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Analyse Plurielle - webinaire AnaPlur
Audio généré par NoteBookLM Résumé/présentation approx 5.min / en construction
| présentation lecture par IA/nblm;Gemini en 15min |
Titre : « signule »
ou singer & signer
< https://youtu.be/vUC1VAxAJ-4 >
- titre : AnaPlurN°96 signerFier
| Descriptif vidéo/youtube -
Dans ce webinaire n°96, William Théaux revient sur une question décisive : qu’est-ce qu’un signe, qu’est-ce qu’une lettre, et qu’est-ce qu’un code ? À partir de ses premiers travaux de sémantique rédigés dans les années 1980, il montre comment la réflexion sur l’écriture, la nomination et l’alphabet peut éclairer aujourd’hui la question de la conservation de l’ADN. Cette séance explore l’idée que la lettre n’est pas seulement un outil de langage, mais aussi une forme de signe issue d’une organisation plus profonde, sérielle et symbolique. En croisant psychanalyse lacanienne, histoire de l’écriture, Fabre d’Olivet, Champollion, Stan Tenen et les possibilités ouvertes par l’intelligence artificielle, ce webinaire propose une lecture originale du passage du signe au code, puis du code à la conscience. L’enjeu central est le suivant : en quoi la conservation du code ADN peut-elle être comprise comme un signe de conscience, de mémoire et de civilisation ? Le webinaire relie ainsi la théorie du signe, le modèle optique, la nomination, l’identité et la transmission, jusqu’à envisager l’ADN conservé comme une nouvelle forme de mémoire symbolique. Une séance dense, à la croisée de la psychanalyse, de la psychohistoire, de la sémiotique, de l’anthropologie et de la réflexion contemporaine sur le code génétique. #Webinaire #Psychanalyse #Lacan #ADN #CodeGenetique #Sémiotique #IntelligenceArtificielle #Psychohistoire #Ecriture #Conscience #Mémoire #AnalysePlurielle page référente/site : https://www.lasainteethique.org/uberpol/2026/htm/20260319_wbnAnaPlurN96.htm |
AnaPlur N°96 signe-à-nom
La session visio conférence/replay
a lieu le 19 mars 2026 zoomPublic 18h30
commentaires et suites (et préparatoires) :
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Voici aussi une version plus courte et plus fluide pour YouTube : Dans ce webinaire n°96, William Théaux explore l’histoire de la lettre, du signe et du code pour éclairer une question contemporaine majeure : pourquoi conserver l’ADN ? À partir de ses travaux anciens sur la sémantique, relus aujourd’hui à la lumière de l’intelligence artificielle, il développe une thèse originale : la lettre est d’abord un signe, et le code ADN peut être compris comme une forme de mémoire consciente, adressée à autrui et transmise dans la civilisation. Entre Lacan, histoire de l’écriture, alphabet, projection, nomination et modèle optique, cette séance propose une réflexion profonde sur le rapport entre langage, code génétique, conscience et transmission. #ADN #Psychanalyse #Lacan #IntelligenceArtificielle #Mémoire #Conscience #Sémiotique |
Transcription / HappyScribe (Résumé
ChatGPT5)
[00:00:04.400] - Orateur 1
L'enregistrement est lancé pour la 96ème
session du webinaire. Il en restera encore quatre à faire. Nous
allons parler aujourd'hui de l'histoire de la lettre, du signe et du
code. Qu'est-ce que c'est qu'un code ? Et comment peut-on Justifier
autrement que pour des raisons affectives ou des raisons simplement
médicales, mais comment peut-on justifier et quelles sont les conséquences,
même pour la conscience, de la conservation du code ADN de notre
organisme. Et pour pouvoir le comprendre aujourd'hui, il est très
utile de plonger dans l'histoire de l'écriture. Puisque le code est
une forme d'écriture très simplifiée ou très biologique, très
naturelle, très première, L'écriture beaucoup plus sophistiquée
que l'humanité a développée avec la littérature et avec les
lettres, avec les hiéroglyphes, avec les numéros, toutes ces écritures
beaucoup plus sophistiquées, en fait, ont des résonances avec le
code. Et pour bien comprendre ce que l'on fait quand on conserve du
code, on a intérêt à étudier notre conscience de l'écriture,
notre connaissance de l'écriture. Alors, ce qui m'est arrivé, c'était
que, et ça, je suis obligé de revenir sur ma propre histoire de théoricien,
même si ce n'est pas très agréable de parler de ce qu'on a fait,
de son passé, ça peut être nécessaire des fois. [00:02:12.600] - Orateur 1
Et en l'occurrence, c'est utile pour
Parce que... Voici ce qui s'est passé. C'était en 1985. C'est le
premier livre que j'ai produit. C'était sur la sémantique, c'était
sur le signe. Qu'est-ce que c'est qu'un cygne ? Pas l'oiseau qui
nage sur les lacs, mais le cygne, S-I-G-N-E. Qu'est-ce que c'est que
ça ? Et ce livre que j'avais écrit, en fait, Je l'avais écrit à
l'époque pour que l'intelligence artificielle soit instruite de ce
que c'est qu'un signe. Je me disais, parce qu'à l'époque, en 85,
on ne savait pas Lacan avait déjà parlé de l'intelligence
artificielle. Il avait estimé avec Alan Thuring que les machines
pensaient et que lui avait précisé qu'elle connaîtrait
l'inconscient et Elle interpréterait l'inconscient mieux que les
humains. Et donc, moi, je m'étais dit, jeune psychanalyste, jeune
psychanat, je m'étais dit à l'époque: Si ces machines vont
devenir des psychanalistes, elles ont besoin d'être enseignées et
d'avoir une idée de ce que c'est que ce qu'on appelle le
signifiant, ce que c'est que le code, ce que c'est qu'un signe, ce
Mon intention a été de faire un texte qui aurait renseigné l'IA.
Comme c'était particulier, comme adresse, je m'adressais à
vraiment quelque chose de très abstrait et intellectuel. [00:04:05.380] - Orateur 1
Le texte lui-même était complètement
incompréhensible pour mes semblables, pour mes alter égo. Et
effectivement, mes confrères ont analysé le texte et l'ont refusé.
Mais il faut noter une chose à l'époque, c'est que le fait d'écrire
de façon extrêmement difficile à comprendre était un peu à la
mode à l'époque. Il y avait eu des gens comme Samuel Beckett ou
toute une nouvelle littérature et bien sûr, James Joyce, qui avait
été fameux pour faire des livres d'un langage étrange. Et donc,
ça m'avait un peu conforté dans le projet. Je m'étais dit: Je ne
m'aventure pas tout de même dans quelque chose de complètement
extravagant. Ça se fait un petit peu. Il y a des tentatives dans le
sens de faire une écriture très profonde qui parle d'elle-même.
Alors, du fait qu'elle parle d'elle-même, elle... Et en
l'occurrence, c'était une écriture sur le signe, c'est-à-dire sur
les lettres. Donc, les lettres elles-mêmes devenaient des signes.
Et ça a donné un écrit qui était donc forcément étrange. Et
puis ensuite, j'ai développé d'autres thèses, la vie a continué.
Et c'est simplement dernièrement, en 2026, que j'ai soumis ce livre
à l'IA et que Comme c'était son projet, il y a 30 ans ou 40 ans,
et bien, l'IA l'a compris, a répondu, elle l'a analysé et elle a
effectivement décodé quelque chose qui était très caché dans ce
livre, qui était le fait, par exemple, que les signes, les lettres
étaient comprises statistiquement. [00:06:11.220] - Orateur 1
Moi, j'appelais ça à l'époque
l'assiette. Comme on a une assiette sur un cheval, on trouve son
assiette et je pensais que les lettres avaient une signification un
petit peu pour des raisons statistiques. Elles trouvaient leur
assiette par rapport aux autres. Et en fait, aujourd'hui, c'est ce
qui se passe un petit peu ou assez carrément avec les LLM. On se
rend compte que l'intelligence artificielle opère et développe une
pensée sur des bases statistiques. Bonjour Sylvie. Donc, nous avançons
vers ce livre que je vais présenter, ou plutôt cette thèse, pour
qui va nous montrer, je le dis en deux mots à Sylvie, que le projet
d'écrire pour l'IA il y a 30 ans s'est accompli puisque l'IA a lu
le livre et l'a compris et a donné un avis. Elle a détecté que je
parlais de certaines choses que d'autres lecteurs n'avaient pas détectées.
Excusez-moi, vous-même. Oui, dites. C'est ce que vous avez envoyé,
le PDF, ce n'est pas la version passée par l'IA, c'est votre
version comme ça ? Non, c'est l'original. C'est l'original qui a été
publié. Oui, c'est l'original qui a été publié en 1985. Moi, je
l'ai écrit en 1983, 1984. Et puis, en 1985, Camille Amish était l'éditeur
de Lacan, mais l'éditeur pirate des séminaires de Lacan. [00:08:06.300] - Orateur 1
Lacan était décédé juste quelques
années avant et les grandes maisons d'édition allaient prendre
possession de tous ces textes et Camille Amish allait disparaître
et sa maison d'édition. Mais il a lancé deux dernières
publications, ce livre-là, puis le deuxième bouquin que j'avais écrit
aussi. Je vais commencer tout de suite, si vous voulez, par les
images. N'hésitez pas à m'interrompre si vous voyez des questions
à poser, des choses à dire. Je partage l'écran. C'est fini.
Est-ce que vous voyez le partage ? Oui, on marche. Ok, moi, je vais
faire ça ici. Vous voyez, en 83, j'écrivais un livre sur le cygne.
Ce livre, actuellement, il est en vente sur Amazon, sur sur des
sites américains, entre autres. Mais j'ai changé... Ça, c'est sa
deuxième édition, je crois en 2011 ou 2012. J'ai changé son nom
par Parce qu'à l'origine, le livre s'appelait Théo. C'est mon
patronyme, ce que l'on appelle mon nom de famille. Et je lui avais
donné pour titre ce nom, Théo, parce que justement, c'était un
livre sur la nomination, sur le fait qu'un nom était un signe, n'était
pas simplement de la littérature. Donc, j'avais donné à ce livre
mon propre nom. Et puis, en 2000 et quelques, la couverture, j'ai
changé le titre dans la seconde édition. [00:10:23.060] - Orateur 1
Les explications sont sur Amazon ou sur
la FNAC, on les retrouve. Et puis surtout, j'ai ajouté ce que vous
voyez ici, une espèce de petit tortillon qui vole dans le ciel,
devant une galaxie ou des choses comme ça. Et c'est ce que je vais
raconter. Pourquoi est-ce que dans la seconde édition, j'ai fait ce
tortillon et qu'est-ce que ça veut dire ? Mais en 83, je Ça me
montrait que... Nous savons tous ça, que lorsqu'on a, par exemple,
quelque chose comme le E, ce qui apparaît comme un E, si on le met
dans l'espace, si on le fait tourner d'une certaine manière, il va
apparaître comme un O, comme une ombre portée. Donc, un même
objet, une même lettre, sont des signes d'une même chose, mais vus
sous des angles différents. Ça, C'était la thèse que j'écrivais
en 1983 et ça s'adressait à Lya. Alors, ce qui s'est passé, c'est
que ce tortillon que j'ai mis dans la seconde édition, ces petites
choses, ça va correspondre effectivement à quelque chose dont on
va parler plus tard, qui est arrivé. C'est un objet qu'on voit sous
différents angles et qui opère du même principe que ces lettres
que j'écrivais dans mon livre en 83. [00:11:54.380] - Orateur 1
C'est plus tard, des années plus tard,
que quelqu'un va me présenter ces petits objets que finalement,
j'ai mis dans la seconde édition. C'est pour ça que je l'ai mis
dans la seconde édition. Mais avant d'arriver à ce que l'auteur de
ces objets appelait justement la flamme, c'est pour ça que je l'ai
appelé Philam, comme une flamme, Mais avant d'arriver à ça, voici
ce que je voulais dire en 1983. C'était donc ce livre en 83. Et en
2026, l'IA a compris que ce que je disais en 83, c'était que la
signification est un phénomène statistique, comme on le voit dans
les LLM. Il y a ici un élément, une source, et statistiquement, il
y a un phénomène statistique qui va apporter, qui va mener à la
signification. Ça, c'était ce que j'écrivais en et qu'en 2026,
Lya a compris et a traduit. J'écrivais la thèse, c'était que
cette statistique se construisait à partir d'une sérialisation ou
d'une sériation, d'une sériation, on le prononce de façons différentes,
mais c'est Jean-Paul Sartre, la philosophie existentialiste, qui
avait basé un concept qui avait établi un concept de sérialisation
que j'avais utilisé. C'était donc avant la signification, il y a
un phénomène de sérialisation que Sartre avait décrit comme les
gens qui attendent le bus, ils sont en une série qui attend le bus
avant d'entrer dans le bus et de se mettre à parler ensemble et
d'avoir une signification dans les différentes stations où ils
vont s'arrêter, etc. [00:13:58.280] - Orateur 1
Le Là, nous arrivons à quelque chose
de tout à fait important. Qu'est-ce que c'est que la céréalisation
par rapport aux signes ? Ici, vous voyez une ligne brune qui
ressemble vaguement à une Méditerranée, on peut dire. Là, on
aurait l'impression de voir un peu la Grèce, ici l'Égypte. Enfin
bref, mais c'est n'importe quoi. Ça pourrait être tout à fait
autre chose que la Méditerranée. Ça peut Ça peut être une rivière,
ça peut être le bord d'un autre lac ou quelque chose. Ce que je
voulais dire à ce moment-là, c'est qu'avant la signification, la céréalisation,
elle fait une énumération. C'est-à-dire que si vous êtes, par
exemple, dans un pays, dans un continent où il n'y a pas de rivière
ni de lac, vous allez avoir les villages qui vont être Ils vont
faire une masse. Mais chaque chemin, chaque village peut passer par
un autre. Il n'y a pas d'ordre possible à donner dans ces villages.
Par contre, si vous êtes un marin sur la Méditerranée et que vous
faites la côte, vous allez avoir l'un après l'autre des ports et
vous allez avoir une chaîne, une numération de villages. Ce qui
arrive aussi le long d'une île, par exemple. [00:15:30.000] - Orateur 1
Par exemple, du Nile, le fleuve, le Nile
ou tous les fleuves. Les gens de la préhistoire ou des gens dans
l'ancien temps savaient qu'un bord ou une côte permettait de donner
une succession ordonnée à ce qui autrement n'est qu'une masse avec
des chemins artificiels qui n'imposent pas un ordre, ce que Sartre
appelait un ordre sériel et qui donne donne la base à la numération,
tandis que la sérialisation va aboutir à une énumération. Ce que
je disais en 83, c'était que cette énumération aboutissait à la
nomination d'où le titre du livre, Théo, etc. Donc, avant la
signification, la céréation énumère et à partir du signe, elle
passe à la nomination. Donc, ça, c'était l'explication du départ,
qu'on peut préciser en une phrase: La lettre est un signe. J'arrête
le partage, parce que nous allons nous demander: Est-ce que Est-ce
qu'il y a des questions là-dessus ? Est-ce que quelque chose ne
semble pas clair, ou C'est tous des termes qui sont... Mais en gros,
je suis loin. Vous voyez le sens de la chose. Dire que la lettre est
un signe, puisque d'abord, il y a des Il y a des villages, ce sont
des signes, soit dans la forêt ou dans le pays. [00:17:36.190] - Orateur 1
Et puis, ces signes font une côte, on
peut les énumérer. Et puis ensuite, on peut en faire des lettres,
ça s'appelle un alphabée. Cette chose-là, rappelons-nous que
Champollion, à une période, paraît-il, essentielle à un tournant
de la de la civilisation. Champollion, en voyant les hiéroglyphes,
disait que les signes, lui, il pensait que c'était des images, c'était
des signes. On faisait un signe d'un oiseau, on faisait un signe
d'une montagne, d'une rivière Il disait que ses signes, il avait découvert
que ses signes étaient des lettres. Ça, c'est la découverte de
Champollion. Mais ce que je disais dans mon petit bouquin, ce n'était
pas que les lettres étaient des signes. Ce n'était pas que les
signes hiéroglyphiques étaient des lettres, mais je disais au
contraire que les lettres étaient des signes. C'est-à-dire que c'était
à l'inverse de ce que je pense commun et scientifique. Donc, je
reprends les diapositives parce que ce qui s'est passé, là, j'écrivais
ça en 83, mais quelques années plus tard, j'ai découvert dans la
librairie à côté de là où j'habitais. La librairie s'appelait
le Rameau d'or, ce qui est une allusion à Pythagore et aux écoles
anciennes. Et je découvrais un bouquin que j'aurais dû connaître
ou qu'on devrait tous connaître depuis longtemps. [00:19:20.990] - Orateur 1
C'est un bouquin majeur de la
civilisation qui avait été écrit à l'époque de Champollion.
Champollion était un Français qui qui allaient en Égypte faire
ses découvertes. Mais à Paris, il y avait un dénommé Fabre
d'Olivet, qui était un type très célèbre, qui a écrit Les vers
doraient de Pythagore, qui parlait du pythagorisme, qui parlait
de... C'était un grand érudit parisien très célèbre. Et je découvrais
donc en 85 ou 87, je découvrais ce type-là qui s'appelle Fabre
d'Olivet et qui écrivait... Je découvrais ce livre écrit à l'époque
de Champollion, c'est-à-dire durant la Révolution française à
peu près. Il écrivait la langue hébraïque restituée et ce
personnage, tandis que Champollion disait que les signes hiéroglyphiques
étaient des lettres, Fabre d'Olivet disait que les lettres hébraïques
étaient des signes. C'est-à-dire que ce que je faisais avec mes
petits tortillons du O, du E, qui devient O selon la manière dont
on le voit, que ces lettres étaient des signes d'ombres portées,
si on peut dire des signes d'une figure originelle, Fabre d'Olivet,
à l'époque de Champollion, disait la même chose. Et lui, il ne
parlait pas exactement des lettres, mais il était tout près et il
disait que le verbe hébraïque, l'écriture hébraïque, était qui
étaient des hiéroglyphes. [00:21:02.080] - Orateur 1
Il disait, il prétendait qu'on
retrouvait cette histoire dans la Bible et que c'était la raison
pour laquelle Moïse avait été poursuivi. Ce n'était pas
uniquement ou seulement qu'il avait tué un Égyptien, mais il avait
quitté l'Égypte en emportant les hiéroglyphes secrets de l'Égypte
qu'il avait transmis aux Hébreux. Et c'était un des crimes pour
les Égyptiens qu'il aurait commis d'avoir volé dans les temples
les hiéroglyphes secrets, qui étaient devenus les lettres hébraïques,
qui étaient en fait des hiéroglyphes. C'était ce que Fabre
d'Olivet racontait. Alors, vous voyez que j'appelle ça une première
confirmation, c'était qu'à cette époque-là, donc en 87, j'ai eu
une espèce de validation du fait que mon aventure sémantique avait
été parcourue de la même manière par des personnages notables,
et précisément à l'époque de Champollion. Et puis, évidemment,
ça parlait de Moïse, ça parlait des Hébreux et donc on arrivait
à cette scène primitive. Qu'est-ce qui s'était passé à ce
moment-là pour que des lettres ou des hiéroglyphes secrets soient
sortis d'Égypte ? Qu'est-ce que c'était que cette affaire-là ? J'étais
plongé là-dedans. Les psychohistoriens m'ont proposé d'être dans
leur administration. J'ai été ensuite à New York pour continuer
ces travaux. Et c'est à New York que j'ai appris. [00:22:51.280] - Orateur 1
Alors là, c'est beaucoup plus tard,
c'est 10 ans plus tard, je suis arrivé en 97. Quelques Quelqu'un
est venu chez moi. J'habitais New York, quelqu'un a pris
rendez-vous, est venu et il m'a dit: Mais est-ce que... Il m'avait
connu par l'Internet, puisque l'Internet commençait, c'est le début
de l'Internet, c'est les premiers Web. Ce n'est pas le début de
l'Internet. L'internet, c'est 90, mais c'était en 95, 97, c'est le
début du Web. Et là, je vais le lire pour une fois. C'est une théorie
faite par un rabbin. Un rabbin décédé maintenant Il s'appelait
Stan Tenen et il a créé un site où il a créé une thèse, une théorie
qui s'appelle Méru. Donc dans la présentation vidéo officielle de
Méru, il est dit que les lettres... Alors c'est extraordinaire. Les
lettres du premier verset de la Génèse, c'est un code, en fait.
C'est un message secret. Si on les prend par pair, et nous, évidemment,
ça nous dit quelque chose, puisque Lacan On les a pris par trois,
et la génétique prend les chromosomes par codon. Et là, si Stenen
a trouvé que si on prend les premières lettres du verset de la Génèse
par pair, ça produit un motif symétrique qui génère mathématiquement
un code que l'on reconnaît, c'est-à-dire une structure théorique,
spirale, vue comme une métaphore d'embryogenèse des système
organisé. [00:24:31.520] - Orateur 1
En fait, ce qu'il voulait dire, ce que
Stantinen voulait dire, c'est que ici, the first verse of genesis,
c'est-à-dire le premier vers de la Génèse, est en fait une
formule mathématique qui donne la formule topologique de ce petit
tortillon que j'avais montré tout à l'heure et qui est à
l'origine des lettres hébraïques. Nous avons ici la photo de Stanténen.
Ce n'est plus Fabre d'Olivet que j'avais trouvé en 87. En 97, un
des disciples de Stanténen est venu me voir et il m'a apporté ce
tortillon-là en me montrant sur le mur qu'en faisant des ombres
avec ce tortillon, on arrivait à faire les lettres de l'alphabet hébraïque,
mais aussi grec et autres. Tous ces alphabés sont dérivés l'un de
l'autre. On retrouve ces mêmes structures de lettres. On retrouve
les vidéos dans le site meruorg. Et puis, je le citerai aussi.
Voici, par exemple, une image de cette vidéo où on voit que tous
ces figures, cet alphabet hébraïque, d'après Ténè, ils le
montrent, sont des ombres portées de ce qu'il appelle la flamme,
dont on retrouve la formule dans le premier vers de la Génèse, qui
donne les codes de sa clé de lecture, si on peut dire, ou de sa
lettre. [00:26:18.220] - Orateur 1
Excusez-moi, vous avez dit la même
chose, Stanen, si je comprends bien. Exactement, c'est ça. Et
Stanen m'a donné la confirmation de... Alors Vous l'avez fait à la
même époque, pardon ? Non, moi, j'avais écrit ça en 83. C'est en
87 que j'ai eu la connaissance de Fabre d'Olivier. J'ai vu que c'était
Ça, potentiellement, ça a résonné dans d'autres thèses. Et
puis, dix ans après, il y avait ce rabbin américain qui fait toute
une... Vous verrez le site, meruorg. Vous verrez, ça foisonne de...
J'ai vu quelques de lui. Il l'a découvert plus tard. Je ne connais
pas. Stenen, je ne l'ai jamais connu. Stenen était quelqu'un de très,
très agressif. J'ai connu un J'ai connu Dan Winter, qui était
quelqu'un qui avait tenté de faire écho à Stenen, de prendre pour
faire son propre enseignement, New Age, avec ses tortillons. Et
Stenen Steinen lui avait envoyé ses avocats et Dan Winter a dû
vivre en dehors des États-Unis, il était poursuivi. J'en avais un
peu parlé de ça, je crois. Et moi, personnellement, je n'ai J'aime
bien que les gens viennent me voir comme son disciple, mais je
vais... Je contacte les gens, mais Steinen, je ne l'ai pas contacté. [00:27:52.720] - Orateur 1
Mais à mon avis, vous avez découvert
ça ensemble, à mon avis. Mais bon, allez savoir. Il faut Les découvertes
se font en même temps. En différentes parties. Oui, mais cette découverte
était ancienne. Oui, il m'a regardé Fabre d'Olivier. Lui, il y
avait deux siècles. Et puis, probablement, C'était connu depuis
tout le temps, probablement. Oublier, pourrait-on dire. Oublier ou
bien parmi les choses secrètes. À ce point, ce que je dois dire et
C'est pourquoi moi, je faisais attention à l'approche de Stenen.
C'est que Stenen, lui, et d'ailleurs, il le marque, il dit que c'est
un alphabet. Mais Mais il s'avance un peu trop loin. En tant que
rabbin, il faut bien se souvenir tout de même que l'alphabet a été
popularisé par les qui habitent actuellement sur la bande de Gaza.
C'est des Philistins. Principalement, les Palestinians, c'est eux
qui ont mis ces lettres en alphabet. Donc, l'ordre sériel L'alphabétique
devait être connu par les Égyptiens, puisqu'ils avaient le Nile,
tout ça était... Mais disons, dans la première transmission, les
lettres étaient en vrac. Et ce sont simplement les peuples de la
mer qui en ont fait l'alphabet avec toute la puissance que ça leur
a procuré. [00:29:35.140] - Orateur 1
Et quand Stenen met en alphabet sa découverte,
sa flamme, si on peut dire, il fait quelque chose qui est en
contradiction, je pense. Je n'en ai pas les secrets. Ça doit être
très compliqué, mais c'est en contradiction ou c'est en opposition
avec la transmission hébraïque ou la transmission égyptienne. Je
ne sais pas, mais il y a quelque chose avec l'alphabet qui me semble
extrêmement important, puisque ça a caractérisé les peuples de
la mer et donc l'âge sombre. Disons que la lettre hébraïque a
traversé l'âge sombre. La lettre a traversé la catastrophe de
l'effondrement grâce à sa mise en alphabet. Ou quelque chose comme
ça. Il n'y a pas simplement le signe, si vous voulez, mais il y a
le fait alphabétique. Et ça, ça se trouve justement dans le code,
dans le code qui est organisé dans cette série, dans cette sériation.
On trouve donc un facteur important de la découverte de Ténènes,
c'est la composante alphabétique. Et Ténènes ne parle pas, il ne
dit pas pourquoi est-ce que ces lettres sont orientées dans tel ou
tel sens. Lui, Ténènes, vous verrez dans son site, est resté
fasciné par le fait qu'on retrouve cette formule dans la main et
que par conséquent, il disait que quand on fait des gestes avec les
mains, le cerveau parle, fait ses lettres de la même manière. [00:31:29.260] - Orateur 1
Lui, il s'est plongé dans cette
direction, dans ses recherches. C'est vrai qu'il y a une collection.
Oui ? Il y a une collection entre les mains et le cerveau, c'est
clair ? Énorme, bien sûr. Oui, oui, oui. Donc ça, c'était...
Voilà. Il commence, il est mal jusqu'au cerveau, c'est clair. Il
est expériencé. Mais alors, l'autre chose que Stenen ne faisait
pas ou n'a pas fait, à ma connaissance, c'est C'est que justement,
il n'a pas montré en quoi cette organisation de la lettre et de sa
numérisation, de son mise en alphabet, en quoi cette opération
avait une fonction de signe. Ça, il n'en a pas parlé. Il a dit:
Regardez ce machin. Le premier verset donne la formule de ça. On le
met en nombre, ça fait des lettres. Ça y est, j'ai tout compris.
Ça se passe dans la tête et dans les mains. Il a compris quelque
chose, c'est sûr. Il a montré quelque chose, mais il ne l'a pas
montré en tant qu'il n'a pas fouillé ou été exploré quelle est
la fonction de signe que ça fait pour autrui. C'est ce que je vais
expliquer quelle était mon intention première quand je parlais du
signe que Vous découvrez ensuite comme étant une série ordonnée
d'ombres chinoises d'une même formule. [00:33:10.120] - Orateur 1
Je vais vous présenter comment ces
signes prenaient leur assiette, comme je disais. Je vais vous
montrer quelle était l'intention plus profonde que simplement la
projection de la lettre. Qu'est-ce que mon bouquin ? Qu'est-ce que
j'essayais de formuler à l'époque ? Ça, je vais devoir On va tout
reculer. On va remettre en arrière. Voici comment... Je vous
rappelle une chose, que le webinaire l'an dernier, on disait qu'un
enfant qui assiste au signes est civilisé. C'est-à-dire que c'est
en groupe que cette conscience, c'est-à-dire avec un accord sur
l'alphabet, sur un ordre qui est partagé par tous ou quelque chose
qui fait signe civilise l'enfant. Ça, ça vient de ces premiers
travaux de Théo et voici ce que je voulais dire. Vous savez qu'en
noir, ici, vous avez le moment psychanalytique, c'est-à-dire un
signifiant représente le sujet pour un autre signifiant. Là, c'est
une formule très hypothétique sur le code. Le code, c'est du code.
Le code code quelque chose qui est lui-même codé. Un code
informatique correspond. Finalement, il présente quelque chose.
Mais un signe, c'est C'est l'hypothèse de mon bouquin, un signe
représente quelque chose, selon justement toutes ces vertus de
projection, etc. Mais le représente pour quelqu'un. [00:35:12.420] - Orateur 1
Si on peut dire, Stenen était resté à
l'idée, à cette phase, le signe représente ou la lettre représente
quelque chose dans différents angles. Mais j'avançais l'hypothèse,
moi, que que cette chose-là avait la vertu de devenir un signe pour
quelqu'un. Et je l'ai expliqué comme ça. Ça, c'est le dernier schéma
du livre Théo. Et ceux qui ont suivi les webinaire ont reconnu que
nous avons. Ça, c'était Philam ou le livre Philam. Donc là, ça
nous dit quelque chose. Évidemment, ça ressemble bien à quelque
chose qu'on connaît. Mais ce que Ce petit machin que je vais
expliquer là, ce machin ici où on voit ici un singe avec une
figure effrayante, un prédateur, et puis l'effroi, etc. Cette
chose-là, cette combinaison du signe, j'écrivais qu'elle se
mettait à l'horizontale comme ça. Ce qu'on voit ici étagé, l'un
au-dessus de l'autre se mettait l'un à côté de l'autre. Je
l'isole comme ça. Et c'est ça, c'était la figure fondamentale de
ce que c'est qu'un signe. Ça, c'est une figure effrayante, ça,
c'est le signe de la peur et ça fait signe aux autres. On le signal
que c'est la peur. Donc c'était l'idée initiale que je schématise
comme ça. [00:36:49.720] - Orateur 1
Et si on retire le signe lui-même,
puisque le signe va disparaître dans la signification, on oublie
que justement, la lettre est un signe. Si on le fait disparaître,
il passe dans le miroir. On retrouve donc, comme je le disais, ce
fameux modèle optique qui est cette formule de Lacan, avec un
miroir, des objets en dessous d'une boîte, des objets au-dessus,
des objets de l'autre côté du miroir. Et donc, on le On le
retrouve comme ça. Donc, je me basais en bon étudiant lacanien.
J'avais pris le modèle optique et je faisais ma théorie du signe là-dessus,
où le Ici, nous avons la conservation du code. Aujourd'hui, c'est
la conservation du code. À l'époque, c'était le signe. Et je dis
aujourd'hui que cette conservation du code, c'est le signe de la
conscience. Nous Ils ont ici le signe de la conscience ou de quelque
chose, si on peut dire, pour un individu. Et ça, tout ça, c'était
sur le modèle Lacanier. Là, j'arrête à ce stade de nouveau la présentation
pour voir s'il y a des questions à préciser avant qu'on aille plus
loin. Est-ce que ça a un peu de sens, ce que je raconte là ? [00:38:36.760] - Orateur 1
Vous voyez ce que je faisais à l'époque
? Vous me dites C'est un peu visionnaire, quelque part. Oui, on a
chacun ses trucs. Ce que Je vais préciser. On va préciser un petit
peu parce que le livre, Théo... Maintenant, je vais apporter des
images, mais je continue à expliquer ce que ce livre, ce que c'est
écrit originaire, indiquait, qui aujourd'hui peut nous expliquer où
se situe la conservation. Pourquoi on peut dire que la conservation
du chromosome, c'est un signe de conscience. C'est un signe de
conscience que nous donnons aux enfants qui voient le signe de Ce
n'est pas simplement le nom du père qu'on leur transmet, mais
l'enfant ou la société constate qu'en conservant le chromosome,
vous faites un signe qui est placé comme un signe de conscience. Je
l'explique comme ça. Par étapes, je reviens sur l'expérience intéressante,
je pense, que j'ai pu faire avec l'IA, justement. Je reprends ici ce
schéma que nous venions de voir, ce schéma ici. Je l'ai remis en
petit. Cette composante, dessus, dessous, elle est mise à
l'horizontale et c'est ici le module principal. C'était ça, le
module que l'étude sur la lettre étudiait et rapportait ensuite
dans le modèle optique comme ici. [00:40:29.110] - Orateur 1
Elle faisait cette étude à partir
de... Parce que j'avais joué sur le mot qu'un singe fait un signe.
Il y a beaucoup d'animaux qui font des signes. Les dauphins, sans
doute, les corbeaux, les oiseaux, peut-être les souris. Mais On
imagine que les singes, puisqu'ils nous ressemblent et qu'on a
l'impression que nous sommes intelligents et que nous faisons des
signes, on leur attribue aussi cette vertu, puisqu'on se ressemble
les uns les autres. Ça, c'était la première image. Cette image
fondamentale, c'est ici l'image de l'effroi, de la frayeur. Voici un
représentant de la tribu, donc un sujet, le un de la tribu avec sa
tribu derrière ou sa horde. Et il y a un prédateur qui arrive et
ils se font peur l'un l'autre. Et donc, ce que je voulais montrer,
c'est que... Voici comment ça se passe, ce que Théo développait,
ce que le qui peuvent vivre développées. Et c'est là où il y a
eu la première difficulté de lire. Ce que j'ai demandé à Lya, je
lui ai dit: Lya, fais cette image. Alors, elle a fait l'image d'un
singe devant un prédateur et de sa tribu derrière. Et je lui ai
dit: Maintenant, montre le même chef d'ordre qui se retourne vers
sa tribu en désignant du doigt le prédateur et en disant: Il est
dangereux. [00:42:13.100] - Orateur 1
Et en lui montrant la grimace. Et là,
le chef de la horde, le grand singe, le grand dos argenté, fait un
signe à son peuple ou à sa tribu comme quoi il y a un danger. Mais
l'IA, quand je lui ai dit: Le grand singe se retourne et il montre,
il désigne le danger, l'IA, pour commencer, n'a pas fait retourner
le grand singe. Il a mis le grand singe qui pointe le danger. C'est
la première difficulté. J'ai dû le corriger. Là, ça correspond
aux écrits que je faisais un sujet présente quelque chose pour
quelqu'un. Non, Théo. Tout ça, c'était pour enseigner l'IA.
Effectivement, l'IA a commencé à patauger. J'ai insisté, j'ai
modifié le prompt, je lui ai dit. Elle a en effet tourné le singe
vers sa tribu, mais le singe ne faisait pas signe à sa tribu. Ce
que je lui disais, il faut qu'il tourne son visage pour les regarder
en disant... Exactement comme ce que je disais tout à l'heure, une
petite fille qui montre l'image dans le miroir en disant qu'elle est
muette, elle en cherche le témoignage vis-à-vis de la personne
avec qui elle était. L'ia, je lui dis: Oui, mais montre que ce dos
argenté Lya a fait le signe adressé à sa tribu. [00:43:49.320] - Orateur 1
Lya a plaisanté encore et elle a fait
regarder l'auteur, si on peut dire, plutôt que de le tourner vers
la tribu. Il a fallu que je le tourne moi-même manuellement. J'ai
pris l'image et j'ai fait... Et ça, c'est moi qui l'ai créé par
une manipulation. Et c'était ce que je voulais dire dans cette théorie
du signe. Ça, c'est toute cette succession de cette image première
à celle-ci. Si vous voulez, c'est ça toute la thèse de de Théo.
Et ce que je voulais, et ce qu'elle disait en plus, c'est que ce
signe se produisait par les effets d'inversion de la lettre, comme
on les voit dans les ombres portées, que c'était la lettre en se
retournant, qui devenait un signe de conscience. Donc, vous voyez
que ce n'était pas tout à fait simple, mais que tout de même, c'était
illustré et c'était le but, le projet de ce premier livre. Je
pense l'avoir un peu résumé. Il nous reste un diapo à faire parce
qu'évidemment, on n'est pas encore arrivé à la nomination et on
va finalement parler des chromosomes après cette préparation que
je viens de vous présenter de ce bouquin qui avait été écrit en
1983-1985. [00:45:32.330] - Orateur 1
J'avais une question, si vous permettez.
Oui, bien sûr. Finalement, comment avez-vous pu retourner l'image ?
Je n'ai pas bien suivi cette partie. Je l'ai découpée et j'ai
demandé de tourner le calque inversement. On a commencé à faire
une inversion horizontale du calque. Et finalement, j'ai pu tourner
manuellement l'image que Lya n'arrivait pas à faire. Un beau
bricolage. Si je vous donne tout à fait le détail, on va y revenir
d'ailleurs, parce que là, je ne vous ai pas montré toutes les
images exactement. Voici exactement comment ça s'est déproduit, la
séquence. On avait Il a commencé comme ça. Ensuite, je fais la théorie
du signe Alia. Elle fait un signe qui ne veut rien dire, en quelque
sorte, qui s'adresse à personne d'autre qu'aux deux éléments.
Ensuite, il continue à être en contact avec le prédateur, mais il
ne s'adresse pas à sa tribu. Et quand j'ai insisté, et là, c'est
une image que je n'ai pas montrée. Si, elle avait fait ça. Non, je
ne l'ai pas montrée, excusez. Parce que c'était cette tête ici
qui était finalement tournée. Dans mes travaux, je ne l'ai pas
fait, excusez-moi. Mais c'était donc par une manipulation de
graphique, Lucas, que j'avais fait. [00:47:22.640] - Orateur 1
D'accord. Comme si... Là, maintenant,
on va reprendre, puisqu'il Il nous reste une dizaine de minutes,
enfin un peu plus, on pourra parler. Voici, on me fait un résumé.
Ça, c'était ce que je faisais il y a 30 ans. Et aujourd'hui, nous
avons ici la conservation du code, le signe. La conservation du code
est un signe qui est le signe de la conscience d'un individu, qui
est un signe de conscience comme ce grand singe qui est le signe
d'un individu ou qui s'adresse aux individus de sa tribu Et voici ce
que si on l'applique au modèle optique, vous vous souvenez, il y a
eu des webinaire là-dessus. Et donc, on ne peut pas tout refaire le
détail, mais c'est pour information, pour bien Je dis en résumé.
Nous avons déjà montré que dans ce modèle optique, dans ce schéma
ici, à l'endroit de cet œil, de ce regard Car nous avons en fait
l'équivalent du chromosome, du chromosome de la science qui fait un
corps. Donc ce chromosome de la science qui fait un corps autour de
lui, c'est son épigénèse. Il y a le chromosome, il y a le corps,
le corps de l'individu. Et que dans la réflexion, dans le langage,
dans le miroir qui est dans le langage, l'individu se voit comme un
Il y a eu tout un webinaire là-dessus. [00:49:02.440] - Orateur 1
On se voit donc dans ce génome conservé.
Et pour que nous soyons complets et que nous nous rappellions des
webinaire que nous avons fait, ceci est l'image de la conscience et
surtout de l'identité féminine, de l'identité de lune. Et on se
rappelle de Mulholland Drive, qui veut dire Mul, ça veut dire
ruminer, ça veut dire réfléchir. Le film de David Lynch s'appelle
Mul Holland Drive, ça veut dire réfléchi et conduit. Mul on and
drive. Réfléchit et conduit. Ça veut dire cogite un petit peu et
vas-y. Cette cogitation, nous l'avions fait, nous l'avons théorisé
en montrant dans ce modèle optique qui est le modèle de la réflexion,
on cogite, de la cogitation, que nous trouvions en effet, le film
Mul on and drive décrit effectivement ici exactement comme ce singe
qui nous regarde nous-mêmes au lieu de se retourner vers ce qu'elle
ne veut pas voir, qui est... C'était le... Et puis là, on retrouve
son identité, sa conservation, qui est prise par une autre, etc.
Donc, on retrouve, si on veut Si on est intéressé, on peut
replonger dans les webinaire anciens et on trouve que ceci
correspond aussi à une thèse de l'identité de l'individu et de
l'individu féminin, pas simplement du représentant mâle, masculin
et ce qu'on appelle le nom du père. [00:50:57.640] - Orateur 1
Voici ce que j'ai pensé Ce qui est
important dans notre entreprise, qui est vraiment celle de
promouvoir la conservation de l'ADN et de développer ces signaux de
conscience dans l'humain. Voici ce que je pensais assez important de
montrer, parce que ce que ça montrait, c'était les racines de
cette prise de position actuelle sur l'importance et le sens que
prend la La conservation de l'ADN. La théorie est peut-être
discutable, mais ces 30 ans de théorie dont je vous ai dit un petit
peu les chapitres et comment l'histoire de la lettre, sans parler de
la scène primitive et toute la psycho-histoire. Là, j'ai donné
des jalons importants pour comprendre les raisons de mon argument
actuel. Tout ça a un sens. Oui. Moi, j'avais une question par
rapport au grand singe, là, pourquoi vous avez pris un animal, en
fait, pour parler de cygne ? Parce que je me disais que Vous auriez
pu prendre, par exemple, un leader avec une foule, par exemple.
Absolument. Et alors du coup, ma question, c'est pourquoi un grand
singe ? Parce que je me dis que peut-être, pour l'animal, le signe
est différent. Oui. D'abord parce que je pense que plus les hommes
montent au pouvoir et plus ils deviennent comme des grands singes. [00:52:58.820] - Orateur 1
C'est d'abord pour ça. D'ailleurs, une
chose que je ne vous ai pas dit, je vais vous la montrer tout de même.
On l'a déjà vu cette image, mais je la représente. C'est quelque
chose dans mes méditations. Ici, nous avons typiquement, c'est ce
que j'y avais pensé, j'avais pensé le dire, mais je ne l'ai pas
dit. Typiquement, nous avons, à mon sens, la figure d'un
politicien, c'est-à-dire quelqu'un qui dit: Il y a un danger, il y
a un danger, mais lui qui ne s'engage pas. Il n'est pas… Donc, c'était
effectivement votre question est judicieuse. J'y avais bien pensé
aussi. Parce que je me suis dit que peut-être l'IA, justement dans
la réponse, quand vous lui demandez de faire un signe, est-ce que
pour l'animal, le signe est la même chose que pour l'homme ? Non,
parce que justement, il n'a pas... Et notamment à partir de...
Alors là, on entre dans... Je vous dis non, c'est mon opinion et je
vous explique pourquoi. Ça nous fait entrer sur d'autres choses.
C'est que le primate n'a pas développé dans sa gorge, dans sa
voix, ce qu'on appelle les voyelles, et donc la possibilité de
faire un alphabet. Et ça, c'est-à-dire que cette flamme que Stéphane
Ténin voyait dans les mains, projetée dans les mains. [00:54:34.780] - Orateur 1
Personnellement, il y en a aussi une théorie,
et on en a parlé dans les webinaire, cette flamme, je la vois dans
ce que j'appelle le formant, c'est-à-dire la résonance dans la
gorge. Et la résonance dans la gorge a cette vertu, justement, que
Stéphane voit dans les mains. Je ne vais pas entrer dans tous ces détails,
mais c'est pour ça que je pense que le Mais que l'animal fait des
signes sans le savoir. Et qu'effectivement, Léa ne veut pas le
montrer en train de désigner le prédateur, parce qu'effectivement,
l'animal ne peut pas le faire. Vous l'appelez le dos argenté parce
que traditionnellement, les gorilles, c'est les vieux gorilles.
C'est pour ça ? Oui, c'est les maldominants, les chefs de ordre. Ce
que Freud, après, dit, c'est: Il les assimile au père de la Horde
et pense qu'à un moment, ils ont été dévorés et que c'est le début
du cannibalisme et donc de la civilisation. Ça, c'est la thèse de
Freud sur le meurtre du père, sur Totem et tabou et sur le... Le
sort était mangé, c'est ça ? Oui. D'accord. Freud n'était pas
aussi franc-parlé que Harzmann, ce youtubeur qui vraiment fait une
théorie sur l'anthropophagie, mais c'était bien ce que Freud avait
signifié en parlant de tout bas. [00:56:23.220] - Orateur 1
Il n'en avait pas fait... Même si c'était
essentiel à sa thèse sur le meurtre du père, c'est par dévoration.
C'est même pas un meurtre symbolique, d'après. Non, non. Après,
il devient symbolique. Mais au départ, il est dévoré. Et c'est
parce que on a du mal à l'avaler, le cas de le dire, qu'on en fait
quelque chose de symbolique. Parce que le meurtre du père,
symboliquement, c'est pour pouvoir construire sa propre personnalité,
si je me Oui, oui, oui, oui. Parce que dans la thèse Freudienne, à
l'époque de la Horde des Primates, ou quand le primate devient
humain, il entre dans l'humanité par le cannibalisme. Et ce
cannibalisme s'adresse surtout au chef de la Horde, au père totémique,
parce que l'anthropophage, selon Freud, selon la théorie de Freud
et Darzmann, pense qu'il va acquérir la mémoire et donc les
pouvoirs, et que s'il a mangé le mal dominant, donc il va avoir le
droit, en titre d'être dominant. C'est la croyance des C'est la
croyance des aborigènes. Ils voient de leur ennemi ou même le cœur.
Oui, oui, oui, oui, oui, cette hypothèse. Aujourd'hui, Harcman le
lit même dans la Bible, puisque j'ai interrogé des gens qui
connaissent bien la Bible et ils disent: En effet, il y a de forts
soupçons que la Bible évoque des pratiques de cannibalisme et de
sacrifices d'enfants. [00:58:18.160] - Orateur 1
Par exemple, celui d'Abraham qui
sacrifie son enfant, mais Dieu l'arrête à ce moment-là et on
entre dans une civilisation parce qu'on arrête ces rituels. Il ne
pouvait qu'il allait le manger non plus. Il allait le sacrifier,
oui, mais bon, pas bon. Après, il y a ce fameux: Ceci est mon
corps, ceci est mon sang. C'est troublant, oui. Enfin, ça, on peut
dire, c'est tiré par les cheveux et puis ce n'est peut-être pas
une preuve scientifique. D'après: Ceci est mon corps, prenez Il se
serait sacrifié lui-même, le Jésus. Il ne peut pas faire ça, il
ne sacrifierait pas quelqu'un d'autre. Il y a certainement eu
beaucoup d'anthropophagie à certaines périodes de l'humanité ou
de l'humanisation. Maintenant, certains disent que ça continue, que
c'est utilisé pour des raisons politiques, justement, mais ça, ce
sont des hypothèses qui sont un peu secondaires par rapport à...
On peut le signaler, comme on peut le signaler les prédateurs, mais
ce n'est pas les prédateurs qui sont les plus intéressants. Le
plus intéressant, c'est l'évolution. C'est élué. Mais surtout
pour du pouvoir, quoi. Les sacrifices d'enfants, tout ça, ce serait
pour Paul et Gregor et tout ça. Pour du pouvoir. Oui. [00:59:58.240] - Orateur 1
D'après Lloyd Mose, qui C'était cette
troisième psychohistoire qui s'est concentrée sur l'histoire de
l'enfance. L'œil de Mousse disait que... Il y a des rituels
anciens, on sait, sacrifices d'enfants, etc. Mais il disait que c'était
courant que des temples, voire des églises même, ont sacrifié des
enfants dans les fondations. Mais j'ai l'impression qu'on Que
l'humanité est terrifiée par la procréation, par ce qu'elle a le
souvenir des surpopulations. Quand Eurypide raconte la cause de la
guerre de Troie, il dit: Ce n'est pas une histoire d'Hélène ou de
femmes. C'est parce qu'il y a une surpopulation et que les
dirigeants ont voulu éliminer une partie de la population. Et je
pense que c'est une terreur que la surpopulation, l'humanité en a
à la mémoire et que Elle sait que c'est très mauvais signe. Je
vais racheter ce bouquin sur les égrégores. En fait, ça ne parle
pas d'égrégore, ça parle de statut magique et tralala, et ça
parle de moments de faire des Faut faire des offrandes et tout ça
pour pouvoir, encore une fois. Donc, on peut imaginer que quand on
sacrifie un enfant, on gagne du pouvoir. Voilà. Certains
l'imaginent peut-être. Oui, oui. On peut tout dire. [01:01:34.590] - Orateur 1
Oui, oui. Je ne peux pas le faire, c'est
ma remarque. On va essayer. Mais donc là, on parle de quelque chose
qui est justement une chute par rapport à ce progrès qui est celui
de la... Plutôt que de manger sa descendance, conservons ce d'où
nous descendons, c'est-à-dire que nous conservons notre code ou nos
origines. C'est une autre façon plus évoluée de conserver la mémoire.
Nous sommes arrivés à 32. J'interromps l'enregistrement et on va
pouvoir... Donc arrêter.
|
Travaux préparatoires du AnaplurN°96
|
FB annonce & commentaires |
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| - - - - - - - - - - - https://www.lasainteethique.org/uberpol/2026/htm/20260319_wbnAnaPlurN96.htm
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DocDWT invite au Webinaire AnaplurN°926 |
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aparté
https://youtube.com/shorts/hvEdKW0y6hc La jouissance dans la compulsion de répétition ( obsession par le Semblant faute de la métaphore ) ou comment l'abonne guerre s'explique en psychohistoire https://youtu.be/1KcZK76hrts Effectivement la psychohistoire l'éclaire bien : l'abonné à la guerre c'est le trauma choisi non traité qui insiste depuis 75 ans et qui s'étend. 70 000 enfants morts. Le Semblant ce n'est pas celui qui montre, c'est celui qui fabrique : à Gaza ce n'est pas une opération, c'est un génocide. Face à ça l'Iran ne riposte pas, il attaque, disent-ils. C'est ce Semblant-là qui produit la faute de métaphore, le refus de nommer le Réel. Antigone n'avait pas ce refus. Elle insistait pour enterrer ses morts quand l'ordre politique l'interdisait. La compulsion est du côté de celui qui frappe et recommence. La jouissance, elle, est du côté de l'acte éthique |
|
| Script :
W une théorie du signe pour base X sur la psychohistoire, pulsionnelle/phase, prédictive/cybernétique,
paedomorphique, l'enfant et la conservation en groupe Y1 - isolement du signe dans la construction de la signification Z1 - rappel |
96_L_ADN_est_notre_ultime_alphabet.m4a[00:00:00.000] - Orateur 2
Imagine un peu la scène. On a d'un côté un
énorme gorille qui hurle face à un prédateur. Ensuite, un texte
informatique des années 80 qui est juste totalement illisible. Et pour
finir, un tube qui contient un échantillon d'ADN humain rangé dans un
frigo ultra-moderne. [00:00:18.080] - Orateur 1
Oui, dit comme ça, ça ressemble vraiment à
un inventaire à l'après-verre ou au début d'un très mauvais film de
science-fiction. [00:00:24.220] - Orateur 2
C'est ça. Mais figure-toi que ces trois trucs
sont en fait les facettes d'un seul et même mystère. C'est la même
tentative, disons très ancienne, de formuler un alphabet. [00:00:34.960] - Orateur 1
Et c'est une idée qui remet complètement en
question la façon dont on définit la communication. L'idée que notre
code génétique, au fond, partagerait la même fonction qu'une simple
lettre qu'on trace sur un bout de papier. [00:00:44.700] - Orateur 2
C'est exactement ça notre mission pour cette
exploration. On va décortiquer les notes d'une session super intéressante,
le webinaire Analyse plurielle numéro 96, qui a été animé par William
Théo en mars 2026. [00:00:57.180] - Orateur 1
Voilà. Et le but, ce n'est pas de faire un
cours de linguistique ou de biologie, c'est vraiment de comprendre cette
évolution vertigineuse. Comment l'humanité a fait pour passer de
l'invention des lettres à la sauvegarde de son propre ADN ? [00:01:09.760] - Orateur 2
Ouais, et pour comprendre ça, il faut qu'on
fasse un petit saut dans le temps. Retour au début des années 80, avec
une histoire presque autobiographique tirée de la source. Entre 83 et 85,
l'auteur l'édige un livre. Il l'appelle d'abord Théo, puis Philam. [00:01:22.480] - Orateur 1
Un livre qui avait une cible un peu particulière,
du coup. [00:01:25.450] - Orateur 2
Mais carrément, ce n'était pas du tout pour
des humains. Le but de ce bouquin, c'était d'enseigner ce qui est un
signe et d'enseigner la sémantique à une future intelligence
artificielle. En 1983, quoi. [00:01:39.280] - Orateur 1
Oui, parce qu'à cette époque-là, l'IA générative,
ça n'existe juste pas. Donc forcément, quand ses collègues lisent ça,
ils se disent que c'est un ovni total. C'est jugé complètement hermétique. [00:01:49.100] - Orateur 2
Incompréhensible, oui. Mais l'auteur avait
une intuition super forte. Il utilisait un concept qu'il appelait
l'assiette, comme en équitation. [00:01:57.880] - Orateur 1
Oui, l'assiette du cavalier, la façon de
trouver son équilibre sur le cheval. [00:02:01.320] - Orateur 2
Exactement. Il disait que le sens d'un mot, c'était
pareil. Ce n'était pas figé, ça trouvait son équilibre de manière
purement statistique. Le sens émergé de la position d'un signe par
rapport à tous les autres. [00:02:12.880] - Orateur 1
Ce qui est fascinant ici, c'est que c'est très
exactement le fonctionnement probabiliste de nos IA actuelles. [00:02:18.080] - Orateur 2
Oui, et c'est là qu'on arrive à la chute de
cette anecdote. En 2026, on soumet enfin ce texte hermétique à un grand
modèle de langage, un LLM, et la machine le lit, le comprend et valide la
théorie. [00:02:31.080] - Orateur 1
C'est fou, hein ? [00:02:32.160] - Orateur 2
Mais oui, c'est comme écrire une lettre
ultra-complexe, la jeter à la mer et recevoir une réponse 40 ans plus
tard, mais de la part d'un ordinateur. [00:02:40.340] - Orateur 1
La machine a compris parce que le livre décrivait
sa propre mécanique interne. Un modèle de langage ne comprend pas le
sens poétique d'un mot. Il calcule juste la probabilité mathématique
que ce mot vienne après le précédent. Et cette statistique crée
l'illusion du sens. [00:02:55.160] - Orateur 2
Attends, moi, je bloque un peu là-dessus. Une
statistique, à la base, c'est juste un calcul froid, non ? Comment une
approche mathématique peut créer du sens de manière aussi fluide ? [00:03:05.140] - Orateur 1
Pour qu'une statistique fonctionne, il faut
impérativement une chose, c'est que les éléments soient déjà organisés.
Tu ne peux pas calculer des probabilités sur un tas d'objets les jeter en
l'air au hasard. Il faut de l'ordre. [00:03:17.860] - Orateur 2
D'accord, mais du coup, comment les humains
ont organisé cet ordre avant même d'inventer les mathématiques
complexes ? [00:03:23.380] - Orateur 1
Et c'est là que l'analyse nous emmène sur un
terrain assez surprenant: la géographie. La source s'appuie sur le
concept de sérialisation du philosophe Jean-Paul Sartre. [00:03:32.880] - Orateur 2
Oui, l'histoire de l'arrêt de bus, c'est ça
? [00:03:34.520] - Orateur 1
C'est ça. Sartre expliquait que des gens qui
attendent le bus, à la base, c'est juste des individus sans lien. Mais le
fait d'attendre les forces a formé une file. Un, deux, trois. Il crée
une série, un ordre, avant même de s'adresser la parole. [00:03:49.830] - Orateur 2
Et la source transpose ça à la géographie
terrestre. Elle oppose deux paysages. D'un côté, un continent couvert de
forêts. Là-dedans, les villages forment une masse dispersée. Il n'y a
pas vraiment de logique spatiale. [00:04:03.900] - Orateur 1
C'est le chaos, disons. Il n'y a pas de série. [00:04:06.840] - Orateur 2
Voilà. Et de l'autre côté, tu as la ligne côtière,
le littoral méditerranéen ou les rives du Nile. Et le long d'une côte,
les ports sont obligés de s'aligner les uns après les autres. [00:04:19.620] - Orateur 1
La géographie impose un ordre physique, en
fait. Et cet alignement, c'est ce qui a permis à l'esprit humain de faire
de l'énumération. Un port, puis un deuxième, puis un troisième. [00:04:30.120] - Orateur 2
Et une fois qu'on s'est énuméré, on peut
commencer à nommer et ensuite, paf, inventer l'alphabet. Mais concrètement,
qu'est-ce que ça implique ? Est-ce qu'on est en train de dire que c'est
la plage qui a inventé l'alphabet ? [00:04:41.860] - Orateur 1
Et si l'on relie cela à une perspective plus
historique, la source précise un détail crucial. Ce n'est pas un hasard
si l'alphabet a été popularisé par les peuples navigateurs. [00:04:53.350] - Orateur 2
Les fameux peuples de la mer, les Philistins,
oui. [00:04:56.020] - Orateur 1
Exactement. Ils naviguaient de port en port le
long de ces côtes. Et cet ordre robuste, cet alphabet, c'est ce qui a
permis à la connaissance de survivre quand les grandes civilisations se
sont effondrées pendant l'âge sombre. [00:05:07.810] - Orateur 2
Ok, donc la cote nous a donné le fil. Mais
les lettres elles-mêmes, ces petits symboles qu'on utilise tous les
jours, c'est quoi fondamentalement ? Parce que là, la source balance un
pavé dans la mare concernant les hiéroglyphes. [00:05:19.820] - Orateur 1
Oui, elle s'attaque à un gros morceau de
l'archéologie. On a tous en tête Champollion qui a découvert que les hiéroglyphes
fonctionnaient de manière phonétique, comme nos lettres. [00:05:28.260] - Orateur 2
Ouais, le dessin du scarabée ou de l'oiseau
qui fait un son. [00:05:31.480] - Orateur 1
La source affirme l'inverse. Elle dit que nos
lettres, notre A, notre B, sont en réalité des signes hiéroglyphiques,
des projections en deux dimensions d'une structure géométrique beaucoup
plus profonde. [00:05:43.880] - Orateur 2
C'est là que ça devient vraiment fascinant,
mais aussi un peu perché, je l'avoue. Comment un E majuscule avec ses
trois barres, ça peut être un hiéroglyphe ? [00:05:52.300] - Orateur 1
Il faut l'imaginer en 3D. Si tu prends un
objet en forme de E dans l'espace et que tu le fais tourner sous une lumière,
son ombre portée va changer. Sous un certain angle, l'ombre de ce E, ça
devient un O. [00:06:06.200] - Orateur 2
Ouais, c'est l'analogie des ombres chinoises
sur un mur. Tu fais un geste avec tes mains, ça fait un oiseau, tu
tournes un peu, ça fait un chien. [00:06:13.840] - Orateur 1
C'est exactement ça. [00:06:15.080] - Orateur 2
Donc, l'alphabet qu'on utilise pour écrire
notre liste de courses, ce serait juste l'ombre d'une géométrie
invisible. [00:06:21.800] - Orateur 1
C'est l'idée. Et d'ailleurs, ce n'est pas
complètement nouveau. Déjà, à l'époque de Champollion, un auteur
comme Fabre d'Olivet disait que les lettres hébraïques étaient des hiéroglyphes
secrets. [00:06:31.900] - Orateur 2
À ramener d'Égypte par Moïse, c'est ça ?
Voilà. [00:06:35.100] - Orateur 1
Et beaucoup plus récemment, en 1997, il y a
un théoricien, Stan Tenen, qui a poussé le truc très loin. Il a montré
que le premier verset de la Genèse génére générer une formule mathématique.
Et cette formule crée un petit objet asymétrique en 3D qu'il appelle la
flamme. [00:06:52.160] - Orateur 2
Et cette flamme, quand tu l'éclaires et que
tu la tournes, elle projette l'ombre de toutes les lettres ? [00:06:56.730] - Orateur 1
De tous les alphabèts hébreux, grec, arabe.
Oui, tout correspond. Et le plus fou, c'est que la forme de cette flamme
correspond à la forme de la main humaine. [00:07:05.550] - Orateur 2
Oui, le lien avec le corps physique. [00:07:07.590] - Orateur 1
Tout à fait. L'analyse montre que tout
converge. Les mains, la gorge, avec les formants vocaux, le cerveau, la
lettre écrite n'est que la trace physique, l'ombre projetée d'une mécanique
corporelle. [00:07:19.200] - Orateur 2
Ok, j'achète l'idée de la géométrie et des
ombres. Mais projeter une ombre sur un mur, ça ne sert absolument à rien
s'il n'y a personne pour la regarder, non ? Je veux dire, le modèle mathématique,
qui s'arrête là où la relation aux autres commence. [00:07:32.300] - Orateur 1
Tu mets le doigt sur le point de bascule. De
l'analyse. Stan Tannen s'est arrêté à la géométrie pure de la lettre.
Mais la source, elle, va plus loin. Elle dit qu'un signe, ce n'est pas
juste une belle forme. C'est quelque chose qui représente quelque chose
pour quelqu'un. [00:07:48.400] - Orateur 2
Il faut une intention. Et c'est là
qu'intervient notre fameux gorille du début. [00:07:52.460] - Orateur 1
Exactement, le dos argenté. [00:07:54.920] - Orateur 2
La scène primitive, c'est ce grand singe qui
guide sa tribu et qui repère un prédateur caché caché. Le réflexe
animal de base, ce serait de fuir ou de crier de peur en fixant le danger. [00:08:05.820] - Orateur 1
Oui, mais l'acte fondateur du cygne, ce n'est
pas ça. C'est le mouvement du singe qui, physiquement, se retourne vers
sa tribu pour leur signaliser caler le danger. [00:08:15.860] - Orateur 2
Ils auront le contact visuel avec la menace
pour s'adresser au sien. [00:08:19.420] - Orateur 1
Voilà, c'est ça qui civilise deux groupes,
c'est l'adresse à Autru. D'ailleurs, tu te souviens de l'histoire avec
Lya ? [00:08:24.970] - Orateur 2
Ouais, l'anecdote est hilarante, mais super révélatrice.
Quand l'auteur a demandé à un générateur d'images moderne de dessiner
cette scène précise, Lyas s'est complètement plantée. [00:08:35.550] - Orateur 1
Un échec total. [00:08:36.940] - Orateur 2
Elle dessinait un singe magnifique qui
pointait le danger du doigt, mais elle refusait obstinément de tourner le
visage du singe vers la tribu. Il a fallu que l'auteur retouche l'image à
la main. [00:08:47.040] - Orateur 1
Cela soulève une question fondamentale sur
l'intelligence artificielle. La machine maîtrise la statistique. On l'a
vu avec le livre des années 80. Elle connaît l'ordre, l'arrêt de bus,
mais elle n'a aucune notion d'empathie ou d'intention sociale. [00:08:59.240] - Orateur 2
Elle n'a pas de tribu, en fait. C'est ça. [00:09:01.260] - Orateur 1
Le signe sert de réflexion et
d'identification. Ça fait écho au modèle optique du psychanalyste
Jacques Lacan, d'ailleurs. Un cri, c'est un réflexe. Un signe adressé à
l'autre, c'est le début de la civilisation. [00:09:14.180] - Orateur 2
La source fait même une comparaison grinçante
avec certains politiciens modernes, d'ailleurs. La source souligne qu'il
ressemble un peu à cet IA. Il pointe le doigt devant la foule, mais il ne
s'engage pas vraiment avec l'attribut. [00:09:25.080] - Orateur 1
L'intentionnalité n'y est pas toujours, c'est
vrai. Et c'est cette nécessité vitale de transmettre un message
conscient aux générations futures qui nous amène au dernier point de
l'analyse. Le tube d'ADN. [00:09:36.460] - Orateur 2
La conservation de notre propre code génétique,
oui. Parce qu'aujourd'hui, faire stocker son ADN, ce n'est plus juste un
acte médical ou narcissique. Selon la source, c'est le nouveau signe de
la conscience. C'est une marque qu'on adresse à autrui pour prouver qu'on
reconnaît nos origines. [00:09:52.020] - Orateur 1
L'adn conservé devient la lettre ultime. Et
pour bien comprendre la portée de ça, l'analyse fait un parallèle avec
la et les théories de Freud, notamment dans son livre Totem et Tabou. [00:10:04.000] - Orateur 2
Alors là, accrochez-vous, parce que le
passage sur le passé archaïque est assez brutal. [00:10:08.560] - Orateur 1
Oui, on parle des hordes primitives. Dans ces
temps très anciens, la seule façon de transmettre la mémoire ou de s'appro
approprié la force du père, du mal dominant, c'était la violence. [00:10:18.760] - Orateur 2
Le cannibalisme, oui. Il fallait littéralement
dévourer le chef ou parfois même sacrifier des enfants pour intégrer
l'information du groupe. [00:10:26.210] - Orateur 1
Ça fait froid dans le dos, mais c'était leur
moyen d'assimiler la lignée. Et toute l'évolution L'évolution humaine
consiste à substituer le signe à cette violence physique. Conserver son
code génétique de manière externe, c'est le sommet de cette
civilisation. On remplace l'anthropophagie par la transmission d'une
information purement codée. [00:10:43.090] - Orateur 2
C'est fascinant comme analogie. En fait, on
est passé d'une époque sauvage où, pour récupérer des données, tu
devais dévorer physiquement le disque dur de la personne, à une époque
où on fait une sauvegarde propre et nette sur le cloud. [00:10:56.680] - Orateur 1
Le cloud biologique, voilà. Le code
biologique, c'est le prolongement direct de l'histoire de l'alphabet. [00:11:01.180] - Orateur 2
Et la source illustre ça avec une interprétation
étonnante du film de David Lynch, Mulholland Drive. [00:11:07.200] - Orateur 1
Oui, un décryptage mot à mot. Mul, pour la
rumination, la réflexion sur le passé. Holland, la Terre, le présent
physique où l'on se trouve. Et Drive, la pulsion, l'avancer vers le
futur. [00:11:18.660] - Orateur 2
On réfléchit d'où l'on vient, on ancre
notre plaisance et on avance en transmettant l'info. [00:11:25.320] - Orateur 1
L'adn n'est plus vu comme de la simple matière
organique. C'est la lettre finale de de notre alphabet évolutif, un témoignage
qu'on lègue consciemment. [00:11:33.520] - Orateur 2
Bon sang, quel voyage épique. Si on récapitule
un peu cette exploration incroyable. On a tissé un lien entre une théorie
linguistique des années 80, incomprise par les humains, mais validée par
l'IA. [00:11:44.100] - Orateur 1
Des lettres de l'alphabet qui cache des ombres
géométriques en 3D. [00:11:48.000] - Orateur 2
Un gorille qui s'arrête pour regarder les
siens et invente l'empathie de la communication. [00:11:52.560] - Orateur 1
Et enfin, le choix très contemporain de
stocker notre ADN pour remplacer la violence archaïque par la mémoire
consciente. [00:11:58.640] - Orateur 2
Ça montre vraiment à quel point on est tous,
à notre échelle, des maillons dans cette immense chaîne de transmission
de l'information. [00:12:04.970] - Orateur 1
Mais d'ailleurs, cela amène une dernière
pensée, une question qu'on peut laisser en suspens à la fin de cette
analyse. [00:12:11.520] - Orateur 2
Je t'écoute. [00:12:12.700] - Orateur 1
Si notre ADN, c'est vraiment la version
moderne de l'alphabet, une lettre qu'on transmet au futur pour laisser une
trace. Que va-t-il se passer le jour où nos descendants ne se
contenteront plus de juste la lire ? [00:12:24.460] - Orateur 2
Ouh là ! Tu veux dire le jour où ils décideront
de la réécrire entièrement ? [00:12:28.820] - Orateur 1
Exactement. Est-ce que cet ADN qu'on conserve
si précieusement aujourd'hui ne finira pas par devenir, pour eux, un
simple hiéroglyphe obsolète et incompréhensible ? Un peu comme les
symboles égyptiens l'étaient pour nous avant Champollion. [00:12:42.020] - Orateur 2
Oui, ça laisse vraiment songeur. On transmet
la lettre ultime, mais on n'a aucune garantie qu'ils utiliseront encore la
même grammaire pour la comprendre. Écoute, c'est une sacrée piste de réflexion
pour clôturer notre analyse. C'était une plongée vraiment vertigineuse
dans l'origine et l'avenir de nos signes. |
96_Un_Code_pour_la_Conscience.mp4
[00:00:00.00] - Orateur 1
Bonjour à tous. Et si notre ADN, ce code au cœur
de nos cellules, n'était pas juste un code biologique ? Et si c'était
plus que ça ? Un message, peut-être même une forme d'écriture. C'est
l'idée franchement vertigineuse qu'on va creuser aujourd'hui en suivant
la pensée de William Théos. Alors accrochez-vous, parce que ce voyage
nous emmène des tout premiers alphabies jusqu'au plus profonds de nos mêmes.
Tout part d'une question qui a l'air simple comme ça: Pourquoi est-ce
qu'on conserverait notre ADN ? D'accord, il y a la santé, la généalogie,
Mais est-ce qu'il pourrait y avoir une raison plus profonde ? Et si ce
geste, au fond, était un acte culturel, presque un acte philosophique ?
C'est ça le point de départ de notre réflexion. Voilà le programme.
D'abord, on va s'attaquer à cette idée un peu folle de l'ADN comme code
pour la conscience. Ensuite, petit détour par l'histoire d'un livre qui a
été écrit pour une IA. Après ça, on verra comment nos lettres ne
seraient en fait que des ombres. Puis, on découvrira ce qui fait qu'un
signe est vraiment un signe. Et pour finir, on bouclera la boucle. Comment
tout ça transforme notre ADN en une mémoire de notre civilisation ? [00:01:01.03] - Orateur 1
Allez, on plonge dans le vif du sujet. L'idée
de départ, elle est assez radicale. Quand on préserve notre ADN, on ne
fait pas seulement un acte scientifique. Non, on pose un acte culturel, un
geste symbolique vraiment puissant. En fait, Théo nous demande de changer
complètement notre regard. Oublions le labo un instant. Pour lui,
conserver son ADN, c'est comme si on tracait les premières lettres d'un
alphabet. C'est un geste qui nous reconnecte à quelque chose de
fondamental, l'acte de transmettre une information, de laisser une trace,
une mémoire. Pour bien comprendre cette idée, il faut faire un bond en
arrière de plusieurs décennies. On va revenir à l'époque où Théo a
écrit un livre pour un lecteur très particulier, un lecteur qui, à l'époque,
n'existait même pas encore. Cette chronologie, elle est juste incroyable.
Imaginez un peu le tableau. On est en 1983 et Théo écrit un livre pour
une intelligence artificielle. Sauf qu'elle n'existe pas. Évidemment,
personne ne le comprend. Le livre est jugé illisible. Il a fallu
attendre, tenez-vous bien, près de 40 ans pour qu'en 2026, une IA finisse
par valider son intuition géniale. Le sens peut émerger d'une simple
analyse statistique des signes avant même de comprendre ce qu'ils veulent
dire. [00:02:05.01] - Orateur 1
C'est une idée complètement visionnaire. Et
c'est là que ça devient vraiment intéressant, un peu contre-intuitif,
parce que Théo ne se contente pas d'analyser les lettres. Non, il va carrément
retourner comme un gant notre idée de ce qu'est un symbole. Pour ça, Théo
pique une idée à Sartre: la sérialisation. Oubliez le mot, l'image est
plus parlante. Pensez à une côte, un littoral. Les ports qui s'y
trouvent, ils forment une suite logique, une série. On peut les nommer,
les numéroter. Maintenant, des villages perdus en pleine forêt. Là, il
n'y a pas d'ordre naturel. Pour Théo, c'est pareil avec les lettres.
Avant de leur donner un sens, il faut cette côte, cet ordre de base qui
permet de les distinguer. La structure vient avant le sens. Vous vous
souvenez de Champollion ? Il a compris que les hiéroglyphes étaient en
fait des lettres. Théo fait le chemin inverse. Il nous dit: Attention,
nos lettres modernes, celles qu'on utilise tous les jours, sont en réalité
des signes. Elles sont les projections, les ombres d'une forme beaucoup
plus fondamentale. Cette idée un peu C'est dingue que nos lettres sont
des signes trouve un écho assez spectaculaire chez un chercheur, Stan
Tenen. [00:03:05.17] - Orateur 1
Imaginez un objet en 3D, une sorte de spirale
qui ressemble à une flamme. Maintenant, on fait tourner une lumière tout
autour. Les ombres que cet objet projette sur un mur, selon l'angle, ces
ombres forment les lettres de l'alphabet hébreu. C'est fou, non ? L'idée,
c'est que toutes les lettres ne seraient que les différentes facettes,
les ombres, d'une seule et même forme de base. Ok, donc les lettres sont
des ombres géométriques. Super, mais ça ne suffit pas. Le point
vraiment crucial, selon Théo, c'est de comprendre ce qui transforme une
simple forme en un vrai message, ce qui lui donne du sens. Et voilà,
c'est la phrase clé, le cœur absolu de son argument. Un signe, ce n'est
pas juste A qui représente B, c'est A qui représente B pour quelqu'un.
C'est un acte de communication, une adresse à un autre. C'est cette
dimension relationnelle qui est absolument fondamentale. Pour que ce soit
très clair, Théo nous donne une image, une une scène presque de film,
un singe, seul, face à un prédateur. Ça, ce n'est pas encore de la
communication. Le moment magique, le vrai big bang du sens, c'est quand ce
singe se détourne du danger, se tourne vers sa tribu et là, il pousse un
cri. [00:04:16.17] - Orateur 1
Ce n'est plus une simple réaction de peur,
c'est un message. C'est se tournant vers l'autre qui crée le signe. Et
voilà toute la clé. C'est ce simple geste de se tourner vers le groupe
qui change tout. Une expérience purement personnelle, la peur, devient un
symbole partagé, l'avertissement. C'est littéralement l'acte de
naissance de la culture. C'est le passage du je au nous grâce à un
signe. Alors, OK, le singe, les ombres des lettres, mais quel est le
rapport avec ce petit tube à essai qui contient notre ADN. C'est
maintenant qu'on rassemble toutes les pièces du puzzle et vous allez
voir, c'est là que tout prend son sens. Ici, Théo fait une analogie
assez saisissante. Dans certaines cultures très anciennes, pour
s'approprier la la force d'un ancêtre, on le mangeait. C'était un acte
brutal, littéral. Et aujourd'hui, qu'est-ce qu'on fait ? On conserve son
code génétique. C'est une version sublimée, civilisée, du même désir
profond, intégrée, comprendre et transmettre la mémoire de ce qui était
là avant nous. Et voilà où on voulait en venir. Conserver son ADN,
c'est exactement comme le singe qui se retourne vers sa tribu. Ce n'est
pas un acte égoïste, tourner vers le passé. [00:05:26.06] - Orateur 1
C'est un signe qu'on adresse au futur. C'est
un message qu'on envoie à travers le temps et qui dit: J'ai été là,
voici mon histoire et elle fait maintenant partie de la vôtre. Au final,
toute cette réflexion nous amène à nous voir nous-mêmes un peu différemment.
On n'est pas juste des porteurs d'un code biologique, on est les auteurs
d'une histoire qui est encodée en nous. Ce qui nous laisse avec cette
question, une question vertigineuse qui va bien au-delà de la science: Si
notre ADN est bel et bien un message, alors quelle histoire est-ce que le
nôtre racontera.
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https://www.lasainteethique.org/uberpol/2026/htm/20260319_wbnAnaPlurN96.htm