Cabinet de Psychiatrie - Psychanalyse
Dr William Théaux

   Est-ce qu'une meilleure connaissance historique du sacrement chrétien est néfaste à l'Eglise ?
 
  

  

   Certainement pas ! c'est au contraire un moyen de consolidation. De même que la découverte d'Akhnaton en 1900 par l'égyptologie, ne contredit rien mais rend plus solide les affirmations bibliques ( Akhnaton - voir Osman - était probablement de mère juive et son histoire correspond sans discord à celle de Moïse ) . De même il n'y a aucune crainte a observer le sacrement comme je l'explique ci-dessous :

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Chimie

 

 

 

 TEMPÉRANCE au lieu d'un REJET concernant la connaissance d'un sacrement :

 

   Vis à vis de mes co-religionnaires chrétiens je conçois qu'il faille que j'ajoute quelque réflexion suite à l'énoncé simple et à ses conclusions de la page précédente.

   Je tiens mon propos dans le cadre de la psychiatrie et de la médecine qui emploie des substance neurotropes. Le LSD qui fut considéré comme un médicament prometteur fut ensuite interdit pour raisons principalement externes à la médecin ; dernièrement il redevient autorisé médicalement. Nous devons donc le considérer sous tous ses angles scientifiques, historiques et culturels.

   Doit-on exposer des hypothèses dans un cadre de thérapeutique psychiatrique ? La réponse peut être débattue - mais il n'est pas pensable qu'on ne puisse prétendre n'exposer dans ce cadre que des certitudes. La paranoïa se généraliserait.

   Puisqu'il s'agit d'une hypothèse, quelles sont ses options ?  -  Est-ce que d'abord sa validité justifie son risque de troubler les pensées ?   L'hypothèse en question est de bonne probabilité, voire grande probabilité. Faut-il repousser son exposition, voire attendre qu'elle soit certainement vérifiée ?  Puisque sa probabilité est raisonnable, une attente serait trop susceptible de se combiner à un refoulement qui détournerait la vérification.

   En résumé, puisque la condition scientifique d'une hypothèse probable doit être exposée, ce serait une faute déontologique qu'un cabinet de psychiatrie ne s'y engage quand il peut s'agir d'un médicament. Quelles sont alors les issues prévisibles ?

   Si l'hypothèse est fausse, son examen permettra d'établir sa fausseté. Ne pas l'examiner au contraire entretien dans ce cas sa suspicion et la crainte de certains de mes co-religionnaires chrétiens entretenue.

   Si l'hypothèse est exacte, avant qu'elle ne s'avère elle offre à ceux qui la rejette le moment de l' examen de conscience . En l'occurrence on dira que cette hypothèse contraste avec une conception ignorante. En l'occurrence cette conception ignorante fait usage d'un sacrement en forme de placebo - et ce serait au tour de l'hypothèse d'être ignorante si elle dénonçait sans rôle la fonction placebo. Un placebo n'est pas inconséquent. L'image du Christ sur le croix ne réclame pas qu'une personne de chair y soit a chaque fois sacrifiée. Mais il est notable qu'un sacrifice réel a eu lieu, et qu'il est parfois répété. Dans le cadre d'un sacrement, cette répétition peut être plus facile, mais elle n'est pas non plus obligatoire.
   Parmi les chrétiens qui s'inquiéteraient de l'hypothèse, il y aura un  bon usage à en faire - précisément pour soutenir la fondation d'une religion qui s'appliqua à une ascèse, une remise, une retenue, aura-t-elle même été du rang de ses pratiques les plus profondes. Même l'extinction de la vie, comme celle de la vitalité du sacrement, consacre l'initiation chrétienne précisément. Si donc l'hypothèse s'avérait exacte son usage placebo est donc d'une noblesse égale à sa vérité.
   Toutefois dans ce cas, comme une mortification qui devient perverse, refuser de reconnaître cet usage de signe, usage placebo - engagerait alors péniblement la communion chrétienne dans une faute. L'entretien d'un placebo, dans une fonction perverse cache son effet réel - à savoir l'hypnose. Si la religion chrétienne devait son régime seul à un usage placebo sans sa conscience, elle serait avec justice dénoncée par le jugement de Sigmund Freud, qui y vit un symptôme, quand ce ne serait celui de Karl Marx y voyant un opium ; c'est à dire selon ces jugements un état hypnotique exploité par une classe qui en tirerait un profit malsain. C'est dire toute le contraire qu'on souhaite à savoir en conscience la consommation d'un placebo pour émettre son signe. La communion alors est de la nature d'un geste cérémoniel - sans incompatibilité avec l'usage du sacrement par ailleurs également conscient de la nature chimique ; et le tout dans le respect de la conscience des hypothèses et surtout des hypothèses très probables.