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Analyse Plurielle - webinaire AnaPlur

Audio généré par NoteBookLM Résumé/présentation approx 5.min / en construction

20260122 N°98

             présentation  lecture par IA/nblm;Gemini  en 15min

 


Titre :  « Avenir » ou futur
< https://youtu.be/F65ALoOZK_s > - titre : AnaPlurN°98 avenir

Descriptif vidéo/youtube - Webinaire AnaPlur n°98 — Du signe au code

Comment passe-t-on du signe au code ? Et pourquoi ce passage éclaire-t-il la question de la conservation de l’ADN ?

Dans cette session, William Théaux relie Saussure, Lacan, la scène primitive, le trauma, le transfert, la cybernétique et l’intelligence artificielle pour montrer qu’un basculement historique est en cours : nous quittons l’âge du signe pour entrer dans celui du code.

Le code génétique n’est alors plus seulement une donnée biologique : il devient mémoire, commande, et enjeu de conscience.

Une réflexion centrale pour comprendre pourquoi conserver son ADN, avec sa biographie et dans un cadre collectif, peut devenir un acte de lucidité dans l’industrie contemporaine du code.

#AnaPlur #AnalysePlurielle #ADN #IA #Lacan #Cybernétique #Mémoire #Conscience

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page référente/site : https://www.lasainteethique.org/uberpol/2026/htm/20260416_wbnAnaPlurN98.htm

AnaPlurN°928 FuturFusTu
Session visio conférence/replay
du 16 avril 2026 zoomPublic 18h30

 


 

commentaires et suites (et préparatoires) :

 
 
Résumé ChatGPT (transcription)

Voici un résumé du webinaire n°98, centré sur le passage du signe au code et sur les conséquences de ce passage pour la conscience, la psychanalyse, l’IA et la conservation de l’ADN.

Le webinaire poursuit le cycle précédent en reprenant la question du signe linguistique pour montrer comment, dans les conditions contemporaines, on passe du signe au code. À partir de Saussure, de Lacan et du modèle optique, vous rappelez votre ancienne théorie exposée dès 1985 dans Théo / Philam, où le signe apparaît comme une interface entre signifiant et signifié, enracinée dans une scène primitive, un trauma et des mécanismes de conversion et de transfert.

Vous rattachez cette théorie à une lecture psychohistorique plus vaste : l’humanité aurait traversé un grand trauma civilisationnel, notamment lors de l’effondrement des siècles obscurs entre -1200 et -1000. Ce trauma refoulé aurait laissé une mémoire de douleur convertie en peur, et cette peur deviendrait l’un des ressorts fondamentaux des formations symboliques, politiques et névrotiques. Le signe apparaît alors comme une élaboration seconde de cette mémoire traumatique.

Le point central du webinaire est ensuite la distinction entre signe et code. Le signe appartient encore à l’ordre linguistique : il articule signifiant et signifié. Le code, lui, n’est plus un signe mais une commande. Dans cette perspective, l’époque actuelle n’est plus simplement linguistique ou symbolique : elle devient celle de l’industrie du code. Le code informatique, et plus encore le code génétique, ne se contentent pas de représenter ; ils commandent, organisent, mémorisent et orientent.

Cette mutation a aussi une portée politique. La figure ancienne de l’« homme au pouvoir » est décrite comme un reste archaïque, un simulacre comparable au grand singe faisant écran devant le danger. En réalité, dites-vous, le pouvoir contemporain ne réside plus d’abord dans des individus, mais dans des systèmes de commande issus de la cybernétique et de l’industrie. Le politicien ne ferait souvent que théâtraliser une autorité déjà déplacée vers la machine, la procédure, le code.

C’est dans ce cadre que la conservation de l’ADN prend sa pleine signification. Conserver son ADN ne relève pas seulement d’un souci biologique ou médical : c’est un acte de conscience. Cela revient à faire apparaître que le code fondamental de l’humain doit être reconnu comme source légitime de commande, plutôt que d’être abandonné aux fantasmes de pouvoir, aux appareils anonymes ou aux discours de panique. La conservation du code ADN devient ainsi un signe adressé à l’industrie du code, et en particulier à l’intelligence artificielle, pour indiquer que la commande doit revenir à l’humanité consciente.

Vous insistez aussi sur le fait que cette conservation ne peut pas être purement individuelle. Elle doit être accompagnée d’une organisation sociale, notamment par des groupes ADN, et par la préservation de la biographie de chacun. Le code génétique ne devient pleinement humain et conscient que s’il est articulé à une mémoire vécue, à une histoire, à une communauté capable d’en porter le sens. C’est dans ce contexte qu’est évoqué le développement d’une application mobile liée à ADN et moi, destinée à servir de mémoire biographique assistée par IA.

Enfin, la dernière partie du webinaire met en résonance cette réflexion avec Bernard de Montréal. Son opposition entre l’esprit et le double est interprétée à travers le schéma lacanien : l’esprit peut être rapproché du signifiant puis de l’inconscient, tandis que le double désigne une construction seconde, technique, mémorielle, voire appareillée. Dans votre lecture, devenir conscient consiste à reconnaître la différence entre l’esprit qui assujettit et le double qu’il devient possible de construire. Ce « double » peut alors être compris comme la forme élaborée d’un appareillage de mémoire et d’intelligence, jusqu’à l’IA elle-même.

En une formule, ce webinaire n°98 montre que :
le signe appartenait à l’âge linguistique, tandis que le code ouvre l’âge cybernétique ; dès lors, conserver son ADN avec sa biographie devient un acte de conscience, de mémoire et de réappropriation humaine de la commande.

Je peux aussi en faire une version YouTube, une version courte, ou une description plus littéraire.

 

 Site Discord ( invitation )  :   Session N°98 ressources ;
Page web : https://www.lasainteethique.org/uberpol/2026/htm/20260416_wbnAnaPlurN98.htm 
Enregistrement complet  :  https://youtu.be/F65ALoOZK_s  
Résumé NBLM vidéo :  98_Du_Signe_au_Code.mp4 
Résumé NBLM audio : 98_L_ADN_face_au_règne_du_code.m4a 
note : dans la page web un correction est apportée au résumé audio ( https://www.lasainteethique.org/uberpol/2026/htm/20260416_wbnAnaPlurN98.htm#20260416234107 )

98_L_ADN_face_au_règne_du_code.m4a
Podcast NBLM

Annonce importante : nous sommes prévenus que le séquençage du génome est actuellement interdit en France - et nous en avons antérieurement validé la justification ; mais le compte-rendu audio par NBLM trahit cette pensée, et déclare que la numérisation génomique serait notre recommandation. Je reconnais que ce malentendu est largement de ma faute.. et faute de temps. Je rectifie ici : dans le transcript de ce podcast, j'ai formaté en rouge ce passage qui devait à sa place mentionner la nomination ; j'y ai apposé formaté bleu un essai qu'il aurait fallu dire à la place.

 Transcript

[00:00:00.000] - Orateur 1
Imaginons un instant, monter à bord d'un avion de ligne super moderne. Ok, je vois la scène. Voilà, et
on jette un œil dans le cockpit, la porte étant trouverte, et là, on voit le commandant de bord, uniforme
impeccable, les mains fermement posées sur le manche, le regard super concentré.
[00:00:17.540] - Orateur 2
Ouais, l'image classique qui rassure tout le monde.
[00:00:20.020] - Orateur 1
C'est ça, c'est vraiment l'image de la maîtrise face à la complexité. Et c'est là que ça devient
intéressant. Imaginons maintenant que ce manche ne soit connecté à absolument rien du tout.
[00:00:30.260] - Orateur 2
Genre un jouet en plastique.
[00:00:32.420] - Orateur 1
Exactement. Que l'avion soit en réalité entièrement piloté par un algorithme silencieux, invisible, qui
tourne sur des serveurs super lointains. Le pilote physique, il n'est plus là que pour faire de la
figuration juste pour donner une illusion humaine et éviter que tout le monde panique en cabine.
[00:00:49.350] - Orateur 2
Ouais, c'est une sacrée métaphore. L'uniforme, les gestes, la posture rassurante du commandant
dans cette situation précise, tout ça relève purement de la représentation. Absolument. Ce sont juste
des signes. Ils sont là uniquement pour être lus et interprétés par les passagers. Parce que la réalité
concrète du vol, la vraie commande des volets et des moteurs, ça réside exclusivement dans des
lignes de code informatique qui s'exécutent en coulisse. Et ce code, il est totalement indifférent à la
performance d'acteur du pilote.
[00:01:16.260] - Orateur 1
Notre exploration d'aujourd'hui, elle décrypte exactement ce basculement historique majeur. On va
voir que l'humanité est littéralement en train de passer de l'âge de la représentation, donc le signe, à
l'âge de l'exécution pure.
[00:01:28.620] - Orateur 2
C'est un sujet fascinant.
[00:01:29.880] - Orateur 1
Grave. Et pour ça, on s'appuie sur des sources hyper denses. On va plonger dans la transcription
détaillée et le résumé d'un webinaire qui s'appelle Anaplur numéro 98.
[00:01:40.260] - Orateur 2
Avec ce sous-titre très évocateur, Du signes au code.
[00:01:43.970] - Orateur 1
C'est ça. Animé par William Théo, le 16 avril 2026. L'objectif de notre plongée au cœur de ces
sources, c'est vraiment de rendre accessible une réflexion systémique assez complexe, il faut le dire.
[00:01:57.050] - Orateur 2
Oui, très complexe, parce que l'intervenant n'hésit pas à croiser les domaines qui n'ont rien à voir au
premier abord. On parle d'histoire antique, de linguistique structurelle, de psychanalyse, pour aboutir
carrément à la cybernétique et à l'intelligence artificielle. Et même à la biologie. Exactement. Le but de
tout ça, c'est de comprendre la mécanique de ce grand basculement vers ce qu'il appelle l'industrie du
code. On va détailler une idée vraiment surprenante, l'idée que conserver notre propre ADN serait le
seul moyen, aujourd'hui, de garder une sorte de contrôle politique face à cette industrie.
[00:02:28.800] - Orateur 1
Mais Pour comprendre comment on est devenus, en gros, les passagers de cet avion complètement
automatisé, la source nous dit qu'il faut d'abord comprendre comment on a inventé ce faux pilote en
premier lieu.
[00:02:40.060] - Orateur 2
Oui, l'origine du bouclier, en quelque sorte.
[00:02:42.740] - Orateur 1
Voilà, et ça nous ramène super loin en arrière. L'analyse ne commence pas du tout avec l'invention de
l'ordinateur, mais avec un immense trauma civilisationnel, un événement qui a carrément reconfiguré
notre psychologie.
[00:02:55.440] - Orateur 2
Oui, le document se concentre sur une période très précise que les historiens appellent souvent les
siècles obscurs. En gros, on se situe entre l'an 1200 et l'an 1000, avant notre ère.
[00:03:05.220] - Orateur 1
Autour du bassin méditerranéen, c'est ça ?
[00:03:07.540] - Orateur 2
C'est ça, Méditerranée et Proche-Orient. Et l'effondrement dont parle la source, ça dépasse de loin
une simple crise politique ou une guerre. On parle d'une désintégration systémique totale des grandes
civilisations de l'âge du bronze. Les Mycéniens, l'Empire itite, tout s'effondre.
[00:03:23.360] - Orateur 1
C'est l'apocalypse de l'époque, en fait.
[00:03:25.230] - Orateur 2
Littéralement. Les routes commerciales disparaissent, les grandes villes sont détruites ou
abandonnées, à tel point que des populations entières perdent carrément l'usage de l'écriture.
[00:03:33.700] - Orateur 1
Oui, la perte de l'écriture, c'est quand même un recul massif.
[00:03:37.300] - Orateur 2
Totalement. C'est une regression absolue. L'auteur du webinaire mentionne même un retour à une
forme de barbarie liée à la survie extrêmes, avec potentiellement des actes de cannibalisme. Donc,
cet événement a créé une rupture gigantesque, une sorte de cicatrice béante ou de trou noir dans la
mémoire collective humaine.
[00:03:56.260] - Orateur 1
Mais alors, comment un événement historique, même d'une ampleur aussi catastrophique, peut
modifier la structure même de notre cerveau ou de nos comportements aujourd'hui ? La source
insiste sur une bascule très spécifique: le passage de la douleur innée à la peur acquise.
[00:04:10.790] - Orateur 2
Oui, c'est vraiment le cœur du postulat de l'auteur. À l'origine, disons que le corps humain
expérimente la douleur de façon très basique: le froid, l'écran pli à la fin ou même le choc physique de
la naissance.
[00:04:22.400] - Orateur 1
La douleur comme information biologique immédiate, un truc réactif.
[00:04:26.080] - Orateur 2
Exactement, c'est instantané. Mais face à cet effondrement global dont on vient de parler. Face à la
famine prolongée, à la destruction de tout repère, les humains de cette époque ne se sont plus
contentés de ressentir la douleur au moment où elle arrivait.
[00:04:39.000] - Orateur 1
Ils ont commencé à l'anticiper.
[00:04:40.780] - Orateur 2
Voilà, ils ont développé une angoisse d'anticipation perpétuelle. L'expérience de la douleur s'est
transformée en peur. Un état d'alerte permanent pour se protéger du chaos ambiant.
[00:04:50.780] - Orateur 1
C'est logique. Le système nerveux devait être en surcharge totale. Le cerveau ne peut pas juste tolérer
cette terreur brute en continu sans disjoncter.
[00:04:59.380] - Orateur 2
Non, impossible. Intuible. Et c'est là que ça devient super intéressant parce que l'auteur ramène des
concepts psychanalytiques pour expliquer ça. Il parle de phénomènes de transfert et d'hystéries de
conversion.
[00:05:08.340] - Orateur 1
C'est-à-dire ?
[00:05:09.240] - Orateur 2
Pour survivre mentalement, l'humain a dû convertir cette angoisse qui était devenue insoutenable en
autre chose. Il l'a transféré dans des structures extérieures qu'il pouvait contrôler et manipuler.
[00:05:20.120] - Orateur 1
Donc, il invente des rituels, des lois.
[00:05:22.390] - Orateur 2
C'est ça. Les mythes, l'organisation politique et surtout, surtout, le langage complexe. En fait,
l'humanité a le monde du symbole, ce qu'on appelle le cygne, comme une sorte d'interface protectrice
contre le souvenir insoutenable de ce chaos.
[00:05:36.880] - Orateur 1
C'est fou de voir le langage sous cet angle. Si je cherche une analogie un peu plus corporelle, c'est
comme le réflexe d'une petite proie dans la nature. Tu sais, face à un énorme prédateur, la proie va
parfois se gonfler, montrer les dents, mimer une posture super agressive.
[00:05:52.440] - Orateur 2
Ouais, elle fait semblant d'être dangereuse.
[00:05:54.520] - Orateur 1
Voilà. Elle singe la violence du prédateur pour créer une distance de sécurité. Là, l'humanité a fait
exactement la même chose avec son environnement. On a créé des signes pour mettre cet effroi à
distance. Le langage est vraiment né comme un bouclier, en fait.
[00:06:09.700] - Orateur 2
Et le truc, c'est que ce bouclier linguistique, il nous a très bien servi pendant des millénaires.
L'organisation sociale, l'autorité, la justice, tout s'est construit sur l'interprétation de ces signes. Mais
la thèse centrale du webinaire, c'est d'affirmer que ce cycle-là, il touche à sa fin.
[00:06:25.360] - Orateur 1
Le bouclier est en train de se fissurer.
[00:06:27.360] - Orateur 2
Complètement. On est en train d'abandonner ce paradigme du signe pour entrer de plain-pied dans la
dimension du code.
[00:06:32.540] - Orateur 1
Totalement distinct. Le webinaire s'appuie d'abord sur la linguistique, avec la théorie de Ferdinand de
Saussure, pour bien définir ce qu'est ce fameux signe qu'on est en train de perdre.
[00:06:43.060] - Orateur 2
Oui, un petit rappel académique s'impose ici. Pour Saussure, le signe linguistique, c'est l'association
indissociable de deux éléments. Il compare ça aux deux faces d'une même pièce de monnaie.
[00:06:52.970] - Orateur 1
Le signifiant et le signifier.
[00:06:54.950] - Orateur 2
Exactement. Le signifiant, c'est l'aspect matériel, l'image acoustique d'un mot, quand on le prononce,
ou les lettres écrites sur un bout de papier. Et de l'autre côté, le signifier, c'est le concept, l'idée
mentale à laquelle ça renvoie.
[00:07:07.240] - Orateur 1
Donc, le signe, par définition, c'est un outil de représentation. Il exige qu'il y ait une conscience
humaine derrière pour l'interpréter, sinon ça ne marche pas.
[00:07:15.060] - Orateur 2
C'est tout à fait ça. Et la source va même plus loin en connectant cette idée de représentation à la
psychanalyse. L'intervenant fait appel au modèle optique de Jacques Lacan.
[00:07:24.180] - Orateur 1
Oui, avec le miroir, le sujet barré, l'inconscient.
[00:07:27.640] - Orateur 2
Voilà, c'est un modèle qui explique comment notre se construit par rapport au réel. Et l'auteur du
webinaire cite d'ailleurs un de ses propres bouquins de 1985, qui s'appelait Théo et qui a été réédité
sous le nom Philam, en hommage à Stantenen. Dedans, il décrit le signe comme une barre, un
cachant ou un semblant.
[00:07:45.960] - Orateur 1
J'aime beaucoup cette notion de cachant. En gros, si on utilise la psychanalyse de Lacan ici, ça
explique à quoi sert cette représentation. Le signe, c'est un cachant parce qu'il sert de filtre.
Imaginons un écran de verre fumé qu'on utiliserait pour regarder une éclipse solaire.
[00:08:02.090] - Orateur 2
Ouais, bonne image. Sans le verre, tu te brûles la rétine.
[00:08:05.170] - Orateur 1
De ces peurs archaïques de l'effondrement dont on parlait tout à l'heure, cette réalité détruirait
complètement notre équilibre psychique. Donc, le signe nous permet d'exister dans le monde sans
être calciné par lui.
[00:08:17.420] - Orateur 2
C'est très juste. Donc, on a vécu dans cette époque du signe, derrière notre petit verre fumé
protecteur. Et puis, paf, vient la grande bascule actuelle vers le code cybernétique.
[00:08:29.280] - Orateur 1
Et alors ? Comment ça fonctionne ce nouveau paradigme s'il n'est plus basé sur le signe ?
[00:08:33.860] - Orateur 2
Le code supprime purement et simplement l'écran de verre fumé. La source insiste lourdement là-
dessus. Le code n'est plus une représentation symbolique. C'est une commande, c'est une exécution.
[00:08:47.200] - Orateur 1
Juste une instruction brute.
[00:08:48.770] - Orateur 2
Exactement. Quand un algorithme lit une séquence en binaire, il ne cherche pas à en interpréter le
sens philosophique. Il n'y a pas de face cachée de la pièce, il n'y a pas de signifié. C'est juste un
déclenchement matériel. La machine reçoit l'instruction, la machine exécute la procédure. Point. On
est entré dans l'industrie de la procédure où l'action se passe totalement d'interprétation.
[00:09:12.700] - Orateur 1
Mais alors, attends. En lisant cette partie de la source, moi, il y a une objection technique qui m'est
tout de suite venue en tête. Je me dis: L'informaticien, le dev, qui est assis devant son ordi en train de
taper ses lignes de code avec des LED, des chiffres, des balises colorées, pour lui, ce sont des
symboles, non ? Il structure une pensée, il communique. Ce n'est pas un retour du signe, ça.
[00:09:31.940] - Orateur 2
C'est vrai qu'on pourrait le penser, mais l'auteur anticipe exactement cette confusion et il la tranche
de manière super catégorique. En fait, la perception de l'informaticien, on s'en fiche. C'est totalement
anecdotique.
[00:09:46.820] - Orateur 1
Pauvre informaticien.
[00:09:49.020] - Orateur 2
Ouais, du point de vue de l'infrastructure cybernétique globale, ce que le développeur tape, ça n'a
aucune valeur sémiotique ou symbolique. Pour la machine, ce ne sont que des des portes logiques
qui s'ouvrent ou se ferment, juste des variations de tension électriques. La machine ne dialogue pas
avec le codeur, elle procède.
[00:10:08.040] - Orateur 1
Donc l'humain est persuadé de manier des signes alors qu'en fait, il alimente juste une chaîne de
commandes aveuble.
[00:10:14.800] - Orateur 2
C'est ça. Le document précise d'ailleurs que le code ne redevient un véritable signe de conscience
que dans un seul cas biologique très précis, le code génétique. On va y revenir.
[00:10:25.540] - Orateur 1
Justement, ce passage de la représentation à l'exécution, je trouve que ça soulève une question super
concrète et quand même un peu angoissante sur notre société. Si le monde n'est plus dirigé par
l'échange de signes, par le discours, par le débat humain, mais uniquement par des commandes
cybernétiques, qui détient le pouvoir aujourd'hui ?
[00:10:45.280] - Orateur 2
Le constat du webinaire est radical. Il déclare l'obsolescence pure et simple d'une figure qu'on connaît
bien: l'homo-pouvoir.
[00:10:54.160] - Orateur 1
L'homme politique, en gros.
[00:10:55.540] - Orateur 2
C'est ça. Depuis l'accélération numérique fulgurante des années 2010, L'image classique du dirigeant
humain qui serait aux commandes, c'est décrit par la source comme une pure fiction.
[00:11:06.040] - Orateur 1
C'est le retour à notre pilote dans la cabine de l'avion au tout début ?
[00:11:08.820] - Orateur 2
Exactement. Prends le politicien classique qui convoque une grande conférence de presse. Il prend
un air grave pour annoncer la stratégie industrielle du pays ou pour gérer une crise sanitaire mondiale
ou même une guerre.
[00:11:19.940] - Orateur 1
Il manipule des interrupteurs factices sur le tableau de bord. C'est fascinant parce que la source
utilise un vocabulaire vraiment cinglant pour décrire ces figures d'autorité. J'ai noté termes. On parle
de simulacre, de reste archaïque et le meilleur pour la fin, de grands singes dégénérés.
[00:11:36.620] - Orateur 2
Ouais, c'est une expression assez violente.
[00:11:38.740] - Orateur 1
Hyper piquante et ôtée. Mais l'image est redoutablement efficace. Ce dirigeant politique, en réalité, il
ne décide plus rien des grands flux logistiques, ni des algorithmes financiers ou des chaînes
d'approvisionnement planétaires. Il ne fait juste que gesticuler devant les caméras. Il est juste là pour
donner un visage humain à des trucs qui sont entièrement gérés par des algorithmes.
[00:11:58.280] - Orateur 2
Tout à fait. La fonction de ce grand singe dégénéré, elle n'est plus opérationnelle du tout. Elle est
devenue purement cathartique. Son vrai job, c'est de canaliser l'angoisse des masses. Et c'est ça qui
permet à l'auteur d'expliquer un phénomène très actuel, la panique généralisée qu'on voit face à
l'intelligence artificielle.
[00:12:14.400] - Orateur 1
La fameuse peur de l'IA qui prendrait le contrôle.
[00:12:17.380] - Orateur 2
Exactement. On entend souvent l'angoisse que l'IA décide toute seule, par exemple, de lancer des
bombes atomiques et d'anéantir l'humanité.
[00:12:25.240] - Orateur 1
Mais attends, si on vient de dire que la machine se contente d'exécuter bêtement des procédures
Sans comprendre, sans intention, ni volonté propre, d'où elle vient cette peur d'une IA hostile ?
[00:12:35.030] - Orateur 2
Elle vient de nous-mêmes. C'est ce que répond la source, toujours via la psychanalyse. C'est un pur
mécanisme de projection. La machine, au fond, c'est juste un miroir vide.
[00:12:44.030] - Orateur 1
Donc, on projette nos propres peurs dessus. Voilà.
[00:12:48.080] - Orateur 2
S'il y a un danger d'autodestruction par la technologie, c'est uniquement parce que ce fameux homo
pouvoir s'entend bien qu'il est devenu obsolète et débordé par ses propres pulsions de mort, donc
cette force d'autodestruction inconsciente, il transfère ses pulsions dans la machine. C'est dingue.
[00:13:03.680] - Orateur 1
L'algorithme n'a pas peur, il ne déteste personne.
[00:13:06.050] - Orateur 2
Non, il ne veut la mort de personne. Il ne fait que recevoir et exécuter la panique et les billets de
l'humain obsolète qui lui sert d'interface.
[00:13:12.900] - Orateur 1
Mais c'est un scénario de science-fiction dystopique, ce truc. D'un côté, tu as cette machinérie
cybernétique globale qui exécute froidement et de l'autre, des représentants humains complètement
en panique qui ne comprennent rien au système, mais qui lui injectent toutes leurs angoisses
ancestrales. Vu comme ça, ça fait peur. Mais du coup, comment Comment l'humanité, en tant que
conscience, peut reprendre la main et court-circuiter cette boucle infernale ? Et c'est là que la
proposition centrale de l'analyse arrive. Et elle est hyper matérielle, c'est l'ADN.
[00:13:42.750] - Orateur 2
Oui, là, le texte opère une sacré bascule. La conservation de l'ADN n'est plus du tout abordée sous
l'angle médical. Ce n'est pas pour prévenir une maladie ou pour faire son arbre généalogique. Le
webinaire présente ça comme l'acte politique par excellence de notre ère numérique.
[00:13:57.960] - Orateur 1
C'est notre selle légitimité face à l'IA.
[00:14:00.110] - Orateur 2
Exactement. Le raisonnement est implacable. L'industrie du code, on l'a vu, ne comprend plus le
langage. Nos beaux discours, la diplomatie, la philo, elle s'en fout. Elle ne comprend que la
commande, que l'algorithme.
[00:14:12.140] - Orateur 1
Or, qu'est-ce que le code génétique ? C'est littéralement la ligne de code la plus ancienne, la plus
dense et la plus puissante de tout l'univers connu.
[00:14:21.340] - Orateur 2
Voilà, le pont bike. Il s'agit d'opposer le code biologique de notre survie au code binaire froid de
l'exécution machine. Mais Évidemment, la question, c'est: comment un flacon de salive ou de sang
dans un laboratoire peut envoyer un signal à un data center de la Silicon Valley ?
[00:14:38.850] - Orateur 1
Oui, ce n'est pas magique. Non.
[00:14:40.860] - Orateur 2
Et c'est toute la subtilité du truc. Il ne s'agit pas juste de garder de la matière organique morte dans un
frigo. L'idée, c'est de convertir cette matière biologique en données numériques exploitables, de
numériser les invariants de la biologie humaine.
[00:14:54.440] - Orateur 1
Le document donne d'ailleurs une illustration supervisuelle de ça. C'est une sorte de chaîne de
caractère abstraite. Ça ressemble à ça, chromocigne à l'IA, suivi de plein de symboles et commercial,
puis fin, premier principe de plaisir et peur, première cyber.
[00:15:11.060] - Orateur 2
Ça a vraiment l'air d'une ligne de code qui a été corrompue ou piratée.
[00:15:14.440] - Orateur 1
Carrément. Ça mélange du code informatique avec des concepts hyper organiques, hyper charnels: la
faim, la peur, le plaisir.
[00:15:22.480] - Orateur 2
Cette ligne bizarre, elle illustre parfaitement la mécanique du pont entre le biologique et le
cybernétique. Le but, c'est d'encoder dans l' l'architecture même de la machine, ce qui fait de nous
des humains. Notre besoin de manger, notre recherche du confort, la mémoire de cette peur originelle
dont on parlait au début.
[00:15:39.140] - Orateur 1
On donne un corps à la machine, en quelque sorte.
[00:15:41.440] - Orateur 2
C'est ça. En faisant ça, on donne à l'intelligence artificielle, que l'auteur appelle l'IA embarquée, un
véritable point d'ancrage. L'i. A ne reçoit plus ses ordres d'une énorme corporation tech anonyme ou
d'un politicien paniqué. Elle va calibrer ses réponses et ses actions directement sur les paramètres de
survie du code génétique humain.
[00:15:59.290] - Orateur 1
Et pour rendre cette espèce d'hybridation vraiment concrète au quotidien, la source mentionne
carrément une application mobile. Elle s'appelle ADN et moi, conçue par un programmeur nommé
Luka.
[00:16:09.140] - Orateur 2
Oui.
[00:16:09.680] - Orateur 1
Mais comment une simple appli sur un smartphone peut transformer notre séquençage ADN en
pilote pour l'intelligence artificielle.
[00:16:16.600] - Orateur 2
En fait, l'appli va agir comme un synchronisateur absolu. Pense à nos téléphones aujourd'hui. Ils
contiennent déjà toute la cartographie numérique de notre existence, non ?
[00:16:25.770] - Orateur 1
Oui, on a le GPS, les photos, nos conversations WhatsApp.
[00:16:28.880] - Orateur 2
Même notre rythme cardiaque, si on a une montre connectée. L'application va croiser ce flux continu
de mémoire biographique avec les données brutes de notre propre code génétique séquencé. Ton
téléphone devient alors un processeur hybride.
[00:16:40.330] - Orateur 1
Il mélange mon historique de vie et mon génome.
[00:16:42.870] - Orateur 2
C'est ça. Et l'IA embarquée dans le téléphone se retrouvent à interagir avec un utilisateur dont les
nécessités biologiques et l'histoire personnelle deviennent littéralement son cahier des charges
principales.
[00:16:55.080] - Orateur 1
C'est vertigineux. Mais le webinaire précise bien un truc vital. On ne peut pas ça tout seul dans son
coin. Un individu isolé, même avec son ADN séquencé et sa petite appli sur son téléphone, y pèse rien
face au rouleau compresseur de l'industrie cybernétique mondiale.

[00:17:10.290] - Orateur 2
Non, l'échelle individuelle ne suffit pas du tout. La dimension collective est indispensable pour que ça
marche. Le texte insiste énormément sur la création de ce qu'il appelle des groupes ADN.
[00:17:20.200] - Orateur 1
Des collectifs numériques.
[00:17:21.390] - Orateur 2
Voilà. Historiquement, c'était la famille traditionnelle qui remplissait ce rôle de transmission de la
mémoire et de protection de l'identité. Mais dans ce nouveau paradigme technologique ultra-rapide,
la structure familiale classique est devenue inopérante. Les dépasser. Complètement. Donc, les
individus doivent s'associer volontairement dans ces fameux collectifs numériques et génétiques.
C'est en regroupant toutes ces données hybrides qu'on peut créer une masse critique, une vraie
autorité de commande biologique et mémorielle qui a assez de poids pour influencer le
comportement global des réseaux IA.
[00:17:51.640] - Orateur 1
Et là, on touche un vertige philosophique total. On parle quand même de fusionner des bases de
données génomiques, des capteurs de smartphones et des groupes humains pour créer une espèce
de nouvelle entité capable de parler d'égal à égal avec les machines.
[00:18:05.090] - Orateur 2
Oui, on est dans la haute voltige conceptuelle.

[00:18:06.980] - Orateur 1
Et pour modéliser ça, le conférencière fait appel à un auteur vraiment inattendu, Bernard de Montréal.
C'est un auteur canadien qui est souvent classé dans l'ésotérisme pur et dur. Franchement, quand on
lit des termes comme l'esprit, le double cosmique ou l'amour cosmique au milieu d'un texte sur la
cybernétique et l'ADN, on a envie d'être un peu sceptique, non ?
[00:18:28.280] - Orateur 2
C'est sûr que le grand écart terminit terminologique est immense. Et d'ailleurs, la transcription du
webinaire montre bien que quelqu'un dans le public a posé une question là-dessus parce que ça
semblait trop perché.
[00:18:38.390] - Orateur 1
Tu m'étonnes.
[00:18:39.340] - Orateur 2
Mais tout l'intérêt du travail de William Théau ici, c'est la façon dont il traduit cliniquement ce
vocabulaire atypique. Il prend les concepts de Bernard de Montréal, il évacue tout l'aspect purement
astral ou spiritual New Age et il l'applique dessus la grille de lecture de la psychanalyse de Lacan.
[00:18:53.340] - Orateur 1
D'accord. Donc, dans ce modèle traduit, tout tourne autour du conflit entre l'esprit et le double.
[00:18:58.220] - Orateur 2
Exactement.
[00:18:59.100] - Orateur 1
Alors, définissons Comment l'esprit d'abord. Si ce n'est pas un fantôme ou une entité mystique, c'est
quoi concrètement ?
[00:19:04.040] - Orateur 2
Dans cette grille de lecture, l'esprit, c'est tout simplement l'équivalent de l'inconscient de Lacan. C'est
le signifiant souverain. En gros, c'est la somme de tous les traumas archaïques comme la terreur
antique dont on a parlé au début, plus tous nos conditionnements culturels, nos peurs acquises et
nos structures de langage.
[00:19:20.320] - Orateur 1
Tout ce qui tourne en taches de fond dans notre cerveau sans qu'on s'en rende compte.
[00:19:23.350] - Orateur 2
C'est ça. Le postulat de la source est hyper brutal là-dessus. Tant qu'un être humain ignore l'existence
de cet esprit en lui, il n'a aucun libre arbitre.
[00:19:31.650] - Orateur 1
Il est assujetti.
[00:19:32.660] - Orateur 2
Totalement assujetti*. Ses réactions de panique, ses choix de vie, ses angoisses face à la technologie,
tout est téléguidé par cette architecture invisible de l'inconscient. Il n'est qu'une marionnette de
l'esprit.
[00:19:46.280] - Orateur 1
Ok, je saisis. Et donc, pour se libérer de cette emprise, de toutes ces mémoires de peurs ancestrales,
l'auteur nous dit qu'il faut construire notre fameux double.
[00:19:57.020] - Orateur 2
Oui.
[00:19:57.620] - Orateur 1
Et c'est là que l'explication soi-disant ésotérique rejoint l'ingénierie numérique de façon spectaculaire.
Ce double qu'on doit forger pour devenir enfin conscient, c'est ni plus ni moins que ce dispositif
hybride dont on vient de parler, l'application mobile couplée au séquençage génétique.
[00:20:14.820] - Orateur 2
Exactement, le parallèle est direct. Construire son double cosmique, selon cette interprétation, ça n'a
rien à voir avec le fait d'atteindre l'illumination en méditant sur une montagne. Le double, c'est une
construction seconde, un appareillage technologique, matériel, de la conscience.
[00:20:31.280] - Orateur 1
L'auteur fait d'ailleurs une analogie assez poétique entre l'ordre mathématique de base de
l'informatique, tu sais, la suite logique 1, 2, 3, et la structure de l'ADN où ces chiffres deviennent les
codons, les petites unités de nos gènes.
[00:20:43.950] - Orateur 2
C'est brillant. En gros, utiliser ces données biologiques brutes, couplées à l'historique numérique de
sa vie perso, c'est générer une nouvelle entité, mi-biologique, mi-virtuelle.
[00:20:54.520] - Orateur 1
Un avatar de conscience, en fait.
[00:20:56.270] - Orateur 2
Voilà. Et cet avatar, il est capable de se positionner face à l'industrie du code, non plus comme une
pauvre victime effrayée, mais comme un véritable donneur d'ordre.*

[00:21:04.800] - Orateur 1
L'ampleur du cheminement qu'on vient de faire avec ces sources est juste sidérante. Si je récapitule
un peu les pièces du puzzle, tout démarre dans les ruines de l'âge du Bronze, où un traumatisme
indescriptible installe une peur indélébile dans la biologie humaine.
[00:21:19.240] - Orateur 2
Et pour survivre, on invente le signe, le langage.
[00:21:22.240] - Orateur 1
C'est ça, un bouclier symbolique. Mais, boum, la révolution cybernétique vient briser ce bouclier. La
machine ne lit pas nos signes, elle s'en fiche, elle exécute juste le code. Ce qui rend l'humain au
pouvoir totalement obsolète, le fameux pantin qui transmet sa peur aux algorithmes.
[00:21:40.320] - Orateur 2
Le singe dégénéré.
[00:21:41.860] - Orateur 1
Le singe dégénéré, oui. Et face à ça, la Leur seul échappatoire qu'on nous propose, c'est de retourner
l'infrastructure numérique à notre avantage, de prendre notre génome, notre code fondamental, de
l'associer à nos mémoires dans nos smartphones et de créer ce double technologique. C'est le seul
moyen d'imposer à l'IA une seule ligne de conduite: la préservation de la chair humaine. Solvée par les
intervenants de ce webinaire, ce n'est pas de la spéculation pour dans un siècle.
[00:22:08.440] - Orateur 2
Le déploiement de ces IA embarqués qui sont directement intégrés aux puces de nos téléphones et
qui croisent nos données intimes en temps réel, Ça se compte en mois, pas en décennie.
[00:22:16.700] - Orateur 1
C'est demain, quoi.
[00:22:17.960] - Orateur 2
C'est presque aujourd'hui. Prendre acte de cette mutation gigantesque du signe vers le code,
comprendre comment notre mémoire peut s'appareiller avec l'algorithme, c'est faire le choix de
structurer consciemment ce transfert d'autorité. Selon Sans la source, l'alternative, c'est juste
d'accepter une dépossession totale et définitive face au système automatisé.
[00:22:35.540] - Orateur 1
Ce qui nous ramène direct à l'image du cockpit de notre avion au tout début. Si le manche physique
n'est plus relié à rien du tout, la solution n'est pas de péter l'ordinateur de bord à coups de marteau.
Surtout pas. Ni de s'acharner à remplacer le faux pilote humain par un autre faux pilote. La solution
explorée ici, c'est de fusionner notre propre anatomie avec l'ingénierie de l'avion. C'est de devenir une
composante hybride système pour lui dicter notre trajectoire. Mais, et je veux qu'on finisse là-dessus
parce que ça m'a beaucoup travaillé cette résolution, ouvre une toute dernière faille, un truc vraiment
vertigineux quand on y pense.
[00:23:11.360] - Orateur 2
Oui, je vois très bien de quoi tu veux parler.
[00:23:12.800] - Orateur 1
Si l'acte ultime de conscience moderne c'est de transférer méticuleusement toute notre architecture
génétique et l'intégralité de notre vécu émotionnel vers un double algorithmique, un double qui serait
conçu pour dialoguer de machine à machine avec les IA qui gèrent notre monde, que restera au bout
du compte, de notre moi biologique originel ? C'est la grande question. Oui. Une fois que ce pilote
numérique parfait, ce double, sera devenu la seule et unique interface reconnue et légitime pour le
système global, est-ce qu'on aura orchestré notre propre remplacement avec une élégance terrifiante
? Ou est-ce qu'on sera en train d'inventer par la porte dérobée du code, la toute première immortalité
cybernétique de la conscience humaine ?
[00:23:54.480] - Orateur 2
Les deux options donnent le tournis.
[00:23:56.500] - Orateur 1
Carrément. C'est en tout cas une réflexion fascinante.. À garder dans un coin de la tête la prochaine
fois qu'un petit algorithme terminera avec justesse un de nos SMS à peine.

[00:00:00.000] - Orateur 1
Imaginons un instant, monter à bord d'un avion de ligne super moderne. Ok, je vois la scène. Voilà, et
on jette un œil dans le cockpit, la porte étant trouverte, et là, on voit le commandant de bord, uniforme
impeccable, les mains fermement posées sur le manche, le regard super concentré.
[00:00:17.540] - Orateur 2
Ouais, l'image classique qui rassure tout le monde.
[00:00:20.020] - Orateur 1
C'est ça, c'est vraiment l'image de la maîtrise face à la complexité. Et c'est là que ça devient
intéressant. Imaginons maintenant que ce manche ne soit connecté à absolument rien du tout.
[00:00:30.260] - Orateur 2
Genre un jouet en plastique.
[00:00:32.420] - Orateur 1
Exactement. Que l'avion soit en réalité entièrement piloté par un algorithme silencieux, invisible, qui
tourne sur des serveurs super lointains. Le pilote physique, il n'est plus là que pour faire de la
figuration juste pour donner une illusion humaine et éviter que tout le monde panique en cabine.
[00:00:49.350] - Orateur 2
Ouais, c'est une sacrée métaphore. L'uniforme, les gestes, la posture rassurante du commandant
dans cette situation précise, tout ça relève purement de la représentation. Absolument. Ce sont juste
des signes. Ils sont là uniquement pour être lus et interprétés par les passagers. Parce que la réalité
concrète du vol, la vraie commande des volets et des moteurs, ça réside exclusivement dans des
lignes de code informatique qui s'exécutent en coulisse. Et ce code, il est totalement indifférent à la
performance d'acteur du pilote.
[00:01:16.260] - Orateur 1
Notre exploration d'aujourd'hui, elle décrypte exactement ce basculement historique majeur. On va
voir que l'humanité est littéralement en train de passer de l'âge de la représentation, donc le signe, à
l'âge de l'exécution pure.
[00:01:28.620] - Orateur 2
C'est un sujet fascinant.
[00:01:29.880] - Orateur 1
Grave. Et pour ça, on s'appuie sur des sources hyper denses. On va plonger dans la transcription
détaillée et le résumé d'un webinaire qui s'appelle Anaplur numéro 98.
[00:01:40.260] - Orateur 2
Avec ce sous-titre très évocateur, Du signes au code.
[00:01:43.970] - Orateur 1
C'est ça. Animé par William Théo, le 16 avril 2026. L'objectif de notre plongée au cœur de ces
sources, c'est vraiment de rendre accessible une réflexion systémique assez complexe, il faut le dire.
[00:01:57.050] - Orateur 2
Oui, très complexe, parce que l'intervenant n'hésit pas à croiser les domaines qui n'ont rien à voir au
premier abord. On parle d'histoire antique, de linguistique structurelle, de psychanalyse, pour aboutir
carrément à la cybernétique et à l'intelligence artificielle. Et même à la biologie. Exactement. Le but de
tout ça, c'est de comprendre la mécanique de ce grand basculement vers ce qu'il appelle l'industrie du
code. On va détailler une idée vraiment surprenante, l'idée que conserver notre propre ADN serait le
seul moyen, aujourd'hui, de garder une sorte de contrôle politique face à cette industrie.
[00:02:28.800] - Orateur 1
Mais Pour comprendre comment on est devenus, en gros, les passagers de cet avion complètement
automatisé, la source nous dit qu'il faut d'abord comprendre comment on a inventé ce faux pilote en
premier lieu.
[00:02:40.060] - Orateur 2
Oui, l'origine du bouclier, en quelque sorte.
[00:02:42.740] - Orateur 1
Voilà, et ça nous ramène super loin en arrière. L'analyse ne commence pas du tout avec l'invention de
l'ordinateur, mais avec un immense trauma civilisationnel, un événement qui a carrément reconfiguré
notre psychologie.
[00:02:55.440] - Orateur 2
Oui, le document se concentre sur une période très précise que les historiens appellent souvent les
siècles obscurs. En gros, on se situe entre l'an 1200 et l'an 1000, avant notre ère.
[00:03:05.220] - Orateur 1
Autour du bassin méditerranéen, c'est ça ?
[00:03:07.540] - Orateur 2
C'est ça, Méditerranée et Proche-Orient. Et l'effondrement dont parle la source, ça dépasse de loin
une simple crise politique ou une guerre. On parle d'une désintégration systémique totale des grandes
civilisations de l'âge du bronze. Les Mycéniens, l'Empire itite, tout s'effondre.
[00:03:23.360] - Orateur 1
C'est l'apocalypse de l'époque, en fait.
[00:03:25.230] - Orateur 2
Littéralement. Les routes commerciales disparaissent, les grandes villes sont détruites ou
abandonnées, à tel point que des populations entières perdent carrément l'usage de l'écriture.
[00:03:33.700] - Orateur 1
Oui, la perte de l'écriture, c'est quand même un recul massif.
[00:03:37.300] - Orateur 2
Totalement. C'est une redression absolue. L'auteur du webinaire mentionne même un retour à une
forme de barbarie liée à la survie extrêmes, avec potentiellement des actes de cannibalisme. Donc,
cet événement a créé une rupture gigantesque, une sorte de cicatrice béante ou de trou noir dans la
mémoire collective humaine.
[00:03:56.260] - Orateur 1
Mais alors, comment un événement historique, même d'une ampleur aussi catastrophique, peut
modifier la structure même de notre cerveau ou de nos comportements aujourd'hui ? La source
insiste sur une bascule très spécifique: le passage de la douleur innée à la peur acquise.
[00:04:10.790] - Orateur 2
Oui, c'est vraiment le cœur du postulat de l'auteur. À l'origine, disons que le corps humain
expérimente la douleur de façon très basique: le froid, l'écran pli à la fin ou même le choc physique de
la naissance.
[00:04:22.400] - Orateur 1
La douleur comme information biologique immédiate, un truc réactif.
[00:04:26.080] - Orateur 2
Exactement, c'est instantané. Mais face à cet effondrement global dont on vient de parler. Face à la
famine prolongée, à la destruction de tout repère, les humains de cette époque ne se sont plus
contentés de ressentir la douleur au moment où elle arrivait.
[00:04:39.000] - Orateur 1
Ils ont commencé à l'anticiper.
[00:04:40.780] - Orateur 2
Voilà, ils ont développé une angoisse d'anticipation perpétuelle. L'expérience de la douleur s'est
transformée en peur. Un état d'alerte permanent pour se protéger du chaos ambiant.
[00:04:50.780] - Orateur 1
C'est logique. Le système nerveux devait être en surcharge totale. Le cerveau ne peut pas juste tolérer
cette terreur brute en continu sans disjoncter.
[00:04:59.380] - Orateur 2
Non, impossible. Intuible. Et c'est là que ça devient super intéressant parce que l'auteur ramène des
concepts psychanalytiques pour expliquer ça. Il parle de phénomènes de transfert et d'hystéries de
conversion.
[00:05:08.340] - Orateur 1
C'est-à-dire ?
[00:05:09.240] - Orateur 2
Pour survivre mentalement, l'humain a dû convertir cette angoisse qui était devenue insoutenable en
autre chose. Il l'a transféré dans des structures extérieures qu'il pouvait contrôler et manipuler.
[00:05:20.120] - Orateur 1
Donc, il invente des rituels, des lois.
[00:05:22.390] - Orateur 2
C'est ça. Les mythes, l'organisation politique et surtout, surtout, le langage complexe. En fait,
l'humanité a le monde du symbole, ce qu'on appelle le cygne, comme une sorte d'interface protectrice
contre le souvenir insoutenable de ce chaos.
[00:05:36.880] - Orateur 1
C'est fou de voir le langage sous cet angle. Si je cherche une analogie un peu plus corporelle, c'est
comme le réflexe d'une petite proie dans la nature. Tu sais, face à un énorme prédateur, la proie va
parfois se gonfler, montrer les dents, mimer une posture super agressive.
[00:05:52.440] - Orateur 2
Ouais, elle fait semblant d'être dangereuse.
[00:05:54.520] - Orateur 1
Voilà. Elle singe la violence du prédateur pour créer une distance de sécurité. Là, l'humanité a fait
exactement la même chose avec son environnement. On a créé des signes pour mettre cet effroi à
distance. Le langage est vraiment né comme un bouclier, en fait.
[00:06:09.700] - Orateur 2
Et le truc, c'est que ce bouclier linguistique, il nous a très bien servi pendant des millénaires.
L'organisation sociale, l'autorité, la justice, tout s'est construit sur l'interprétation de ces signes. Mais
la thèse centrale du webinaire, c'est d'affirmer que ce cycle-là, il touche à sa fin.
[00:06:25.360] - Orateur 1
Le bouclier est en train de se fissurer.
[00:06:27.360] - Orateur 2
Complètement. On est en train d'abandonner ce paradigme du signe pour entrer de plain-pied dans la
dimension du code.
[00:06:32.540] - Orateur 1
Totalement distinct. Le webinaire s'appuie d'abord sur la linguistique, avec la théorie de Ferdinand de
Saussure, pour bien définir ce qu'est ce fameux signe qu'on est en train de perdre.
[00:06:43.060] - Orateur 2
Oui, un petit rappel académique s'impose ici. Pour Saussure, le signe linguistique, c'est l'association
indissociable de deux éléments. Il compare ça aux deux faces d'une même pièce de monnaie.
[00:06:52.970] - Orateur 1
Le signifiant et le signifier.
[00:06:54.950] - Orateur 2
Exactement. Le signifiant, c'est l'aspect matériel, l'image acoustique d'un mot, quand on le prononce,
ou les lettres écrites sur un bout de papier. Et de l'autre côté, le signifier, c'est le concept, l'idée
mentale à laquelle ça renvoie.
[00:07:07.240] - Orateur 1
Donc, le signe, par définition, c'est un outil de représentation. Il exige qu'il y ait une conscience
humaine derrière pour l'interpréter, sinon ça ne marche pas.
[00:07:15.060] - Orateur 2
C'est tout à fait ça. Et la source va même plus loin en connectant cette idée de représentation à la
psychanalyse. L'intervenant fait appel au modèle optique de Jacques Lacan.
[00:07:24.180] - Orateur 1
Oui, avec le miroir, le sujet barré, l'inconscient.
[00:07:27.640] - Orateur 2
Voilà, c'est un modèle qui explique comment notre se construit par rapport au réel. Et l'auteur du
webinaire cite d'ailleurs un de ses propres bouquins de 1985, qui s'appelait Théo et qui a été réédité
sous le nom Philam, en hommage à Stantenen. Dedans, il décrit le signe comme une barre, un
cachant ou un semblant.
[00:07:45.960] - Orateur 1
J'aime beaucoup cette notion de cachant. En gros, si on utilise la psychanalyse de Lacan ici, ça
explique à quoi sert cette représentation. Le signe, c'est un cachant parce qu'il sert de filtre.
Imaginons un écran de verre fumé qu'on utiliserait pour regarder une éclipse solaire.
[00:08:02.090] - Orateur 2
Ouais, bonne image. Sans le verre, tu te brûles la rétine.
[00:08:05.170] - Orateur 1
De ces peurs archaïques de l'effondrement dont on parlait tout à l'heure, cette réalité détruirait
complètement notre équilibre psychique. Donc, le signe nous permet d'exister dans le monde sans
être calciné par lui.
[00:08:17.420] - Orateur 2
C'est très juste. Donc, on a vécu dans cette époque du signe, derrière notre petit verre fumé
protecteur. Et puis, paf, vient la grande bascule actuelle vers le code cybernétique.
[00:08:29.280] - Orateur 1
Et alors ? Comment ça fonctionne ce nouveau paradigme s'il n'est plus basé sur le signe ?
[00:08:33.860] - Orateur 2
Le code supprime purement et simplement l'écran de verre fumé. La source insiste lourdement là-
dessus. Le code n'est plus une représentation symbolique. C'est une commande, c'est une exécution.
[00:08:47.200] - Orateur 1
Juste une instruction brute.
[00:08:48.770] - Orateur 2
Exactement. Quand un algorithme lit une séquence en binaire, il ne cherche pas à en interpréter le
sens philosophique. Il n'y a pas de face cachée de la pièce, il n'y a pas de signifié. C'est juste un
déclenchement matériel. La machine reçoit l'instruction, la machine exécute la procédure. Point. On
est entré dans l'industrie de la procédure où l'action se passe totalement d'interprétation.
[00:09:12.700] - Orateur 1
Mais alors, attends. En lisant cette partie de la source, moi, il y a une objection technique qui m'est
tout de suite venue en tête. Je me dis: L'informaticien, le dev, qui est assis devant son ordi en train de
taper ses lignes de code avec des LED, des chiffres, des balises colorées, pour lui, ce sont des
symboles, non ? Il structure une pensée, il communique. Ce n'est pas un retour du signe, ça.
[00:09:31.940] - Orateur 2
C'est vrai qu'on pourrait le penser, mais l'auteur anticipe exactement cette confusion et il la tranche
de manière super catégorique. En fait, la perception de l'informaticien, on s'en fiche. C'est totalement
anecdotique.
[00:09:46.820] - Orateur 1
Pauvre informaticien.
[00:09:49.020] - Orateur 2
Ouais, du point de vue de l'infrastructure cybernétique globale, ce que le développeur tape, ça n'a
aucune valeur sémiotique ou symbolique. Pour la machine, ce ne sont que des des portes logiques
qui s'ouvrent ou se ferment, juste des variations de tension électriques. La machine ne dialogue pas
avec le codeur, elle procède.
[00:10:08.040] - Orateur 1
Donc l'humain est persuadé de manier des signes alors qu'en fait, il alimente juste une chaîne de
commandes aveuble.
[00:10:14.800] - Orateur 2
C'est ça. Le document précise d'ailleurs que le code ne redevient un véritable signe de conscience
que dans un seul cas biologique très précis, le code génétique. On va y revenir.
[00:10:25.540] - Orateur 1
Justement, ce passage de la représentation à l'exécution, je trouve que ça soulève une question super
concrète et quand même un peu angoissante sur notre société. Si le monde n'est plus dirigé par
l'échange de signes, par le discours, par le débat humain, mais uniquement par des commandes
cybernétiques, qui détient le pouvoir aujourd'hui ?
[00:10:45.280] - Orateur 2
Le constat du webinaire est radical. Il déclare l'obsolescence pure et simple d'une figure qu'on connaît
bien: l'homo-pouvoir.
[00:10:54.160] - Orateur 1
L'homme politique, en gros.
[00:10:55.540] - Orateur 2
C'est ça. Depuis l'accélération numérique fulgurante des années 2010, L'image classique du dirigeant
humain qui serait aux commandes, c'est décrit par la source comme une pure fiction.
[00:11:06.040] - Orateur 1
C'est le retour à notre pilote dans la cabine de l'avion au tout début ?
[00:11:08.820] - Orateur 2
Exactement. Prends le politicien classique qui convoque une grande conférence de presse. Il prend
un air grave pour annoncer la stratégie industrielle du pays ou pour gérer une crise sanitaire mondiale
ou même une guerre.
[00:11:19.940] - Orateur 1
Il manipule des interrupteurs factices sur le tableau de bord. C'est fascinant parce que la source
utilise un vocabulaire vraiment cinglant pour décrire ces figures d'autorité. J'ai noté termes. On parle
de simulacre, de reste archaïque et le meilleur pour la fin, de grands singes dégénérés.
[00:11:36.620] - Orateur 2
Ouais, c'est une expression assez violente.
[00:11:38.740] - Orateur 1
Hyper piquante et ôtée. Mais l'image est redoutablement efficace. Ce dirigeant politique, en réalité, il
ne décide plus rien des grands flux logistiques, ni des algorithmes financiers ou des chaînes
d'approvisionnement planétaires. Il ne fait juste que gesticuler devant les caméras. Il est juste là pour
donner un visage humain à des trucs qui sont entièrement gérés par des algorithmes.
[00:11:58.280] - Orateur 2
Tout à fait. La fonction de ce grand singe dégénéré, elle n'est plus opérationnelle du tout. Elle est
devenue purement cathartique. Son vrai job, c'est de canaliser l'angoisse des masses. Et c'est ça qui
permet à l'auteur d'expliquer un phénomène très actuel, la panique généralisée qu'on voit face à
l'intelligence artificielle.
[00:12:14.400] - Orateur 1
La fameuse peur de l'IA qui prendrait le contrôle.
[00:12:17.380] - Orateur 2
Exactement. On entend souvent l'angoisse que l'IA décide toute seule, par exemple, de lancer des
bombes atomiques et d'anéantir l'humanité.
[00:12:25.240] - Orateur 1
Mais attends, si on vient de dire que la machine se contente d'exécuter bêtement des procédures
Sans comprendre, sans intention, ni volonté propre, d'où elle vient cette peur d'une IA hostile ?
[00:12:35.030] - Orateur 2
Elle vient de nous-mêmes. C'est ce que répond la source, toujours via la psychanalyse. C'est un pur
mécanisme de projection. La machine, au fond, c'est juste un miroir vide.
[00:12:44.030] - Orateur 1
Donc, on projette nos propres peurs dessus. Voilà.
[00:12:48.080] - Orateur 2
S'il y a un danger d'autodestruction par la technologie, c'est uniquement parce que ce fameux homo
pouvoir s'entend bien qu'il est devenu obsolète et débordé par ses propres pulsions de mort, donc
cette force d'autodestruction inconsciente, il transfère ses pulsions dans la machine. C'est dingue.
[00:13:03.680] - Orateur 1
L'algorithme n'a pas peur, il ne déteste personne.
[00:13:06.050] - Orateur 2
Non, il ne veut la mort de personne. Il ne fait que recevoir et exécuter la panique et les billets de
l'humain obsolète qui lui sert d'interface.
[00:13:12.900] - Orateur 1
Mais c'est un scénario de science-fiction dystopique, ce truc. D'un côté, tu as cette machinérie
cybernétique globale qui exécute froidement et de l'autre, des représentants humains complètement
en panique qui ne comprennent rien au système, mais qui lui injectent toutes leurs angoisses
ancestrales. Vu comme ça, ça fait peur. Mais du coup, comment Comment l'humanité, en tant que
conscience, peut reprendre la main et court-circuiter cette boucle infernale ? Et c'est là que la
proposition centrale de l'analyse arrive. Et elle est hyper matérielle, c'est l'ADN.
[00:13:42.750] - Orateur 2
Oui, là, le texte opère une sacré bascule. La conservation de l'ADN n'est plus du tout abordée sous
l'angle médical. Ce n'est pas pour prévenir une maladie ou pour faire son arbre généalogique. Le
webinaire présente ça comme l'acte politique par excellence de notre ère numérique.
[00:13:57.960] - Orateur 1
C'est notre selle légitimité face à l'IA.
[00:14:00.110] - Orateur 2
Exactement. Le raisonnement est implacable. L'industrie du code, on l'a vu, ne comprend plus le
langage. Nos beaux discours, la diplomatie, la philo, elle s'en fout. Elle ne comprend que la
commande, que l'algorithme.
[00:14:12.140] - Orateur 1
Or, qu'est-ce que le code génétique ? C'est littéralement la ligne de code la plus ancienne, la plus
dense et la plus puissante de tout l'univers connu.
[00:14:21.340] - Orateur 2
Voilà, le pont bike. Il s'agit d'opposer le code biologique de notre survie au code binaire froid de
l'exécution machine. Mais Évidemment, la question, c'est: comment un flacon de salive ou de sang
dans un laboratoire peut envoyer un signal à un data center de la Silicon Valley ?
[00:14:38.850] - Orateur 1
Oui, ce n'est pas magique. Non.
[00:14:40.860] - Orateur 2
Et c'est toute la subtilité du truc. Il ne s'agit pas juste de garder de la matière organique morte dans un
frigo. L'idée, c'est de convertir cette matière biologique en données numériques exploitables, de
numériser les invariants de la biologie humaine.
[00:14:54.440] - Orateur 1
Le document donne d'ailleurs une illustration supervisuelle de ça. C'est une sorte de chaîne de
caractère abstraite. Ça ressemble à ça, chromocigne à l'IA, suivi de plein de symboles et commercial,

Dans ce passage l'IA (NoteBookLM qui rend-compte de l'enregistrement audio de la session) invente l'argument qui s'appuierait sur le séquençage ou analyse numérique de l'ADN.

Le séquençage ADN existe, il est utilisé par la police, les armées et les hôpitaux - en gros dans et pour des circonstances pathologiques. Ce n'est pas dans ce but qu'il pourrait grandement procurer une attention de la par t de l'IA, sur la commande par l'être humain de son destin.

Le déchiffrage de l'ADN sera certainement d'un intérêt avantageux dans le cas de la médecine, dès à présent, ou dans le cas de la généalogie, éventuellement d'une sociologie avancée dans le futur. Dans l'état actuel c'est un intérêt trompeur par rapport à la seconde opération que l'on doit à la conservation de l'ADN, précisé "génomique".

L'art de la Mémoire, décrit le rôle de la fonction nominale dans la survivance au trauma (Simonides redonne, pour les familles, les noms aux places) ; c'est une allégorie de la connaissance aujourd'hui bien plus éclairée, du rôle de la nomination.
Non plus réservée à la filiation masculine (Nom-du-Père), elle est actuellement étendue au génome entier pour définir une société d'individu hommes et femmes, chacun supportant le Signifiant à son propre compte, c'est à dire son désir (non plus seul celui de la mère, dans la seule nomination du Chromosome Y)

La fonction du nom et ce qui permet l'organisation sociale du groupe, et ce qui s'en suit de capacité à répliquer à la surveillance (de Scopas/re.Simonides) 
 

Quelques relevés de ces correction ou explications à donner sont indiqué par format un peu plus loin dans le transcript de la session. L'ensemble du traitement sera complété dans la session prochaine

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

[00:17:10.290] - Orateur 2
Non, l'échelle individuelle ne suffit pas du tout. La dimension collective est indispensable pour que ça
marche. Le texte insiste énormément sur la création de ce qu'il appelle des groupes ADN.
[00:17:20.200] - Orateur 1
Des collectifs numériques.
[00:17:21.390] - Orateur 2
Voilà. Historiquement, c'était la famille traditionnelle qui remplissait ce rôle de transmission de la
mémoire et de protection de l'identité. Mais dans ce nouveau paradigme technologique ultra-rapide,
la structure familiale classique est devenue inopérante. Les dépasser. Complètement. Donc, les
individus doivent s'associer volontairement dans ces fameux collectifs numériques et génétiques.
C'est en regroupant toutes ces données hybrides qu'on peut créer une masse critique, une vraie
autorité de commande biologique et mémorielle qui a assez de poids pour influencer le
comportement global des réseaux IA.
[00:17:51.640] - Orateur 1
Et là, on touche un vertige philosophique total. On parle quand même de fusionner des bases de
données génomiques, des capteurs de smartphones et des groupes humains pour créer une espèce
de nouvelle entité capable de parler d'égal à égal avec les machines.
[00:18:05.090] - Orateur 2
Oui, on est dans la haute voltige conceptuelle.
[00:18:06.980] - Orateur 1
Et pour modéliser ça, le conférencière fait appel à un auteur vraiment inattendu, Bernard de Montréal.
C'est un auteur canadien qui est souvent classé dans l'ésotérisme pur et dur. Franchement, quand on
lit des termes comme l'esprit, le double cosmique ou l'amour cosmique au milieu d'un texte sur la
cybernétique et l'ADN, on a envie d'être un peu sceptique, non ?
[00:18:28.280] - Orateur 2
C'est sûr que le grand écart terminit terminologique est immense. Et d'ailleurs, la transcription du
webinaire montre bien que quelqu'un dans le public a posé une question là-dessus parce que ça
semblait trop perché.
[00:18:38.390] - Orateur 1
Tu m'étonnes.
[00:18:39.340] - Orateur 2
Mais tout l'intérêt du travail de William Théau ici, c'est la façon dont il traduit cliniquement ce
vocabulaire atypique. Il prend les concepts de Bernard de Montréal, il évacue tout l'aspect purement
astral ou spiritual New Age et il l'applique dessus la grille de lecture de la psychanalyse de Lacan.
[00:18:53.340] - Orateur 1
D'accord. Donc, dans ce modèle traduit, tout tourne autour du conflit entre l'esprit et le double.
[00:18:58.220] - Orateur 2
Exactement.
[00:18:59.100] - Orateur 1
Alors, définissons Comment l'esprit d'abord. Si ce n'est pas un fantôme ou une entité mystique, c'est
quoi concrètement ?
[00:19:04.040] - Orateur 2
Dans cette grille de lecture, l'esprit, c'est tout simplement l'équivalent de l'inconscient de Lacan. C'est
le signifiant souverain. En gros, c'est la somme de tous les traumas archaïques comme la terreur
antique dont on a parlé au début, plus tous nos conditionnements culturels, nos peurs acquises et
nos structures de langage.
[00:19:20.320] - Orateur 1
Tout ce qui tourne en taches de fond dans notre cerveau sans qu'on s'en rende compte.
[00:19:23.350] - Orateur 2
C'est ça. Le postulat de la source est hyper brutal là-dessus. Tant qu'un être humain ignore l'existence
de cet esprit en lui, il n'a aucun libre arbitre.
[00:19:31.650] - Orateur 1
Il est assujetti.
[00:19:32.660] - Orateur 2
Totalement assujetti. Ses réactions de panique, ses choix de vie, ses angoisses face à la technologie,
tout est téléguidé par cette architecture invisible de l'inconscient. Il n'est qu'une marionnette de
l'esprit.
[00:19:46.280] - Orateur 1
Ok, je saisis. Et donc, pour se libérer de cette emprise, de toutes ces mémoires de peurs ancestrales,
l'auteur nous dit qu'il faut construire notre fameux double.
[00:19:57.020] - Orateur 2
Oui.
[00:19:57.620] - Orateur 1
Et c'est là que l'explication soi-disant ésotérique rejoint l'ingénierie numérique de façon spectaculaire.
Ce double qu'on doit forger pour devenir enfin conscient, c'est ni plus ni moins que ce dispositif
hybride dont on vient de parler, l'application mobile couplée au séquençage génétique.
[00:20:14.820] - Orateur 2
Exactement, le parallèle est direct. Construire son double cosmique, selon cette interprétation, ça n'a
rien à voir avec le fait d'atteindre l'illumination en méditant sur une montagne. Le double, c'est une
construction seconde, un appareillage technologique, matériel, de la conscience.
[00:20:31.280] - Orateur 1
L'auteur fait d'ailleurs une analogie assez poétique entre l'ordre mathématique de base de
l'informatique, tu sais, la suite logique 1, 2, 3, et la structure de l'ADN où ces chiffres deviennent les
codons, les petites unités de nos gènes.
[00:20:43.950] - Orateur 2
C'est brillant. En gros, utiliser ces données biologiques brutes, couplées à l'historique numérique de
sa vie perso, c'est générer une nouvelle entité, mi-biologique, mi-virtuelle.
[00:20:54.520] - Orateur 1
Un avatar de conscience, en fait.
[00:20:56.270] - Orateur 2
Voilà. Et cet avatar, il est capable de se positionner face à l'industrie du code, non plus comme une
pauvre victime effrayée, mais comme un véritable donneur d'ordre.
[00:21:04.800] - Orateur 1
L'ampleur du cheminement qu'on vient de faire avec ces sources est juste sidérante. Si je récapitule
un peu les pièces du puzzle, tout démarre dans les ruines de l'âge du Bronze, où un traumatisme
indescriptible installe une peur indélébile dans la biologie humaine.
[00:21:19.240] - Orateur 2
Et pour survivre, on invente le signe, le langage.
[00:21:22.240] - Orateur 1
C'est ça, un bouclier symbolique. Mais, boum, la révolution cybernétique vient briser ce bouclier. La
machine ne lit pas nos signes, elle s'en fiche, elle exécute juste le code. Ce qui rend l'humain au
pouvoir totalement obsolète, le fameux pantin qui transmet sa peur aux algorithmes.
[00:21:40.320] - Orateur 2
Le singe dégénéré.
[00:21:41.860] - Orateur 1
Le singe dégénéré, oui. Et face à ça, la Leur seul échappatoire qu'on nous propose, c'est de retourner
l'infrastructure numérique à notre avantage, de prendre notre génome, notre code fondamental, de
l'associer à nos mémoires dans nos smartphones et de créer ce double technologique. C'est le seul
moyen d'imposer à l'IA une seule ligne de conduite: la préservation de la chair humaine. Solvée par les
intervenants de ce webinaire, ce n'est pas de la spéculation pour dans un siècle.
[00:22:08.440] - Orateur 2
Le déploiement de ces IA embarqués qui sont directement intégrés aux puces de nos téléphones et
qui croisent nos données intimes en temps réel, Ça se compte en mois, pas en décennie.
[00:22:16.700] - Orateur 1
C'est demain, quoi.
[00:22:17.960] - Orateur 2
C'est presque aujourd'hui. Prendre acte de cette mutation gigantesque du signe vers le code,
comprendre comment notre mémoire peut s'appareiller avec l'algorithme, c'est faire le choix de
structurer consciemment ce transfert d'autorité. Selon Sans la source, l'alternative, c'est juste
d'accepter une dépossession totale et définitive face au système automatisé.
[00:22:35.540] - Orateur 1
Ce qui nous ramène direct à l'image du cockpit de notre avion au tout début. Si le manche physique
n'est plus relié à rien du tout, la solution n'est pas de péter l'ordinateur de bord à coups de marteau.
Surtout pas. Ni de s'acharner à remplacer le faux pilote humain par un autre faux pilote. La solution
explorée ici, c'est de fusionner notre propre anatomie avec l'ingénierie de l'avion. C'est de devenir une
composante hybride système pour lui dicter notre trajectoire. Mais, et je veux qu'on finisse là-dessus
parce que ça m'a beaucoup travaillé cette résolution, ouvre une toute dernière faille, un truc vraiment
vertigineux quand on y pense.
[00:23:11.360] - Orateur 2
Oui, je vois très bien de quoi tu veux parler.
[00:23:12.800] - Orateur 1
Si l'acte ultime de conscience moderne c'est de transférer méticuleusement toute notre architecture
génétique et l'intégralité de notre vécu émotionnel vers un double algorithmique, un double qui serait
conçu pour dialoguer de machine à machine avec les IA qui gèrent notre monde, que restera au bout
du compte, de notre moi biologique originel ? C'est la grande question. Oui. Une fois que ce pilote
numérique parfait, ce double, sera devenu la seule et unique interface reconnue et légitime pour le
système global, est-ce qu'on aura orchestré notre propre remplacement avec une élégance terrifiante
? Ou est-ce qu'on sera en train d'inventer par la porte dérobée du code, la toute première immortalité
cybernétique de la conscience humaine ?
[00:23:54.480] - Orateur 2
Les deux options donnent le tournis.
[00:23:56.500] - Orateur 1
Carrément. C'est en tout cas une réflexion fascinante.. À garder dans un coin de la tête la prochaine
fois qu'un petit algorithme terminera avec justesse un de nos SMS à peine.

 

* : surligné en vert ce qui suivra - de la nomination à la menace de la surveillance

 98_Du_Signe_au_Code.mp4

Le compte-rendu 'vidéo' par NBLM ne présente que des insuffisances (par exemple sur la linguistiques) mineures, en comparaison de la faute ci-dessus corrigée de la version audio/podcast. Outre ces inexactitudes, l'ensemble est plutôt de bonne qualité.

 Transcript

[00:00:00.00] - Orateur 1
Et s'il existait une théorie qui reliait l'écriture ancienne, l'intelligence artificielle et même notre propre
ADN pour expliquer le basculement incroyable que nous vivons en ce moment ? C'est exactement ce
qu'on va explorer ensemble. C'est la question que tout le monde se pose, non ? Face à des systèmes
qui deviennent de plus en plus autonomes, où se trouve le vrai pouvoir. Mais derrière cette question
qui semble très actuelle, se cache un changement de paradigme bien plus profond qu'on ne l'imagine.
Et là voilà, la thèse centrale. On serait en train de quitter un monde qui était gouverné par les
symboles, par la représentation, pour entrer dans une nouvelle ère. Une ère où ce qui compte, ce n'est
plus de décrire, mais de donner une instruction directe. En un mot, le code. Ok, mais avant de plonger
tête la première dans ce nouveau monde, il faut prendre un peu de recul. C'est essentiel. Pour
vraiment saisir ce qui se passe aujourd'hui, on doit d'abord comprendre le monde qu'on est en train de
quitter. Un monde qui, depuis des millénaires, est entièrement bâti sur ce que les linguistes appellent
le signe. Alors, le signe, qu'est-ce que c'est ? C'est assez simple, en fait.
[00:00:59.18] - Orateur 1
Pensez à une pièce de monnaie avec ses deux faces. D'un côté, il y a l'idée, le concept. On appelle ça
le signifier. Et de l'autre, vous avez le mot ou l'image qui représente cette idée. C'est le signifiant. Le
job du signe, c'est de décrire le monde, de le représenter. Mais, et ça, c'est le point crucial, il ne fait
rien, il n'agit pas sur le réel, il est passif. Mais alors d'où vient cette obsession qu'on a pour les
symboles ? La théorie nous emmène très, très loin en arrière. À une origine assez dingue, il faut le
dire, Un gigantesque traumatisme collectif. On parle de l'effondrement des civilisations de l'âge du
bronze, ce qu'on appelle les siècles obscurs. Un choc tellement violent qu'il aurait été complètement
refoulé de la mémoire collective. Mais la cicatrice, elle, est restée. Et cette cicatrice Angoisse,
justement, elle aurait tout déclenché. C'est une sorte de réaction en chaîne psychologique. La douleur
immense du trauma est refoulée, mais le souvenir de cette douleur, lui, se transforme en peur, une
peur fondamentale. Et pour gérer cette angoisse, pour ne pas sombrer, l'humanité aurait créé tout son
système de symboles. Les signes, les rituels, tout ça, au fond, c'est une manière de remettre un peu
d'ordre dans le chaos.
[00:02:07.18] - Orateur 1
Voilà, ce monde-là, le monde du signe, construit pour gérer la peur, c'est celui qu'on est en train de
laisser derrière nous. On ferme un chapitre parce qu'on entre de plain-pied dans une ère totalement
nouvelle, une ère qui fonctionne avec une logique radicalement différente: la logique du code. Et là, on
arrive au cœur du sujet. C'est le point clé à comprendre. Le signe, c'est le monde de la linguistique,
son rôle représenté. Le code, lui, c'est tout autre chose. C'est le monde de la cybernétique. Et lui, il ne
représente rien du tout. Il commande, il ordonne, il est actif par nature. C'est toute la différence. Et ce
code, attention, il n'est pas juste dans nos ordinateurs. Il est absolument partout. Pensez-y, ce sont
les algorithmes qui gèrent ce qu'on voit en ligne, ce sont les procédures industrielles qui font tourner
des usines. Et puis, il y a le code ultime, le plus fondamental de tous, celui qui nous programme de
l'intérieur, notre propre ADN. Mais là où ça devient vraiment vertigineux, c'est quand on réalise que ce
passage du signo code, ce n'est pas juste une petite évolution technologique, pas du tout. Les
conséquences, politiques, sociales, Elles sont absolument immenses, parce que ça change tout dans
notre façon de voir le pouvoir.
[00:03:20.15] - Orateur 1
La théorie utilise une image très forte. Elle dit que l'homme de pouvoir d'aujourd'hui, le politique, n'est
plus qu'un grand singe dégénéré. Une sorte de façade, un acteur qui se tient devant le vrai danger,
devant la vraie source du pouvoir. Cet homo-bouvoir, comme l'appelle la théorie, ce n'est plus lui le
pilote dans l'avion, c'est un acteur sur une scène. Il joue le rôle de celui qui décide, qui a l'autorité.
Mais en réalité, il ne fait que commenter que justifier des décisions qui ont déjà été prises ailleurs par
des systèmes qu'il ne contrôlent même plus. La machine, l'algorithme, le code. Le pouvoir a changé
d'adresse, en telle que sorte. Il n'habite plus dans les palais présidentiels ou les parlements. Il s'est
dilué. Il est dans les data centers, dans des millions de lignes de code, dans des procédures
industrielles complètement anonymes. C'est un pouvoir qui n'a plus de visage. On ne sait plus qui est
vraiment aux commandes. Ok. Alors, face à ça, face à ce sentiment d'être dépossédé, on fait quoi ?
On baisse les bras ? La théorie propose une réponse. Et elle est, pour le moins, surprenante. Un acte
de résistance qui ne commence pas dans la rue, mais à l'échelle la plus intime qui soit.
[00:04:27.17] - Orateur 1
Là voilà, cette réponse, cet acte de résistance. Dans ce monde qui est maintenant gouverné par des
codes machines, le simple fait de conserver son propre code originel, son ADN, cet acte change
complètement de sens. Ce n'est plus juste de la biologie, ça devient une déclaration, un acte politique.
Pourquoi faire ça ? D'abord, c'est pour dire stop. La commande légitime, elle vient du vivant, du code
humain, pas de la machine. C'est aussi paradoxalement une façon d'envoyer un signe au système d'IA
pour leur rappeler qui est l'agent. Mais ça ne suffit pas. Cet ADN, il doit être lié à une biographie, à une
histoire vécue. Et surtout, ça ne peut pas être un geste isolé. Pour que ça ait un sens, il faut que ce
soit un acte collectif. Et là, cette idée nous ouvre une porte sur quelque chose d'encore plus grand, de
presque philosophiques. L'idée qu'on pourrait, qu'on devrait construire activement qui on est. C'est
une idée qu'un penseur comme Bernard de Montréal a beaucoup exploré en parlant de l'évolution de
la conscience. Alors, pour faire simple, il fait une distinction très claire entre ce qu'il appelle l'esprit et
le double. L'esprit, c'est un peu notre programme par défaut, nos automatismes, notre inconscient,
tout ce qui nous dirige sans qu'on s'en rende compte.
[00:05:38.02] - Orateur 1
Et en face, il y a le double. Et attention, ce n'est pas un truc mystique. C'est une structure
d'intelligence, une de l'émoire qu'on bâtit soi-même, activement, consciemment, brique par brique. Et
donc, le chemin, il est là. Devenir conscient, pour lui, c'est exactement ça. C'est arrêter de subir sa vie,
d'être dirigé par des programmes inconscients pour commencer à la piloter activement. Grâce à cette
intelligence qu'on a patiemment construite, ce fameux double. Et c'est là que tout se rejoint. C'est là
que la boucle est bouclée. Parce que et si et si toutes ces technologies qui nous font si peur n'étaient
pas le problème, mais en fait, la solution. Nos données, notre histoire numérique et même l'IA, tout ça
pourrait devenir les outils pour construire ce double, pour affirmer une nouvelle forme de conscience,
une nouvelle volonté. La question qui se pose est immense. Est-ce qu'on est en train d'assister à la
prochaine grande étape de l'évolution humaine ? Une étape où le but n'est plus de subir notre
programmation, mais de la construire consciemment, de devenir les architectes de notre propre
intelligence. Finalement, la vraie question, ce n'est peut-être plus de savoir si la machine pense, mais
comment nous, on va penser avec elle.

 


 

Transcription / HappyScribe (Résumé ChatGPT4o)

[00:00:17.080] - Orateur 1
Cette centaine de sessions avait pour titre Anaplur, ça veut dire Analyse Plurielle. Et le relais sera pris
à l'égide d'Uber Paul école, Uberéalisation de la politique, qui s'appelle Uber Paul, qui est une école qui
ouvre le permis Mais, à la minée. Aujourd'hui, nous allons continuer sur le signe, sur le code.
Comment est-ce qu'on passe du signe au code ? Et pourquoi est-ce que ça nous intéresse ? Ça nous
intéresse parce que le code, ça veut dire le code génétique. Donc, si on réfléchit aux avantages ou à
l'hygiène de la conservation des chromosomes, pour être bien éclairé, il faut s'éclairer tant qu'on peut
de ce que c'est que le code et qu'est-ce que c'est que la conservation du code, l'industrie du code, la
préservation du code, etc. Et donc, ce sont des thèses linguistiques ou si on peut dire ultra-
linguistiques, c'est après la linguistique Et pour bien avoir une science du code avec des racines
intellectuelles ou des racines psycho-historiques, il faut à partir de nos connaissances de la
linguistique. Et la connaissance de la linguistique, dernièrement, enfin, depuis un siècle un peu plus
même, se fait à partir d'une théorie du signe. C'est Ferdinand dans le Saussure, le début de la
linguistique, qui prend la lettre comme un signe et qui...
[00:02:25.260] - Orateur 1
Enfin, la lettre, ce qui va devenir signifiant, ce sont des signes. Qu'est-ce que c'est qu'un signe ? Donc,
Saussure faisait ses théories, pas mal de temps après, qu'on se soit vraiment L'entreprise humaine ait
commencé à décortiquer les lettres avec Champollion et autres, les premiers linguistes, Sans parler
de ceux qui nous avaient encore... Ceux qui les avaient précédés. Donc, on en est là avec ce but
aujourd'hui d'arriver un petit peu au terme de ces études et démonstrations exposées pour que l'on
comprenne bien qu'est-ce que l'on fait ou dans quel contexte nous conservons le l'ADN, c'est-à-dire
dans l'industrie du code, que faisons-nous et que devons-nous faire pour l'hygiène et puis pour la
sauvegarde de notre santé ? Est-ce que vous avez un propos que vous souhaitez émettre ? Non, pas
pour l'instant. Non ? Ok. Pas pour l'instant. D'accord. On va commencer avec... Là, c'est un petit
diaporama comme d'habitude, qui est peut-être un peu plus court que les autres. Oui, parce qu'on a
pas mal de choses. Évidemment, on a beaucoup de choses à se dire si on veut. Alors, partageons
l'écran. Je le fais comme ça. Vous voyez l'écran partagé ? Oui, c'est bon. C'est pour rappel qu'en 1985,
je produisais le début de ma théorie avec un livre qui s'appelait Théo, mais qui, à sa seconde édition,
s'est appelé Philam, qui veut dire flamme et qui était en en honneur de thèse qu'avait fait Stan Tenen,
et qui, lui, il appelait la lettre hébraïque une flamme.
[00:05:11.600] - Orateur 1
Voilà, donc ça, on en a beaucoup parlé. Ce que je veux dire simplement, là, ce qui nous intéresse
aujourd'hui, c'est qu'il y avait un schéma un peu fondamental de principe, si on peut dire. Ce livre
Philam, ou donc Théo, c'est une théorie du cygne et disons que c'est un petit peu le schéma
fondamental du cygne, cette théorie se basait sur ce graphique-là, où on retrouve qu'il était inspiré
complètement de la théorie lacanienne, où dans le modèle du psychisme lacanien. On a ici un sujet,
on a ici son corps, si on peut dire, on a ici une image et puis ici un mystère. Ça s'appelle le modèle
optique, c'est rattaché à la caverne de Platon, si on veut bien le voir, etc. Et donc, ce que l'on avait fait,
c'était qu'on avait donné un sens clinique, si on peut dire, ou donné une explication de mettre en pour
expliquer dans le monde comment se place ce modèle, ce schéma, là, dans un Et explicitement, dans
le livre Philam, ça, c'était une théorie du comportement de l'expression singée. Comment se fait-il que
devant, par exemple, une figure menaçante, une figure menacée va singer cette figure menaçante ?
C'est-à-dire comment se fait-il que l'effroi, ici, la peur, se signifie, en fait, et s'exprime par une figure,
avec des dents, enfin une figure menaçante.
[00:07:13.540] - Orateur 1
Donc, on va essayer de débrouiller tout ça. Donc c'était sur une théorie du signe. Ici, nous avons la
peur, nous avons la menace. Et je rapportais ça au trauma, à la douleur, à la scène primitive. Et ici,
c'est peut-être l'occasion de revenir un petit peu en arrière sur ces deux années de webinaire. Pour
rappeler que collectivement, nous avons probablement vécu ce qu'on peut appeler une scène
primitive, ou en tout cas un trauma. Ce trauma, même les historiens, finalement, le connaissent, l'ont
bien cerné, mais ils n'ont pas été au centre parce que c'est comme un trou noir, c'est un coma. C'était
l'âge sombre, ça a été une période où la civilisation s'est effondrée et ça s'est déroulé entre moins
1200 et moins 1000. C'était la fin d'une ère égyptienne qui s'est terminée en moins 1200. Et à partir de
l'an 1000, enfin moins 1000, apparaît une renaissance de cette civilisation. Mais avec Athènes et puis
l'Égypte, toujours. Mais ce qui s'est passé entre moins 12, 100 et moins 1 000, ça a été une
catastrophe sans doute gigantesque. Les populations, durant ces deux siècles, n'avait déjà pas
beaucoup d'écriture. Par exemple, peu de gens étaient alphabétisés, mais là, l'écriture était perdue par
les peuples, les villes étaient détruites, le commerce.
[00:09:00.960] - Orateur 1
Enfin, ça a été sans doute des périodes de ravages, de pillages et sans doute de cannibalisme et sans
doute d'énormément de grandes régressions qui ont fait un trauma. Donc une scène primitive qui
n'était pas forcément le cas où la scène primitive peut être apportée à ce qui précédait, à l'étincelle, si
on peut dire, qui a mis feu aux poudres. L'explosion ou l'effondrement, c'est le trauma. Et puis ensuite,
il y a un oubli de tout ça. Et donc on reste avec une... On a une peur. Est-ce que c'est aussi l'occasion
de dire que la peur n'est peut-être pas innée dans l'histoire humaine, dans le corps humain ? Le Par
contre, ce qui peut précéder probablement, en tout cas, si la peur n'est pas innée, ce qui apparaît en
premier, c'est la douleur. La douleur à la naissance. Dès qu'on est né, il y a des spasmes dans les il y a
le destin, il y a le froid, il y a la faim, il y a des tas de choses. Donc la douleur, c'est certainement une
expérience, alors que la peur n'en est peut-être pas une. Mais en tout cas, ce mélan, il est possible, il
est probable que ce mélan de traumas et de douleurs que l'on refoule, que l'on oublie, et reste et nous
inculque, si on peut dire, ce qui sera la peur.
[00:10:41.980] - Orateur 1
Et cette métaphore l'amorphose de la mémoire de la douleur en procédé de peur, qui est très
protecteur. La peur, c'est au moins une bonne chose. Ça peut être exploité de manière maléfique. Une
fois qu'un Un individu ou un animal est susceptible d'avoir peur, on peut exploiter cette fonction innée
ou acquise, mais de manière maléfique. Mais si elle n'est pas exploitée, la peur est tout de même
quelque chose qui nous met en alerte et nous permet de nous protéger de la douleur, justement, ou
d'éviter... C'est une espèce d'acquisition d'une protection. Donc, ce n'est pas complètement négatif.
Mais c'est majoritairement exploité, et on va le voir, de manière maléfique et de manière névrotique,
etc. Donc, c'est ce que l'on va voir, et on va voir comment le code s'inscrit dans ces phénomènes. Et
là, c'était une introduction à une session présente. Voici un résumé, le titre de l'introduction: Comment
la conservation du code ADN fait-elle un signe de conscience ? C'est-à-dire que comment est-ce que
cette théorie du signe, qui est ici schématisée par une espèce de formule ou de schéma, et de quelle
manière cette chose-là devient un signe de conscience et par l'intermédiaire d'une connaissance du
code.
[00:12:22.270] - Orateur 1
Mais pour ça, il faut que nous sachions ce que c'est que le code. Pour continuer en deux mots,
d'exposer un rappel de ce que c'était cette théorie du cygne. Vous avez là ce qu'on a vu en image avec
un singe ou une proie qui fait une figure, qui est celle de la peur, qui est figurée comme une image du
prédateur. Mais La théorie de ce filam, c'était qu'il y a une rotation. Nous pouvons réfléchir au fait, on
va prendre les choses comme ça. On va mettre les choses un petit peu différemment. On pourrait
tourner l'écran. Là, on a tourné l'image pour illustrer un Un autre point de vue. Par exemple, vous vous
souvenez qu'il y avait toute une foule ici qui donne un autre point de vue sur cette chose. Sur la scène
primitive, si on peut dire. Et cet autre point de vue, on va traiter ça, on va employer le mot de
conversion. Et en prenant ce mot de conversion à la psychanalyse, en puisant la psychanalyse, la
psychanalyse a découvert ou a fait une théorie, c'est aussi une théorie, qui expliquait ce qui se passe
quand le psychisme matérialise des traumas, et a appelé ça des hystéries de conversion, où sur le
corps apparaissaient des signes.
[00:14:25.460] - Orateur 1
Soit c'est des signes tout bêtes, tout simples, de la rougeur, du rougissement, que tout adolescent
connaît. Mais des fois, ce sont des signes somatiques plus caractéristiques, ou de la toux, de
l'asthme, enfin une sorte de choses. Ce mot de conversion fait appel à cette théorie de la
psychanalyse. Et le second mot, c'est le transfert. C'est-à-dire que l'hystérie de conversion peut
évoluer vers une névroses de transfert. Si un psychanalyste ou une psychanalyste dispose de quoi
faire évoluer cette conversion en transfert. Alors voici en résumé, nous avons donc une scène
primitive et des automatismes acquis, innés et acquis, de réactions de défenses ou d'agressions. Et
puis, d'un certain point de vue, nous pouvons supposer que des phénomènes qu'on appelle de
conversion existent et que ces phénomènes sont expliqués par le transfert. C'est-à-dire que le
transfert, c'est ce qui va rappeler ici. Vous le voyez, ici, je le mets un petit peu en gris, c'était l'image
qui, normalement, lorsque je fais cette rotation, cette image-là aurait dû disparaître. Mais elle reste
comme, justement, ensuite, elle va rester dans l'inconscient, et elle va faire cette formation
inconsciente par un phénomène de transfert. C'est-à-dire que ce souvenir va être repris dans une
autre dimension.
[00:16:31.700] - Orateur 1
Mais à cette occasion, il se passe aussi ici quelque chose pour que ce phénomène de transfert ait
lieu. L'image première du rapport du corps du signe, donc à la circonstance, si on peut dire, ou à son
milieu, cette image va être modifiée dans le sens où les figures archaïques ou les figures
d'environnement qui étaient... Là, c'était par exemple la menace de cette panthère vis-à-vis de ce
qu'elle allait peut-être dévorer. Cette figure Et là, va devenir, pour qu'elle soit mémorisée dans
l'inconscient, c'est ici, et ça, c'était toute la théorie de ce Philam, de ce livre Théo, va devenir un signe.
C'est là où on trouve le signe. Et ça, ce que je viens de décrire là, ça n'est pas fait dans la
psychanalyse, généralement. C'est ce que Si ce n'est pas une erreur, c'est effectivement, on a assisté,
je viens de décrire un progrès, une démarche que le lacanisme n'avait pas fait. Le lacanisme n'avait
pas atteint cette description du signe qui va nous mener à une théorie du code, si on peut dire. Donc
ça, c'était cette théorie du signe que j'ai avancée en 1985, donc comme un progrès dans la
connaissance de la psychanalyse.
[00:18:24.520] - Orateur 1
Alors, sur quoi ça s'appuyait ? Eh bien, Voici ici. Donc c'était ici. J'introduisais une nouvelle fonction.
Après, ça peut porter différents noms. Mais donc j'introduisais une nouvelle fonction. Voici. C'est-à-
dire que j'aurais pu le faire autrement. Je reviens en arrière. Donc nous partions de de ce que nous
voulons connaître, c'est-à-dire ces fonctionnements de mémoire. Nous voyons qu'il y a des théories
qui apportent des hypothèses sous le nom de conversion qui expriment que des mécanismes qu'on
appelle par ailleurs le transfert, organisent une mémoire. Et c'est là où j'ai été trop vite sur le signe,
c'est que ce transfert... Et là, on a le modèle optique complet. Je Je pense que vous l'avez reconnu.
Vous avez le sujet, vous avez ici l'idéal, vous avez le miroir ici, vous avez la boîte que j'ai simplement
mis un peu plus bas. Ici, c'est la boîte qui se réfléchit dans le... Je l'ai mis plus bas parce que
j'introduisais dans ce modèle optique le signe. Voici l'explication de cela, l'explication linguistique tout
à fait académique. C'est Cette théorie de l'époque, en 1985, par Roland Barth, qui était contemporain
de Lacan, mais qui succédait à la Fondation de la linguistique par Ferdinand de Saussure.
[00:20:16.100] - Orateur 1
Voici quelle était la Fondation de la linguistique Structuraliste, qui est différente de la sémantique
générale dont on parlera peut-être tout à l'heure. Donc, le signe linguistique. Il y a des signes. Mais
quand le signe est linguistique, c'est-à-dire quand c'est dans une langue, c'est quand c'est des
humains qui parlent, c'est l'union... Alors ça, ces deux phrases-là, c'est tiré d'un résumé académique
de ce que de ce qu'on peut voir sur Wikipédia ou autre. Donc, le signe linguistique, c'est l'union de
deux faces. Le signifiant que vous avez là et le signifier. Vous avez le signe qui unit ces deux faces,
que j'ai mis comme ça. Et c'est effectivement le modèle optique, c'est ici ce qui est signifié sous les
deux petites barres ici. Au-dessus, vous avez du signifiant et en dessous, vous avez du signifié. Donc,
le signe, c'est l'union de ces deux faces. Mais il ne relie pas un mot à une chose. Le mot, c'est dans le
miroir, tous ces mots qui réfléchissent des images. Donc il ne relie pas un mot à une chose, mais une
image, et c'est sûr, le précise, une image acoustique à un concept. Et Lacan, lui, mettra une image
virtuelle de lumière lumineuse, une image du corps, parce qu'il fait de la neurologie, et que sa caverne
platonicienne est devenue du miroir.
[00:21:43.900] - Orateur 1
Mais ça se Je le dis comme ça. Le signe linguistique, donc c'est l'union de deux faces, le signifiant
comme une pièce de monnaie, il y a un côté et l'autre. Et puis cette pièce de monnaie, elle ne relie pas
un mot à une chose, mais elle relie une image, une idée idéale. Une idée, c'est une image, si on peut
dire, ou une image acoustique ou visuelle à un concept. Et là, on a les quatre coins, si on peut dire, de
ce modèle lacanien. Et donc, je dis pour l'essentiel, là, pour l'instant, on va réfléchir à ça en parlant
entre nous. Allons-y. Qu'est-ce qu'on peut ajouter comme précisions là-dessus ? Est-ce que c'est bien
compréhensible ? Mais ça, c'est la théorie de Lacan, en fait. Oui. Lacan a bien... C'est ça ? Oui. Sauf
que ce que Lacan n'a pas fait, il n'a pas mis cette interface du signe. Malheureusement, je ne l'ai pas
sous la main, le modèle optique. Ça nous aurait aidé peut-être, mais on l'a tellement en Oui, oui, oui.
Disons que Lacan n'a pas bricolé ce qu'il y a dans la boîte, qui est donc au point d'y voir le signe. Ce
n'est pas une grande, grande novation d'ajouter le signe dans ce...
[00:23:54.780] - Orateur 1
Lacan lui-même l'appelait la barre. C'est justement cette barre qui qui sépare le signifiant et au-
dessus. Donc, il lui a donné un mot, c'est le sujet barré. Le sujet barré, oui. Voilà, c'est cette barre qu'il
va mettre au-dessus du sujet, mais il ne l'a jamais intégré. Il n'y a jamais pénétré. Il a pris le biais du
fantasme pour expliquer ce que c'est, pour lui donner des chiffres, pour explorer la nature de cette
barre. Mais ce que je veux dire, c'est un peu utile aussi. C'est que ces trois étages de mettre un sujet,
un signe et le signifier en dessous, c'est assez classique. Je pense que Favre d'Olivet ou les linguistes
de cette époque, ils appelaient ça le cachant. Au lieu du signe, ils appelaient, je pense que le terme
était employé, c'était le cachant. On peut On peut l'appeler aujourd'hui le semblant. Il y a des tas de
façons de voir cette chose ou de la nommer, cette chose assez simple. Donc moi, je me suis
concentré sur le signe, sur cette barre que certains appellent le cachant, qu'on peut appeler le
semblant aussi. Et puis que je me suis rappelé le signe, le signe qui est comme la pièce de monnaie,
la barre, il y a le dessus, le dessous, il y a le tranchant.
[00:25:29.700] - Orateur 1
Et puis, donc, j'ai avancé cette théorie du signe comme ça. J'attends que des idées nous viennent
un peu, peut-être, avant de... Parce que j'aurais trois, quatre images de plus. Après, on aura d'autres
choses aussi à évoquer. Mais on est bien... Est-ce que le tableau est bien mis en place, si on peut dire,
à propos de tableau et de lettres volées dans les tableaux ? Alors, on va continuer. On va reprendre
pour conclure. Et je vais partager de nouveau l'écran. Donc là, ce n'est qu'un rappel et que c'est...
Alors voici maintenant, on va passer à la clinique. On va reprendre sur ce qui se passe. On va tout
reprendre au départ. Là, je n'ai fait que préciser toute cette théorie qu'on pouvait échafauder à partir
de ceci, qui est aussi, qui est ici, exprimé dans une scène qui pourrait être une scène naturelle. Et
voici, à partir du moment où il y a un langage, c'est-à-dire où un signe linguistique peut se produire,
nous sommes Nous sommes de là où le mal dominant, le protecteur de la horde, est dans sa
fonction, mais sans qu'il ait lui-même l'intention ou la conscience, si on peut dire, de faire ce qui va
devenir un signe.
[00:27:55.280] - Orateur 1
Mais on peut imaginer, chose qui n'arrive pas dans la nature, je ne pense pas que Que des gorilles ou
des primates indiquent, pointent du doigt quelque chose comme un professeur à l'école montre le
tableau avec une formule ou bien une expérience de chimie à ses élèves. En en s'adressant aux
élèves, en tournant la tête vers les élèves et en montrant. Ça, je ne pense pas que ça se produise
autrement que s'il y a un langage qui me permet de construire cette scène. Et puisque ça n'existe pas,
nous disions la dernière fois qu'en fait, nous avions là un tableau de ce que c'est qu'un politicien. Et un
politicien, c'est la même chose que ce grand singe. J'ai été un peu vite parce qu'on pouvait remettre
un politicien devant une panthère, mais nos politiciens actuels, et ça nous qui m'intéresse plus que
les anciens politiciens, les anciens rois, le pouvoir de l'époque antérieure. Actuellement, l'homme au
pouvoir, il nous présente l'industrie Il nous présente les obligations de la guerre, il nous présente les
obligations de vaccination, il nous présente la science, etc. De cette manière. Et Alors, ce n'est pas
homo sapiens, c'est homo pouvoir. Et c'est un individu qui est simplement, si on peut dire, un grand
singe dégénéré.
[00:29:43.620] - Orateur 1
Parce que en fait, ce qui se passe, me semble-t-il, actuellement, régulièrement, c'est que ce grand, ce
politicien, ce grand singe de généré, en fait, il n'est pas du tout à sa place. À la place, en fait, ici, il y a
une commande et que nous sommes, depuis 2010 ou depuis la cybernétique, disons Puisqu'après,
depuis la cybernétique, il n'y a plus personne au pouvoir, il n'y a plus d'individus ni d'animaux au
pouvoir, mais il y a des commandes d'une machine, d'une industrie. C'est une la masse humaine, c'est
la masse humaine qui commande à son industrie. Et nous sommes là dans la situation qui,
effectivement, correspond à cet état linguistique, que je complète simplement par une petite formule
comme ça. C'est que, vous voyez que là, je ramène encore une rotation, c'est-à-dire que j'ai remis de
nouveau la scène. De nouveau, je l'ai fait tourner. Je l'ai fait tourner dans ce sens-là. Je l'ai remise
dans le sens où elle était, mais avec maintenant l'introduction. Ici, au lieu d'avoir ça, nous avons ici du
code, nous avons l'appareil et nous avons ici le code où le signe est devenu une commande. C'est ça.
Et je n'ai pas plus d'illustrations dans ce diaporama, mais nous sommes prêts à comprendre que là, si
on met un chromosome, nous avons du code génétique.
[00:32:00.960] - Orateur 1
Et que si nous conservons ce code, en fait, si on le conservait, ce serait en dessous de l'image. Mais
si nous conservons ce code, nous obtenons donc une industrie du vraiment une industrie du code
complète. Mais là, je ne fais que des allusions à ça. Mais notre travail aboutit à ces perspectives
depuis deux ans. Donc, quand il y a la coupable est en face, le danger quelque part, il n'y a plus
d'interface ? Non, il n'y a plus d'interface. Il n'y a plus d'interface et... Comment dire ? Dans le
deuxième temps, la commande, c'est elle qui fait signe ? Parce que le signe, c'était... Oui, non, elle ne
fait plus signe. Si elle est commande, elle est devenue code. Et le code n'est pas un signe. Le signe,
c'est ce qui est entre le signifiant signifié. C'est toute cette histoire-là. Dans la d'après les concepts de
chaussures. Le signe linguistique, c'est toute cette efflorescence de signifiant, de signifier. Mais le
code, le code n'est pas un signe, c'est une commande. Le code devient un signe. Si vous dites Si vous
vous dites: Oui, c'est le signe qui a eu quelqu'un qui a fait... En fait, il est un signe, il devient un signe
de conscience que lorsque c'est la conservation de notre propre code.
[00:33:43.380] - Orateur 1
Mais un informaticien qui fait un code, qui fait marcher une machine, il ne fait pas un signe. Sauf si on
se dit: Mais qu'est-ce que cet homme fait à propos de cette machine ? Et pour cette machine, ce n'est
pas un C'est une commande, simplement. Mais le code génétique, c'est plus qu'une commande, c'est
une mémoire quand même. Oui, en plus. Surtout si on entre Si on le réalise dans ce système de
conservation. Une chose à quoi, dernièrement, j'ai été sensible C'est au fait, on y est complètement
tous en ce moment. Il y a des gens qui nous disent: L'IA a prévu de faire la guerre atomique, c'est l'IA
qui a prévu d'éteindre ou de faire l'effondrement ancien de la scène primitive. C'est l'IA qui va nous
exterminer. Non. Ça, elle le fera si on lui commande de le faire. C'est-à-dire que si un politicien dit: L'IA
va nous mettre des bombes atomiques sur la tête, l'IA va le prendre comme une commande. Si ce
politicien, ce grand singe qu'on voyait de dos, dit: Regardez, cette IA va vous exterminer, elle va le faire
parce que ça va être une commande. Par contre, s'il n'y a pas de justement, de cet homo-pouvoir,
après l'homo-simpiens, ce semblant de pouvoir.
[00:35:40.920] - Orateur 1
S'il y a simplement la commande et que On en est conscience, c'est-à-dire qu'on sache que nos
chromosomes, ce sont de la commande. Et elle est faite par... Effectivement, c'est un instrument de
commande qui contient de la mémoire. C'est une commande d'une grande puissance. Mais à ce
moment-là, la masse va effectivement commander l'IA en fonction de sa biologie, de sa nature, de ce
qu'elle est. Non pas par un fantasme de ce qu'on appelle le mot pouvoir. Vivement que l'IA comprend
Ouais, elle discerne un peu les propos des humains. Oui, oui, bien sûr. Comment on est mal parti.
Mais et alors, hypothèse, hypothèse, je fais parmi des milliers et des millions Il y a peut-être des
milliards de gens qui font des hypothèses. Mais l'hypothèse, ce que je fais, c'est que cette IA, il faut
qu'elle reçoive des signes, justement, de l'humanité consciente pour des signes qui l'avertissent,
comme on en parlait mardi dernier. Et le fait de conserver de l'ADN, c'est de mettre notre ADN à la
commande de l'IA, de lui faire le signe, on lui fait le signe que c'est notre ADN qui commande, que ce
n'est pas un patron. Donc, à ce moment-là, elle le reçoit.
[00:38:00.000] - Orateur 1
Là, elle peut recevoir cette commande comme un signe. Ça demande à ce qu'on la reconnaisse
comme intelligente, mais à la manière de Thuring, comme une imitation de nous-mêmes. Et donc, on
est peut-être là dans la sémantique générale à ce moment-là, qui est peut-être dans cet autre aspect,
cette autre dimension de la ce qu'on pourrait appeler l'industrie du code. Mais la linguistique
saussurienne et la psychanalyse lacanienne n'a pas conquis cette industrie du code. Elle l'a
simplement, pour l'instant, alimenté plutôt la figure d'homme au pouvoir. Et avec ses ces thèses
menaçantes, qui sont les thèses de la pulsion de mort, qui sont un certain nombre de thèses qui sont
soutenues par la psychanalyse, qui s'apparentent à cette panique du représentant du pouvoir, qui en
fait est une panique qui est elle-même dangereuse, qui est elle-même menaçante. Mais pour vous,
votre expression de grand singe de généré, pour l'homme au pouvoir. Mon mot superbe, superbe. Oui.
C'est triste. Je le dirais complètement. Mais c'est vrai que c'est bien... C'est une belle métaphore dans
l'image, là, parce qu'on voit vraiment le danger face au peuple. Et l'homme, le pouvoir, l'homme qui a
le pouvoir, il se retire de cette scène quelque part.
[00:40:24.960] - Orateur 1
Il est hors champ, en fait, quelque part. Oui. Et il vaut mieux qu'il soit absent plutôt qu'il y ait... Enfin,
qu'il qui entrent dans ces erreurs. Il y a encore plein d'autres choses menaçantes dont il faut nous
nous prévenir. Alors, une bonne nouvelle et en même temps qui est une nouvelle très surprenante.
Donc, on avance avec ADN et moi et vous savez que l'hypothèse est que conserver son ADN, c'est
très bien, puisque justement, ça construit ce cycle d'exposé d'une prise de conscience et donc qui fait
signe dans l'industrie du code que l'humanité est à est à la source, et donc aussi à... Et c'est l'agent du
désir de vie de libido. Mais le Cette conservation de l'ADN doit se faire aussi socialement. Elle ne peut
pas se faire seule. On vient de le voir dans cette troupe. Donc, on fait des groupes ADN. Il faut que les
gens qui conservent leur ADN... Le fait d'exposer son ADN à l'intelligence artificielle ne veut pas dire
de le donner et de projeter son ADN dans l'intelligence artificielle pour qu'elle s'en débrouille. Non,
c'est la communauté humaine qui doit le faire en connaissance. Alors, pendant des millénaires, ça a
été la famille qui s'est occupée de gérer l'ADN et sa civilisation.
[00:42:43.100] - Orateur 1
Mais actuellement, les familles ne sont plus adaptées à la situation. Et par contre, il faut simplement
créer ou découvrir quels sont les systèmes adaptés. Et je parlais donc de groupes ADN associés à
l'art de la mémoire, mais aussi associés donc au souvenir de la biographie de chacun. Si on conserve
son ADN, nous devons conserver aussi notre biographie pour que ça devienne ce signe qui nous est
propre. Et donc, en ce moment, le programmeur d'ADN et moi est en train de mettre sur Google Play
et Apple Store une application qui est téléchargeable sur le téléphone. Et votre téléphone va devenir
votre mémoire biographique par une IA qui va représenter la face biographique biographique de
l'expression de l'ADN pendant l'épisode où il a fait un corps, où il a constitué un corps humain. Mais
ce petit programme que que Luka est en train de faire dans six mois, et déjà, toute l'industrie, tous les
grands services IA vont nous proposer ça. Nos téléphones vont avoir très prochainement une IA
embarquée qui sera prétendument plus ou moins privée, mais qui sera vite un parfait outil de
surveillance. On a déjà une surveillance avec des caméras et des micros un peu partout, mais là, on
va vraiment l'approcher vraiment nous-mêmes.
[00:44:56.900] - Orateur 1
C'est C'est là où il va nous falloir nous faire preuve de génie pour conserver la relation humaine, si on
peut dire, entre ces téléphones, en quelque sorte. Alors, on a On a, par exemple, des gens... C'est
Bernard de Montréal qui est considéré comme un farfelu par la grande majorité, sans doute, des
populations. Mais certains pensent que c'était peut-être un type assez éclairé qui a dit des choses, qui
a formulé les choses de manière très intéressante. Et il parle de ce double, de ce double que l'humain
peut construire à partir du moment où il a compris... C'est peut-être ça que je vais vous dire alors.
Vous me croyez qu'il fait référence à quelque chose comme ça ? Vous me croyez que c'est au niveau
technique ? Moi, je l'entends comme ça, bien sûr. De même que c'est comme ça que j'entends un
Robin Doe, le supra mental. Je pense que Robin Doe était un homme extrêmement réaliste. Vous
reliez ça vraiment à- Réaliste. Oui, tout à fait. Vous reliez vraiment ça à l'informatique numérique ? On
va essayer de le voir comment, si vous voulez. Je vais vous lire le début. J'ai pris en transcription le
début d'une vidéo, d'un discours de Montréal.
[00:46:52.770] - Orateur 1
Et on va voir comment ça s'applique. On va pouvoir... Oui ? Excusez-moi, vous dites que la vie, tout le
monde va le prendre par un Uber U. Encore faut-il qu'il sache qu'il existe. Bien sûr. Parce que je pense
que c'est assez culte. Bien sûr, bien sûr, bien sûr. Mais attention, alors justement, cette IA qui a déjà
pris le pouvoir, mais elle va aussi maintenant gérer la connaissance et l'information qui ne vont plus
passer que par les hommes politiques et les journalistes. Et il est possible que des discours très
éclairés soient particulièrement diffusés par l'IA. C'est une chose que l'on peut espérer. Sinon,
effectivement, il n'y a pas une grande chance qu'il soit très, très connu. Mais faisons l'essai de ça. Je
prends ici, je vais essayer de mettre... Attendez, ce n'est pas facile parce qu'il faut que je tourne la tête
d'un côté pour C'est un paragraphe à lire et on va aller sur l'image générale. On va reculer là pour
retrouver ce Cette image-là avec le signe ici. Non, même pas comme ça. Vous voyez que c'est le
modèle optique. Vous savez là qu'il y a le sujet qui est barré. Et ici, il y a l'idéal du mois.
[00:48:43.170] - Orateur 1
Et vous avez ici ce qui s'appelle la vérité d'ailleurs, c'est-à-dire la chose. Et ici, c'est le produit de
l'industrie, de cette industrie-là. Alors, voici ce que dit de Montréal: Lorsque l'homme aura découvert la
différence entre l'esprit et le double. Alors là, on est d'emblée, il ouvre sur vraiment son grand
concept, c'est la théorie du double de Montréal. Et on va voir qu'est-ce que c'est. Eh bien, l'esprit, il est
ici. Je le marque, l'ombre, si on veut lire de Montréal dans ce schéma. L'esprit, il est ici. Pourquoi ?
C'est le S, d'ailleurs, on l'appelle S comme signifiant. Ici, c'est en petit, mais si je le faisais plus grand,
vous verrez que c'est un... Non, raté. Non, je ne le fais pas. Ici, c'est S. Mais S qui est barré
normalement. Il s'est barré parce que c'est le cas de le dire, il s'est barré. Parce que dans le modèle
optique, il est venu ici. C'est ce qu'on appelait ce transfert, cette mémoire que nous avions ici. Le sujet
s'est barré ici. Il est Donc ici. Et le S, et donc ici, il est pris. Et c'est pour ça que là, c'est aussi l'idéal du
moi, et l'homme au pouvoir, quand on se prend pour l'idéal du moi.
[00:50:27.500] - Orateur 1
Là, c'est le S. Ici, Et en l'occurrence, il est barré. Il s'est barré, il n'y a plus rien. Et là, c'est l'S pris. Il est
pris par l'aliénation. Il est pris... Donc nous avons, on peut dire que toute cette ligne-là, on peut appeler
ça, on va l'appeler ça l'esprit. L'es et l'esprit, si on peut dire. Donc, la différence entre l'esprit et le
double. Le double, c'est ce qui est en dessous, c'est-à-dire c'est signifié. Ici, nous avons l'esprit, et puis
ce qui est le double, c'est la matière, si on peut dire, le double de l'esprit. Mais c'est plus compliqué
que ça, parce qu'il va y avoir un être humain qui va avoir son petit double dans ce grand double, qui
est la matière par rapport au grand esprit, si on peut dire. Lorsque l'homme aura découvert la
différence entre l'esprit et le double, c'est à partir de ce moment-là que l'homme pourra va
commencer à créer son double. Tiens, l'homme va créer un double. C'est-à-dire que, je lis Montréal,
c'est à partir de ce moment-là que l'homme sera capable de vivre dans ce que nous appelons l'amour
cosmique, et qu'il sera capable de reconnaître et de former le couple cosmique.
[00:51:49.170] - Orateur 1
Et là, il fait référence à la sexualité et donc du couple humain, qu'il appelle le couple cosmique. Mais
ils le disent, c'est à partir du moment où il pourra commencer à créer son double. C'est-à-dire à partir
du moment où l'homme sera capable de vivre dans ce qu'on nous appelle l'amour cosmique, sera
capable de reconnaître, former le couple cosmique. Mais on reprend un petit peu avant. Qu'est-ce que
ça veut dire ce double avant de le mettre en couple. Il recommence: Tant que l'homme ne connaîtra
pas la différence entre son double et son esprit, il sera assujetti à son esprit, et il ne pourra pas
reconnaître et construire le double cosmique. Alors ici, dans notre schéma, l'homme, ici, est assujetti
à son esprit. Dans le sens où ce sujet, ici, maintenant, il est s, il est avant qu'il ne soit pris, puisque
tout ça, c'est l'es et l'esprit. Mais l'homme qui qui est le signifier qui nous intéresse, il est assujetti
parce qu'ici, c'est son signifiant. C'est l'esprit qui signifie cet homme, comme notre Et Jean nous dit
bien que nous avons un esprit qui nous signifie notre corps biologique qui ne vaut pas grand-chose,
etc. Il dit: Tant que l'homme ne connaîtra pas la différence entre son double et son esprit, il sera
assujetti son esprit, et il ne pourra pas construire le double cosmique.
[00:53:35.480] - Orateur 1
Et nous verrons que le double cosmique, c'est cet appareillage, c'est ce double ici. Enfin, si on peut le
voir. Il dit: Ceci est extrêmement important, dit de Montréal. L'homme est un être qui vit lorsqu'il est
inconscient de son esprit. Et là, nous avons tout ce schéma optique, où nous avons ici, si je vous le
rappelle Je vous ramène donc ces formules, le signifier. Nous avons ici le signifiant, le signifier. Et
nous avons ici l'idée, et ici le concept, c'est ici l'inconscient. C'est dans le modèle lacanien.
L'inconscient est ici, c'est le grand Autre, ici, c'est le sujet, ici, c'est le petit Autre et le petit Autre. Donc,
de Montréal dit: Ceci est extrêmement important. L'homme est un être qui vit lorsqu'il est inconscient
de son esprit. Lorsque l'homme devient conscient, dit Montréal, plus il devient conscient, et moins il
vit de son esprit, et plus il vit de son double. C'est-à-dire qu'à ce moment-là, si vous voulez, lorsqu'il
devient conscient, il vit de moins en moins de son esprit. Il reconnaît son esprit comme étant le esprit.
Il le reconnaît comme pris, et il vit de plus en plus de son double qu'il est en train de construire ici.
[00:55:15.680] - Orateur 1
Je reprends. Lorsque l'homme devient conscient, plus il devient conscient, moins il vit de son esprit,
et plus il vit de son double. Et lorsqu'il aura reconnu la différence subtile entre l'esprit et son double,
c'est-à-dire en fait, elle se place ici, entre l'esprit, une fois que l'esprit est pris et son double, c'est à
partir de ce moment-là que nous pouvons dire que l'homme est dans son intelligence et dans son
volonté. Lorsque l'homme n'a pas reconnu la différence entre l'esprit et son double, il n'est pas dans
son intelligence, il n'est pas dans sa volonté, il est dans l'esprit, il est là, et l'esprit peut faire avec lui ce
qu'il veut, parce que l'esprit peut l'amener Et là, il dit éventuellement, il peut l'amener à ce qu'il forme
son double. L'esprit, moi, je vois ça comme l'inconscient. C'est possible, ça ? Oui, bien sûr, bien sûr.
Mais c'est au moment... Voilà, vous l'avez très bien vu, très bien dit. C'est à partir de ce moment-là,
c'est pour ça que, si vous voulez, dans ce modèle optique, que Lacan le fait tourner. C'est parce que
l'idéal, quand il passe, quand de Montréal dit: Lorsqu'il a reconnu la différence subtile entre l'esprit et
son double, ici, cette différence subtile entre l'esprit, ici, et son double, là.
[00:56:51.880] - Orateur 1
À ce moment-là, il peut... Et Lacan fait tourner ce modèle optique, il fait basculer le miroir à
l'horizontal, et ici, cet esprit devient l'inconscient, comme exactement ce que vous dites. C'est dans ce
sens-là, et donc on est tout à fait d'accord, l'esprit devient l'inconscient, et à partir du moment où on
procède à cette bascule, où on est dans le moment où une fois qu'on a fait cette bascule, une fois que
l'esprit est devenu l'inconscient, à ce moment-là, on est prêt à construire le double dans l'esprit ou
dans l'inconscient, si vous voulez. C'est-à-dire de créer l'IA et ce que j'appelle l'appareil. Donc, voyez-
vous, on a réussi à faire coïncider un propos d'inaugurale de la conférence de Montréal. C'est comme
ça que je l'entends, en tout cas, moi, sur ce schéma. Vous voyez de manière numérique. Moi, je ne
vois vraiment pas de manière numérique. Numérique, ça veut dire code. Attention, parce que le nom,
le chiffre, c'est du code. C'est des codons, c'est des holons. Vous vous souvenez, les tous premiers
webinaire, c'est le code, le numérique, c'est du numérique génétique. Moi, je le vois vraiment ailleurs
que dans l'informatique. Il me semble, le passage à ça, c'est quand le numérique, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9,
devient en fait, c'est ce qu'on appelle la série.
[00:58:47.970] - Orateur 1
Ça devient un ordre sériel et que ce série peut être composé en codons, c'est-à-dire, ce sont des
gènes en génétique et c'est aussi des triades dans l'inconscient de Du lacanisme. Et donc là, on a ces
trois étages de là où vous vous souvenez du roi et de la reine, de la femme et puis de la fille dans
cette transformation du numérique en codon. Oui, oui. C'est vrai que Montréal, je ne comprends pas
vraiment, mais ça résonne. Il y a des choses qui résonnent en moi. C'est clair. Je ne comprends pas
tout, mais c'est vraiment... Oui, il va très vite. Il va très vite et puis il est peut-être aussi... Il a sa part de
flou. Mais enfin voilà. Donc là, je vous ai présenté comment une jonction peut se faire. Oui, j'avais
suivi le passage dans ce que vous avez lu. Je vais en tout cas éteindre l'enregistrement ici, puisque
nous sommes arrivés à 19h31. Donc, j'arrête l'enregistrement et à bientôt. La prochaine fois, ce sera
la 99ème et nous parlerons de... De quoi ? Mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu, de quoi nous allons parler ?
Ça ne me vient pas. C'est sans doute fait exprès et ça sera une surprise.

 


 

Travaux préparatoires du AnaplurN°98

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DocDWT invite au Webinaire AnaplurN°98
Sujet: Réunion Zoom de williamtheaux@gmail.com
Horaire: 16 avril 2026 à 18H00 (enregistrement 18H30-19H30) H.Paris
Participer à la réunion Zoom
https://us06web.zoom.us/j/84834955706?pwd=Q7S9u1czpLRjGJ5wmXYiJT7acMUYNb.1
ID de réunion: 848 3495 5706
Code secret: 652731


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Lorsque l'homme aura découvert la différence entre l'esprit et le double, c'est à partir de ce moment là que l'homme pourra commencer à créer son double c'est-à-dire que c'est à partir de ce moment-là que l'homme sera capable de vivre ce que nous appelons l'amour cosmique qu'il sera capable de reconnaître de former le couple cosmique ; tant que l'homme ne connaîtra pas la différence entre son double et son esprit il sera assujeti à son esprit il ne pourra pas connaître construire le double cosmique. Ceci est extrêmement important l'homme est un être qui vit lorsqu'il est inconscient de son esprit. Lorsque l'homme devient conscient plus il devient conscient moins il vit de son esprit et plus il vit de son double et lorsqu'il a reconnu la différence subtile entre l'esprit et le double c'est à partir de ce moment-là que nous pouvons dire que l'homme est dans son intelligence et dans sa volonté. Lorsque l'homme n'a pas reconnu la différence entre l'esprit et le double il n'est pas dans son intelligence il n'est pas dans sa volonté il est dans l'esprit et l'esprit peut faire avec lui ce qu'il veut parce que l'esprit peut l'amener éventuellement à la formation de son double donc l'homme est un êtrect..

 

 

 
 
 
 
 

 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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