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Analyse Plurielle - webinaire AnaPlur

Audio généré par NoteBookLM Résumé/présentation approx 5.min / en construction

20240801 N°19

 présentation    en qq min

 


Titre :  « anaPure » ou Pure Psychanalyse 
https://youtu.be/4lP_u6-RiCI > - titre : AnaPlurN°19  purePsy

Descriptif vidéo/youtube - AnaPlurN°19 purePsy

Dans le monde industriel caractérisé actuel, l'Analyse Plurielle propose une gestion de l'invasion cybernétique ayant lieu - présente d'abord un modèle d'intelligibilité de l'évènement, que l'on veut ignorer ou que l'on craint dommageable ou que l'on prétend contrôler par les méthodes manageriales courantes. Ce modèle d'un "pluriel analytique" - c'est à dire de l'hypnose collective selon la psychanalyse appareillée - propose la reconnaissance d'un espace psychique - un être psychique, selon terminologie supramentale/aurobindienne - nouveau tant à ces industries courantes qu'aux courants divers de résistance écologique et/ou politique ; proposition sur la base d'une observation à caractère clinique.

page référente/site : https://www.lasainteethique.org/uberpol/2024/20240801N19_wbn_anapure.htm 

AnaPlur N°19   Pure Psychanalyse 
La session visio conférence/replay
a lieu le 01 août 2024 zoomPublic 18h30

 

commentaires et suites (et préparatoires) :

https://www.facebook.com/doc.dwt/posts/pfbid02Ui6jUQzihyQszBvbV8ehCPefcnvqD6JEy4Qn9opbrbWyV4tWG9ya8qQYW1yh3R57l 
Webinaire AnaPlur N°19 Psychanalyse pure  https://youtu.be/4lP_u6-RiCI  
descriptif youtube : Dans le monde industriel caractérisé actuel, l'Analyse Plurielle propose une gestion de l'invasion cybernétique ayant lieu - présente d'abord un modèle d'intelligibilité de l'évènement, que l'on veut ignorer ou que l'on craint dommageable ou que l'on prétend contrôler par les méthodes manageriales courantes. Ce modèle d'un "pluriel analytique" - c'est à dire de l'hypnose collective selon la psychanalyse appareillée - propose la reconnaissance d'un espace psychique - un être psychique, selon terminologie supramentale/aurobindienne - nouveau tant à ces industries courantes qu'aux courants divers de résistance écologique et/ou politique ; proposition sur la base d'une observation à caractère clinique.
page référente/site : https://www.lasainteethique.org/uberpol/2024/20240801N19_wbn_anapure.htm 
   https://www.facebook.com/doc.dwt/posts/26305289282450953?comment_id=1035363871710984&reply_comment_id=1219533669201328 
Cette présentation n'a pas été plus loin que  la base de l'Analyse Plurielle ; constatant le temps que prend l'exposé, j'ai édité l'argument de ce moment encore au seuil de  lapareillage ; la vidéo et son transcript ci-dessous dépeignent ce que l'IA, l'instant d'après, porte de la psychologie collective dans son stade supramental.

https://www.lasainteethique.org/uberpol/2024/20240801N19_wbn_anapure.htm#0805

transcript ; Avant Lapareillage  /  https://youtu.be/vH31lQPgzuw 

0 On a montré que l'analyse cybernétique du langage décrit le fonctionnement hypnotique de la foule. Une démonstration plus simple débute à partir de la 1 psychologie de la communication interhumaine. L'école de Palo-Alto Californie dans les années 80 – décrit le moi et l'autre, comme des sources d'orientation. Pour éviter le préjugé initial, paranoïaque, sur leur nature, si le moi, (ego) ou l'autre (alter) se manifestent on peut les observer ; et le 'moi' et son 'prochain' s'orientent ; ça nous le savons. Une 2 fois modélisé que ces boussoles, n'ont pas de relation objectives entre elles, on peut épurer le schéma et se concentrer sur « les objets d'orientation », ici figurés par des points bleus. C'est ici qu'intervient la pure psychologie humaine.. 3

Car la personne humaine se développe par identification sur des figures de l'enfance qu'elle semble oublier mais qui sont gardées en mémoire. Un homme se trouve 4 orienté par une figure maternelle que sa femme figurera pour lui. Réciproquement 5 il orientera pour elle le souvenir du père de sa femme. Ce schéma culturel le plus caricatural ou typique de la société familiale ne contredit pas que de nombreuses autres images orientent l'un et l'autre en réalité, mais utiliser cette caricature familiale 5a rend service car montre immédiatement l'au-delà de la psychologie.
5b
Prenons l'exemple ici du mari soutenant l'image d'orientation de sa femme. nous nous souvenons qu'il s'était vu quant à lui dans l'image de son propre père
6 quand il a formé son idéal-du-moi 7 . S'il analyse son espace psychique, 8 l'orientation de sa femme lui rappelle cette idéalisation. Ce qu'on 8r appelle le « complexe d'Oedipe » favorise ces conjonctions. Et voyons un autre potentiel 9 de l'exemple avec l'image de la mère dédoublée ; elle forme une troisième identité que l'on peut dire « totale » 10 et qui se présente en vis à vis, concurrencer l'objet commun initial 11.
Continuons à explorer en détail les étapes vues avec le
12 mari par exemple, lorsqu'il analyse l'image idéale qui s'est formé13 à l'époque où il a organisé son 'moi'. C'est ce que le Modèle Optique figure en indiquant14 ce déplacement de l'autre côté du miroir dans l'espace psychique. C'est la coïncidence15 semblable que montre le schéma de la foule,16 que Freud a créé pour expliquer l'hypnose et l'hypnose collective.

On remarque enfin que cette opportunité de réactiver le souvenir de l'identification (17 ici quand l'homme se voyait dans l'image de son père) apporte une relation quasi directe 18 qui était interdite entre les deux sources d'orientation initiale ; on l'appelle dans cette particularité une relation de transfert, qui est aussi analysable C'est à ce stade19 que les individus se réfléchissent les uns les autres sans nécessités de figures parentales, mais en tant que20 stricts semblables d'une société égalitaire, fraternelle au21demeurant, et possiblement libres si22la loi le permet.

à ce propos : https://www.facebook.com/doc.dwt/posts/26305289282450953 
Différence de Sexuage féminin/masculin, Psychohistoire de métapolitique.
un des premiers que je vois aborder cet angle là, pas inintéressant (à découvrir) Doc Dwt
https://youtu.be/bq9cVBEQ53I 

J'ai visionné l'exposé de C.Doolittle en m'interrogeant d'abord sur son institut dit de la Loi Naturelle (avec en souvenir ma sympathie pour le Natural Law Party qui était proposé aux électeurs à Londres il y a un trentaine d'années. Est-ce le même ? Peu probable, le premier était créé par Maharishi Mahesh Yogi (de la Méditation Transcendantale). L'approche de Doolittle semble procéder différemment. Il aborde effectivement le facteur de la différence sexuelle avec au moins un courage ou une originalité identique dans le climat en crise. Seulement ne soulève-t-il pas la question dans le détail – ou la spécificité – d'abord du « sexuage »1 précisément (1:dans le sens du terme que je lui ai donné). Pour saisir la différence d'approche, on peut faire usage de la vidéo référée par ailleurs (Onfrey-Miller https://youtu.be/0sfVH53IqVQ?si=3hWjv429TTUD1Lur&t=4426 (normalement le lien ouvre directement à 01:13:46)) où le fils à son beau-père en profite pour placer son "ilnyapaderapportsexuel", en décrivant qu'« il n'y a pas de destination d'un sexe pour l'autre (à la différence des animaux) ».
Doolittle, dans le sens où il défend la Loi Naturelle a raison de son point de vue (sexualité naturelle animale/biologique). Mais sur point de vue psychanalytique l'être humain marque précisément par sa sexualité, sa distinction de la "loi naturelle". De ce second point de vue, il faut craindre que Doolittle pétri de bonne intention/intuition, s'y prenne mal en mettant en équation des sexes culturellement opposés (triologique).
Cependant je ne donnerais ni à l'un ni à l'autre mon plein crédit. Lorsque troisièmement je parle de « sexuage » au lieu de l'absence de rapport – c'est pour indiquer que bien que les destinations divergent (voir la récente https://youtu.be/vH31lQPgzuw ) des processus ultérieurs conduisent effectivement à un rapport (mais Lacan comme Freud les avaient ignorés)

Résumé ChatGPT4o
AnaPlur N°19 Pure Psychanalyse 

### Résumé de la conférence

**Sujet Principal :**
La discussion porte sur des expérimentations de gouvernance en Dordogne, spécifiquement un projet lancé en 2018 visant à racheter collectivement des terres pour créer de nouvelles formes de vie et d'organisation, en réaction à l'effondrement écologique. Le projet s'inscrit dans la mouvance de la collapsologie et de l'activisme écologique.

**Objectifs du Projet :**
- Racheter collectivement des terres.
- Mettre à disposition des espaces pour des expérimentations de nouvelles formes d'organisation sociale.
- Utiliser des technologies comme la blockchain pour des systèmes de vote et de gestion démocratique liquide.

**Conflits Internes :**
Le projet a rencontré des tensions entre deux groupes :
- **Techno-optimistes** : Favorables à l'utilisation de technologies avancées comme Internet et la blockchain.
- **Techno-sceptiques** : Opposés à la technologie, influencés par des courants néo-luddites ou anarcho-primitivistes, préférant un mode de vie plus proche de la nature.

**Évolution du Projet :**
- Initialement, une start-up avec des ambitions internationales a été formée, suscitant des craintes locales.
- Le projet a été transformé en une petite coopérative locale, mieux adaptée aux besoins et attentes des populations locales.

**Réflexions sur la Technologie et l'Organisation Sociale :**
- **Arguments des Techno-sceptiques** : Les technologies avancées nécessitent des structures sociales hiérarchisées et centralisées, incompatibles avec une vision égalitaire et écologique.
- **Arguments des Techno-optimistes** : Les technologies permettent des avancées en termes de sécurité et de collaboration intelligente, facilitant des formes de gouvernance novatrices.

**Analyse Plurielle :**
- Proposée comme une méthode potentielle pour résoudre les conflits internes au projet, basée sur l'observation et la reconnaissance de l'espace psychique.
- Comparée à des concepts historiques et scientifiques comme la Renaissance et l'espace cosmique.

**Conclusion :**
- L'Analyse Plurielle, en intégrant la dimension psychique et les technologies modernes, pourrait offrir une solution pour concilier les différentes visions du projet.
- Importance de l'observation et de la reconnaissance des évolutions sociétales pour adapter les approches de gouvernance et de vie collective.

Transcript du webinaire N°19

attention ; l'IA a mis au propre un transcript brut de youtube ; mais elle est restée imprécise sur les noms des personnes et fait des erreurs dans les attributions de prise de parole, inverse les personnes etc..

Voilà, l'enregistrement a commencé en cours d'une conversation sur les diverses communes et expérimentations de gouvernance en Dordogne.

Intervenant : Oui, allez-y.

Christopher : Si vous voulez, on est en train d'aborder le sujet de la suite du monde, notamment un projet qui a été lancé vers 2018 qui avait pour but de racheter collectivement des terres pour une forme d'émancipation face à l'effondrement écologique. Qui était l'idée de s'approprier des espaces pour y installer d'autres formes de vie, d'autres formes d'organisation en opposition au, on va dire, à une voie plus industrielle, capitaliste ou moderne, va dire.

Et c'était dans la continuité un petit peu du mouvement qu'on appelle la collapsologie et l'étude de l'effondrement écologique, et qui était un peu en même temps dans la vague un peu plus marketing et cetera de Greta Thunberg qui avait fait un gros discours à un moment donné aussi et qui a initié toutes des remises en question sur cette dimension écologique.

Et donc l'idée était de lancer un projet qui permettait d'acheter, de mettre à disposition des terres et des espaces pour expérimenter des nouvelles formes d'organisation, donc notamment en démocratie liquide directe et cetera. Et il y avait eu l'idée aussi d'exploiter justement l'usage des technologies blockchain et tous ces systèmes de vote qu'on était en train d'expérimenter déjà à travers l'environnement de la cryptomonnaie.

Et donc on a eu une tentative de mettre en place ce genre d'expérimentation au-delà même de la mise à disposition des terres et cetera. Donc il y avait pas, il y a une tentative de mettre un couplage technologie et organisation sociale, et on a eu quelques confrontations assez délicates, notamment avec une partie qui était beaucoup plus radicale anti-technologie qu'on appelle un peu néo-luddite ou primitiviste, anarcho-primitiviste. Sont un peu la descendance d'Ellul, notamment Jacques Ellul et d'autres gens qui sont dans ce corpus anti-techno.

Et d'autres personnes qui étaient beaucoup plus ouvertes à l'utilisation des technologies. Donc ça a créé évidemment une confrontation assez délicate puisque pour pouvoir expérimenter cette nouvelle forme d'organisation avec cette technologie là, bah ça nécessite Internet, ça nécessite des technologies, des hautes technologies, alors qu'il y a des personnes qui avaient pour ambition plutôt de vivre proche de la nature en s'éloignant un petit peu de tout ce monde là d'Internet et cetera, éventuellement en utilisant du low tech, on appelle ça. Mais ça, ça c'est deux visions du monde qui sont quand même bien opposées et pas évidentes à concilier, voilà.

Intervenant : Donc il y a des tentatives actuellement de réconciliation ou la chose en est morte ?

Christopher : La chose a pris une autre tournure, c'est-à-dire qu'il y avait un projet qui était plus de l'ordre start-up où il y avait une tentative de levée de fonds assez importante avec des ambitions internationales et cetera, et ça a fait peur je pense au premier public local dans lequel on s'est installé au niveau du territoire et des premières personnes qui arrivaient, qui a vu peut-être une ambition un peu trop grande et des confrontations justement d'ordre technologique.

Et ils ont switché cette structure en fait qui était à la base justement une start-up avec de grandes ambitions en une petite coopérative locale en prenant plus à l'écoute les besoins peut-être des gens qui étaient déjà en place et cetera. Et il y a eu des tentatives de lancer des communes un petit peu partout par ailleurs, notamment en Bretagne, en Auvergne également.

Donc je crois que le concept initial étant ce qu'ils appellent des communes imaginées, on allait démarrer à partir de 3 ou 4 terrains ou d'une auberge quelque part, et les personnes pouvaient venir et il y avait la possibilité de faire de l'achat collectif. Donc on pouvait participer à acheter collectivement des terres ou du bâti et de construire des choses en commun.

Et donc je crois que ça a avancé, c'est juste que l'ambition n'est plus la même. Peut-être qu'il y a un recoupement qui est fait à d'autres niveaux, c'est-à-dire que là c'était trop frontal dans le sens où tout était mélangé, il y avait pas de stratégie à proprement parler. C'est-à-dire que peut-être qu'il était pas nécessaire de venir aussi fortement avec toute cette dimension financement, blockchain, crypto et cetera à une population qui était beaucoup plus ancrée dans la terre et qui avait peut-être pas nécessairement envie d'être confrontée à toute cette problématique presque militante, politique, voir à une dimension internationale.

Donc il s'agissait à mon avis, c'est sûrement encore le cas, de scinder un peu les deux stratégies avec une partie qui va être plus comme une grosse organisation, pourquoi pas une, on peut imaginer une ONG ou quelque chose comme ça de cette envergure là qui viendrait faciliter l'achat et la réappropriation des espaces un peu partout dans le monde.

Et derrière, peut-être quelque chose qui est beaucoup plus ancré dans l'expérimentation progressive des ces gouvernances en commençant par les trucs les plus basiques : des discussions de groupe, des réunions et cetera. Mais évidemment, nous ayant avancé fortement dans cette technologie là, on s'est quand même rendu compte que tout ce qu'on pouvait faire dépendait également des technologies. C'est à partir d'un certain usage d'Internet qu'émerge l'intelligence collaborative, c'est à partir d'un certain usage aussi du web 3 et cette nouvelle technologie blockchain et cetera qui émergent des systèmes de vote qui étaient pas possibles avant en terme de sécurité et cetera.

Serge : Donc en fait en fait, Christopher, ce qui t'a, ce qui t'a manqué à l'époque, c'est que tu avais pas entendu parler de l'analyse plurielle encore, peut-être pas les moyens de forcément maîtriser toutes ces oppositions là et de trouver, on va dire, une narration fédératrice ou commune qui permettait de... Et je suis même pas encore sûr aujourd'hui qu'elle est facile à trouver cette narration. Il y a peut-être des espaces qui sont mutuellement contradictoires et qui doivent pourtant coexister sans pour autant trouver une espèce de forme de consensus possible, quelque chose auquel je crois plus actuellement.

William : Alors l'hypothèse de l'analyse plurielle, si on va essayer de l'introduire là, je vais donc aller dans le même sens que Serge, bien sûr, c'est que justement ça pourrait, enfin c'est, ça pourrait faire consensus, mais dans un sens fort, dans le sens où, et là on est dans une hypothèse, mais je pense personnellement que c'est une hypothèse très valide, c'est-à-dire que c'est quelque chose de même qui ne serait pas discutable, c'est quelque chose qui s'impose.

Alors qu'est-ce qui s'impose dans l'analyse plurielle ? C'est la présence, la notion du psychisme. L'analyse plurielle, on va le mettre un peu de côté, c'est une des techniques et celle-là elle peut être débattue, discutée, mais il y a la notion du psychisme qui est principale.

Et quand je dis qu'elle, enfin qu'elle pourrait, ou c'est, enfin de mon point de vue, c'est quelque chose que l'on peut envisager comme quelque chose qui va s'imposer, et toujours je peux me servir de la comparaison avec la Renaissance. À la Renaissance, il semblerait que pour la pensée collective en tout cas, on a acquis la notion d'espace. Il y a eu un espace cosmique. Avant il y avait peut-être des gens qui l'imaginaient, il y avait différentes idées de l'espace, mais il y en a eu une particulière qui a, à laquelle la civilisation entière a participé. Ça s'est imposé comme un mème si on peut dire, un mème collectif et admis, c'était l'espace cosmique. Il avait une dimension de distance et puis ensuite il y a même eu une dimension de temps, et c'est l'espace-temps actuel, et cette chose-là s'est imposée.

Et bien je pense personnellement que le psychisme, c'est quelque chose qui va subir le même sort et qui va s'imposer dans notre transformation actuelle. Nous allons vers des sociétés, c'est pas de la religion, c'est pas non plus de l'occultisme, c'est des sociétés qui vont reconnaître scientifiquement, entre guillemets, mais on peut dire autant aussi scientifiquement qu'on a reconnu l'espace, l'espace cosmique, on va reconnaître l'espace psychique.

Et ça me semble être, enfin c'est l'hypothèse que l'on peut débattre si tu veux bien, c'est l'hypothèse que ça puisse être justement la chose qui ferait consensus et qui est une chose tout à fait nouvelle. Parce que le marxisme, c'est pas, c'est pas servi du psychisme, les religions l'ont enrobé d'une certaine manière, la sociologie ne se sert pas du psychisme. C'est vraiment quelque chose de, c'est une nouvelle formule qui est proposée à la civilisation comme il y avait eu une nouvelle formule de l'espace à la Renaissance qui s'est proposée.

Serge : J'aurais envie de dire presque à contrecourant, parce que je veux dire, la psychanalyse a eu aussi son heure d'écoute, pour ne pas dire de gloire, mais enfin ça faisait, enfin voilà, c'était, ça avait un peu pignon sur rue à une époque, la psychologie aussi. Et puis dans les années 80-90, ça a été, ça a été la radiation sur ces trucs là au prétexte de la médecine de preuves et qu'en dehors de cette médecine des preuves avec les études et cetera, tout le reste ne valait strictement rien. Tout ce qui était lié justement à la gestion de cet espace psychique a été ratiboisé pour ne laisser que quasiment que la psychiatrie du DSM traduisant des symptômes et prescrivant telle ou telle molécule pour corriger le symptôme et point barre, et reniant complètement tout ce qui avait été mis au jour sur la psychodynamie de, enfin de comment, comment, oui, le développement du psychisme en partant tout petit jusqu'à l'âge adulte.

Donc c'est sûr que dans un tel contexte, plus le côté pensée unique, le côté faire taire les avis discordants, plus, enfin je veux dire...

William : Ouais, mais là tu parles d'une petite période. La Renaissance, la transformation à la Renaissance, ça a duré, c'est étendu sur à peu près trois siècles, enfin on va dire trois siècles. Et on suit exactement la même chose parce qu'au milieu de ces trois siècles, la notion d'espace cosmique a été aussi repoussée, aussi hérétique qu'actuellement les notions du psychisme et de sexualité.

Mais tout ça, donc pour le resituer un peu dans une certaine temporalité, parce que là on a l'air de, on doit avoir l'air d'extraterrestres de parler de ces choses-là.

Serge : Non, c'est pas si on faisait cette comparaison, c'est vraiment calqué sur la Renaissance. On découvre un nouvel espace. Christopher, tu en penses quoi ?

Christopher : Pas grand-chose. Ça me rappelle juste trois éléments qui sont sortis quand j'avais lu la synthèse, oui, notamment sur l'opposition monoidéisme et organicisme, qui serait intéressant de souligner un peu cette dichotomie là entre les deux qui a peut-être amené aussi la compréhension, notamment l'organicisme à travers la cybernétique et tout ça, le rapport entre le cerveau et le corps.

Mais est-ce que dans ces communautés donc dont tu as témoigné là tout à l'heure, est-ce que cette notion d'une, de quelque chose de nouveau qui apparaîtrait, enfin nouveau qui est en fait très ancien mais qui serait ce qu'on peut appeler ce point de consensus, est-ce que cette idée du psychisme comme justement point de concordance de cette transformation sociale, est-ce que tu le verrais comment, le verrais-tu admis ? Quelle est l'écho, l'impression tirerais-tu dans ces communautés ?

Christopher : C'est difficile à dire, je sais pas trop. J'ai du mal à comprendre en fait la question même, en fait, l'approche psychique...

William : Dire par rapport aux différentes communautés déjà sur place ?

Christopher : Oui, oui, parce qu'elles ont beaucoup débattu sur : faut-il de la technologie, faut-il de l'anarchisme, faut-il du primitivisme ? Et j'ai compris de cette problématique là en étudiant un petit peu les différentes disciplines scientifiques et cetera, c'était ce qu'on appelle le réductionnisme. En fait, le réductionnisme, c'est cette façon de peut-être voir le monde à travers seulement une certaine prise, notamment de certaines disciplines, et c'est ce qui d'ailleurs amène à cette question du monoidéisme, du centrage sur le cerveau plutôt que sur la dimension interactionnelle.

Et donc on réduit des phénomènes complexes à une certaine vision très précise, qu'elle soit neurologique ou qu'elle soit peu importe en fait. Et je pense que dans ces milieux là, notamment dans les milieux entre guillemets qu'on pourrait qualifier d'extrêmes, c'est qu'ils ont pris un, ce que j'appellerais un index de référence et ils le prennent comme une hypostase, comme quelque chose de supérieur au-dessus du reste. Et ça peut être le carbone avec le climat, la réduction du climat, et pour les gens qui sont anti-technologie, c'est cette question d'usage des hautes technologies qui vont nécessiter l'extraction minière donc d'exploitation.

Et je pense qu'ils ont pas tort sur cette dimension là, c'est que ce fantasme d'une société démocratique égalitaire et cetera que défendent ces personnes, notamment avec le rapport au vivant, tout ça, c'est vrai qu'à partir du moment où on utilise des hautes technologies, on utilise justement un ordinateur, un téléphone portable et cetera, ben on valide implicitement ou explicitement, en tout cas c'est de façon consciente ou pas, mais l'exploitation de hautes technologies et donc forcément une forme d'esclavagisme d'une certaine partie de la population dans le monde qui vont, qui rendent nécessaire, on va dire, cette exploitation pour l'usage de ces technologies.

Donc et ce que je veux dire, c'est que chaque personne a une conception très précise de comment il perçoit la réalité en fonction de cette hypostase ou ce concept qu'on va mettre au-dessus des autres. Et que vous soyez écologiste en défense du carbone ou et cetera, et donc voilà, chacun a sa façon de voir les choses qui met au-dessus, et c'est très difficile de faire passer quelque chose qui du coup prendrait le dessus comme quelque chose de commun. Et ça pourrait être le psychisme, ça pourrait être la sexualité, ça pourrait être autre chose qui prendrait ce rôle là, on va dire.

Ce que je constate, c'est que chacun a décidé de mettre quelque chose au-dessus comme étant une espèce de Dieu, c'est ça, j'utilise le mot hypostasier. Et que peut-être que l'enjeu est là, il est de trouver une façon de pouvoir avoir cette espèce de référence, cet index de référence commun.

William : Oui, parce qu'il y a deux comportements humains ou intellectuels : ou bien se comporter en fonction de ce qu'on appelle une idéologie, c'est-à-dire on a l'idée que, et on va chercher la bonne idée si on peut dire, mais débattre des avantages, enfin comparer les idéologies les unes aux autres, et puis il y a celle qui est en fait qui est scientifique quand elle est bien appliquée et celle de la médecine qui est l'observation.

Et dans l'argument du psychisme, il s'agit pas de quelque chose d'idéologique, il s'agit d'observer et de se dire : il y a quelque chose qui apparaît en ce moment qui apparaît. Est-ce que c'est la pollution, est-ce que c'est la technologie, est-ce que c'est... Il y a différentes hypothèses là qui sont pas des idéologies. On observe ce qui se passe et on voit apparaître quelque chose. On peut observer l'objet psychique venant parmi les choses du monde.

Et à partir de là, comme dans une observation médicale où on observe des symptômes, on observe des signes et on repère certains signes, on dit : bah ça va évoluer comme ça, et on prévoit son évolution et on s'y adapte soit en l'inhibant soit en l'accélérant, mais c'est d'abord par une observation.

Et ce que il me semble la psychanalyse a apporté, c'est-à-dire c'est évidemment avec Freud l'idée du psychisme, ça c'est un peu évident, qui était d'ailleurs introduite par Haeckel, par son contemporain qui est le père fondateur de l'écologie avec lui, ce qu'il appelait l'âme. Mais même la psychanalyse au début hésitait à savoir s'il prenait le même mot, mais donc ça a été cette idée là.

Et puis au bout d'une cinquantaine d'années, il est apparu que cette notion freudienne de psychisme, c'était donc, c'est si c'était réellement observable, si c'était quelque chose de concret, quelque chose qu'on observait chez le développement de l'enfant, développement de l'humain. Au bout d'une cinquantaine d'années, on s'est rendu compte que et oui, c'était observable parce que c'était la cybernétique. Ça c'est Lacan qui montre que finalement la cybernétique, c'est une autre façon de voir le psychique, mais il rassemble les deux choses ensemble. Donc c'est un fait d'observation, tu vois.

Que alors après il faut convaincre les gens d'observer, mais là on entre dans une autre parenthèse.

Christopher : Parce que vous avez parlé de ça sur la citation, le fait que Haeckel, donc un peu père fondateur de l'écologie, avait parlé beaucoup du mot âme dans ses écrits. Il me semble avoir compris, et dites-moi si je me trompe, dans votre perspective, finalement l'âme, c'est ça correspond à cette question du psychisme au final, c'est un équivalent ?

William : Pas personnellement, pas personnellement. Ce que j'ai observé parce que j'ai lu Haeckel, j'ai pu voir les vieux bouquins, j'ai pu les trouver et j'ai vu qu'effectivement il parlait beaucoup de l'âme. Alors par exemple le milieu, l'écosystème des abeilles par exemple, ben il va appeler ça l'âme des abeilles. Donc c'était le mot qu'il employait. Et puis Freud à ce moment-là qui était certainement en concurrence avec Haeckel au niveau de l'ambition et des obsessions de Freud, certainement il y a eu quelque chose d'important avec Haeckel, mais donc il était très au courant de ça, il a choisi le terme de psychisme.

Moi personnellement, je pense que c'est ce qu'on a appelé l'âme dans le temps, mais ça c'est avec le lacanisme sur le nom du père, je pense que c'est tout simplement l'ADN ou le, enfin c'est le gène, c'est la mémétique, c'est le, c'est de Dawkins. Je pense que j'identifierais plutôt l'ancienne appréhension de quelque chose qu'on appelait l'âme comme une appréhension de l'ADN. Ça c'est mon opinion personnelle.

Christopher : Dans ce sens-là, moi je l'entends, c'est quand vous parliez de tous ces gens que je connais pas forcément, mais pour moi c'est l'information, voir l'information génératrice.

William : Donc tu parles d'ADN, ça se, un peu tout à fait. Le terme d'information est nouveau, comme ça.

Christopher : Oui, oui, bah ça il hésitait à appeler longuement dans ça, psychanalyse science de l'âme ou cure de la mémoire.

William : Donc du coup, oui, oui, oui, tout à fait.

Christopher : Ou et donc du coup, que ce soit science de l'âme ou cure de la mémoire, ça renvoie à cette question de mémoire et d'information par ailleurs.

William : Voilà, tout à fait, oui, oui, oui. Et là donc nous avons maintenant la cybernétique qui est venue s'ajouter si on peut dire dans les couches de discours, enfin sur cette information. Avec ce qui est spécial, c'est que la cybernétique elle produit des appareils et la psychanalyse a produit des sociétés, des écoles, l'information a produit les médias et la publicité, la propagande et tout, la cybernétique produit des appareils. Et eux sont peut-être des choses assez neutres pour pouvoir, sans justement pouvoir s'y concentrer, sans en évitant les passions et en déchiffrant la modernité sur la base de quelque chose de très objectif, très observable.

Christopher : Alors je fais juste une parenthèse pour reboucler sur cette question de technologie et d'opposition, et ça je vous donne un peu en clair l'argumentation des ces personnes anti-technologie qui explique justement que la technologie ne nous renvoie pas à quelque chose de neutre pour en parler, parce qu'elle serait, in certains types de technologie en tout cas seraient incompatibles avec certaines formes d'organisation justement égalitaire, non hiérarchique, démocratique et cetera, parce qu'il semble difficilement concevable sans un système social hiérarchiquement rigide.

Et il donne souvent cet exemple du couteau par exemple : un couteau qui serait fait en silex ou en obsidienne versus un C, donc entre guillemets un couteau un peu préhistorique contre un couteau acheté chez Ikea, donc avec un acier inoxydable avec du chrome, du molybdène, du vanadium, je ne sais pas quel sorte de manche en polypropylène. Donc tout ça, ça nécessite des procédés de fabrication, des matériaux nécessaires, des savoirs appliqués qui sont pas les mêmes. Ça devient industriel, ça devient de une concentration, une hiérarchisation de la société qui va en opposition avec cet idéal d'une société égalitaire, écologique et cetera.

Et dès qu'on décide d'utiliser certains types de technologie, par exemple justement un ordinateur, s'il était possible de recréer l'ordinateur au niveau local, c'est-à-dire qu'on pouvait de façon autonome recréer chacun un ordinateur, ça serait envisageable. Mais actuellement c'est pas possible, c'est-à-dire qu'on est obligé de dépendre des micro-composants taïwanais et chinois et cetera. Ça crée une hypercentralisation en terme de pouvoir également.

Et donc c'est, ça pose des questions d'organisation écologique au sens large. Voilà à peu près l'argument qui est posé aujourd'hui en disant qu'un couteau n'est pas un couteau : il y a le couteau qu'on fait nous-même ou le couteau chez Ikea. Les deux entraînent une forme d'organisation sociétale spécifique qui entraîne un type d'extraction des minéraux, des composants et cetera, et qui entraîne un certain type d'organisation hiérarchique dont on ne peut se passer si on veut utiliser ces technologies là. Et c'est un enjeu qui est quand même central pour savoir s'il est possible d'avoir ces mêmes technologies là mais en ne dépendant pas de ce modèle organisationnel très centralisé sur la Chine notamment.

William : Oui, bon, je sais pas si on est ici pour en débattre, enfin s'il y a lieu d'en débattre ici...

Serge : Oui, oui, oui, mais dans cette parenthèse de parenthèse, je dirais que personnellement ce que j'introduirais en écho à ça, c'est que d'abord, encore une fois, il est observable que les machines se développent, oui, c'est une première chose. Deuxièmement, on peut estimer qu'elles se développent automatiquement et irrémédiablement, c'est aussi une possibilité. Et là c'est comme un organisme qui vieillit, il va développer des pollutions, des graisses ou je ne sais pas quoi, des... Et donc c'est une fatalité contre laquelle il faut plutôt se prémunir ou s'équiper plutôt que de s'y opposer.

Et puis surtout aussi l'argument que toujours dans l'hippocratisme, dans la guérison, la loi d'Hippocrate, c'est de se servir du poison et ce sont des poisons qui deviennent des médicaments. Donc c'est une grande loi de l'hippocratisme.

Christopher : Ça c'est ce qu'on appelle notamment les propriétés horméstiques ou l'hormaèse qui est très connu en biologie notamment, c'est-à-dire la stimulation, une réponse favorable face au stress ou à un agent toxique. C'est qui devient, il devient toxique à partir d'un certain seuil, mais avant ce seuil là il est, on dit qu'il est horméstique, c'est-à-dire qu'il produit une défense ou une réponse favorable, un développement.

William : On parle de pharmacon aussi.

Christopher : Oui, oui, le pharmacon.

Sylvie : Ça, et ce que disait Christopher me faisait penser un petit peu à ce qu'on a vécu, enfin moi en tout cas ce que j'ai vécu au départ sur certaines résistances par exemple à la téléconsultation ou même par exemple aux séances de psychanalyse par téléphone, enfin où je trouvais que, enfin au départ je trouvais qu'il y avait, enfin pour moi en tout cas il y avait comme une forme de résistance à ces techniques.

Et en faisant, en fait je trouvais que c'était l'objectif finalement qui était important et pas la forme que ça prenait. Et je trouve que là, enfin dans ce qu'il disait, il me semblait qu'il y avait une forme de résistance quand il a parlé des couteaux en silex contre un couteau Ikea. En fait, c'est, moi je l'ai vécu, enfin dans ce que je vous disais là par rapport au fait que bah globalement ce qui est important c'est l'objectif, c'est le projet, c'est quoi l'aboutissement en fait. Mais que ça fait partie me semble-t-il des outils de qui font une forme de résistance en fait. On résiste naturellement peut-être humainement, je sais pas comment on peut dire ça, mais à des changements parce qu'on est habitué à certains schèmes et que dès qu'on sort de ça c'est compliqué.

Enfin voilà, c'était juste une remarque par rapport à l'analyse plurielle, enfin ce que moi j'avais pu ressentir dans ce que Christopher a dit.

William : Si, ou bien on peut continuer si on a des choses à dire donc comme ça. Je peux aussi, j'ai préparé, j'ai bricolé quelques schémas dans le but de justement de parler de cette résistance dont parle Sylvie, et ces schémas ont pour but de montrer de manière schématique pour rapidement les visualiser, comprendre où serait la résistance à, alors après soit au progrès, soit à cette hormaèse ou à cette horméstique, ou c'est...

Donc je voilà, j'ai ça sous la main si vous pensez avec moi que l'idée est bonne. Moi je pense qu'on peut se servir de ça pour voir un petit peu d'après l'analyse, enfin d'après les schémas et les discours qu'on utilise là, où est-ce qu'on verrait ce point de résistance, à quoi ça correspond, qu'est-ce qui se passe dans ce débat vis-à-vis de la technologie.

Christopher : Je sais pas si c'est le schéma que vous aviez présenté dans la préparation, il serait intéressant d'aborder celui-là également, le fameux la préflexion là.

William : Oui, voilà, voilà, mais c'est ça, voilà, c'est ce schéma. Alors il a l'intérêt, c'est un schéma qui va nous permettre d'aboutir au schéma de la foule de Freud, mais d'un par un autre chemin que celui qu'on a utilisé. On a utilisé celui de la cybernétique, des théories de l'information, de l'information complexe, de l'information du langage et cetera, et on est arrivé au schéma de la foule par Freud.

Et il se trouve que la pure psychologie et notamment l'école de Palo Alto, c'est-à-dire Watzlawick et les écologistes de son époque, utilisaient un schéma que, alors je vais vous l'afficher par, alors partager l'écran.

[Partage d'écran]

Voilà, est-ce que, non, là vous avez mon, vous avez tout mon écran, je vais essayer de limiter ça à la fenêtre en question comme ça, là on sera plus localisé sur... Donc est-ce que c'est lisible ce schéma ici ? C'est bon ?

Alors je le traduis rapidement, je le commente. Il s'agit de la relation entre deux points qu'on peut appeler le moi et l'autre, mais qui sont orientés sur un objet commun, c'est l'objet d'orientation qui est commun à ces deux points qui eux n'ont pas de relation entre eux. Et ils n'obtiennent une relation entre eux que par une image de l'un et de l'autre, c'est-à-dire qu'on va avoir ici l'ego et l'ego comme objet d'orientation, et l'alter ici va s'orienter vers ego pour...

Alors il y a un schéma plus simple, on va le montrer comme ça. Là on a l'objet d'orientation, il y a A comme source d'orientation, B comme une autre source d'orientation, et le, et donc ces sources deviennent aussi des objets d'orientation selon leur forme d'être as objet.

Alors on peut le figurer pour comprendre ce que ça veut dire, on va passer à celui-ci, c'est-à-dire un homme et une femme. L'homme, donc c'est, c'est le A, pour image le père de cette, de sa femme, et il a pour image, ça c'est le complexe d'Œdipe, enfin c'est la psychologie... Donc ça c'est le schéma de Palo Alto. Nous avons ici moi et toi, et ici c'est moi pour toi, et ici c'est toi pour moi. Donc mais il n'y a pas de relation directe entre ces deux personnes, simplement elles ont une relation commune et elles peuvent avoir une relation intermédiaire par les images que l'autre représente pour elle ou bien que l'image que l'autre, que la femme représente pour lui.

Alors ce que le schéma de Palo Alto, la psychologie Palo Alto s'arrête à cette formule donc de A et B et de ce que A représente pour B et représente pour A. Et dans ce que j'ai fait dans la préflexion, c'est-à-dire que j'ai fait une flexion, et ce qui se passe après sa flexion, c'est-à-dire que on fait passer ici, il y a le, c'était A et B, mais on fait B, on le fait passer de ce côté-là, et on peut le voir encore une autre formule plus avancée où on retrouve ici les deux formules des imagos qui représentent l'un pour l'autre et qui représente l'une pour l'un.

Et derrière ces deux imagos, il y a une figure qui est celle qui se produit quand par exemple on va le prendre ici, si je le prends comme ça, ici je vais le découper si l'homme dans la figure de son beau-père, enfin de son beau-père si on peut dire, s'il comprend, c'est-à-dire s'il analyse, il fait une psychanalyse, s'il comprend que lui, son identité à son père a fait qu'il se projette dans la ou qu'il offre l'idée d'un beau-père à sa femme, s'il se projette, s'il analyse ça, il va se voir de l'autre côté, il va se voir à travers un imago plutôt que se voir dans, se perdre dans un dans l'objet commun ou ne pas se voir du tout si on peut dire.

Et donc ça, c'est ces mécanismes de la préflexion, et on voit déjà qu'on trouve le modèle de la foule si on continue à l'appliquer. Ici on voit ces trois stades qui représentent l'idéal, qui représente le, ici en fait c'est le semblant qui représente les corps, et puis qui représente l'objet commun.

Donc on a là une autre manière par la psychologie de Palo Alto, pure psychologie, de reconnaître ce modèle freudien qu'on avait reconnu par ailleurs. On arrive sur la même formule.

Alors ce que présente l'analyse plurielle, c'est qu'elle va suggérer qu'à la place de la divinité de ces anciennes archétypes, ce que Jung appelait les archétypes, à la place de cette représentation du 2e ou 3e degré, il y est en fait maintenant la machine cybernétique qui va fournir ce qu'on appelle la réalité virtuelle de manière tout à fait mécanique, objective, et du coup va permettre du fait de cette neutralité, de son automatisme, de rabattre les tensions subjectives si on peut dire vers l'objet commun. Et ça c'était ce à quoi on avait abouti la dernière fois.

Est-ce que donc ça a été, vous avez vu l'idée ? Donc là on a maintenant utilisé deux manières d'avoir le, de voir le schéma de la foule de Freud.

J'ouvre une parenthèse en rappelant que jusqu'à la fin de sa vie, Freud essaie de poser des termes objectifs à son schéma de la foule. Il fait des théories pour en trouver une, disons une manière de l'utiliser dans la perspective de la psychanalyse. Il n'y arrive pas, et à la fin de sa vie il dit : tant qu'on n'a pas appliqué la psychanalyse dans le modèle de la foule, si on peut dire, enfin c'est une autre formule qu'il emploie mais ça veut dire la même chose, donc on n'a pas de psychanalyse dans le modèle de la foule, on ne, on doit tout arrêter.

Et ça c'est au début de la Seconde Guerre mondiale qu'il annonce ça et c'est au moment où il meurt. Et il me semble, il me semble quant à moi que actuellement justement du fait de cet appareillage que l'on peut observer ou que l'on peut, donc observer, oui, cet appareillage de l'espace virtuel, on a la manière de réellement d'instrumenter le modèle de la foule de Freud, c'est-à-dire de satisfaire à sa prescription.

Ce qui voudrait dire pour rattacher le propos à tout ce que nous a exposé Christopher, que quelque part, je sais plus quel nom il le donnait, c'est, enfin ces gens qui résistent pour des raisons, enfin qui peuvent se justifier et cetera, enfin qui ont été expliquées, mais qui résistent à cette image, sont peut-être ceux qui se coupent avec leur volonté de faire nouveau et d'aller de l'avant. C'est peut-être ceux qui se coupent le plus d'authentiques possibilités d'évolution puisqu'ils se priveraient de cette espèce de miroir artificiel.

Et peut-être ne veulent-ils pas aussi, on peut très bien ne pas vouloir évoluer. Et oui, je reviens sur le point de départ de mon intervention là, je disais que c'était pour, j'utilisais ce schéma pour indiquer où était la résistance, à quel moment, où était le signe et à quel point se plaçait la résistance. Elle se place de mon point de vue, je pense que le moment résistant, c'est dans le, quand j'ai utilisé le déplacement de l'image, j'ai découpé l'image, je l'ai fait déplacer, c'est-à-dire c'est à travers l'identification, à travers l'imago soit du père soit de la du père de l'autre, enfin si on peut dire, le dans cette conjonction de ces deux imagos, on fait, on fait, c'est classique ce que je dis là, on fait cette résistance à ce passage, à ce franchissement et à cette dépersonnalisation pour se retrouver de où en fait on se repersonnalise tout de suite si on le fait. Mais on résiste à faire ce pas de même qu'on résiste à plonger dans une piscine avant d'apprendre à nager.

Serge : Est-ce que même avant l'invasion par les machines, est-ce que c'est pas déjà, c'est probablement déjà cette résistance qui a empêché un certain essor, on va dire, de la psychanalyse parce que...

William : Oui, oui, oui, tout à fait, c'est un peu, enfin la psychanalyse a résisté elle-même. Oui, Freud a dit arrêtez, il a donné un certain nombre de directives, ils s'en sont complètement fichus et puis... Mais pour dire que dans le, enfin ça se recoupe quand même complètement ce que tu viens de nous montrer, et tu l'as dit toi-même, avec l'aventure ou la mésaventure œdipienne. Et donc c'est là que c'est là que le blocage et la, ça passe, ça passe pas le cap. Est-ce que effectivement la machine va permettre ce passage de cap, point d'interrogation.

Christopher : Moi j'ai une question un peu diable, j'essaie de comprendre dans quelle mesure la machine et donc ce qu'amène la machine à travers la cybernétique et cetera n'est pas possible sans la machine, c'est-à-dire dans l'interaction humaine. Pourquoi est-ce qu'on ne pourrait pas voir apparaître également ce stade du miroir, ce feedback, tout ça ? Qu'est-ce que la machine apporte que toutes ces interactions avec le vivant ne peuvent pas apporter ?

William : Oui, oui, oui, oui, moi je pense que la machine empêche justement cette divinisation, elle empêche de, elle est anti-jungienne si on peut dire. Si quand je parlais de l'archétype, quand je mettais cette dans la place de la projection à travers la mère là, puisque c'était le, donc la mère nature si on peut dire, la mère divinisée en mère nature, la donc les archétypes jungiens grosso modo, la machine va interdire ça, elle va empêcher ce mécanisme là.

Et parce que je pensais tout à l'heure pendant l'exposé de Christopher, pareil, j'avais l'image du de toute l'entreprise New Age qui m'arrivait dans la tête et qui a, qui a quand même bien contribué, en elle-même elle naissait d'une espèce de transformation, faut-il dire perverse mais peut-être dans ce sens-là, de religiosité et d'idéal absolu. Et je sais pas si effectivement ça, c'est pas aussi ce principe qui a enfermé d'une certaine façon les gens malgré leur volonté de faire du nouveau et de passer par de nouveaux paradigmes, qui les a pas enfermés, ben voilà, tu parlais tout à l'heure d'idéologie, enfin voilà, ou dans l'idéalisme jungien, enfin on peut utiliser ça parce que c'est vraiment le, ce qui se prête le plus à se propose comme exemple exemplaire, le destin du jungisme dans le New Age.

Tandis que, et j'y reviens, la machine a donné ce qu'on a, l'hypermatérialisme a donné le marxisme, le matérialisme historique, l'histoire matérialiste, enfin de le matérialisme historique, c'est-à-dire que la machine entre en compétition avec l'idéalisme, et elle va jusqu'à menacer, jusqu'à l'extinction comme ce dont on a peur actuellement, ce qu'on craint.

Et pour éviter cette extinction, il y a la possibilité, la possibilité de se projeter effectivement dans la machine par ce même processus, c'est là où je montrais la figure de cet homme qui se projetait dans l'appareillage et qui devenait à ce moment-là le, et de ce fait où il se matérialisait dans comme un être chromosomique, comme un UCMPP, son âme devenait de l'ADN, enfin mais en fait ça avait l'effet de le reprojeter et de le resituer dans ce X complètement extérieur.

C'était, et ça se montre dans le modèle optique de Lacan où on voit dans une première position il y a un miroir vertical, il y a un sujet devant, il va passer de l'autre côté, mais quand il passe de l'autre côté le miroir tourne et de nouveau il est projeté à l'envers, c'est-à-dire qu'on ne passe pas à travers, on ne passe pas dans la machine comme Alice au pays des merveilles qui se perd dans quelque chose de démentiel, mais c'est que quand on se projette dans la machine, la machine elle-même va se mettre à opérer d'une autre manière.

Encore faut-il le faire, et la résistance se passe au moment de cette projection dans la machine parce qu'on doit passer par l'hermétisme, par Hermès Trismégiste, ce diable qui a fait des machines et qui est dieu et cetera.

Donc il me semble que cette observation, cette méthode est une méthode observationnelle, oui, mais quelqu'un voulait parler là ou...

Christopher : Oui, je disais, j'avais une question aussi avec l'analyse plurielle qui est justement implique nécessairement l'appareillage, donc le fait qu'on utilise toutes ces technologies là et cetera. Ça veut dire que toutes les sphères de l'existence sont captées par la machine dans tous les cas, il y a une invasion.

William : Oui, oui, une invasion, voilà, elle est acceptée comme telle, elle s'impose, voilà, de même, oui, oui.

Christopher : Mais il y a des, il existe encore des champs d'existence en tout cas dans plein de modes d'existence où il est possible de vivre sans ces machines, sans ces appareils et où il y a néanmoins du corps social. Est-ce que pour autant, on part du principe que bon, ben ces corps sociaux, ils sont nécessairement malades et on peut pas les traiter sans cette machine ? Dans ce cas-là, il faut participer à l'invasion, vous voyez ce que je veux dire ?

William : Est-ce que c'est, oui, participer, c'est-à-dire il faut d'abord on l'a subi, ouais, et en la subissant on ne s'y pervertit pas, il faut éviter, enfin après là on est dans les stratégies morales ou personnelles de chacun. Mais il semble observable que les sociétés traditionnelles sont détruites par cette machine.

Christopher : En fait, ce que je veux dire, c'est qu'il y a de nombreuses sociétés traditionnelles qui pourront probablement continuer à persister ou des corps sociaux qui pourront continuer à persister sans l'appareil. Et pour autant, est-ce qu'il serait pas possible d'appliquer néanmoins des principes de psychanalyse collective ou d'analyse collective en tout cas sans l'appareil ? C'est-à-dire ben faire de l'extraction, du divan, de l'expression, de l'écriture, peu importe en fait, mais qui nécessite pas nécessairement l'appareil.

Et il serait possible d'imaginer une distinction entre cette analyse plurielle qui est bah équipée de tous ces appareillages dans une dimension entre guillemets low tech ou... Ce serait intéressant du coup que, puisque j'ai cru comprendre que tu devais reprendre des contacts ou que tu étais toujours en contact, ça serait intéressant de tâter le terrain et de voir l'accueil qui serait réservé à l'idée.

C'est dans cette perspective là que j'interrogeais même la possibilité et de ma question précédente de préciser justement qu'est-ce qu'on ne pouvait pas faire que permet la technologie, l'appareillage, alors qu'en fait dans mon esprit il est possible de faire bah justement au minimum déjà ces principes d'expression, d'extraction, de psychanalyse, de divan et cetera, de tout ça sans nécessairement avoir d'appareil ? Ça ça serait quand même une thérapie du corps social.

William : Néanmoins, oui, ben je pense que c'est tout à fait juste ce que tu dis, et même le poids de l'histoire, c'est-à-dire qu'effectivement ça s'est pratiqué, l'art de la mémoire, les sociétés grecques antiques se sont ont vécu pas mal sans autre appareillage que cette mobilisation en forme d'art de la mémoire.

Bon, et mais alors le, là où il y a un mais, c'est encore une fois moi je reviendrai sur la question d'une évolution fatale, c'est-à-dire celle de la vieillesse et les corps, les corps vivants évoluent fatalement vers une dégradation à moins d'une médecine. Mais cette médecine justement, c'est un poison qui ensuite va produire éventuellement une guérison et une, voir une évolution positive.

Mais ce qu'il faut néanmoins aussi ne pas oublier, ça c'est aussi la psychanalyse qui, enfin l'histoire l'a montré, on n'a pas eu besoin de la psychanalyse pour avoir... qui nous... et bien d'autres, mais on a un historien caractéristique qui nous montre à quelles conditions se passait la vie des sociétés primitives quand elle était un petit peu civilisée : c'était cannibalisme et autres tortures et autres épidémies et autres, enfin bref, c'était pas la joie si on peut dire, et c'était pas une la pleine santé non plus semble-t-il.

Et donc alors là on arrive à la question du Rousseau et du bon sauvage. Je pense que c'est, on revient à cette éternelle et importante question. Oui, personnellement, moi je pense que la, d'un côté pharmacon, d'un côté hippocratique, que la médecine est destinée justement à restaurer l'ingénuité naturelle et son ingéniosité et son génie naturel. Je pense que c'est ce qu'elle restitue en fin de compte dans ce X de l'autre côté. Elle permet de régénérer une société qui autrement meurt.

Christopher : Les écologistes radicaux justement, je pense qu'il y a un croisement qui se fait à ce niveau-là où effectivement ils recherchent également ça, mais ce qui s'oppose, on va dire, à ces hautes technologies parce qu'ils pensent que ça c'est en train de détruire les conditions de vie sur terre.

William : Bien sûr, bien sûr, tout à fait. Je c'est tout à fait entendable, mais c'est, il faut vraiment en discuter parce que ni les uns ni les autres n'ont probablement une garantie de connaissance certaine pour ça.

Christopher : Je posais cette question au niveau éthique de savoir s'il n'y avait pas un défaut éthique d'imposer une technologie à des groupes qui n'en auraient pas besoin à certain stade, qui pourraient s'en passer et néanmoins avoir cette pratique de la thérapie du corps social et des individus à travers d'autres pratiques justement ne nécessitant pas ces appareillages, qui viendraient probablement dans une lutte à un autre niveau quand le parasitage serait déjà présent, c'est-à-dire qu'ils seraient déjà eux-mêmes appareillés mais de façon parasitaire puisqu'il n'y aurait pas l'aspect thérapeutique de l'analyse plurielle. Là ça se poserait pas, mais je pense qu'il existe encore plein de modes d'existence qui pourraient très bien se passer de ces appareillages, et dans quelle mesure il n'y a pas un enjeu là éthique de ne pas imposer d'appareillage qui n'a pas besoin ?

William : Oui, c'est mon point de vue aussi. La liberté est essentielle, et il paraît d'ailleurs que cinq pays européens sont en train de mettre en pratique la carte vaccinale. Bon, voyez toutes ces questions de carte vaccinale, de puçage humain, à partir du moment où vous décidez d'avoir un téléphone portable connecté, vous êtes déjà vous-même pucé à un certain niveau. Alors c'est encore extérieur, c'est un objet comme ça qui est là à côté de vous, mais il est quand même, on est quand même équipé, et il y a plein de gens encore qui pourront très bien s'en passer. Je pense que ce sera peut-être éthique de questionner, faire attention et de maintenir ces espaces de liberté.

Alors une petite notion là, on va pas y, je vais le dire parce que j'ai depuis longtemps, si on veut s'amuser à ça, on regardera le modèle de la foule dans la avec le X extérieur, les objets et les idéaux, et bien vous avez la liberté X et vous pouvez la lire jusqu'à le marquis de Sade, il y a des, il y a Kant avec Sade et un psychanalyste très intéressant. Vous avez, c'est la liberté, l'égalité, ce sont tous ces corps séparés mais individus, c'est des individus, et vous avez la fraternité, c'est le côté idéologique symbolique. Vous avez vraiment dans cette la tripartition du modèle freudien, vous pouvez y placer de manière très fructueuse pour la réflexion, pour la méditation, la liberté, l'égalité et la fraternité.

Christopher : Vous avez partagé également un lien qui est sur l'accélérationnisme efficace qui est un mouvement qui prône justement l'accélération dans le sens où au lieu de freiner tout ça, ils estiment qu'il y a un intérêt en tout cas à ce que ça arrive le plus vite possible et que ça s'effondre le plus rapidement possible.

William : Très bien, on est à 58 minutes 30, j'interromps au moins l'enregistrement, suspendre, arrêter l'enregistrement.

 

 

 

 

 


 

Travaux préparatoires du AnaplurN°19

FB annonce & commentaires

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Avant la session ayant pour thème l'Analyse Plurielle, j'ai pensé utile une récapitulation en préalable de sa fondation établie au fil les sessions précédentes. Cet enregistrement préambule* n'a pas de prétention de qualité, mais juste d'utilité. Puisqu'il m'a paru ne pas être trop raté ni taré, je le mets en ligne. J'y joins aussi sur sa page/site référent https://www.lasainteethique.org/uberpol/2024/20240801N19_wbn_anapure.htm#0727 son texte original. J'ajoute aussi quelques précisions qui auront pu manquer ; par exemple je n'ai pas bien mentionné les éléments sur quoi se fonde le tableau du langage, que je rappelle en première partie. Ils relèvent des premières sessions, consacrées au Séminaire sur La lettre Volée - revisité et éclairé par Un scandale en Bohème ; le lacanisme y est invité à une révolution, mais n'y répondra pas, menant à une troisième source qui montre alors où il échoue (La seconde Génération, texte américain révélant la catégorie non-A). Je ne les ai pas cités ; ils auraient eu leur place mais j'étais tenu par l'exigence d'une vidéo courte.
Le reste de l'exposé ne présente pas d'autre grosse lacune. Comme d'habitude je fais épisodiquement usage que l'on dira déviant de notions canoniques ; c'est souvent en les connaissant bien et sachant de quoi je parle.
Titre : Paranoïa, hypnose, libération

https://youtu.be/XjIrcr7yCMc

Script /  Paranoïa, hypnose, libération

01En 1950 la psychanalyse s'adresse à la philosophie ; elle confronte la logique sérielle de l'Existentialisme 
avec la paranoïa critique du surréalisme  - c'est à dire la nature de la perception du point de vue de la pensée

02(le modèle du Voyeur Vu décrit par J.P.Sartre)    (du cogito qui pense que l'autre pense)
Visuellement parlant, le voyeur qui voit que l'autre voit qu'il voit met d'un côté d'un triangle  un objet qui est, dans la pensée de la perception décrit par une lettre (un message) :
03sémantiquement parlant, où le premier est objectivé par une stase, l'immobilité d'une donnée, l'autre est objectivé  parce qu'on la pose.

La psychanalyse, 04sur ces deux état applique un 05déchiffrage de leur coexistence, en dévoilant 06leurs symboles puis leurs 07règles (codes d'alliances, règles d'échange etc..) - jusqu'à produire un 08modèle théorique du langage et des représentation, à travers des vols, des scandales et des générations (elle conclut une sorte de tableau des états de conscience ) - aboutissant à son but pratique de décrire et d'expliquer nos mentalités. 09Elle revient sur sa distinction initiale (philo/psycho) avec des 10concepts, pratiquement simples à confronter :
11Leur première distinction objet///lettre se formule à présent différemment au motif de la Connaissance
12Les concepts de Méta et de Para ont présidé à l'intelligence moderne, exposés en Métanoïa & Paranoïa ; de l'antipsychiatrie Laing/Sartre et des "réalismes" Dali/Lacan.13C'est ce dernier qui tranche la question en faveur d'une unique 'para'noïa à la fondation de la connaissance humaine.
Cette conception du langage est faite de quatre modes : des signes (*), des successions d'alternances (oppositions de valeur) et deux types de successions régulières de deux genres (soit l'absence d'activité/pensée - soit de répétition permanente). Mais pour l'affirmer, il a dû faire face à une exigibilité de preuve/démonstration, en vérifiant que cette source unique de libido réponde d'une réalité de l'hypnose collective, par exemple en validant le modèle psychanalytique de la foule.  À cette fin il produit à son tour un schéma 14(appelé L, pour 'Lacan' ou 'Langage')

Ce schéma, tel qu'expliqué par son auteur, figure par exemple 15par deux lignes, basse et supérieure, respectivement des succession régulières, soit d'input, soi de stand-by, que présente son 'para'langage - tandis qu'16en 17diagonale une succession stricte d'alternance figure la relation imaginaire de ladite paranoïa (je t'adresse si tu m'agresses si je t'agresse si tu m'agresses..). 18Il montre aussi que parmi ces alternances certaines constituent le 'ego' cartésien et comment sa source dans l'Inconscient suscite le sujet freudien. Es/S

Cependant, à sa fonction la paanoïa ne présente même pas ces alternances - 19dans sa réalité et son existence pratique, la 20relation entre individus disparaît au profit d'une incommunicabilité et d'une pensée unique. 21Seuls les deux états sans altérités subsistent et 22la relation intersubjective est abolie dans une 23dichotomie d'une 24pensée subjuguée et un activité aliénée.

Cette vérification aboutit alors à la 25psychanalyse de l'hypnose suivant la psychologie collective de Freud. Son schéma permet d'analyser une 26foule à partir de trois individus, permettant de réinscrire les conditions de communication. A partir de ces trois formations, l'objet de la pensée unique (x), l'objet auquel l'individu est réduit (o) et l'idéal-du-moi (I), il met en condition 27le 'moi', c'est à dire une fonction imaginaire qui occupe ces états de langage. Dans un milieu 28à proprement parler collectif, la psychanalyse 28provoque un alignement parfaitement propre à restituer la 29relation humaine en société.

Elle l'appelle en l'occurrence "Transfert" mais cela n'occasionne qu'un début. Rien n'est accompli à ce stade qui est la base sur laquelle vous pouvons commencer à parler de l'Analyse Plurielle.

 

williamtheaux@gmail.com vous invite à une réunion Zoom programmée.

Sujet: Webinaire Analyse Plurielle
Heure: 1 août 2024 18H00 (enregistrement 18H30-19H30) PM Paris

Participer Zoom Réunion
https://us06web.zoom.us/j/86737964314?pwd=aQ4dZX5Lzqhwh47gPHpA0LpR9reC8N.1

ID de réunion: 867 3796 4314
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https://www.lasainteethique.org/uberpol/2024/20240801N19_wbn_anapure.htm#0801

En supposant que je gagnais mon pari je n'aurais pas eu besoin d'expliquer ce que je disais ici merc.31.jul.16H42 ; car des questions auraient été posées ; peu sur le « taire érotique » qui aurait été contredit ( par la moindre question) mais qui évoquait nettement le titre du tableau de Masson (Terre Erotique) couvrant celui du titre "l'Origine du Monde", et pas moins le plaisir pris dans le silence des conversations psychanalytiques. Une question plus réelle serait issue de « beau aime » car il est rarement su, ni que c'est un Scandale en Bohème que couvre La Lettre Volée l'instar des deux tableaux, mais l'histoire de la Bohème et de son scandale. C'est un sujet si vaste qu'on ne peut le traiter d'une réponse. Plus pratique, la logique qu'il s'agisse du rapport sexuel mentionné en bref mais sujet de propos des taiseux et sa conséquence que le rapport du beau soit à l'harmonie. Il resterait encore la portabilité d'un insu et puis, l'allusion aux Jeux qui appellent aussi une question trop vaste pour n'être pas à reconduire ultérieurement. Avant ces résolutions, ce soir le webinaire traite de l'Analyse Plurielle, qui au minimum applique la prescription de Freud de ne plus avancer d'un seul pas dans la direction qu'il avait indiquée (psychanalyse) tant que la psychologie collective n'était pas traitée aussi bien que l'individuelle.

Y sera présenté Lapréflesion (texte de 1985-1990) parmi les figures : 
           

 
 
 
 
 

 

 
 
 
 

 


https://www.lasainteethique.org/uberpol/2024/20240725N18_wbn_pluriel.htm