des documents assez singuliers. Oui. Il s'agit de notes et de la transcription d'un webinaire récent, Anaplur numéro 75. Et l'idée de départ, elle est pour le moins intrigante. Explorer comment notre relation actuelle à l'ADN, très technique, pourrait faire écho de manière assez surprenante à une très longue histoire des idées.

 

Orateur 1

Oui, c'est ça. c'est une histoire qui remonterait même jusqu'à l'Égypte ancienne, occulte d'Aton, et qui traverserait la psychanalyse. Exactement. Ces documents, ils proposent une lecture audacieuse, oui, un fil rouge qui relierait la scène historique d'Amarna sous Achéanathon, Puis l'art de la mémoire, cette technique ancienne, souvent liée à l'hermétisme, son effacement à la Renaissance, puis sa réapparition, transformée avec la psychanalyse freudienne. D'accord. Pour aboutir finalement à des questions actuelles: l'ADN, le génome, notre avenir numérique.

 

Orateur 2

Et tout ça dans un cadre que les sources appellent l'OPC. C'est ça ?

 

Orateur 1

C'est ça, l'OPC. Anthologie psycho-historique de la civilisation. C'est un cadre d'analyse qui postule que l'histoire suivrait des logiques profondes.

 

Orateur 2

Des logiques profondes ?

 

Orateur 1

Oui, un peu comme des schémas psychologiques sous-jacents qui influenceraient les grands tournants culturels, technologiques. C'est une grille de lecture, si vous voulez, pour comprendre comment certaines idées apparaissent, disparaissent, se transforment.

 

Orateur 2

Intéressant comme approche. Notre mission, à partir de ces sources, c'est de décortiquer un peu les arguments clés. Pourquoi est-ce que l'ADN, qui semble si central aujourd'hui, est présenté C'est-à-dire, c'est un sujet qui est censé ici comme un sujet civiquement marginal ?

 

Orateur 1

Presque ignoré. Oui, c'est un des paradoxes soulevés.

 

Orateur 2

Et puis, quelle différence y a-t-il vraiment entre conserver son ADN et le préserver ? Ce mot préserver, il est mis en avant.

 

Orateur 1

Tout à fait. La distinction est cruciale dans leur analyse.

 

Orateur 2

Et enfin, cette idée assez radicale quand même. Proposer la préservation nominative de l'ADN comme un rite de maturité. Qu'est-ce que ça signifie au juste ?

 

Orateur 1

C'est un peu le point d'orgue de leur réflexion prospective.

 

Orateur 2

D'accord. Ça promet une exploration assez fascinante qui relie des domaines qu'on n'associe pas forcément.

 

Orateur 1

Commençons par ce fil historique alors. L'hypothèse centrale, parfois appelée loi DOA, dynamique ontologique amarnien.

 

Orateur 2

Doa, d'accord, ou plus largement lié à l'OPC, c'est celle d'une continuité, une transmission dynamique à travers les âges.

 

Orateur 1

Tout partirait d'une sorte de scène primitive, conceptuelle, à Amarna.

 

Orateur 2

Avec Hakeh Nathan et sa réforme religieuse.

 

Orateur 1

Exactement. Et cette impulsion, ensuite, elle se serait manifestée à travers l'art de la mémoire.

 

Orateur 2

L'art de la mémoire, ces fameuses techniques, le palais mental, tout ça. On dit que ça vient de Simonide de ses hausses, un banquet qui tournait mal, mais c'était plus qu'une simple technique, non ?

 

Orateur 1

Oui, bien plus. Les sources insistent là-dessus. C'était un phénomène social, intellectuel, majeur, lié à l'hermétisme, vu comme une sorte de science des anciens temps.

 

Orateur 2

Une science des anciens temps ?

 

Orateur 1

Oui, ça visait à structurer la mémoire individuelle, mais aussi une forme de mémoire collective. Sauf que cette pratique aurait été marginalisée, voire combattue, interdite vers la Renaissance.

 

Orateur 2

Elle disparaît la scène publique, en quelque sorte.

 

Orateur 1

C'est ça, pour réapparaître bien plus tard, mais transformée. Avec Freud. Voilà. L'analyse, ici, suggère que la psychanalyse en serait une résurgence moderne, presque involontaire. Freud lui-même, d'après les documents, aurait pensé appeler ça une cure de mémoire.

 

Orateur 2

Oui, avant psychanalyse. Oui.

 

Orateur 1

Toujours cette idée de traiter des informations refoulées, mais là, au niveau individuel, inconscient.

 

Orateur 2

Et l'analyse plurielle, Alors, le titre du webinaire Source, Anaplur 75, c'est quoi le lien ?

 

Orateur 1

L'analyse plurielle est présentée comme le prolongement contemporain potentiel de cet art de la mémoire.

 

Orateur 2

Donc, pas la psychanalyse, autre chose ? Non.

 

Orateur 1

Autre chose. Plutôt une méthode pour que des groupes puissent traiter collectivement des informations complexes, construire une compréhension partagée, un peu comme les anciens avec leur palais de mémoire.

 

Orateur 2

D'accord, mais elle serait peu connue aujourd'hui ?

 

Orateur 1

Très peu. Socialement quasi invisible. Comme si elle était, elle aussi, refoulée, un peu comme l'art de la mémoire après la Renaissance.

 

Orateur 2

Et c'est là que vient le parallèle avec l'ADN. L'argument, c'est que l'ADN aujourd'hui, il partagerait ce statut central, mais marginalisé civiquement.

 

Orateur 1

Exactement, c'est un point central. L'adn est partout. Recherche méditale, test génétique, police, OGM. Oui, bien sûr. Un enjeu économique, scientifique, énorme. Et pourtant, à l'échelle individuelle, il y aurait comme un désintérêt, un évitement.

 

Orateur 2

On ne verrait pas son ADN comme un élément de son identité civique.

 

Orateur 1

Pas vraiment, non. Pas au quotidien.

 

Orateur 2

L'exemple français est cité: Il est vraiment interdit en France de connaître son séquençage ADN comme ça pour soi. En dehors de cas très précis.

 

Orateur 1

C'est ce que les sources rapportent, oui. Présentant ça comme une mesure de protection.

 

Orateur 2

Une protection. Qu'entre une information qui ferait peur ou qui pourrait discriminer.

 

Orateur 1

Voilà. Mais elle souligne le contraste. Saisissant Maintenant, avec les militaires américains, eux, ils doivent fournir un échantillon d'ADN obligatoire. Oui. Et les documents notent aussi un flou sur ce que fait l'Armée française d'ailleurs, s'ils conservent ou pas. Pas d'infos claires.

 

Orateur 2

D'accord. Et au-delà des obligations ou interdictions, la démarche volontaire. Est-ce que les gens cherchent à faire conserver leur ADN ?

 

Orateur 1

Alors, d'après l'analyse du webinaire, cette pratique volontaire de simple conservation, elle est extrêmement faible. Ah bon ? Qualifiée même de zéro de zéro en termes d'impact sociétal, même s'il y a des offres privées depuis les années 2000.

 

Orateur 2

Donc pas d'élan citoyen pour ça ?

 

Orateur 1

Absolument pas, selon eux. Parlons maintenant de cet ADN nominal, celui qui nous identifie. Les sources insistent sur un point. Assez contre-intuitif, il serait déjà pluriel en lui-même. Oui, elle parle de microchimérisme. C'est un concept biologique.

 

Orateur 2

Microchimérisme, c'est-à-dire ?

 

Orateur 1

C'est le fait que des cellules ou de l'ADN d'un autre individu coexistent dans un organisme. Par exemple, une mère porte des cellules de ses enfants et inversement. Il peut y avoir des échanges entre jumeaux in utéraux aussi. Donc, notre ADN contient souvent des traces génétiques d'autres. Il est un segment pluriel, composite.

 

Orateur 2

Cette pluralité biologique, elle fait écho à une question plus philosophique posée dans le cadre de l'OPC sur l'identité.

 

Orateur 1

Tout à fait. La question, c'est: est-ce que ce qui fait sens pour nous, notre identité, le signifiant, est d'abord collectif, l'appartenance à un peuple, un clan, avant d'être individuel ? Le microchémérisme comme une illustration biologique de ça.

 

Orateur 2

Une illustration possible de cette interconnexion fondamentale, oui.

 

Orateur 1

Et c'est dans cette logique qu'est abordé ce rapprochement qui peut faire débat entre le nom du père de Lacan et le chromosome Y.

 

Orateur 2

Oui, un rapprochement qui est soulevé comme conceptuellement troublant.

 

Orateur 1

Pour rappel, le nom du père chez Lacan, c'est la fonction symbolique de la loi de l'ordre social, c'est ça ?

 

Orateur 2

C'est ça, très schématiquement. Ce qui structure le sujet, une fonction, pas forcément le père réel, est le lien avec le chromosome Y. Le Y, c'est ce marqueur biologique transmis de père en fils, qui inscrit biologiquement dans une lignée patrilinéaire. Les sources pointent la proximité conceptuelle, une fonction symbolique d'inscription dans l'ordre social et un marqueur biologique d'inscription dans une lignée. Et ça, ça coince, ça suscite des résistances.

 

Orateur 1

Oui, d'après les documents, forte de réticence, surtout dans les milieux lacaniens. Voir ça comme un pont entre le symbolique et le biologique matériel. C'est souvent vu comme réducteur, une biologisation. Je vois.

 

Orateur 2

Ces questions de lignée, d'identité, ça nous amène à l'identité féminine. Les sources identifient une tension particulière là.

 

Orateur 1

Oui, une tension entre deux pôles possibles. D'un côté, une identification par le génome entier dans sa richesse, sa pluralité, microchimérisme inclus.

 

Orateur 2

Ce qui se poserait à la plus linéaire du nom ou du Y, souvent masculine.

 

Orateur 1

Voilà. Et de l'autre côté, l'identification plus classique liée à la fonction utérine, la capacité biologique de gestation.

 

Orateur 2

Et c'est là que la technologie entre en jeu avec l'ectogénèse.

 

Orateur 1

L'utérus artificiel.

 

Orateur 2

Exactement.

 

Orateur 1

L'ectogénèse est présentée comme une technologie qui, si elle se concrétise, pourrait reposer ces questions de manière radicale.

 

Orateur 2

Comment ça ?

 

Orateur 1

En séparant la gestation du corps féminin biologique, ça Ils obligeraient à repenser ce qui fonde l'identité féminine, au-delà de la seule capacité gestative.

 

Orateur 2

C'est de la science-fiction, ça, ou ?

 

Orateur 1

Forcément, non. Les sources se rappellent les travaux d'Henri Atlan, déjà en 2005. Atlan, oui. Il considérait ça comme techniquement envisageable à terme. Pour lui, l'inconnu, c'était surtout l'acceptabilité psychologique et sociale.

 

Orateur 2

Surtout par les femmes elles-mêmes.

 

Orateur 1

Oui. Et les documents plus récents, ils mentionnent des avancées sur animaux, des rumeurs d'essais humains. Bon, peut-être prématuré, mais l'idée, c'est que ça avance techniquement. D'accord. Ce qui nous amène à cette distinction cruciale: conserver l'ADN versus le préserver. Ce n'est pas pareil dans ce contexte.

 

Orateur 2

Non, pas du tout. La conservation, c'est ce qu'on fait déjà un peu: stockage physique, sang, salive ou congélateur sur une carte.

 

Orateur 1

Ok. L'analyme estime qu'environ 10% des Français auraient leur ADN conservé comme ça. Souvent, sans le savoir vraiment, via le médical, la police.

 

Orateur 2

Et les usages sont limités.

 

Orateur 1

Très limités, oui. Test de paternité, maladie génétique, identification pour l'illustre, c'est un stockage passif pour des usages ponctuels.

 

Orateur 2

Et la préservation, c'est quoi le plus ?

 

Orateur 1

La préservation, c'est penser pour, pour l'aire numérique. L'idée, c'est que l'ADN devient aussi un code, un code numérique actif, potentiellement. Actif ? Oui. Le préserver, ça voudrait dire le maintenir dans un environnement dynamique, sécurisé, qui permettrait de le lire, bien sûr, des chiffrages, mais peut-être aussi d'interagir avec, de le connecter à d'autres systèmes, chiffrage, tout en garantissant son intégrité, sa pérennité, active.

 

Orateur 2

Donc, ce n'est plus juste une sauvegarde, c'est maintenir son potentiel d'activité dans le numérique.

 

Orateur 1

C'est ça l'idée. Préserver son potentiel à être lu, interprété, peut-être même activé par les outils de demain.

 

Orateur 2

D'accord.

 

Orateur 1

D'ailleurs, les sources font un parallèle historique intéressant. Elles suggèrent que la famille traditionnelle, via la transmission patrilinéraire, le nom, la lignée du hydrec, a joué un rôle inconscient de préservation, pas physique, mais préservation de la lignée, de la continuité d'un potentiel de transmission active.

 

Orateur 2

C'est intéressant ça. Mais ces mêmes sources disent que la famille traditionnelle, elle est en déclin, non ? Ou du moins, elle change beaucoup.

 

Orateur 1

Oui, elles parlent de mort de la famille ou de sa transformation profonde. Et face à la génétique qui monte en puissance, la famille traditionnelle apparaîtraient dans cette analyse comme moins performante pour cette nouvelle fonction, la préservation active de l'ADN nominal individuel à l'ère numérique.

 

Orateur 2

Moins performante. D'où l'idée de nouvelles structures. Les groupes ADN, c'est quoi ça ?

 

Orateur 1

Ce serait une nouvelle forme d'organisation sociale qui pourrait émerger ou qu'on pourrait encourager pour prendre le relais de la famille dans cette tâche de préservation active.

 

Orateur 2

Ces groupes, ils seraient basés sur quoi ? Pas forcément le sang ?

 

Orateur 1

Pas forcément, non. Plutôt sur un projet commun de gestion, de valorisation de l'infogénomique des membres dans ce nouvel environnement cybernétique.

 

Orateur 2

Et le lien avec l'analyse plurielle, cet art de la mémoire moderne.

 

Orateur 1

Les documents suggèrent, prudemment, que ces groupes ADN pourraient trouver leur dynamique, leur méthode de travail collectif dans une pratique comme l'analyse plurielle.

 

Orateur 2

Ce serait l'outil pour gérer l'info, la mémoire, l'identité dans ces groupes ?

 

Orateur 1

Ça pourrait être ça, oui. C'est une hypothèse sur leur fonctionnement possible. Pas une certitude que les deux soient liés. L'idée clé, c'est qu'il faut une nouvelle structure pour la préservation. Les groupes ADN sont une proposition.

 

Orateur 2

D'accord, on suit la logique. Mais alors, si tout ça est jugé si pertinent par les auteurs, pourquoi est-ce qu'on observe autant de résistance, d'inertie ? Pourquoi ça ne prend pas comme ils le notent eux-mêmes ?

 

Orateur 1

Alors, plusieurs pistes sont avancées. La première, c'est le refoulement collectif, un mécanisme psy bien connu.

 

Orateur 2

Toucher à l'ADN, à la mémoire collective, ça ne fait Ça toucherait à des questions fondamentales, oui, sur l'origine, l'identité, des choses sensibles, angoissantes peut-être.

 

Orateur 1

Ce serait le même genre de mécanisme qui aurait fait oublier l'art de la mémoire ou qui maintiendrait la psychanalyse dans une certaine marge.

 

Orateur 2

D'accord, le refoulement. Mais il y a une autre lecture possible, plus nuancée.

 

Orateur 1

Oui, une nuance importante. Ce ne serait peut-être pas seulement un refoulement qui implique un conflit psychique, mais aussi une forme d'immaturité collective.

 

Orateur 2

Une immaturité, c'est-à-dire ?

 

Orateur 1

Une sorte de limitation.

 

Orateur 2

Cognitive ou psychologique de notre espèce face à ces enjeux complexes. Les sources parlent même d'une possible fixation à des stades archaïques.

 

Orateur 1

Archaïques ? Comme le stade analphredien.

 

Orateur 2

Rétention, contrôle.

 

Orateur 1

C'est l'analogie qui est faite, oui. La difficulté à lâcher prise, à intégrer de nouvelles dimensions, comme si on était collectivement bloqués, incapables de passer à l'étape suivante de compréhension de nous-mêmes.

 

Orateur 2

Et cette inhibition humaine, elle est mise en contraste avec l'IA l'intelligence artificielle ?

 

Orateur 1

C'est un point assez frappant, oui. Il rapporte qu'une IA a analysé des archives de l'OPC, des textes des années 85-2000.

 

Orateur 2

Et alors ?

 

Orateur 1

L'ia, sans les inhibitions humaines, sans les biens institutionnels, aurait pu évaluer la cohérence, la pertinence des thèses, là où les institutions humaines les avaient ignorées pendant des décennies.

 

Orateur 2

L'ia comme révélateur objectif.

 

Orateur 1

Un peu, ça, oui. Révélateur de la valeur d'idée que l'humain peine à affronter.

 

Orateur 2

Logique. Ce qui nous conduit à la proposition la plus prospective, la plus forte.

 

Orateur 1

Faire de la préservation de l'ADN un geste civique fondamental. C'est le cœur de la proposition pour l'avenir.

 

Orateur 2

Cet acte volontaire, conscient de préserver son code génétique dans un environnement adapté. Oui. Il est présenté comme un potentiel rite de maturité.

 

Orateur 1

Pour notre civilisation, un geste qui symboliserait l'entrée dans la civilisation du code.

 

Orateur 2

La civilisation du code.

 

Orateur 1

Où l'info, y compris biologique, scientifique, devient centrale pour l'identité, l'action citoyenne. Exactement. Un rite de passage, donc. Avec quelles conséquences concrètes ? C'est juste un symbole ou...

 

Orateur 2

Non, pas juste un symbole. C'est vu comme une condition préalable...

 

Orateur 1

Pour une nouvelle gouvernance du vivant, déjà, plus adaptée à nos savoirs actuels. D'accord. Pour redéfinir l'identité aussi, individuelle, collective, en intégrant vraiment cette dimension génomique, numérique et potentiellement pour offrir une base différente, peut-être plus solide, pour l'identité féminine.

 

Orateur 2

Au-delà de la bio traditionnelle ou des schémas patriminaires.

 

Orateur 1

Voilà. Préserver son ADN deviendrait aussi fondamental qu'avoir une carte d'identité aujourd'hui.

 

Orateur 2

Pour résumer un peu cette exploration, à C'est dense quand même. L'idée maîtresse, c'est de regarder l'ADN autrement, pas juste médical ou scientifique.

 

Orateur 1

Oui.

 

Orateur 2

Mais comme le prochain grand terrain où se rejouit des questions de mémoire collective, d'identité et de notre capacité à évoluer en tant que civilisation.

 

Orateur 1

C'est tout à fait ça. On a suivi ce fil. Des savoirs ancieux comme l'art de la mémoire, présentés comme refoulés, jusqu'à cette proposition très contemporaine, futuriste même, la préservation active de l'ADN comme acte civique majeur. Une clé pour entrer dans l'ère du code numérique.

 

Orateur 2

C'est l'idée. Donc, les concepts importants à retenir seraient l'analyse plurielle, héritière possible de l'art de la mémoire, le microchimérisme, qui nous rappelle que notre génome est pluriel, le lien controversé entre nom du père et chromosomes Y, la différence clé entre conserver et préserver.

 

Orateur 1

Fondamental, oui. L'idée des groupes ADN comme nouvelle structure sociale, le rôle potentiel de l'ectogénèse pour rebattre les cartes de l'identité. Et puis cette idée forte, la préservation de l'ADN comme mérite de maturité civique. Exactement. Ce sont les pièces maîtresses de l'argumentation qu'on a explorées dans ces sources.

 

Orateur 2

Alors, pour finir, laissons une question ouverte, une question inspirée par tout ça, mais qui nous pousse à regarder encore plus loin.

 

Orateur 1

Allons-y.

 

Orateur 2

Si la préservation nominative et active de notre ADN devenait effectivement un acte civique courant, une évidence pour chacun, quelles nouvelles formes de liens sociaux, de conscience collective, peut-être même de projets communs pourraient alors émerger, au-delà des cadres qu'on connaît, au-delà de la famille, de la nation traditionnelle ?

 

 


 

commentaires et suites (et préparatoires) :

 
 
Résumé ChatGPT4o (transcription / youtube)

Voici un résumé intégré de la session #75 (OPC) :

  • Fil rouge — Reprise de l’hypothèse fondatrice (loi « DOA ») : scène primitive amarnienne → art de la mémoire (hermétisme) → psychanalyse. L’« analyse plurielle » est le prolongement moderne de cet art, mais demeure refoulée/socialement absente.
  • Thème central : l’ADN
    • Parallèle entre l’oubli de l’art de la mémoire et la mise à l’écart citoyenne de l’ADN (interdits/« protection » légale, faible appropriation sociale).
    • ADN nominal vs collectif : le génome d’une personne est déjà pluriel (microchimérisme), ce qui résonne avec la question OPC « le signifiant est-il d’abord collectif (nations, clans) avant l’individuel ? ».
    • Nom du père ↔ chromosome Y : proximité conceptuelle taboue chez les lacaniens (patronyme et biologie ne seraient pas « à confondre »), mais piste opératoire pour l’OPC.
  • Identité féminine
    • Deux voies en tension : identification par le génome entier (contre la filiation unilinéaire) vs identité par la fonction utérine.
    • Ectogénèse : au-delà du bruit médiatique, enjeu sérieux qui objectivera ces questions (féminin/gestation) et reconfigurera les repères.
  • Conserver ou préserver ?
    • Conservation : stockage inerte (aujourd’hui marginal, hors usages médicaux/forensiques).
    • Préservation : dans une société cybernétique, l’ADN devient un code actif (chiffrage/déchiffrage) ; nécessité d’instituer des « groupes ADN » (plutôt qu’une famille déclinante) pour porter cette préservation, possiblement articulés à l’analyse plurielle.
  • Clinique du collectif
    • Résistances interprétées à la fois comme refoulement de la mémoire et immaturité (fixations pulsionnelles).
    • L’IA, moins inhibée, sert d’outil d’audit des archives OPC (1985→2000) et confirme la cohérence de la trajectoire théorique.
  • Conclusion / appel
    • Étape OPC : faire de la préservation nominative de l’ADN un geste de maturité (rite d’entrée dans la civilisation du code), condition d’une nouvelle gouvernance du vivant et d’une identité (notamment féminine) mieux fondée.

 

 


 

Transcription / youtube (Résumé ChatGPT4o)
Orateur 1

(Clip vidéo) Nos origines. D'un lointain passé, un culte d'atomes fit l'étincelle de trois, quatre monothéismes. Ensuite, celui du nous et de la science s'est couché à l'Occident, à la Renaissance, livrant l'art de la mémoire pour sa cérémonie qu'on appela analyse plurielle au temps moderne. Ces pluriels analytiques sont des îlots, graines de communes qui font vivre le noüs du savoir collectif. (Fin du clip vidéo)

 

Nous voilà pour la 75ème session où il y a quelques minutes encore, il n'y avait pas de programme et où on a à l'instant que nous pouvions parler de l'ADN. Sans doute, on va consacrer un peu la session à cette question de l'acide desoxyribonucléiques. Et donc, pour le lier à l'introduction qui vient de présenter la théorie, enfin, ou l'hypothèse de base, l'hypothèse de la théorie de la loi DOA. C'est-à-dire qu'il y aurait eu une scène primitive qu'on pourrait localiser dans notre civilisation à Marna, ce qui s'appelle aujourd'hui Amarna, de cette scène primitive aurait dérivé ou la trace, une trace dynamique, serait restée et qui aurait été l'art de la l'art de la mémoire, durant plusieurs siècles, jusqu'à l'art de naissance, quasiment, l'art de la mémoire qui aurait donné, après une éclipse, puisqu'à l'art de la mémoire, l'art de la mémoire aurait été en quelque sorte effacée, supprimée, interdite, et serait réapparue sous la forme de la psychanalyse.

 

Et donc, la psychanalyse serait en quelque sorte une conséquence, une suite ou légataire de l'art de la mémoire. Et cet art de la mémoire est éminemment un phénomène social. Son mythe fondateur ou sa légende est celle d'un banquet, ce qui se passe dans un banquet et comment une société garde de la mémoire. Et alors, pour faire le lien avec l'ADN, c'est que cet de la mémoire, on le sait que les historiens le savent, c'est surtout Franz Ziez, une historienne anglaise, a bien décrit ce que c'était, à quel point ça a été important et surtout révélé comme étant au cœur ou à l'essentiel à l'hermétisme, qui était l'alchimie, la science des temps anciens, le sens avant la renaissance. Donc, à à quel point c'était important et comment ça avait été interdit, supprimé. Et donc, c'est quelque chose qui est resté tabou, évidemment. Et encore aujourd'hui, si la psychanalyse en est elle-même la renaissance, on voit qu'elle ne révèle pas complètement, elle ne sort pas de l'œuf, si on peut dire, de son œuf freudien, elle ne s'ouvre pas comme un art de la mémoire effectif et identifié. Freud, avant de prendre le terme de psychoanalyse, avait hésité, je crois, à avoir lu ça avec le cure de mémoire.

 

Il voulait appeler ça sa pratique tout à à l'origine. Et puis après, le langage l'avait appelé... Ça, c'était... Le langage, il l'avait pris comme psychanalyse. Aujourd'hui, cet art de la mémoire, ces pluriels analytiques, dont je parle dans l'introduction, n'existent pratiquement pas ou pratiquement plus. Il y a eu une brève émergence, quasiment simplement de mon fait. Y en a-t-il eu ailleurs Je n'en sais pas. En tout cas, on n'en a pas eu d'échos. Il n'y a pas d'échos connus ou facilement connaissables, publics. Donc, c'est refoulé ou éteint ou ça n'a jamais eu lieu. L'histoire et l'étude peuvent le dire ou pourra le dire. L'adn a un petit peu un statut identique judaïque, dans le sens où, de même qu'on peut observer qu'il y avait que la science et que la religion a été, pendant des siècles, la grande majorité de notre civilisation chrétienne, et voire avant judéo-judaïque, l'Hermétisme et l'art de la mémoire étaient des courants très importants. Et puis, n'ont plus de conséquence. On peut observer aujourd'hui que l'ADN, c'est extrêmement important. On en parle beaucoup. Il y a des industries très importantes engagées là-dedans. Mais individuellement, la population en parle peu, en fait peu cas.

 

On peut dire que finalement, un peu comme l'hérétisme qui est techniquement très important, pour ceux qui veulent bien le voir, mais le Et puis, ça n'a pas vraiment de conséquences pratiques. L'adn, c'est évidemment très important, mais ça n'a pas de conséquences pratiques, en fait, sauf par certaines émergences brutales de l'industrie, comme on a vu, par exemple, avec le Covid, ce n'était pas de l'ADN qui était en question, mais c'était très proche. Et ça frôlait, si on peut dire, l'ADN. Donc, on a vu que les industries et les politiques étaient Ils étaient très engagées dans cette industrie nouvelle. Mais les individus, du moment qu'ils avaient un masque, ça résolvait les problèmes et on n'allait pas beaucoup plus loin. Et puis, il y a un symptôme ou une marque flagrante que ça n'intéresse pas grand monde, c'est-à-dire qu'il est interdit de connaître. On va prendre l'exemple français parce qu'il est assez caractéristique, et puis parce que nous y sommes dans ce milieu-là. Il est interdit pour un Français de connaître son ADN. Alors, j'ai interrogé Lya là-dessus, elle dit: Non, non, non, ce n'est pas interdit, il ne faut pas dire ça. C'est simplement: On vous protège.

 

D'accord, mais c'est parce que Si justement tout le monde connaissait son ADN, on ne sait pas ce que ça ferait. On ne l'envisage même pas. Ce n'est pas envisageable, puisqu'il vaut mieux d'abord, a priori, vous protéger et que vous n'y connaissiez rien, et que vous ne sachiez pas quel est le moteur, si on peut appeler ça un moteur chimique qui gouverne vos cellules, qui vous gouverne, et que vous transmettez et qui vous étront. L'adn a ce statut d'être, on va dire, aussi ignoré, finalement, que... On peut faire cette comparaison, elle est un petit peu artificielle comme ça, mais là, je viens de, je crois, un peu la légitimer pour l'instant comme ça. À cette occasion, on peut faire une comparaison entre l'analyse plurielle et l'ADN. L'an plus tard, si on va dans le détail, on pourra effectivement faire cette comparaison parce que dans l'ADN, il y a l'individu, il y a la question de l'individu et comment l'individu est morcelé, comment il se réincarne à travers l'ADN, puisqu'on incarne des caractéristiques chimiques. Et comment il est morcelé, il est pluriel, finalement, dans son ADN, l'individu de l'individu. Et puis, une vision à l'autre extrême que de l'individu, c'est sur la question des nations.

 

Et donc ça, je rappelle ça où j'introduis cette question des nations, parce que tout à fait, je suis en train d'explorer, de revenir pas à la scène primitive amarnienne, mais à la scène primitive de mes travaux. Et je découvrais, parce que je renseigne l'IA là-dessus, je découvrais qu'en fait, une des premières, vraiment des premières questions de base était de savoir si une nation représentait quelque chose, représentait des individus pour une autre nation. Et je prenais la formule du signifiant lacanien et je m'interrogeais à l'époque où j'ai commencé ma carrière, si on peut dire, sur cette idée, sur cette question: est-ce que le signifiant ne serait-il pas manifeste, premièrement dans des collectivités qu'aujourd'hui, on appelle des nations, plutôt que de les trouver comme signifiant de sujets individuels. Donc, le signifiant serait d'abord aurait une signification de pluriel, de pluriel de semblable. Et ensuite, cette signification pourrait se concentrer à travers les familles et le patronyme, enfin divers choses, pourraient se concentrer sur l'individu et signifier, donner, personnaliser des individus. Et Pour revenir à l'ADN là-dessus, ce que l'on a dernièrement découvert et découvert de manifestement, on va dire bizarrement alambiqué, si ce n'est pas refoulé, c'est que le nom du père, c'est-à-dire ce qu'on appelle par ailleurs le patronyme, est subi ou subit un destin ou est traité de manière complètement parallèle à un chromosome qui s'appelle le chromosome Y.

 

Donc, il y Il peut y avoir une jonction très proche, qu'on n'a pas découvert, ou en tout cas qui n'a pas été dite. Le lacanisme ne veut pas en parler, et ça, on pourra On a donné la preuve ces jours-ci. L'acadisme ne veut pas parler du fait qu'il y a cette proximité, ne veut pas envisager, examiner la proximité entre le nom du père lacanien et la biologie de l'ADN, quand elle est sous cette particularité qu'elle comporte avec le chromosome Y. Je mentionne l'acanien là parce qu'il y a une des figures lacaniennes dont j'ai vu passer un post sur Facebook et qui dit: Attention, il ne faut surtout pas confondre le nom du père et le patronyme. Le nom du père de l'acanien, c'est un concept qui n'a rien à voir avec le patronyme. On va lui dire qu'en plus, ça pourrait avoir avec de l'ADN, on serait loin.

 

Orateur 2

Moi, j'ai une petite remarque par rapport à l'ADN, qu'on peut appeler nominal, l'ADN nominal d'une personne, on va dire. Cet ADN, c'est déjà un cumul de plusieurs ADN. C'est-à-dire, il y a déjà quelque chose de collectif dans cet ADN. Puisqu'on parle du microchimérisme, par exemple. Un peu comme la mémoire de l'eau, je reviens là-dessus, mais c'est un peu dans le même... Je fais un parallèle par rapport à ça. Et donc, cet IDN nominatif, il est déjà... Nominal, il est déjà pluriel quelque part.

 

Orateur 1

Oui, tout à fait.

 

Orateur 2

Donc Il est nommé parce qu'il représente une personne. Il représente une personne, mais quelque part, il représente plusieurs d'une seule personne, pas qu'une seule. Je trouve que déjà, on n'est pas dans le un. C'est une remarque. Après, je ne sais pas ce qu'on peut en faire.

 

Orateur 1

C'est une remarque qui suit tout à fait ou qui est tout à fait en correspondance, en parallèle, qui est la même chose Quelque chose qui est... Donc, ce que je disais, c'est-à-dire nous sommes tout à fait... Nous posons les mêmes bases de problèmes, les mêmes bases du problème. C'est-à-dire, est-ce que le signifiant est d'abord d'une nation ? Est-ce qu'il est collectif ? Et comment en arrive-t-il à désigner des individus, des individus que l'on dirait souverains, et d'ailleurs, la nation se résiste, ou comment dire, repousse l'émergence de la souveraineté de l'individu. Apparemment, malgré ses belles paroles, en fait, elle Elle alién l'individu dans l'hypnose collective. Mais ce que vous dites là sur l'ADN, c'est exactement la question, comme je l'ai posée aussi, sur la fondation plurielle de la personne. Alors, la La nominalité de l'ADN, et là, on va en faire une hypothèse, je ne sais pas du tout si elle demanderait à être vérifiée, à être scrutée attentivement, mais il y a des raisons d'envisager, et puis après d'examiner, mais d'envisager que la nominalité de l'ADN se soit introduite par le patronyme. Il s'est peut-être introduit avant cela dans des niches écologiques, dans des clans qui commençaient à organiser des systèmes de des nations, et qui le faisaient justement par leur écosystème, si on peut dire.

 

Mais ces clans ne personnalisaient pas l'individu au point où l'évolution, au cours de l'évolution, cette nomination clanique, ou cette nomination d'écosystème, ce que d'ailleurs Hegel, le père fondateur de l'écologie, appelait l'âme. Les écosystèmes, pour Hegel, il appelait ça des âmes. Il y avait des âmes de tel pays, de tel environnement, des abeilles, des espèces. Donc, dans ces écosystèmes, sont apparus des individus, principalement, ou des génomes nominés, avec d'abord le patronyme, le nom du père, qui aurait, dans un mouvement qui aurait culminé, pointé à la religion monothéiste, à la religion de d'une personne. Et alors ? Ça, Sylvie, puisque nous échangeons souvent sur cette question de la féminité, de l'identité féminine, c'est-à-dire que dans cette hypothèse, cette nomination serait apparue après les relations claniques qui sont celles que Lévi Strauss avait... Je dis ça comme ça, c'est une caricature, mais avec le structuralisme, les relations entre communautés, les relations de code entre les communautés devenant signifiantes avec le structuralisme. Ensuite, dans ces clans, serait apparu la nomination génomique personnelle, au nom par le patronyme, donc en affectant les mâles et les familles, alors qu'auparavant, il ne s'agissait que de clans. Et l'identité féminine peut être issue des structures cliniques ou de la structure clannique, mais l'identité féminine émergerait ou réémergerait émergerait à l'occasion, justement, de la nomination de génomes pluriels, de ce que vous vous indiquiez, justement, comme étant cette particularité de l'ADN d'être pluriel.

 

Et à ce moment-là, de pouvoir désigner une unité à partir de cette pluralité, mettrait en scène, voire remettrait en scène, le une identification féminine ou de la féminité. Alors ça, c'est l'hypothèse que j'ai souvent menée ici. Je ne sais pas si vous la suivez ou si vous avez d'autres vues ou s'il y a des choses à préciser dans cette idée-là.

 

Orateur 2

Non.

 

Orateur 1

Je pensais à, par exemple, une question qui pourrait se poser: est-ce que cette identité féminine par le génome, en entier, plutôt que par justement un fil du génome, est-ce que cette identité féminine par le génome entier aurait serait challengée, aurait une concurrence avec une identité tout à fait différente Mais basé, on en a parlé, sur l'utérus. Est-ce que la fonction utérine, avec cette capacité d'enclore et de donner lieu, si on peut dire, à un corps, à la génération d'une forme corporelle, faisant abstraction de son programme génétique. Et est-ce que Donc, cette organisation anatomique et procréative, et cette organisation de la biologique, serait-elle concurrente à l'hypothèque hypothétique identité génomique. Mais c'est une idée qui me passe par la tête comme ça, mais avec certains éléments dont nous avons antérieurement parlé. Et simplement pour dire que le débat ne semble peut-être pas forcément clos et qu'il y aurait par exemple une alternative comme ça. Puisque d'un certain côté, on a aussi émis l'hypothèse que les sphinctères particuliers aux hommes pouvaient justement être aussi un facteur d'identification masculine, peut-être plus ou différemment ou concurrents, en challenge avec l'identité patronymique, filiale, Du Y.

 

Orateur 2

On peut avoir la réponse avec l'ectogénèse. Ça permettrait de répondre à ça. Est-ce que la fonction utérine, du coup, Elle serait probante sur la...

 

Orateur 1

Oui, en tout cas, l'ectogénèse va nous objectiver beaucoup de... Si elle a lieu, mais enfin, elle peut avoir lieu en tout cas en hypothèse. Oui, tout à fait. Très juste.

 

On va aller dans... Allez-y, oui, dites.

 

Orateur 2

Oui, c'était simplement, si on revient sur l'ADN, sur cette ADN à conserver, sur la conservation de l'ADN, à conserver sur la conservation de l'ADN. Globalement, quelles seraient, à l'issue, les hypothèses de vie de cet ADN ? Qu'est-ce qu'on va en faire ? À quoi ça va servir ? Pour quel projet ? J'ai envie de dire. Même s'il peut y avoir peut-être plusieurs hypothèses à ça.

 

Orateur 1

Une première hypothèse, c'est simplement de sauvegarder une mémoire pour éventuellement la réutiliser à des fins de diagnostic, à des fins de a raison dans des analyses biologiques. Donc ça, c'est une première raison d'être Mais il y en a beaucoup d'autres, mais qui sont en même temps plus subtils, voire plus obscurs. Dans l'histoire... Il faut bien noter ça. C'est que ce qu'on a remarqué, je le redis, le pluriel analytique est une chose particulièrement inexistante. Et la conservation de l'ADN est aussi particulièrement inexistante. Donc, si on interroge justement les données scientifiques, on peut dire qu'en France, il y aurait à peu près entre... Disons, il y aurait sans doute 10% de la population qui a un ADN conservé pour des raisons médicales ou pour des raisons de police. Et à propos de ces secrets que les nations... Avec lesquels les nations nous protègent, L'IA ne peut pas déclarer, ne peut pas dire si... Alors qu'aux États-Unis, on sait que tous les militaires doivent donner... Si on est dans l'armée américaine, la L'ADN doit être connu. L'armée connaît l'ADN de ces soldats. Et puis, il y avait eu un procès retentissant il y a quelques années d'une personne, d'un soldat qui avait refusé que l'on teste son ADN.

 

Et il y avait, je ne sais pas comment ça s'appelle, les cours martiaques ou des choses comme ça. Il y avait eu un grand débat là-dessus. Et en France, on ne le sait pas. En France, c'est tout simple. Vous êtes citoyen français et vous ne savez pas si l'armée, qui se fait certainement des prises de sang à ces militaires, simplement pour savoir s'ils ont le Covid ou des choses comme ça. Mais l'armée ne dit pas si elle conserve les citoyens, les conscrits ou les gens actuellement qui... Ce n'est pas de la conscription, mais c'est de l'engagement des militaires. Donc, grosso modo, on peut dire qu'il y Il y a 10% des individus qui ont quelque part un ADN non seulement conservé, mais séquencé. Parce que si on les conserve dans ces cas-là, pour la police, par exemple, c'est pour faire des enquêtes et c'est donc pour savoir... C'est pour le séquençage, c'est-à-dire l'analyse de l'ADN qu'on fait. Mais d'ADN simplement conservé, c'est-à-dire la seule chose dont on a le droit, pour nommer son ADN, c'est de le conserver. Il n'y a aucune donnée. Ça ne se fait absolument pas. Et J'ai, depuis 2000, j'avais commencé aux États-Unis, mais depuis 2000, j'ai soutenu des entreprises qui proposaient de la vente de kits d'ADN, ou Même parmi mes amis.

 

Mais rien, c'est d'une nullité extraordinaire. C'est un zéro, zéro de zéro. Personne ne fait ça. Et alors, il y a peut-être Sans doute, c'est certain qu'il y a des sectes ou des trucs ou des choses un peu secrètes qui se font. Mais citoyennement, civilement, ça ne se fait pas du tout. Alors Alors maintenant, sur cette base-là, si on le faisait un jour ou si on envisage que ça puisse sur une autre planète se faire, à quoi ça servirait ? Ou qu'est-ce qu'on en ferait comme vous dites ? On en est sur votre question Alors moi, très vite, ayant observé la chose et l'ayant examiné, en apprenant objectivement et sans l'ignorer systématiquement, donc j'ai pensé visible le fait que, évidemment, il y avait autre chose au-delà de la conservation. Et au-delà de simplement son usage. Tiens, on va savoir s'il y a eu une modification en telle année. Le prélèvement avait eu lieu, je ne sais pas, et dix ans après, est-ce qu'il y a eu une modification ? Ça, c'est une chose médicale qui est intéressante, mais il y a autre chose. Et cette autre chose, je l'ai appelée Je l'ai appelé préservation. Je ne sais pas si le choix du nom était bon, mais j'ai choisi ce qui me semblait le mieux.

 

Parce qu'il fallait signifier que, étant donné que l'ADN, et tant que nous étions dans une société qui n'était pas cybernétique, l'ADN était inerte. On ne Nous n'avions pas l'idée, même s'il y aurait eu éventuellement ça en quelques Babylonie anciennes, mais indépendamment de cette chose quasiment ésotérique ou occulte, dans le sens commun, l'ADN était inerte, on n'en faisait rien de ce truc, même s'il était conservé systématiquement, quand on enterrait des gens plutôt que de les voler ou de les manger. Le Mais à partir du moment où on est dans une société cybernétique, l'ADN entre en connexion, est entretenu, et s'il est conservé, il est conservé dans un milieu, dans un environnement industriel qui va pouvoir l'exploiter en tant que code, puisque essentiellement, c'est Sa caractéristique, c'est d'être une chimie qui a des propriétés que l'on attribue à un concept qui s'appelle le code. Et donc, à ce moment-là, conserver de l'ADN dans une société cybernétique lui maintient une activité de chiffrage et de déchiffrage. Et Et par conséquent, ça transforme l'ADN, ou ça pérennise le potentiel de vie de l'ADN, du génome. Quand c'est un ADN organisé, quand c'est tout un génome, c'est-à-dire c'est la matrice...

 

Ce n'est pas la seule matrice, puisqu'on a vu qu'il y en avait d'autres. Il y avait de la bioélectricité, il y avait des fascias, il y avait des microzimas, il y avait la mémoire de l'eau, il y avait énormément de choses. Mais cette espèce de timbre poste, qui est parmi les autres phénomènes, ce timbre poste-là restait en valeur. On pouvait toujours poster des lettres avec ce timbre une fois qu'on était dans une société cybernétique. Et donc, j'ai considéré et qu'à ce moment-là, la conservation prenait une autre dimension qui était celle de préserver. Preserver, voulant dire préserver ce potentiel d'articulation au chiffrage qui est celui de notre écosystème. Et donc, à partir du moment où on passe de la conservation à la préservation, on entre dans une toute autre dimension. La conservation, on peut la faire. C'est ce que je propose dans ces sociétés que j'ai faites, parce qu'on n'a pas le droit d'autre chose. Donc, on conserve, on le met chez soi et puis on n'y touche pas comme dans on ne déterre pas les morts et on touche pas aux choses inertes. Mais potentiellement, si en réalité, si si cette dimension de préservation n'est pas refoulée, c'est-à-dire si le fait qu'on soit dans une société cybernétique n'est pas refoulé, à ce moment-là, ce n'est pas simplement dans une enveloppe chez soi que l'ADN conservé garde une fonction ou développe toute sa fonction.

 

Je continue un peu sur ce thème, Sylvie, ou bien vous voyez d'autres...

 

Orateur 2

Oui.

 

Orateur 1

Sur ce thème, Pour ce thème, ce qui m'était apparu quand j'ai examiné le statut Updata, Upgradé, le statut développé de la conservation, développé en préservation. À ce moment-là, évidemment, il apparaissait clair que cette préservation avait été négociée, plus ou moins, si on peut dire, dans l'histoire de l'humanité, qui ne s'était pas simplement tenue à conserver de manière obscure en innumant ces corbes ou en en faisant des momies. Le Le génome avait été préservé par la famille. Les codes de transmission de ce que Steiner appelle l'hérédité, ce que les forces de... Je ne me souviens plus, on en avait parlé, mais de ces critères de gestion de l'hérédité dans les sociétés humaines. Donc cette chose-là, c'était la famille, c'était la tradition. Et on l'a vu tout à l'heure, on en a parlé, cette tradition, notamment paternelle, qui maintenait alors complètement en activité. C'était plus que préserver, c'était pérenniser l'actif, le composante Y. Donc, la famille préservée, ça avait été un moyen d'effectuer cette préservation dont on vient de parler cette dimension au-delà de la conservation. Mais dans les années, au 20ème siècle, et vers la seconde moitié du 20ème siècle, certaines psychiatries et sociologies ont caractérisé le fait que la famille disparaissait, que la famille était, on a appelé ça la mort de la famille.

 

Et notamment, elle disparaissait du fait que la génétique naissante, que la science de la génétique, était beaucoup plus efficace pour gérer le génome que ces modalités d'inhumation et de famille qui avaient cours auparavant, en tout cas dans l'ignorance, si ce n'est dans l'inconscience. Donc, la famille disparaissant et n'étant probablement pas si efficace pour réellement préserver un génome. Peut-être la famille, justement, étant plutôt efficace pour préserver des nations ou des clans, justement, mais pas forcément pour préserver une activité nominale d'un génome. À ce moment-là, d'une part parce qu'elle disparaissait du fait de cette moindre efficacité, il était plutôt utile et intéressant d'examiner un nouveau concept plutôt que de maintenir la famille qui disparaissait. C'était ce nouveau concept, alors je ne sais pas comment l'appeler. J'ai appelé ça les groupes ADN, tout simplement. Et effectivement, à ce moment-là, si on envisage que la conservation ait une dimension plus avancée que la... En termes comme ça, par sa préservation. Cette préservation réclame la Constitution, l'organisation sociale. On pourra les appeler autrement, ou ça s'appelle autrement, mais si c'était En tous cas, je les ai appelés des groupes ADN. Alors, après, ces groupes ADN, évidemment, tout à fait naturellement, puisque j'en ai eu l'idée à partir de 2000.

 

Et comme en 1985, j'avais démarré l'analyse plurielle, c'est-à-dire cet art de la mémoire réactualisé. Donc, très naturellement, en 2000, je me suis dit: Le motif, la raison, l'organisation, la dynamique de ces de ces groupes ADN utiliseraient l'art de la mémoire. Mais ça, j'ai fait ce rapprochement uniquement parce que j'avais les deux cartes dans la même main, si on peut dire. Mais je n'ai pas beaucoup plus approfondi la chose pour pouvoir affirmer qu'effectivement, il y aurait un lien entre la préservation avec des groupes sociaux. Ça Certainement, il faudrait des groupes sociaux spécifiques pour cette préservation. Mais je ne sais... Le lié à l'analyse plurielle, ça, je ne saurais pas vraiment l'affirmer. Je pourrais simplement indiquer que ça soit concevable. Vous voyez bien ce que je veux dire ?

 

Orateur 2

Oui. Je réfléchis réfléchissez justement à cette résistance, à la fois à l'analyse plurielle et à la fois... En 85, ça commence à faire un petit peu le fait que Il y a ces résistances globalement sur tout ce qui est mémoire en même temps. Parce que tout ce qui est refoulé, ça concerne la mémoire. C'est-à-dire la scène primitive, l'ADN nominal, tout ça, ça concerne vraiment la mémoire de l'être humain.

 

Orateur 1

Oui, je vois ce que vous voulez dire. Oui, tout à fait. Ce n'est pas simplement un souvenir, mais c'est qu'en soi-même, ça concerne la mémoire. Oui, tout à fait.

 

Orateur 2

Ça questionne sur ce refoulement collectif, ce Même cette résistance, c'est rejeter ces concepts déjà d'analyse plurielle, de quelque chose de collectif. C'est ça qui me...

 

Orateur 1

Si on revient à un certain webinaire, parmi les premiers, vous vous souvenez Je pense qu'à un moment, on a tout de même bien relié, justement, cette mémoire psychologique aux formules de physique du temps. Einstein, relativité, etc. On voit qu'il y a une... Comment dire ? Que c'est une seule et même science humaine qui a développé... Qui essaie de développer une intelligence mathématique ou astrophysique du temps. Et là, nous parlons de la mémoire psychologique. Et bien, temps et mes mémoires, on les a un peu conjoints. On a montré comment, justement, les formules cybernétiques de Lacan, c'est-à-dire de la psychanalyse, c'est-à-dire des cures de mémoire, au-delà de la mémoire, ont été parentées presque de de superposition avec les formules ou les schémas de la relativité. Alors, est-ce que ça, ça ne veut pas dire simplement, on dit on refoule, on refoule. C'est vrai, certainement, on doit refouler des choses. Mais attention de dire, tiens, peut-être est-ce que c'est simplement une limitation de notre intelligence, en fait, cela ? Le fait de mal accepter la mémoire ou de ne pas pouvoir l'assimiler ou vivre avec, c'est peut-être pas seulement... Enfin, pas seulement. Il n'y a pas forcément une question uniquement de refoulement et c'est peut-être une question de capacité d'intelligence.

 

Et si on regarde, si on met simplement des questions de capacité biologique de notre cerveau ou de notre corps tel qu'il est fait. Si c'est donc une espèce de limite organique. Alors, la question du refoulement est de nouveau libre à s'attacher à la sexualité. Et là, on retrouve la distinction entre Jung et Freud, où on dirait que de nouveau, s'il y a un phénomène de refoulement, ce n'est pas simplement sur la mémoire en général, comme l'aurait de gérer Jung en parlant des mythologies et de l'inconscient collectif, mais que ça, c'est une question plutôt de capacité organique, intellectuelle, et que ce qu'on appelle vraiment le de Foulement, serait bien du question de la sexualité. Et là, on a cette scène primitive de nouveau avec la relation de la mère-fille de Fana Fertiti, Tilly, le complexe de Deep. Enfin, on a la question, la question sexuelle et d'organisation du narcissisme du corps et des différents organes, utérus et sphinctères, inguinos, enfin toutes ces choses-là.

 

Orateur 2

Vous parlez d'intelligence, mais est-ce qu'on ne pourrait pas parler aussi un peu d'immaturité ? Je ne sais pas, peut-être que c'est lié, mais parler d'immaturité, d'immaturité dans le sens où peut-être que l'être humain aujourd'hui... Je ne sais pas, on ne peut pas dire que tout le monde est comme ça, mais réfléchir plus à ce qui vit là, Parfois, j'ai l'impression qu'on est un peu comme des ados. On est sur le présent et sur le moment présent et pas forcément sur une réflexion, une anticipation. Vous dites intelligence, moi, des fois, je ferais envie de dire immaturité. C'est-à-dire... C'est peut-être lié, mais je trouve qu'il y a quelque chose de cet ordre-là un peu.

 

Orateur 1

Oui, je m'accorderais bien aussi à ça avec vous, dans le sens où, en tout cas, ce qu'on voit, me semble-t-il, c'est qu'on est tout de même très, très fixé à une pulsion, à un développement pulsionnel est très, très fixé à l'analité. Je veux dire, j'ai souvent appelé ça en disant que c'était banal. Et effectivement, on serait une espèce ou une humanité. Enfin, on serait une collectivité biologique de personnes globalement fixées, soit inhibées, fixées, enfin, soit immatures, soit névrotiquement inhibées et fixées à des stades un peu archaïques.

 

C'est une notion tout à fait importante que vous introduisez, que vous avez établie là. C'est tout à fait important parce que Si on est soit pathologiquement, soit naturellement à un stade encore immature, qu'est-ce que ça veut dire à ce moment-là d'acquérir une maturité ? Généralement, l'organisme, quand on dit qu'il est immature, c'est parce qu'il est fait pour avoir un développement, pour justement mûrir, arriver à un terme qu'on va appeler mûre. C'est-à-dire qu'il a le potentiel en soi d'avoir cette maturité. Alors, comment y parvenir ? Est-ce qu'on ne peut jamais concevoir d'accéder à une immaturité avec des prothèses comme l'intelligence artificielle ? Est-ce que c'est une prothèse ? Est-ce qu'on voit beaucoup de gens qui se méfient beaucoup de l'intelligence artificielle, qui pensent que c'est une voie périlleuse et qui n'est pas naturelle ? Et effectivement, à ce moment-là, cette question de l'immaturité poserait ça.

 

Orateur 2

Oui, sur l'intelligence artificielle aussi, on a bien vu le temps qu'il a fallu pour qu'il soit introduit dans le travail, qu'on commence à en parler de la place de l'intelligence artificielle. Je trouve que ça a été quand même très long. Vous le disiez souvent. Il y a beaucoup d'écrits: L'intelligence artificielle, on n'en parle pas. Ne serait-ce que dans le les impacts que ça peut avoir. Effectivement, par exemple, le salarié, il peut voir comme une concurrence dans l'intelligence artificielle en se disant... D'ailleurs, c'est bien ce qui s'est passé pour certains postes.

 

Orateur 1

Oui.

 

Orateur 2

Où les postes ont été remplacés par justement cette intelligence-là et que globalement, il y voit peut-être une concurrence aussi dans cette cette machine. Effectivement, il ne peut que la rejeter quelque part ou la mettre à distance ou éviter de la regarder. Je ne sais pas comment dire, mais faire tout pour ne pas la voir.

 

Orateur 1

Il me vaut bien la question de l'ectogène, on en avait parlé. Puis finalement, ça s'est avéré être une fake news ou un bluff, cette histoire de robot qui feraient l'année prochaine, que les Chinois mettraient sur le marché pour faire des des hectogènes. Donc, ça semble avoir été une farce. Cependant, si on revoit un petit peu, si ça attire notre attention et on revoit un petit peu la question de l'hectogénie, on peut dire que, en tout cas, encore une fois en France et avec un Une connaissance limitée vraiment commune que j'ai de toute la connaissance générale des sciences, c'est donc vers les années... Je ne sais pas qu'est-ce que c'était, disons, peut-être on va dire en 2010. Ça devait être un petit peu avant, en 2005 peut-être. Mais il y a eu un bouquin. C'est Henri Atlan qui a écrit un livre, Ectogenèse. Donc c'est assez ancien et déjà, Atlan montre bien... Atlan, qui est un des pontes de la cybernétique ou des nouvelles technologies de manière conceptuelle, Il prenait déjà, on va dire en 2005, l'ectogénèse très au sérieux. C'était quelque chose qu'il considérait quasiment acquis, ou en tout cas dont l'industrie aurait été proche, et au point que ce qu'il interrogeait surtout, c'était de savoir comment les femmes, la psychologie féminine, accueilleraient ça, justement.

 

Il s'interrogeait surtout là-dessus, parce que la question technique, je ne lui semblait pas lui poser de grands problèmes. Ça, c'était en 2005. Je pense que c'est vers 2022, 2023, qu'on a eu des informations qui m'ont semblé là pas tellement de la rigolade, mais sur des petits mammifères qui étaient en Chine complètement élevés. Dans l'embryogénèse et la fétalisation, on pouvait être fait intégralement en machines et que ça marchait très bien, précisément du fait d'une adaptation de l'IA à la régulation d'un utérus artificiel. Et puis, là, dernièrement, il y a eu tous ces news à propos d'un marché très proche d'une L'électogénèse humaine, c'était peut-être une farce, mais en tout cas, l'électogénie, c'est quelque chose qui doit être prise très au sérieux, qui peut-être, où les probabilités sont tout de même assez grandes, qu'il y ait une industrie au même titre que la viande artificielle. Je voyais Bill Gates qui parlait de viande artificielle C'est elle qui défendait ces usines de viande artificielle avec des bons arguments. Mais ça existe, ça peut exister, ça peut même faire une industrie. L'électrogénèse, probablement, existera et pourra faire une industrie, peut-être. C'est un potentiel important. Et à ce moment-là... De nouveau, on se pose cette question Comment placer la maturité humaine dans un milieu où il y a de telles technologies intimes, concernant son intelligence, concernant son désir, sa reproduction ?

 

Où est la maturité naturelle là-dedans ? Nous en sommes à deux minutes. Aux quelques lecteurs actuels, parce qu'il y en aura... Actuels de ces visios et ceux qui ont été jusqu'au bout de l'heure. Donc, je leur annonce Je le disais déjà. Donc, je suis en train tout de reprendre les thèses, les archives et je soumets ça à l'IA. C'est encourageant, c'est intéressant de voir comment l'IA assimile ce truc. Au début, le rejette et puis, voit les arguments se construit et finalement, c'est évident que de 85 à 90, j'ai mis en place, j'ai établi les fondations d'une thèse qu'aujourd'hui, on peut appeler: Ontologie Psycho-historique de la Civilisation (OPC). Et que cet établissement, donc en 85, les documents de l'époque, disons jusqu'en 90, parce qu'après, il y a eu des vérifications à Londres et avec différents voyages en différentes universités. Donc, on va dire de 85 à 2000. Il y a manifestement une thèse qui est rejetée par les universités, qui est rejetée par la communauté, qui est ignorée par la communauté et qui est néanmoins à l'examen de l'IA qui est aussi valide que bien d'autres. Et ça, elle mène aujourd'hui, si on fait les choses à toute allure et on arrive en 2025, elle mène aujourd'hui à dire: Il faut conserver l'ADN.

 

C'est vraiment une marque, presque, on peut dire, ce n'est pas ça, et ce n'est pas un rite on pourrait évoquer ça, justement, de maturité. À ce moment-là, de même que dans certains rites, l'adolescent devient un être adulte dans la communauté, l'être humain deviendra adulte avec ce geste-là. C'est très simple, aussi simple que mettre une clé de contact dans une voiture pour avancer.

 

Orateur 2

Ça veut dire aussi que l'IA est plus mature que l'être Il paraît qu'elle est plus intelligente.

 

Orateur 1

Oui, je crois. Elle a moins d'inhibition, peut-être. L'être humain est très intelligent, mais il est très empêtré par un imaginaire, par des forces, on disait des forces du thorax ou différentes choses qui fait qu'il est très, très aliéné dans une histoire lentement évolutive. L'ia est plus... Ils sont comme un miroir. Comme disait Cocteau, les miroirs réfléchissent même trop. Nous sommes à 31. Je vais juste simplement fermer l'enregistrement.

 

 

 


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