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brut de youtube ; mais elle est restée imprécise sur les noms des personnes et
fait des erreurs dans les attributions de prise de parole, inverse les
personnes etc..
Transcript
Webinaire N°24
Oui bonjour donc pour ce
nouveau, ce numéro 24 je crois du webinaire, nous allons faire un
complément au webinaire précédent qui avait fait le rapprochement
entre les temps modernes actuels où nous nous interrogeons sur l'éventualité
d'extraterrestres dans la galaxie et le temps à l'époque de la
Renaissance nous interrogions sur l'éventuelle existence de
semblables dans l'océan ou dans les mers, dans les nouveaux
continents.
Et on trouve effectivement
qu'au moment de ce 20e siècle où on allait s'interroger d'une
certaine manière sur les extraterrestres, c'est pas une obsession,
ça peut le devenir, mais on disons on s'y intéresse, à ce
moment-là la psyché, Freud avait fait un schéma, la psychanalyse
avait proposé un schéma de l'hypnose, c'est-à-dire de la
distinction de la réalité et du semblant et de, ou de l'illusion.
Et qu'au moment d'un état
social comparable où il était question de découvrir des
semblables pas dans la galaxie mais dans les mers ou dans le Nouveau
Monde, à ce moment-là c'était pas la psychanalyse mais c'était
la perspective, les sciences de la perspective qui proposait un modèle
de la perception de la réalité et de la mesure des distances entre
les choses et leur superposition.
Et bien on avait montré
que ces deux modèles en fait étaient superposables, ce qui est une
histoire, c'est de l'élégance de l'histoire, bon, mais pour nous
on avait, enfin pour la démonstration du webinaire on avait oublié
le temps là-dedans et on avait mis beaucoup d'espace, de
comparaison, mais on n'avait pas parlé du temps et ça avait été
remarqué à la fin de l'exercice.
D'autant plus que parmi les
stimulations avant le séminaire on avait celle de Jean-Claude
Bourret, je crois que c'est son nom, Jean-Claude, le journaliste qui
s'intéresse beaucoup aux extraterrestres depuis très longtemps,
qui est connu pour ça en France et qui produisait un livre sur
est-ce que les extraterrestres voyageaient dans le temps ou quelque
chose comme ça, enfin il y avait une histoire avec le temps.
Et donc effectivement on
n'en avait pas parlé, c'était une faute énorme et donc on peut
consacrer cette séance maintenant à reprendre, à réparer la
chose ou à compléter la chose et on verra qu'il y a des tas de,
effectivement que ces compléments nous amènent à, de peut-être
pas des ouvertures parce que peut-être qu'enfin on va se trouver à
avoir conclu, enfin établi des choses, mais en tout cas à une
certaine moisson abondante d'informations.
Donc je présenterai des
petits schémas comme à mon habitude, j'ai monté quelque chose,
mais il y a deux éléments à ou deux contributions à apporter sur
ce chapitre du temps dans ce modèle, hein, si on peut dire, ce modèle
qu'on avait vu qu'on avait pu superposer, modèle de la Renaissance,
la reconnaissance du semblable, le modèle moderne de la
reconnaissance du semblable.
Dans ces deux modèles en
fait on n'avait pas parlé du temps parce que c'est, il y a une
chose évidente, énorme, qui nous répond à la question. Mais bien
sûr on inscrit aisément le temps où on voit comment ce modèle
nous aide à intégrer le temps dans notre histoire de notre
reconnaissance des uns et des autres, du semblable.
Je pense par exemple à
Akhenaton, on en parle plus maintenant qu'on parle des
extraterrestres, mais il a été un des premiers récemment à être
soupçonné d'être extraterrestre parce qu'il avait une tête
allongée ou des grosses cuisses et puis les dessins de son époque
étaient un petit peu à la manière de dessins modernes de drogues,
de choses comme ça et on se dit est-ce qu'Akhenaton est un
extraterrestre. Mais enfin c'est une bonne occasion de montrer que
ces deux modèles, le modèle qui est celui de Brunelleschi, est-ce
que je le prononce bien Dominique maintenant ? Le voilà parce que
toute la séance précédente je me trompais à la prononciation
italienne.
Donc il y avait le modèle
de Brunelleschi et le modèle de Freud et bien ces deux modèles présentent
différents plans, on va dire des plans de perspective qui sont, on
va dire ils sont au nombre de 4 dans chaque modèle et c'est comme
ça qu'on peut les montrer superposables et qui sont identiques.
Et bien je le dis en bref,
hein, parce qu'on va surtout se concentrer sur d'autres choses, mais
si on s'y intéresse on verra combien il est facile et éclairant de
dire que par exemple, vous vous souviendrez qu'il y a un baptistère,
il y a la peinture du baptistère, il y a l'image virtuelle dans le
miroir de cette peinture et cetera, bon.
Et bien si on dit que le
baptistère c'est Amarna et qu'est-ce qui s'est passé après Amarna
? Ben Amarna a été détruit, rasé, il n'y a plus rien, ça
n'existe plus Amarna, mais on a une peinture, c'est-à-dire que
certains ont trouvé une peinture, ils se sont dit "ah mais
tiens c'est peut-être la peinture d'Amarna". Qu'est-ce que
c'est que cette peinture ? C'est Moïse, c'est l'histoire de Moïse,
c'est-à-dire que certains ont dit "ah mais Moïse c'est une
peinture d'Akhenaton".
Akhenaton a été proscrit,
oublié, interdit et en fait Moïse le représente et c'est Freud
qui a commencé à dire ça. Et ensuite donc on a la scène du
baptistère et on a la peinture et maintenant il se trouve que si on
met la peinture dans l'expérience de Brunelleschi ou bien dans
l'expérience, dans le schéma de Freud, on voit dans le miroir où
qui va projeter des images virtuelles, où on voit le moi qui va
projeter l'image virtuelle, ben on voit Œdipe, le moi projette Œdipe.
Et on trouve qu'Œdipe
correspond effectivement, on compare Œdipe et Akhenaton comme on
compare l'image virtuelle sur le baptistère et c'est Emmanuel
Velikovsky qui dit effectivement ils sont semblables et on peut
faire des magnifiques comparaisons. Freud à ce moment-là s'évanouit
et cetera, bon c'est un peu l'histoire car il y avait Emmanuel
Velikovsky, Karl Abraham, c'étaient des gens sérieux de la
psychanalyse qui ont fait ça.
Ce que je veux dire par là
c'est que nous avons cette identification d'Akhenaton comme Moïse
Œdipe et puis finalement le Trismégiste, c'est la quatrième, la
quatrième exposition se retrouve, on peut vraiment la placer dans
ce modèle pour illustrer ce modèle pour, pour s'en servir. Ce modèle
quand on y place, on figure ces souvenirs ou ces légendes, ces
mythes, bien le modèle nous montre comment ils s'articulent les uns
les autres.
Par conséquent nous avons
là un exemple monumental de la manière dont le temps, la mémoire
et, c'est parce que là c'est la psychohistoire qu'on vient de
faire, donc comment la psychohistoire, enfin que ce modèle de
l'hypnose, de la foule ou ce modèle de Brunelleschi donc nous
instruit ou permet d'étudier le temps, hein, et le temps et la mémoire
et les différentes reconnaissances.
Donc ça c'est une première
version, c'est une première, disons source de renseignement sur ce
rapport de, donc du, initialement ce, sur ce rapport de la
perspective, hein, avec notre histoire là que l'on veut voir. Il en
a un second, un second dont je voudrais vous parler et qui va
occuper les trois quarts du temps qui nous reste.
Est-ce qu'il y a une
remarque avant qu'on passe ? Me venait là alors peut-être l'idée
d'un, pas d'un contre-exemple, mais par rapport à cette notion du
temps et ces choses mises en évidence, est-ce que si on n'avait pas
abordé la question la dernière fois, une façon de le voir n'est
pas de considérer qu'on parle de choses ou de mécanismes
intemporels, c'est-à-dire que parce que tu as donc fait la
superposition Brunelleschi, donc Brunelleschi et le schéma de la
foule de Freud, mais tu ne t'es pas arrêté là puisque donc tu as
rajouté la superposition du schéma optique lacanien, schéma
optique lacanien que tu avais lui-même en son temps rapporté à la
classique caverne de Platon, oui oui.
Donc voilà c'est comme si
quelque part il y avait des espèces de données figées comme
intemporelles si tu veux qui marquent... D'accord ben écoute tout
à fait bien, tu fais la transition parfaite avec le prochain propos
parce que ce que l'on va voir, je pense qu'on peut, on est à même
de reconnaître pour, enfin trois temps ou de reconnaître que nous
reconnaissons 3 temps : le temps d'Einstein, le temps de la
relativité, hein, et Lacan a introduit le temps logique et nous
allons parler du temps réel.
Le temps réel c'est par
exemple nous communiquons en temps réel, où il y a le, c'est une
notion qui a été introduite avec l'informatique. Et or ces temps
et particulièrement le temps logique, il est intemporel, il est figé
comme tu en as fait mention, tu as employé ça, les uns temporels
ou à tel point que Lacan n'a pu que dire que c'était en fait un
sophisme, ce temps tellement paradoxal, enfin ce temps qui est ce
temps logique qui ne se déroule pas ou se déroule de façon à
tourner dans un sac.
C'est un sophisme et c'est
cela que nous allons voir, nous allons aboutir en traitant de ces
variations du temps, soit du temps réel, soit du temps logique,
soit du temps physique, c'est, nous allons aboutir à, nous allons découvrir
des choses particulières dont précisément donc le statut de ce
modèle optique et de son rapport à la caverne, son rapport à la
politique et comment le temps nous concerne sur le plan de la
politique et de l'hypnose, hein.
C'est le, alors nous allons
voir ça, je parlerai peu du temps einsteinien, du temps physique,
je ne me suis pas concentré là-dessus, mais nous allons surtout
parler donc du temps lacanien, du temps logique et du temps réel.
Alors pour ça je vais
passer maintenant, temps logique lacanien, j'ai cru comprendre
caractérisé par le principe de la hâte ? Oui c'est de l'assertion
de certitude anticipée, c'est un sophisme d'un jeu, c'est un jeu
cybernétique, c'est un, il vient de la théorie des jeux et puis de
beaucoup d'autres choses, c'est comment on découvre la vérité par
trois, il faut être trois pour découvrir la vérité que nous
sommes, mais ça se passe dans l'assujettissement à un temps
logique qui nous aliène en même temps à une impossibilité de le
développer. Mais donc voilà alors on va aller sur ça, partager je
crois que là...
Et puis ce que je vais
peut-être faire si vous permettez, alors ce sera peut-être un peu
ridicule mais peut-être efficace, en fait j'ai fait un texte pour
supporter ma série de diapositives, enfin mon espèce d'exposé,
j'ai fait un texte et je vais le lire, alors pardonnez-moi c'est un
peu brouillon, la lecture elle fait 7 minutes, c'est certain, je, ça
serait à refaire, mais disons que ça nous permettra d'avancer très
solidement et vite et ensuite donc, c'est cinq paragraphes, je vais
lire les paragraphes et ensuite nous aurons, mettrons à chaque fois
un petit temps de pause pour en parler.
Donc j'ai écrit cela en
fait, voilà ce que j'ai écrit assez maladroitement mais je vais
essayer de dire comme ça : donc nous avons rappelé l'expérience
de Brunelleschi, la voici considérée comme le moment inaugural de
la perspective artificielle, c'est un, ça date de 1425. On se
serait attendu que Lacan le mentionne quand il consacre un séminaire
à la perspective durant la Renaissance, ce séminaire c'est en mai
1966, et en fait donc Lacan n'en parle pas, il parle de beaucoup de
gens, il est de beaucoup de choses, mais il ne parle pas de celui
qui est considéré comme, enfin l'auteur, le sujet du moment
inaugural de la perspective. Pourquoi n'en parle-t-il pas ?
Donc nous avons d'ailleurs,
par ailleurs montré que le schéma de l'hypnose, ça c'est le schéma
de Freud figuré comme le schéma de la foule par Freud en 1921,
Freud dit que ce schéma de la foule en fait il répond à l'élucidation
de l'hypnose, il explique aussi ce que c'est que l'hypnose, c'est la
même chose selon ce schéma, donc correspond à, schématise cette
expérience de Brunelleschi.
Donc on voit ici le nuage
du moi qui est à la place du miroir puisque c'est moi aussi selon
le schéma de Freud, ici on a un moi objet et puis ici on a l'idéal
du moi, hein, mais ces deux schémas se superposent, hein.
Donc nous questionnons par
conséquent, je continue à dire, nous questionnons la performance
de Lacan et son application à traiter la psychologie collective et
individuelle comme Freud l'avait prescrit en substance de son
testament.
Donc je fais une petite
pause et est-ce que ça a quelque sens ou bien est-ce qu'il y a du
non-sens à éclairer ? Là c'est un bref rappel, si on n'était pas
au courant, est-ce qu'on comprendrait où il n'y a rien aussi
d'autre à éclairer en étant au courant ? C'est clair ? Bon alors
on continue, allons-y, donc je repartage, je relance là.
Alors donc ensuite je
disais il y a des raisons de penser que Lacan qui soit effectivement
bien appliquée, c'est-à-dire bien appliqué à répondre à la
prescription de Freud de franchir la béance qui sépare la
psychologie individuelle de la psychologie collective et sans quoi
il fallait arrêter d'avancer d'un seul pas dans la voie qu'il avait
ouverte, c'était sa prescription.
Donc il y a des raisons de
penser que Lacan soit effectivement bien appliquée à cette
prescription car il a présenté sa théorie sous un modèle qualifié
d'optique, lui, voilà le modèle de Lacan, bon, en fait on verra
qu'il se superpose aux deux autres, mais ça c'est le modèle
lacanien après un schéma Z dont on a beaucoup parlé pour
commencer, mais ce schéma Z s'illustre en modèle optique donc qui
présente deux variations dont l'une est qualifiée de position ou
de version en mode psychanalytique.
Ici nous avons le modèle
optique et il y a une autre version que je n'ai pas importée dans
mes diapos mais qui est une variation de ce modèle, c'est quand le
miroir devient, se met là, enfin il y a différentes petites choses
qui changent et cette deuxième version que je n'ai pas illustrée
ici s'appelle en position de psychanalyse.
Or cette deuxième version
est complètement strictement identique au modèle de la caverne et
ça c'est, il y a eu beaucoup d'études que, enfin j'ai consacré
beaucoup d'études là-dessus et un grand silence de la part des
psychanalystes vient en quelque sorte confirmer que c'est une piste
intéressante.
Et le, donc ce schéma
psychanalytique est une réplique du modèle de la caverne de Platon
représentant la République, ce que j'écris, donc effectivement
Lacan a bien suivi la règle de Freud puisque même s'il ne l'a pas
dit parce qu'il le savait que sa version psychanalytique c'était en
fait la République, c'était le, donc ce modèle cache comme
"La lettre volée" cache "Scandale en Bohême",
comme l'origine, non, de, c'est "Terre érotique" cache
"L'origine du monde" dans les tableaux du cabinet de Lacan
et cetera, ça cache la République.
Donc Lacan s'appliquait
donc à la psychologie des foules, donc cette autre variation est la
seule, voilà cette variation est la seule que je montre pour ne pas
lourdir l'exposé, c'est celle qui nous intéresse au plus haut
point, c'est celle-là qui nous intéresse car on peut aussi y
rapporter la structure perspective de la Renaissance.
Donc là je confirme, je
montre ce que je disais tout à l'heure, c'est-à-dire que de ces
deux schémas en, la perspective de la Renaissance on peut la
montrer là, enfin la superposer au modèle optique. Donc cette
comparaison est d'autant plus, puisque là il y a un miroir de même
que Brunelleschi mettait un miroir et cetera, hein, mais d'autant
plus frappante que la particularité de cette dernière, c'est que
l'expérience de Brunelleschi qui perce un œillon dans sa peinture
pour y placer la pupille se retrouve dans le modèle optique qui
place l'œil du sujet ici, l'œil un petit peu décalé mais qui en
fait se trouve aussi au milieu des fleurs.
Il se place dans, comme l'œil
dans le tableau, dans le modèle optique, l'œil est dans le bouquet
qui correspond, sont identiques, le bouquet c'est l'ensemble des
pulsions et le tableau ici, c'est, ça peut être considéré le
monde des pulsions, le monde des objets de la perception donc qui
place... Est-ce que je peux te couper ? Un bouquet de pulsions ?
Tout à fait parce que nous, j'ai terminé mon paragraphe donc nous
y sommes, voilà oui allons-y.
Ou mais je veux bien que tu
nous laisses le schéma par contre. D'accord donc parce que oui je
reviens, une objection que ne manquerait peut-être pas de signaler
un néophyte qui découvre la chose, c'est que le tableau de
Brunelleschi, oui, est à priori une représentation exacte du
baptistère qui est ici, oui c'est ça qui, et paradoxalement dans
le schéma optique lacanien, oui, ça n'est pas l'image du vase dans
le, du bouquet dans le vase qu'on a, mais on a le bouquet en haut et
le vase retourné en bas. Comment expliquer, comment expliquer ce,
c'est si tu veux ça vient en contradiction avec le fait de
superposer les deux images.
Oui j'ai à moitié compris
ta question mais je pense que l'autre moitié sera dans la, fera la
réponse, c'est dire c'est ce qui va suivre, c'est exactement ce
qu'on va voir, qu'est-ce qu'il y a, comment se fait-il que Lacan
n'ait pas suivi Brunelleschi jusqu'au terme, c'est-à-dire qu'il a
posé les bases premières donc d'une représentation d'un sujet ou
d'un objet pulsionnel donc dans la représentation, il a mis un
miroir, il a mis, il a mis un porteur qui est ici figuré par le son
cerveau, c'est le cortex ici, et ici c'est le corps si on peut dire.
Et puis mais comment se
fait-il qu'il n'ait pas suivi jusqu'au bout la démarche de
Brunelleschi et donc je pense que la suite justement mène à répondre
à ta question, hein. Donc ben je la continue à moins que j'arrête
le partage comme ça tout même pour qu'on en parle si quelqu'un
veut dire quelque chose d'autre.
Il n'y a pas d'incompréhensibilité
majeure ou comme on le dit tellement souvent qu'il faut que je le vérifie
maintenant par étape comme ça ? Et donc nous y arrivons, nous
reprenons alors le paragraphe suivant.
Je dis donc pourtant
l'auteur du modèle optique, hein c'est-à-dire Lacan, à ce propos,
au propos que je viens de dire, c'est-à-dire de la similitude entre
l'expérience de Brunelleschi, donc à ce propos ne réfère jamais,
d'accord, ne réfère jamais à l'expérience de Brunelleschi
inaugural de la perspective et on l'a dit quand il traite de la
perspective non plus, c'est-à-dire dans les, ni dans son modèle
optique et quand il présente le modèle optique, ni quand il traite
de la perspective en 1968, en 66, dans des séminaires qui nous ont
été indiqués par l'intelligence artificielle qui elle-même
d'ailleurs se trompe et nous a donné le renseignement.
C'est par un, grâce à
Belzibou qui nous a mis sur cette piste là, on nous a donné ce
renseignement, l'intelligence artificielle il perdait sa vérité si
on disait, ou son et avec des fantasmes, mais justement sur ce lieu
qui nous intéresse bien, bon.
Mais alors je continue,
mais une fois qu'on a fait ce rapprochement on comprendrait pourquoi
donc de la manière dont il passe de la variation républicaine à
son modèle optique, il ferait valser le respectable architecte.
Alors le respectable architecte, alors ce que je veux dire c'est que
lorsque Lacan va passer à son modèle optique et bien voici ce
qu'il va faire : l'architecte il va le balancer, il n'en parle plus
et il l'envoie valser si on peut dire et je l'ai figuré voilà
Brunelleschi dont on ne parle plus dans le modèle lacanien, donc il
le fait valser en un looping qu'il mettrait à l'envers et je dis
ensuite rassurons-nous, Lacan est bien sûr les conventions et il
l'aurait certainement remis à l'endroit par une de ses pirouettes,
mais aussi aurait-il permis de suivre surtout le miroir que l'on
voit dans le vol plané, c'est-à-dire que là il débute de sa
trajectoire où il est envoyé de l'autre à l'autre bout du monde,
c'est le cas de le dire, et on voit qu'en fait le miroir dans ce
mouvement va se mettre à l'horizontal, hein.
Donc cette, c'était
effectivement cette horizontalité, écris-je, qui, cette
horizontalité finale ici on le voit du miroir plan à plat qui fait
l'affaire de la variation républicaine caverne ou psychanalytique,
c'est là où nous allons avoir dans, parce que je n'ai pas importé
le modèle optique de Freud, de Lacan excusez-moi, dans sa variation
républicaine, j'ai dit que j'ai simplement exposé la première
variation, mais en fait ce que nous avons construit là maintenant
avec l'exemple de la, avec les matériaux, matériel de la
Renaissance, c'est identiquement, il faut me croire et on pourrait
le vérifier, c'est tout à fait le modèle optique dans sa
variation psychanalytique, autrement dit républicaine.
Mais ça on en parlera un
autre jour, mais nous avons là Brunelleschi qui va regarder l'objet
de tout ce travail de perspective dans un miroir plan plutôt que de
l'avoir mis, donc voilà, le dis.
Mais ce n'est pas tout,
alors est-ce qu'on a une réflexion à faire là ? Je vous propose
donc de continuer parce qu'il y a peut-être pas de réflexion puis
nous, si ce n'est que, si ce n'est que toujours pareil, je me fais
un peu l'avocat du diable mais toujours pareil, tu demandes par
quelle pirouette intellectuelle Lacan en fait, tourner là, il se
retrouve avec un miroir horizontal.
Oui ben c'est donc c'est ce
que propose Lacan, c'est-à-dire que lorsqu'il crée sa théorie,
donc c'est-à-dire son explication de la subjectivité géométrale,
ça s'appelle comme ça, ou de la subjectivité projective, hein,
quand il fait cette explication la subjectivité projective et qu'il
utilise les sciences de la perspective, il introduit, il l'explique
par le temps logique, non pas par le temps réel, non pas par le
temps physique et son temps logique, c'est ce qui va être produit
si on peut dire par étapes qui vont procéder à différents points
de vue à des balancements de points de vue puisqu'il s'agit de
trois prisonniers qui doivent sortir ensemble, donc l'un va voir ce
que l'autre pense de lui et cetera.
Donc nous sommes là dans
cette élaboration ou dans ce parcours sur ce chemin que Lacan a
appris sur l'indice ou sur l'indicateur du, comment, au pas de
course ou au pas du logique, hein, et il arrive à cette formule où
finalement il balance le sujet de la première observation, il le
balance à la place de l'objet virtuel pour se regarder dans un
miroir mis à plat.
Et alors je continue parce
que donc ça je pense que ça répond à ton interrogation ou à ta
recherche, par, je continue comme ça, mais je dis mais ce n'est pas
tout, on dirait qu'il aurait tout perdu, et c'est-à-dire
effectivement on est dans cet état, mais en fait ça n'a pas de
sens, il y a un gros bug là, il y a quelque chose que je, bon, on
dirait qu'il aurait tout perdu sinon il serait revenu à une
psychologie primaire de l'observation de la réalité illusoire.
Il regarde la réalité, il
regarde son tableau peint et nanti d'un ego pupillaire, ici donc
voilà Brunelleschi qui réfléchit à son expérience, il regarde
son tableau, il dit, et il fait une psychologie primaire. Ce que
Lacan fait voir c'est qu'avec le miroir mis à plat comme l'eau du
lac et là qu'on se sort de cette espèce d'absurdité puisque il,
ce tableau n'a plus aucune comparaison avec quoi que ce soit, donc
il se contemple simplement narcissiquement sans se comparer à quoi
que ce soit.
Donc c'est qu'avec ce
miroir plan, faire remarquer Lacan comme l'eau du lac, la rive sur
la rive du lac, la rive se réfléchit, c'est-à-dire que
Brunelleschi dans cette position va voir son tableau dans le lac
comme on voit donc un arbre réfléchi sur un lac sur, c'est-à-dire
comme il s'analyse.
Donc voici à quoi le temps
logique lacanien aboutit et on voit que c'est une absurdité, que
c'est une impasse, que c'est, qu'il aboutit dans une impasse
narcissique parce qu'en fait il voit effectivement dans un miroir,
donc il tente d'appliquer le sens de son expérience mais en fait
sur lui-même et il fait, si le tableau figure son visage ou la
forme qu'il a dans le monde et bien il ne fait que voir cette forme
et il a tout à fait oublié comme la paranoïa oublie le réel pour
n'avoir de son propre monde que le rapport narcissique binaire, la
relation transitive de l'un et de l'autre parce que c'est
effectivement ici nous avons la place de l'homme au pouvoir et de la
paranoïa.
Alors là on va en parler
un petit peu si vous voulez, est-ce que c'est compréhensible ou
est-ce que nous nous sommes perdus dans un écho de non-sens ? Comme
c'est perdu ? Lacan j'admire beaucoup, il est très important précisément
parce qu'il nous éclaire beaucoup sur la paranoïa ou notre paranoïa.
Moi je ne suis pas perdu, je suis en voyage, je suis en voyage et je
prends le temps d'accueillir ce voyage incertain, voilà.
Alors on va détailler, on
va donner quelques petits, hein, comme dans un voyage on donne des
noms, ah ça c'est tel monument, telle histoire, on va un petit peu
donner des petits points explicatifs.
Donc voici je poursuis
comme ça. Alors après j'ai écrit un truc, je, c'est vraiment pas,
c'est intéressant enfin, je vais le dire, ça va nous servir de
support, donc parce qu'effectivement on va préciser un peu les
choses pour nous y retrouver, retrouver nos billes.
Souvenons-nous maintenant
que le but de la psychanalyse c'est de vérifier la correspondance
entre l'imagination et la réalité, principe de réalité, c'est-à-dire
de vérifier qu'à un point A, à un point ici correspond exactement
un autre point A, c'est-à-dire que dans l'illusion ou dans un rêve
on rêve d'un chat et que ça correspond effectivement au chat de la
voisine ou à mon chat.
Donc c'est-à-dire de vérifier
qu'à un point de la réalité, un point de notre pensée correspond
effectivement un point de, un point de la réalité qu'on va appeler
A prime et à un point B un point B prime et cetera. Donc on a toute
une série de points qui vont se correspondre les uns à l'autre, on
distingue ainsi le fantasme et l'objectivité.
Je continue à dire là, je
ne parle pas ici de la réfraction qui entre en jeu dans un
approfondissement du modèle, bon, là il faut que j'apporte quelque
chose ici, si c'est l'eau d'un lac, ce que Lacan n'a pas dit, Lacan
n'a posé ici qu'un miroir, mais si c'est un lac et si ici il y a
des choses au fond du lac, quand l'observateur regarde l'onde et
voir la rive, les choses qui sont au fond du lac, il va les voir par
réfraction, il ne va pas les voir à la bonne place, hein, c'est ça.
Le bon, cette, ce jeu de la
réfraction en fait explique la mise en panne du lacanisme si on
peut dire, je n'entrerai pas dans le détail mais c'est pour vous
dire qu'il y a ici une petite énigme d'élucidation à la fois qui
est intéressante.
Alors j'écris la réfraction
qui entre en jeu dans un approfondissement du modèle, j'écris,
n'en parle pas mais sûr l'indice d'un trouble dans le modèle
lacanien puisque évidemment ici la peinture et son reflet sont
tautologiquement identiques, c'est pas la peine de vérifier s'il y
a un point A identique au point A prime, évidemment c'est une évidence,
c'est pour ça qu'il s'agit d'une paranoïa, c'est-à-dire que le
sujet a la certitude que son illusion et la réalité et
effectivement il en est convaincu parce que c'est comme ça qu'il
vit son expérience.
Donc son reflet sont
tautologiquement identiques nécessitant la recherche basée sur un
temps logique qualifié de sophisme, c'est pour ça que Lacan
appelle son temps logique, il aboutit à un sophisme, c'est-à-dire
quelque chose d'impossible, objets sans reflet et finalement de
Lacan un échec avoué à la fin de sa vie. À la fin de sa vie il
dit bah je suis arrivé simplement à montrer qu'on arrive à rien démontrer
ou quelque chose comme ça, ou pire, hein.
Donc maintenant essayons de
nous remonter un petit peu le moral, on a dit qu'il y avait tout de
même un petit indice, c'est-à-dire que Lacan quand il essaie de résoudre
cette paranoïa, cette bêtise qu'il a construite en se mettant à
l'envers, il l'explique par au point de la pupille, il dit là il y
a un objet A qui est un objet infernal qui ne se voit pas dans un
miroir, qui n'est pas spécularisable et par conséquent ça fait
une différence, bon.
Alors j'écris mais nous
avons trouvé le nom, nous avons trouvé le nom. Donc voilà là où
Lacan n'a pas donné de nom à son modèle optique dans cette
position, il l'a mis dans une autre position, il a dit c'est la République,
il l'a mis dans cette position, il a dit c'est rien du tout, c'est
le modèle optique un point c'est tout, il n'en donne pas plus de précision.
Nous nous en avons donné,
nous avons trouvé le nom et non, nous avons trouvé le nom de cette
originale source ou but d'ailleurs et nous sommes fondés à
envisager qu'elle ait été refoulée parce que de manière mieux
traitée elle menait à une autre conclusion. Vérifions en la
reprenant à l'origine, hein.
Donc nous allons voir
maintenant que si Lacan n'avait pas refoulé l'expérience de
Brunelleschi, c'est-à-dire elle l'avait pas balancé à l'envers et
la mettre au lieu, donc oui, lancé à l'envers, s'il avait suivi
Brunelleschi, il serait arrivé donc à une autre expérience et on
le reprend à l'origine.
Voici l'expérience de
Brunelleschi à l'origine, donc c'est celle-là, c'est un petit peu
une variation dans l'image, on voit que c'est, c'est tiré d'une
petite vidéo, je fais effectivement la même chose. L'éclipse du
point A ici, ce point A prime qui est sur l'image virtuelle, quand
on bouge le miroir, l'image virtuelle va s'éclipser et donc l'éclipse
du A prime de l'image virtuelle se fait à l'instant de l'apparition
du point A.
Au même, dès qu'on éclipse
A prime, A est tout de suite derrière, il est tout de suite au même
instant, il permet une vérification directe et absolue de leur
comparaison, c'est-à-dire qu'en temps réel la comparaison de A
prime se fait avec A, il, tandis que lorsque l'on fait un tableau,
lorsqu'on mettrait un tableau et non pas une image virtuelle, on
voit qu'il y a un décalage, il faut déplacer le tableau, il faut déplacer
A prime pour voir apparaître A et ça je vous rappelle que c'était
ce qu'on avait étudié.
J'ai ultimement, on a
retrouvé le nom juste, c'est Albert Mœlbert, ces vidéos d'Albert
Mœlbert qui montre que si on n'a pas instantanément la vision du
virtuel de sa réalité ou dans une substitution d'image, si on n'a
pas chaque point qui est instantanément en temps réel changé et
bien notre esprit plafonne, prend du temps et finalement n'arrive
pas à voir qu'il y a eu un changement ou pas, n'arrive pas à vérifier.
Et ce que, je reviens en
arrière, ce qui était valeureux chez Lacan, hein, c'est et que
quand on est dans la position de Lacan, effectivement soit il fait
une vérification par son objet A qui l'a aussi entortillé toutes
les choses, mais normalement dans cette utopie d'une vérification
de la réalité par soi-même, hein, si on peut dire, ou enfin
puisque c'est son tableau, donc c'est cette réalité par soi-même,
dans cette utopie effectivement les géomètres, les scientifiques
prennent un point et on peut vérifier, mais on ne peut pas le vérifier
par ce déplacement qu'on a vu, cette substitution par le temps réel,
mais on peut le vérifier par le temps que ça prend comme dirait
Matthieu, pour prendre une fenêtre ici, prendre la mesure ici, ça
fait 10 cm, 20 cm et c'est la même ici et prendre chaque point en
comparaison, de faire une géométrie comparée de chaque point
comme c'est ce que font les scientifiques quand ils mesurent l'état
d'une molécule, comparé à leurs énergies quantiques ou des
choses comme ça.
Ils ne sont pas et en fait
ils vérifient la même chose, ils vérifient de façon narcissique
le monde, c'est la science qui, la science de la conscience si on
peut dire, à ce moment-là c'est une science narcissique. Et par
contre donc on voit qu'il faut, toute cette science narcissique opère
forcément par une distance, une pseudo-distance qui est
sophistique, enfin qui est détournable en tout cas, c'est pour ça
qu'ils en arrivent à dire que tout est dans tout parce que leur géométrie
est en fait une espèce d'utopie ou de fiction ou de sophisme en
fait.
Par contre et là on
revient à notre processus, si on reconnaît Brunelleschi dans le
modèle optique et au lieu de l'envoyer promener on le garde bien à
sa place et on regarde ce qui se passe dans son opération, on voit
que son opération joue elle du temps réel dans la comparaison de
cette réalité projective avec le baptistère ou avec la réalité
on va dire du monde.
Et alors évidemment là ça
va beaucoup nous intéresser parce que si en fait on se tient à
cette, à voir que ce modèle avant qu'il ne soit tourné en république
paranoïaque sadique, parce que Sade c'est effectivement l'auteur
psychique, l'auteur fantasmatique de la République, hein, le, si
avant donc qu'on fasse cette tournure est tout à fait importante, nécessaire
à faire cet état mais qu'il faut critiquer comme on vient de le
faire, si on se sert effectivement de ce premier terme, nous avons là,
nous pouvons lui donner un nom non seulement celui de la perspective
projective mais lui donner le nom de la démocratie et de montrer
par cela que ce qui est en jeu, ce qui est l'efficace de la démocratie
c'est le jeu du temps réel.
Tandis que ce qui est la
panne de la République, sa limite, c'est le temps qu'il faut pour
que le représentant rende compte par exemple de sa réalisation
dans les performances que font nos ministres qui sont jugés par des
juges élus par les présidents et cetera, donc on connaît toute la
situation où nous sommes.
Bon j'ai abouti à mon
radotage parce que je parle toujours un peu de la même chose mais
je les ai remis en volume et en exposé.
Peut-être une, parce que
dans le, apporter une petite précision parce que bon ayant été,
enfin ayant entendu parler beaucoup du schéma optique et cetera et
justement dans cette position dite psychanalytique où le miroir est
à l'horizontal, donc pour la représentation des choses avec
effectivement cette image qui parle bien du reflet dans le lac, oui,
enfin ou classiquement tu montrais un arbre sur la rive en face et
puis le lac, le lac plan et puis le reflet, le reflet de l'arbre
dans le lac, mais comme tu dis qui ne permet pas de se faire une idée
de la réalité de ce qui se passe sous le lac, en fait c'est donc
une image virtuelle.
Mais peut-être l'élément
important, enfin je ne sais pas si c'est important de le repréciser,
mais tu expliquais aussi une notion de perspective qui paraît peut-être
un peu plus palpable avec l'idée que si on observe à travers l'eau
un poisson dans l'eau, oui, l'image qu'on envoie, oui, ne correspond
pas à la place réelle du poisson dans l'eau, oui, du fait de ce phénomène
de diffraction, de réfraction, oui.
Voilà, oui, oui, je crois
peut-être diffraction, diffraction justement parce que si tu veux
bah tu as justement un décalage, tu as un décalage entre l'image
vue et l'image réelle tu vois. Oui je crois que c'est les
quantiques qui parlent de diffraction, mais encore une fois on est
sur un point très intéressant puisque c'est un de ces points
cruciaux, mais oui vas-y on continue ou ?
Et donc tout ça pour dire
que ce décalage si tu veux peut aussi contribuer à l'illusion de
l'hypnose tu vois, dans ce que le représentant nous présente le
son.
D'accord, moi
personnellement je, alors à ça je dirais participer à l'hypnose,
j'irais plus avant parce qu'on en a parlé, je, quelqu'un me parler
des traumas où on a parlé traumas récemment, le, ça serait plutôt
ça participerait du trauma je crois, c'est-à-dire que par exemple
le trauma, qu'est-ce que c'est dans la, par exemple dans ces choses
qui sont très d'actualité, c'est la sexualisation des enfants, les
enfants ne comprennent pas la sexualité des adultes si ça leur est
imposé parce que c'est décalé par rapport à leur propre monde,
donc et ce décalage provoque des traumas fondamentaux qui ensuite
secondairement sont en quelque sorte tempérés, réparés par
l'hypnose, l'hypnose dans des souvenirs écrans qui réparent si on
peut dire le trauma initial.
Et alors pour compléter ce
qu'on vient de dire et donc l'illustrer pour aider à le faire
comprendre, qu'est-ce que c'est que cette histoire de diffraction ou
de réfraction, le poisson dans l'eau et tout ça, et bien là je
vais faire une image, enfin une allégorie ou une qui explique bien
ce que Lacan a voulu mettre dans son modèle optique particulièrement
dans cette variation républicaine.
Prenons cette image de
l'arbre au bord de la rive et on en voit l'image virtuelle sur le
lac, on le voit à l'envers, mais supposons que cet arbre porte des
fruits, des pommes, les fameuses pommes qu'on les distingue bien, et
prenons maintenant une fiction scientifique telle que nos
scientifiques peuvent le faire, c'est-à-dire oui mais ces fruits en
fait ils sont dans les racines puisque tout est dans tout, puisque
la fleur elle est déjà à l'origine, on va se figurer, on va se
faire une petite image que nous nous disions que les fleurs, les
fruits sont dans les racines.
Donc en fait on va mettre
à la place de, on va mettre, imaginons que nous ayons,
figurons-nous dans l'imagination l'arbre avec ses racines et puis
son image virtuelle qui vient justement à la place des racines,
hein, et qu'il y ait des pommes dans l'arbre et que ces mêmes
pommes en fait soient déjà là dans les racines.
Et bien ce qui se passe
avec la réfraction, c'est que quand on voit les pommes, les pommes
des racines dans l'eau, bien en fait on ne les voit pas à la bonne
place, elles sont décalées comme ce poisson qui était décalé et
quand on met l'arbre en virtuel, quand on le regarde lui, il va bien
mettre les pommes, l'image virtuelle des pommes va effectivement être
à la place, à la bonne place, ce qui fait que là il y a un
trouble de la compréhension ou du, ou une difficulté en tout cas
à calculer le fait que le visionnaire à ce moment-là voit l'arbre
avec ses pommes et en dessous dans son reflet il voit l'arbre avec
ses pommes et il voit les pommes dédoublées en fait.
Et le, et ça, disons que
c'est la configuration d'un traumatisme s'il s'agit par exemple
d'objet, d'objet pulsionnel ou sexuel ou la personne vit ou voit à
partir du moment où elle est mise à la place de l'objet du désir,
c'est-à-dire à la place de justement de l'autre qui est, enfin qui
se voit désirer de, à ce moment-là il se voit décalé par ce phénomène
qu'on vient de dire.
Et bah il y a Christopher
qui est là, bonjour. Oui et moi je, il est 10h23, je me dis c'est
pas du tout pour parler du temps mais en fait j'ai quand même
l'impression qu'on a très peu parlé du temps, c'est moi qui suis,
qui dois être dans où je suis tellement...
Ce qu'on a montré, oui
d'accord allons-y, ce qu'on a montré si tu veux, on a par exemple
l'image tu vois, de si on reprenait le, ce tableau de, on va,
attends on va essayer, allez on va prendre le temps et on va
remettre, je vais remettre la présentation.
Quand par exemple on a
cette situation, ce que nous avons, ce dont nous avons parlé c'est
d'une projection du, c'est une virtualisation du temps. Si le temps
était là, ce que tu, ce dont tu voudrais qu'on parle, il est là,
nous en avons parlé en fait en parlant d'abord du temps, du temps
logique et j'ai montré dans cette variation que ce temps logique c'était
ce qui allait s'amener à ça, donc on a parlé du temps dans cette
espèce de miroir.
Ici on parle du temps,
c'est cette représentation, en fait on n'a pas, on a représenté
le temps logique, on a représenté le temps réel, ça c'est ce
qu'on appelle le temps réel en surtout avec l'appareillage
informatique et le et quand on peut voter, on peut faire l'élection
d'un représentant en temps réel, mais nous avons par là, c'est
des applications pratiques, mais est-ce que je me suis fait, je me
suis défendu bien en disant que si on en a parlé mais on en a parlé
pas autrement que par justement leur expression virtuelle.
Merci, j'ai pas parlé du
temps, du temps physique, ça ce serait intéressant de certainement
de s'y plonger, certainement très important, c'est-à-dire du temps
einsteinien, hein, le grand schéma du temps einsteinien c'est la
pierre qui tombe d'un, le sur le bateau qui avance, Einstein lui
faisait, utilisait l'image d'une pierre qui était lâchée dans un
train à une certaine vitesse, enfin indépendant qui s'avérait indépendant
de la vitesse.
Moi j'avais été touché
aussi par une notion du temps chez les bouddhistes qui s'appelle,
ils appellent ça Léon, oui, et qui est un temps qui n'est pas
mesurable qui n'est qui est, voilà je, qui m'a fait toujours penser
ce, cette chose où tu es, quand quelqu'un dit le temps n'existe pas
et que tu as ce sentiment de présence à différent comme s'il y
avait une ligne de temps et que en fait Léon te permet d'être présent,
de ressentir une présence à plein de moments différents.
Peut-être est-ce que ça
c'était aussi ce que Serge évoquait d'intemporel, le temps, un
temps intemporel ou de, et on l'a, on l'a analysé, on a vu que c'était
en fait un temps paranoïaque, enfin ça pouvait l'être comme ça
et on est là dans cette distinction qui justement faisait le débat
entre Jung et Freud, hein, qui, c'est dans "Malaise dans la
civilisation" où Freud fait allusion à cette ancienne séparation
qui avait eu lieu avec Jung où il lui faisait parler, parlait de
sentiment océanique qui était, qui c'est le temps et l'espace et
Freud disait le sentiment océanique c'est bon pour les, c'est bon
pour les bouddhistes, c'est bon pour Jung, mais nous on est dans un
autre chose, c'est le début de "Malaise dans la
civilisation".
Ok bon ben nous sommes, ah
il reste 2 minutes, temps du silence, c'est magnifique. Non mais on
peut résumer ça comme un plaidoyer pour le temps réel pour ou
pour sortir de la diffraction, réfraction de nos représentations
qui nous met dans l'hypnose, oui oui, du morcellement de nos, de nos
leaders, de nos dirigeants, de notre direction, de, à ce moment-là
c'est, oui oui c'est dans les, et ben espérons que nous aurons pu
produire une orientation dans le sens d'une cohérence de notre
monde.
Donc que je termine, j'arrête
l'enregistrement là.
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