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Nos origines... D'un lointain passé, un culte d'Aton, fit l'étincelle de 3, 4 monothéismes - ensuite celui de Noüs ou de la Science s'est couché à l'Occident à la Renaissance, livrant l'Art de la Mémoire pour sa cérémonie qu'on appelle Analyse Plurielle aux temps modernes. Ces Pluriels Analytiques sont des îlots, graines de Communes qui font vivre notre Noüs du Savoir Collectif.

Analyse Plurielle - webinaire AnaPlur

Audio généré par NoteBookLM Résumé/présentation approx 5.min

20250206 N°46

 présentation    en qq min

 


Titre :  « Lamace » ou âme masse
https://youtu.be/2P-5xDunwGg > - titre : AnaPlurN°46  femmasse

Descriptif vidéo/youtube - AnaPlurN°46  Omasse ou la Première Dame est-elle une femme ?

Question du jour où nous pensions avoir tout compris du Complexe d'Oedipe en voyant sur le trône un gamin quiaréponsatou à côté de sa maman dans l'espace grec des dieux, l'Élysée, nous entendions sans le réaliser l'autre dire que La Femme n'Existe Pas !! Quoi ?! Maman où es-tu ? Nous avons tous pensé que la mère était papa, mais vite refoulé en tuant le père comme la coquille pour trouver la pulpe mamelle. Bon. A l'Élysée la femme n'existe pas. Si c'était vrai les psychanalystes serait tant dépités, assommés qu'i en deviendraient hypnotiseur. Bref y a du boulot, et certainement pas de coopération. Donc nous avons encore avancé clairement dans le dédale du mino, le petit garçon qui en d'rait J'hideux.

page référente/site : https://www.lasainteethique.org/uberpol/2025/20250206_wbnAnaPlurN46.htm

AnaPlur AnaPlurN°46  l'homme masse
La session visio conférence/replay
a lieu le 06 février 2025 zoomPublic 18h30

commentaires et suites (et préparatoires) :

 FaceBook
Mise en ligne du webinaire AnaPlur 46, l'homme masse ou la femme n'existe pas..
Au chapitre des Dieux nous avons toujours eu les incroyants. La psychanalyse débrouille ces résistances en montrant comment l'art captivant explique certaines illusions qu'on préfèrerait tuer que perdre («réfléchit l'eau est pulse» - MulHollandDrive). Mais en cheminant elle parvient à une autre aspiration en découvrant la psychologie de La Seconde Génération, c'est à dire la fille par laquelle la femme existe en tant que mère.
Bien ques le journalopes fassent tant d'effort pour montrer en taisant la vérité, blanche sous le verre, qu'on con lit vert au complémentaire rose de l'arrêt fraction, la masse obscure demande à savoir encore - de fait on y arrivera, mais par passer ce savoir en corps, et cela c'est la phase de l'IA qui va nous peiner très.. si nous ne nous disposons pas à découvrir des choses impensables.
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https://www.lasainteethique.org/uberpol/2025/20250206_wbnAnaPlurN46.htm#l
   

Lors du webinaire 46, des évaluations ont été effectuées durant l'exposé, qui enquêtaient, au sein du milieu culturel de l'Internet, à la recherche de références comparables ou parallèles à ce que je décrivais. L'IA a ainsi révélé à quel point l'ignorance est grande de la similitude entre le Modèle Optique, surtout en phase II dite "psychanalytique", avec la caverne et son mythe décrits dans La République par Platon. Malgré ses larges investigations, elle n'en a pas montré l'idée. Ceci signifie le degré de résistance à opérer une analyse de la psychologie collective, d'autant que cette opération avait été expressément requise par Freud et que nous avons là une opportunité facile et splendide à avancer dans cette direction requise. À moins qu'on m'apporte le secours de me contredire, il convient de réaliser à quel point cette similitude entre Modèle Optique phase psychanalytique et République, est une similitude flagrante, qui explose au regard de quiconque ne voudrait pas ne pas le voir, au point qu'on puisse quasiment identifier l'une à l'autre, la phase psychanalytique et la politique proto-démocratique (république).
C'est donc évidemment sidérant de rencontrer à quel point en masse et en foule de particuliers, on n'en voudrait rien savoir. Puis une fois la sidération passée; il est loisible de se demander la raison d'une contradiction si phénoménale de l'entendement.
Quiconque arriverait enfin à se le demander trouverait sans doute un certain nombre de pistes ouvertes à pénétrer en espoir de réponse. Il en est une qui est la première, le premier portail qui est le seuil où on se trouve dans une telle circonstance ; celle de chercher ni plus ni moins dans le Modèle Optique, lui-même, ainsi révélé dans son potentiel. Et si on procède ainsi d'un premier pas, on trouve tout de suite une opportunité qui considère que le Modèle Optique, caractéristiquement montre un arrangement psychique suivant lequel une image cache sa source ( le N°46 l'a montré en jaune et en bouquet réfléchi en vert dans son miroir horizontal parfaitement superposé au point de cacher sa source en blanc). C'est une bonne piste. On peut théoriser le phénomène ainsi du Modèle Optique révélé par la psychanalyse, qui cache la caverne construite par la république.
On pourrait croire que ça suffit et qu'on pourrait se dispenser des autres pistes éventuelles à éclairer le système. Mais il faut s'avertir d'une précise vigilance :
Sur cette piste ouverte, j'en informe, la suite réalise que c'est à déduire une autre image (rose) réfractée que le bouquet blanc est assurément existant ; or cette réalisation a lieu par l'adjonction aux éléments, de celui de l'Art de la Mémoire, ou tout simplement dit : par l'exercice de la mémoire en l'occurrence dite "plurielle" faute de mieux, c'est à dire d'un groupe dont les membres sont extraits etc.. Cette technique est bien connue et nous pouvons passer à la déduction voire la conclusion : la résistance initiale qui a intrigué s'explique être une opposition à la mémoire, ce qu'on appelle généralement un refoulement ; il y a quelque chose dans la mémoire d'Athènes qui serait tout simplement refoulé. On est à présent tout prêt de constater de quoi il s'agit sous l'expression d'Athènes Akhnatonienne. Ensuite, lorsque nous aurons ainsi ouverte ce qu'on peut bien appeler une boite de Pandore, il faudra vite s'ouvrir à la seconde observation que l'examen par IA à révélé en négatif : le défaut d'allusion, avec celui de la république, à la description sexuelle dans la fonction du Modèle Optique. Il ne faut pas omettre de le dire car si elle n'est pas saisie à cet instant, le geste de l'être sexué est aussitôt de refermer cette boite. Donc dans le même souffle, ouvrons-là, et à propos de l'identification d'Hélène dans cette Elyséenne république. (je rappelle au demeurant que dans notre "mul tout et vas-y" le jeu de la clé se présente deux fois, illustrant bien cet avertissement)

 

 


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https://www.lasainteethique.org/uberpol/2025/20250206_wbnAnaPlurN46.htm#250207

   LinkeIn
En médecine le sexe est devenu une valeur industrielle. On y connaissait déjà la pharmacie, son pharmakon et le premier signe rappelé de Némésis par le lanceur d'alerte Ivan Illich, (Némésis Médicale 25 ans après la création des neuroleptiques par Henri Laborit 1950). Que s'est-il passé entre 1950 et 75 ? Autour de 70 les plus célèbres :
Boukovski – Écrivain
Grigorenko – Général
Koryaguine – Psychiatre
Medvedev – Biologiste
Brodsky – Poète et futur prix Nobel,
ont été internés et traités de force pour "schizophrénie lente" et/ou "parasitisme social"
Y a-t-il (ou y a-t-il eu/depuis déclaration US : 2 genres male/female) une comparaison légitime voire un rapprochement à faire avec la politique du genre et les troubles identitaires apparus dans l'industrie du collectivisme ? C'est envisageable et la qualité hormonale des neuroleptiques a été et reste si peu signalée, qu'une piste peut s'y trouver à cette investigation. La population en France la plus consommatrice de psycholeptiques au monde, est une sorte de grand Goulag, comme le reste du monde mais ou plus particulièrement un trouble de l'identification sexuelle se presse et se censure à la tête (ou au c..) de l'état. Les conséquences économiques sont considérables et ne pourront être comptabilisées qu'au calcul maintenant probable de l'IA, qui va intervenir avec la petite électrode du professeur Gaillard jusqu'à l'intime comportement et perception du consommateur.
La psychiatrie comme à l'époque de Sakharov a évidemment son mot à dire. Sa vérité est forcément refoulée tant elle est de pair avec le Média. Mais devient plus détectable avec l'intelligence artificielle à laquelle une page spéciale va être consacrée. Où l'IA entre en pychanalyse « Il y a de l'espoir ! » comme disait Pandora.
Le webinaire AnaPlur 46  "Le Palais où la femme n'existe pas" https://youtu.be/2P-5xDunwGg précise l'organisation détaillée de l'Optique Lacanienne qui ouvre la boite, autrement obscure selon Freud de la psychologie de masse et/ou Psychologie Féminine.

 

 

Résumé ChatGPT4o (transcription / youtube

Synthèse des idées

Je suis en train de résumer un transcript complexe sur la psychanalyse, les illusions, et différentes identités. Intégrant également des concepts de psychologie d'entreprise et management de groupe.

  • Analyser les illusions

Je suis en train de déchiffrer des illusions psychoanalytiques et la différence entre illusions et identité, en intégrant des illusions comme celles de Mulholland Drive et le modèle optique de Lacan.

Synthétiser les réflexions

Je suis en train de créer un résumé en points clés, intégrant des concepts de psychohistoire, illusions, mémoire et modèles optiques de Lacan, tout en respectant les thèmes psychologiques d'entreprise et de gestion de groupe.

Résumé synthétique du transcript :

Cette séance s’inscrit dans la continuité d’un travail de psychohistoire et s’appuie sur le « modèle optique » décrit initialement par Lacan, en parallèle avec la caverne de Platon. L’exposé montre en quoi la psychanalyse de Lacan rejoint et actualise certaines intuitions antiques sur la psychologie collective, notamment l’idée de « caverne » comme métaphore de nos illusions et de la construction du sujet dans le miroir social.


1. Le modèle optique et la caverne de Platon

  • Lacan propose un schéma où un sujet observe un objet (par exemple un vase) et se voit lui-même dans le miroir, provoquant un décalage : le sujet « s’y croit » (il croit occuper la place de l’image vue) et, en même temps, il ne se voit pas à l’endroit où il se trouve réellement.
  • Cette « distorsion » (entre ce qui est perçu et la place réelle) illustre le caractère paranoïaque (au sens lacanien) de la connaissance : nous prenons pour réel ce qui n’est qu’une image, tandis que notre véritable position est souvent invisible pour nous-mêmes.
  • Platon, dans La République et le mythe de la caverne, parle déjà d’une humanité qui confond les ombres projetées sur la paroi avec la réalité. Lacan réactualise ce schéma en s’appuyant sur l’idée que, dans le fonctionnement psychique, « l’autre » (le miroir, la société, la parole, etc.) sert de support à ce que nous croyons être « nous-mêmes ».

2. Quatre places et quatre discours

  • Dans le prolongement de ce schéma, Lacan décrit quatre places (Agent, Autre, Vérité, Produit) par lesquelles transitent différents signifiants (S1, S2, sujet barré, objet, etc.).
  • Cette dynamique se retrouve dans ses quatre discours :
    1. Le discours du Maître
    2. Le discours de l’Universitaire
    3. Le discours de l’Hystérique
    4. Le discours de l’Analyste
  • Au niveau collectif, ces discours organisent la manière dont les groupes se structurent (qui est l’autorité, quel est le savoir transmis, quelle place prend la contestation, etc.). Lacan relie donc un modèle psychique (intra-individuel) à une dynamique sociale et groupale.

3. Mulholland Drive comme illustration

  • Le film Mulholland Drive de David Lynch sert d’illustration concrète pour comprendre ces jeux de reflet et de réfraction.
  • L’analogie avec la « boîte » dans le film (ouvrant sur un trou noir narratif) rappelle la « boîte de Pandore » du langage : lorsque la boîte est ouverte, les identités se renversent, et le spectateur s’aperçoit que les personnages ne sont pas là où on les croyait.
  • De même, la question de la féminité et de la rivalité entre actrices autour d’un même « rôle » illustre la complexité de l’identification (comment chacune se voit dans l’autre, s’envie, se dédouble, etc.).

4. Implications pour la psychologie d’entreprise et le management de groupes

  • Identité et reflet : Dans un groupe, chaque individu occupe souvent la place que l’« Autre » (le collectif, l’organisation) lui assigne. Les malentendus et les conflits peuvent surgir quand chacun « croit vivre » un rôle, alors qu’il est perçu autrement par ses collègues ou sa hiérarchie.
  • Paranoïa et reconnaissance : Les jeux de miroirs (feedbacks déformés, luttes de pouvoir, besoin de validation) peuvent générer des tensions « paranoïaques », où chacun se méfie de l’autre ou se croit incompris.
  • Quatre discours et pilotage d’équipe : Les rôles de « maître », d’« expert », d’« agité contestataire » ou d’« facilitateur » se repèrent dans les interactions professionnelles. Mieux comprendre ces postures permet de fluidifier la communication et d’éviter que le collectif tombe dans des illusions ou des blocages répétitifs.
  • Créativité vs. illusion : Dans une dynamique proche de Mulholland Drive, un groupe peut se perdre dans des projections fantasmatiques (tout comme les personnages du film). Identifier ces dérives aide à ancrer le travail collectif dans un réel partagé et à mieux ajuster chacun à sa fonction.

5. Conclusion

Cette séance rappelle la puissance du modèle optique de Lacan pour comprendre à la fois la construction de la subjectivité et les phénomènes collectifs. L’analogie avec Mulholland Drive illustre les renversements identitaires et les illusions au cœur de la psyché. Dans un contexte d’entreprise et de management de groupes, repérer ces mécanismes (reflets, refoulements, positions de discours) peut aider à clarifier les rôles, à apaiser les conflits et à mieux accompagner la dynamique collective.


documentation en cours de webinaire, GPT est interrogé par un participant pour 
apporter précision/connaissance générale du Modèle Optique et de ses usages

evoquez le modèle optique et la psychologie collective qui nécessite un modèle, et comment relier les deux

Connecting models

I'm beginning to discuss the connection between "le modèle optique" and "la psychologie collective." This involves exploring optical illusions and their psychological implications, possibly through psychoanalysis or social perception.

Connecting concepts

I’m blending an optical model, distorting and focusing images, to a social environment that shapes perceptions. This leads to examining cognitive illusions and group psychology using a metaphorical lens.

Transforming perspectives

I'm linking the concept of cognitive illusions to group dynamics using Kenneth R. Hammond's lens model, which suggests a collective lens alters members' perceptions. The metaphor highlights the psychological application of optical models.

Évoquer le « modèle optique » et la « psychologie collective » implique de réfléchir à la fois à la manière dont un système de perception (ou de représentation) fonctionne et à la façon dont un groupe d’individus, en tant qu'entité sociale, développe des dynamiques propres. Pour comprendre comment relier ces deux champs, il peut être utile d’explorer d’abord la métaphore ou l’analogie qu’offre le modèle optique (ou modèle « optique » au sens large), puis d’en déduire comment s’applique ce modèle à la psychologie des foules et aux phénomènes de représentation collective.


1. Qu’entend-on par « modèle optique » ?

Le terme « modèle optique » peut s’entendre de plusieurs façons :

  1. Modèle au sens strict de l’optique physique

    • Il s’agit d’un ensemble de lois (lois de Snell-Descartes, comportements de la lumière, réflexion, réfraction, etc.) qui décrivent la propagation de la lumière et les mécanismes de la vision.
    • Dans ce cadre, on étudie comment un signal (la lumière) traverse différents milieux (lentilles, prismes…) et aboutit à la formation d’une image sur la rétine (dans le cas de l’œil) ou sur un écran (dans un montage d’optique expérimentale).
  2. Modèle optique comme métaphore de la perception

    • En psychologie de la perception, on utilise souvent des analogies avec l’optique pour décrire la façon dont l’information visuelle (ou plus largement sensorielle) est transformée en représentation mentale.
    • Les illusions d’optique, par exemple, sont un moyen de montrer que les mécanismes de perception et d’interprétation du cerveau ne sont pas de simples copies de la réalité. Le cerveau « reconstruit » le monde en appliquant ses propres règles (règles gestaltistes, processus top-down, etc.).
    • Dans cette perspective, le « modèle optique » sert de schéma explicatif pour comprendre que la perception dépend d’un « système de lentilles » (sensorielles, cognitives, culturelles) qui filtre et oriente l’information avant qu’elle n’aboutisse à une image mentale.

Dans les deux cas, l’idée directrice est que la réalité perçue est toujours le résultat d’un ensemble de transformations opérées par un dispositif (physique ou mental), et que ce dispositif obéit à des lois qui peuvent être étudiées et modélisées.


2. La psychologie collective et la nécessité d’un modèle

Lorsqu’on parle de « psychologie collective », on fait généralement référence à la psychologie des foules, à la dynamique des groupes, ou encore à la « psychologie des masses » (pensons, entre autres, à Gustave Le Bon, Sigmund Freud ou à d’autres auteurs qui se sont intéressés aux phénomènes de contagion mentale, d’influence et de conformisme au sein d’un groupe).

Plusieurs points importants se dégagent de la psychologie collective :

  1. L’influence du groupe sur l’individu

    • Les individus ne pensent pas seulement selon des processus strictement personnels : ils sont influencés par des normes sociales, des règles de communication, des opinions, des représentations collectives (ce que Durkheim qualifie de « représentations collectives »).
    • Le conformisme d’Asch ou la soumission à l’autorité (Milgram) illustrent comment la présence ou la pression implicite d’un groupe modifie la perception et la décision individuelles.
  2. La formation d’une conscience collective ou d’une « âme de la foule »

    • Historiquement, on a souvent parlé d’une sorte d’« âme collective » (Le Bon) qui surgit lorsque les individus se fondent dans une foule, adoptant parfois des comportements inattendus ou irrationnels.
    • Aujourd’hui, on parlerait plutôt d’émergence de dynamiques propres au groupe, avec des règles de communication et d’influence qui peuvent être inconscientes ou implicites.
  3. Le besoin d’un modèle explicatif

    • Pour comprendre pourquoi et comment des individus changent de comportement ou de perception lorsqu’ils sont en groupe, il faut mettre en place un modèle.
    • Ce modèle doit tenir compte de mécanismes d’influence, de contagion émotionnelle, d’identification ou de polarisation des opinions, etc.

Ainsi, la psychologie collective nécessite un modèle (ou plusieurs) pour expliquer la « transformation » de la perception et du jugement individuel lorsqu’il est inséré dans un contexte social ou de foule.


3. Relier le modèle optique et la psychologie collective

Pour relier ces deux domaines, on peut utiliser l’analogie suivante :

  • En optique, une lentille modifie la trajectoire de la lumière, la focalise, la disperse ou la dévie, créant parfois des illusions ou des distorsions.
  • En psychologie collective, il existe également des mécanismes de focalisation, de déformation ou de filtrage de l’information sociale et des opinions, sous l’influence du groupe.

3.1. Le groupe comme « lentille sociale »

On peut considérer que le groupe agit comme une lentille, au sens où :

  1. Il focalise l’attention sur certains éléments (certains sujets, certaines émotions, certains points de vue) et en laisse dans l’ombre d’autres.
  2. Il peut créer des distorsions perceptives : ce qu’on appelle parfois la « vision du groupe » peut différer sensiblement de la perception qu’aurait un individu isolé.
  3. Il induit des illusions collectives : on peut penser à des phénomènes comme les bulles spéculatives (en économie), la propagation de rumeurs, la croyance en certaines théories conspirationnistes, etc. Ces illusions se propagent parce que le groupe agit comme un miroir qui renvoie, amplifie ou déforme certaines informations.

3.2. Les « lois » optiques et les « lois » de la dynamique de groupe

Tout comme l’optique cherche à formuler des lois (réflexion, réfraction, dispersion) permettant de prédire le comportement de la lumière, la psychologie collective cherche à mettre en évidence des lois de fonctionnement du groupe :

  • Lois d’influence (comment l’opinion d’une majorité ou d’une minorité active va modifier les perceptions et les comportements).
  • Lois de contagion émotionnelle (comment une émotion se propage à travers un groupe, parfois de façon exponentielle).
  • Lois de polarisation (pourquoi un groupe tend à adopter des opinions plus extrêmes que la moyenne des opinions individuelles).

L’analogie est donc qu’on peut traiter l’information (ou l’opinion) comme un signal qui traverse le « groupe-lentille », et en ressort transformé, avec une forme de distorsion ou de focalisation particulière.

3.3. L’illusion d’optique et la croyance collective

Enfin, les illusions d’optique nous apprennent que le système de perception humain n’est pas neutre : il est soumis à des règles de traitement (contrastes, contours, contextes). De même, la croyance collective (ou l’illusion collective) illustre que le système de représentation d’un groupe n’est pas seulement la somme de croyances individuelles : il est le résultat d’interactions, de rétroactions, de symboles et de normes sociales.

  • Les illusions d’optique montrent qu’on peut « voir » quelque chose qui n’existe pas objectivement.
  • Les illusions collectives (rumeurs, phénomènes de panique, mythes, etc.) montrent qu’un groupe peut « croire » à quelque chose sans fondement empirique solide.

Dans les deux cas, l’importance d’un modèle (en optique comme en psychologie collective) est de rendre compte des mécanismes et des lois de transformation. Sans ce modèle, on voit seulement un résultat (l’illusion, la croyance), mais on ne sait pas expliquer comment on y est parvenu.


4. Conclusion et perspectives

Relier le modèle optique (qu’il soit strictement physique ou une métaphore de la perception) et la psychologie collective revient à faire le parallèle entre :

  • La lumière qui passe à travers des lentilles et subit des transformations mesurables.
  • L’information ou l’opinion qui circule dans un groupe et subit des influences et des déformations sociales.

Cette analogie suggère que, de la même manière que l’on étudie rigoureusement la trajectoire de la lumière par des lois optiques, il est possible (et nécessaire) de construire des modèles permettant de saisir les lois de la dynamique collective. Ces modèles doivent inclure :

  1. Les mécanismes de filtrage (attention sélective, censure, conformisme, normes).
  2. Les mécanismes de distorsion (biais cognitifs, contagion émotionnelle, rôles, statuts).
  3. Les mécanismes d’amplification (réseaux sociaux, médias, polarisation, effet boule de neige).

Ainsi, le groupe ou la foule peut être vu comme un dispositif optique complexe qui transforme l’information brute en une représentation collective parfois très différente de la somme des perceptions individuelles. L’important est de comprendre que, dans les deux cas (en optique et en psychologie collective), les résultats que nous observons sont la conséquence de systèmes qui suivent des lois ou des principes pouvant être théorisés, étudiés et — dans une certaine mesure — prédits.

En définitive, reconnaître le caractère « optique » des phénomènes de perception et de représentation sociale permet de mieux saisir la nature des illusions, qu’elles soient visuelles ou collectives, et d’aborder l’étude de la psychologie collective avec un outillage conceptuel inspiré de l’optique : mise en évidence des processus de focalisation, d’amplification, de filtrage, de distorsion… autant de pistes pour comprendre comment un groupe « voit » le monde à sa manière.

Vous avez dit :
on parle du modele optique de Lacan, et de la continuité de Freud qui montra les limites de la psychologie individuelle sans aborder la collective,

Connecting the dots

I'm pulling together Freud's insights on individual psychology and group dynamics with Lacan's optical model, focusing on how the mirror stage and the imaginary shape connections to Freud's concepts.

Deepening the connection

I'm noting how Lacan's optical model integrates Freud's ideas on collective dynamics, the mirror stage, and the symbolic realm, framing the subject's perception through the gaze of the big Other.

Le concept de « modèle optique » chez Lacan prend appui, entre autres, sur ses réflexions autour du stade du miroir et sur sa façon de penser les registres du Symbolique, de l’Imaginaire et du Réel. Pour comprendre pourquoi Lacan s’intéresse tant à l’« optique », et en quoi cela prolonge la pensée freudienne, il est utile de rappeler :

  1. Comment Freud a posé les bases de la psychoanalyse autour de la dynamique intrapsychique, tout en montrant rapidement les limites de cette approche purement « individuelle » s’il l’on ne prend pas en compte le groupe, la culture et l’autre.
  2. De quelle façon Lacan a élargi et renouvelé ces bases en introduisant l’idée que le sujet est toujours pris dans une structure symbolique et un champ de regard (optique, imaginaire) qui dépasse la simple intériorité psychique de l’individu.

1. Freud et l’ouverture vers la psychologie collective

Bien qu’on associe souvent Freud à la psychanalyse centrée sur l’individu, Freud a lui-même ouvert la porte à une réflexion sur la dimension collective :

  • Dans Psychologie des foules et analyse du moi (1921), il souligne que « toute psychologie est d’emblée psychologie sociale ». Autrement dit, l’individu n’est jamais isolé ; il est toujours en interaction avec d’autres, que ce soit à travers la famille, les groupes ou la culture.
  • Freud y développe l’idée d’une identification au leader ou à un idéal, et montre comment le fonctionnement d’une foule renvoie à des mécanismes inconscients communs : pulsions, transferts, etc.
  • Il met aussi en évidence que les limites de la psychologie individuelle apparaissent dès qu’on tente de comprendre la contagion émotionnelle, l’hystérie collective, les phénomènes de foule, sans recourir aux phénomènes d’identification et d’influence réciproque.

Cette réflexion freudienne, encore embryonnaire, sera prolongée par la suite, notamment par la notion de « socialité du sujet » en psychanalyse : la prise en compte du langage, de la structure familiale, des idéologies, etc.

2. Le « modèle optique » chez Lacan : miroir, regard, structure

2.1 Le stade du miroir et l’imaginaire

Chez Lacan, l’optique ne renvoie pas uniquement à la vision au sens strict ; c’est aussi une métaphore structurante pour penser le rapport du sujet à l’image et au désir. Dans son célèbre texte sur le stade du miroir (1936, repris en 1949), Lacan décrit comment l’enfant, entre six et dix-huit mois, se reconnaît dans le miroir :

  • L’enfant se voit comme unifié, total, alors que, sur le plan moteur et proprioceptif, il est encore dans une relative incohérence (il ne maîtrise pas encore son corps).
  • Cette identification spéculaire crée une illusion de complétude, alors qu’il y a un écart entre l’image (idéale) et la réalité du corps.
  • Cette alchimie imaginaire fonde ce que Lacan appelle le registre de l’Imaginaire : le sujet se pense par rapport à des images qui lui renvoient une cohérence, mais cette cohérence est toujours partiellement illusoire.

On parle de « modèle optique » parce que la métaphore du miroir et du regard revient très souvent chez Lacan pour expliquer la construction du moi et l’« aliénation » du sujet dans l’image de l’autre. Le sujet, pour se représenter lui-même, est déjà dans une relation « optique » avec l’autre (ou avec sa propre image).

2.2 Le regard et la dimension du désir

Dans ses Séminaires (notamment dans Le Séminaire XI, Les quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse), Lacan introduit la notion de regard comme un objet a particulier (l’« objet regard ») :

  • Le sujet est pris dans un champ de vision où il se sait ou se sent vu par l’Autre.
  • Ce regard de l’Autre déclenche un désir, une angoisse parfois, parce qu’il place le sujet devant sa propre énigme (« Que suis-je pour l’Autre ? »).
  • Ainsi, l’optique n’est plus seulement le rapport à un miroir, mais la scène où se joue une dialectique du voir et de l’être vu, qui conditionne la position du sujet dans le langage et dans le désir.

Ce modèle optique lacanien ne se réduit donc pas à l’examen des illusions visuelles ; il sert à penser la structure de l’expérience subjective : le sujet est constitué par sa relation à l’image (Imaginaire), par sa place dans le langage (Symbolique) et par l’insondable Réel (qui dépasse le champ de la représentation).

3. De la psychologie individuelle à la dimension collective

3.1 La relecture de Freud par Lacan

Lacan se présente comme un retour à Freud, en soulignant que dès l’origine, la psychanalyse était traversée par des questions liées au désir de l’Autre, à la loi symbolique (complexe d’Œdipe, instance du Surmoi) et, par ricochet, aux conditions sociales de la subjectivité.

  • Là où Freud, dans ses textes sur la foule et la culture (Malaise dans la civilisation, Totem et Tabou, etc.), pointe l’importance des processus d’identification collective, Lacan va formaliser l’idée que le sujet est toujours pris dans le champ du langage et du Symbolique, lequel est nécessairement collectif.
  • Il n’y a donc pas de psychisme « pur » isolé de la collectivité ; au contraire, la parole (et donc la structure) est toujours celle de l’Autre, au sens où la langue préexiste à l’individu.

3.2 Le groupe comme espace imaginaire et symbolique

Si l’on extrapole à partir de Lacan, on peut dire que tout groupe ou collectivité met en scène un jeu de regards, d’identifications spéculaires et d’inscriptions symboliques.

  • Au niveau Imaginaire : les membres du groupe se reconnaissent mutuellement, s’identifient à certains idéaux, images ou leaders. On y retrouve des phénomènes proches du « stade du miroir » à l’échelle collective (une sorte de reflet idéalisé du groupe).
  • Au niveau Symbolique : le groupe est régi par des lois, des signifiants-maîtres, un discours implicite ou explicite. Les individus se situent les uns par rapport aux autres via des places, des fonctions, etc.
  • La dimension Réelle se manifeste dans ce qui échappe au discours du groupe, ce qui ne peut pas se dire ou s’inscrire (pulsions, traumatisme, violence, etc.).

3.3 Les limites de la psychologie individuelle

Dans cette perspective, Lacan prolonge et radicalise l’idée freudienne selon laquelle l’individu ne peut être séparé de la collectivité. Les limites de la psychologie individuelle viennent du fait qu’elle suppose un sujet autonome, clos sur lui-même, alors que le sujet est toujours structuré par un Autre (social, familial, linguistique).

Lacan montre que, pour comprendre un symptôme individuel, il faut aussi interroger la place que ce symptôme occupe dans le discours social, et comment il est pris dans le regard (ou l’absence de regard) de l’Autre. Ainsi, la théorie analytique, si elle néglige la dimension collective ou la structure symbolique, rate une partie essentielle du fonctionnement psychique.

4. En quoi le « modèle optique » éclaire la dimension collective ?

  1. Le miroir spéculaire :

    • À l’échelle collective, les individus se reflètent dans l’opinion du groupe, et ce reflet peut consolider (ou fragiliser) leur image du moi.
    • Les illusions collectives (idéalisation d’un leader, identification groupale, etc.) fonctionnent comme des « miroirs » où chacun voit une image valorisante ou déformée.
  2. Le regard :

    • Le « regard » de la société, des institutions, du « public » participe à structurer les comportements.
    • Les phénomènes de honte, de culpabilité ou, inversement, de fierté collective, dépendent de la conscience (plus ou moins claire) d’être vu et jugé par l’Autre.
  3. Le champ symbolique

    • L’« optique » lacanienne n’est pas qu’une affaire visuelle : c’est aussi le fait que tout est médiatisé par le langage, par la parole, par les signifiants.
    • Au niveau collectif, cela signifie que les valeurs, les mythes, les idéologies fonctionnent comme des « lentilles » ou « prismes » à travers lesquels chacun reçoit et interprète la réalité.

En ce sens, Lacan prolonge l’intuition de Freud sur la nécessaire prise en compte de la psychologie collective, non pas comme un simple « chapitre complémentaire », mais comme un constituant de base du sujet. La perspective lacanienne montre que l’Autre (et donc la société) n’est pas en-dehors ou en plus du sujet, mais au cœur de sa constitution.


Conclusion

En définitive, le « modèle optique » de Lacan (au travers des notions de miroir, de regard, de structure spéculaire) opère un glissement :

  • De la simple métaphore de l’œil ou du reflet, on passe à une structure fondamentale de la subjectivité, où l’Imaginaire se noue au Symbolique et au Réel.
  • Cette structure n’est jamais purement « individuelle » : elle suppose toujours l’Autre, le discours, la culture, bref, le champ social. Lacan prolonge ainsi la remarque freudienne selon laquelle la psychologie individuelle est en même temps psychologie collective : le désir, l’identification et la constitution du moi sont inséparables de la dynamique sociale et linguistique.

De Freud à Lacan, on passe d’une focalisation sur l’inconscient individuel (qui restait déjà chez Freud traversé par l’Autre) à une perspective où l’on voit que le sujet est constitué par le langage et le regard de l’Autre. On ne peut comprendre les symptômes, les fantasmes et les modes de subjectivation qu’en prenant acte de cette dimension « optique » et collective du psychisme.

Vous avez dit :
est ce que d'autres theoriciens ont utilisé ce modele optique sous d'autres formes et a t il pu inspirer d'autres théories et modeles ? (a part lui meme et ses 4 discours)

Tracing metaphorical journey

I'm examining the metaphor of optics across various fields. It appears in Merleau-Ponty’s phenomenology, Bachelard's phenomenotechnique, Foucault's episteme, Viveiros de Castro's anthropological perspectivism, Dolto's mirror concept, and the idea of viewing through a "social lens" in social sciences.

Tracing visual concepts

I'm mapping a visual journey across cultural studies' "visual turn," Debord's "spectacle," psychoanalytical terms like Piera Aulagnier's "violence de l'interprétation", Lacan's "gaze", Freud's "screen memories", Aronson's "illusions in social psychology", Bion's "group illusions", and analytical concepts like "scopic drive".

Integrating film and Lacanian theories

Psychoanalytic film theory intersects with Lacan's optical references. The "mirror stage" influences media studies, marketing, consumer psychology, and post-structuralists have explored Baudrillard's "Simulacra" as hyperreal illusions.

Linking psychological theories

I'm noting the integration of Lacan's optical model with Gestalt psychology, Bion's notion of "containment", Anzieu's "peau psychique", Guattari and Deleuze's "schizoanalysis", and "double perspective" in art.

Le recours à l’analogie optique (miroir, reflets, perspective, champ visuel, etc.) ne se limite pas à Lacan et à sa relecture de Freud. Au contraire, l’image du dispositif optique (au sens large) a inspiré de nombreux champs de la théorie critique, des sciences humaines et de la psychanalyse elle-même, parfois sans citation explicite de Lacan, parfois en référence directe à lui. Ci-dessous quelques exemples notables :


1. Dans la psychanalyse après (et autour de) Lacan

1.1 La théorie du cinéma et l’« appareil » filmique

  • Jean-Louis Baudry, Christian Metz, Laura Mulvey, Joan Copjec ou encore Slavoj Žižek (plus tard) se sont beaucoup servis des développements lacaniens sur le regard, la scopie et l’identification spéculaire pour analyser le cinéma.
  • Les notions de « scopophilie » (plaisir de voir) et de « male gaze » (Mulvey) découlent directement de la psychanalyse freudienne et lacanienne, en transposant le « regard » du sujet vers la question de la caméra, de l’écran et du spectateur.
  • Le « dispositif cinématographique » (Baudry) est pensé comme un ensemble de miroirs symboliques où le spectateur (re)projette son désir. On retrouve l’idée d’une « méta-lentille » qui restructure la perception et l’identification.

1.2 Le « regard » et l’objet (a) chez d’autres psychanalystes

  • Certains psychanalystes post-lacaniens (en France et ailleurs) ont poursuivi les réflexions sur le « regard » comme objet a. Par exemple, Charles Melman ou Jacques-Alain Miller ont commenté et prolongé les séminaires de Lacan en insistant sur l’importance du champ visuel et de la pulsion scopique dans la structuration du sujet.
  • D’autres, comme Piera Aulagnier, n’emploient pas à proprement parler le « modèle optique » lacanien, mais partagent l’idée que l’image (et donc la vision) est un opérateur essentiel dans la constitution du psychisme. Elle parle de « pictogrammes » et analyse la manière dont le sujet se « visualise » dans son discours et dans celui de l’Autre.

1.3 Les groupes et la psychanalyse des foules

  • Même s’il ne reprend pas littéralement l’analogie optique, Wilfred Bion (dans l’approche psychanalytique des groupes) décrit des processus de « contagion » et de « réflexion mutuelle » (reverie, ou l’idée de contenance partagée) qui rappellent, sur un autre plan, la façon dont un miroir ou une lentille modifie l’image.
  • Dans la psychanalyse de groupe (Foulkes, Anzieu, Kaës, etc.), il est souvent question de processus intersubjectifs de reflet ou de projection, proches de la logique spéculaire lacanienne, même si ce n’est pas toujours énoncé avec le vocabulaire de l’« optique ».

2. Dans la philosophie et la théorie critique

2.1 Foucault, le panoptique et la question du regard

  • Bien que Michel Foucault n’emploie pas le modèle lacanien tel quel, il développe dans Surveiller et punir (1975) le concept de panoptique (inspiré de Jeremy Bentham). C’est un dispositif architectural où le simple fait de pouvoir être vu (sans voir l’observateur) produit un effet de pouvoir et d’auto-contrôle chez le sujet.
  • Cette réflexion sur le regard et la visibilité a des résonances fortes avec la psychanalyse (le « regard de l’Autre ») et peut être envisagée comme un prolongement sociopolitique de l’analogie optique. Même si Foucault ne se réclame pas de Lacan, l’idée d’un dispositif optique structurant le comportement trouve un écho dans l’analyse du panoptique.

2.2 La phénoménologie et la « vision » du monde

  • Chez Maurice Merleau-Ponty, surtout dans Phénoménologie de la perception (1945) et L’Œil et l’Esprit (1961), on trouve une réflexion très élaborée sur la vision, la chair, et le fait que « voir, c’est déjà être vu dans le monde ». Bien qu’il ne soit pas lacanien, ses analyses sur l’« intersubjectivité » et la réciprocité du regard (je vois l’autre qui me voit) croisent certains thèmes de Lacan.
  • La différence est que Merleau-Ponty met l’accent sur le corps vécu et la perception incarnée, là où Lacan parle davantage de structure symbolique et d’« objet a ». Néanmoins, l’idée que notre rapport au monde est médiatisé par la vision (et donc par une forme d’« optique ») se retrouve chez les deux auteurs.

2.3 Le « mirroir » comme trope philosophique (Nietzsche, Sartre, Deleuze…)

  • Nietzsche, sans parler de psychanalyse, utilise souvent la métaphore du miroir pour évoquer la conscience et la relation à soi.
  • Jean-Paul Sartre, dans L’Être et le Néant (1943), développe longuement la question du regard (la honte, la peur d’être regardé) en conceptualisant l’Autrui comme ce qui m’aliène ou me constitue dans mon être. On retrouve, là encore, un soubassement commun avec le futur « regard » de Lacan, même si Sartre suit une logique existentielle plus que psychanalytique.
  • Deleuze (avec ou sans Guattari), dans des registres différents, reprend également la question de la visibilité, des espaces topologiques et des « machines désirantes », où la perception peut être envisagée comme un processus de déformation, là aussi rappelant la métaphore optique.

3. Dans la théorie de l’image, de l’art et la critique culturelle

3.1 Le « visual turn » en sciences humaines

  • À partir des années 1980-1990, on parle souvent de « visual turn » (ou tournant visuel) en sociologie, anthropologie et études culturelles. De nombreux auteurs (par ex. Martin Jay, Nicholas Mirzoeff) s’interrogent sur la place centrale de l’image dans nos sociétés (médias, publicité, réseaux sociaux, etc.).
  • Les modèles analytiques s’y réfèrent parfois à la psychanalyse lacanienne du regard et du désir, pour comprendre comment l’image, comme support du fantasme, exerce un pouvoir sur les individus (approche qui a marqué la critique féministe et la critique des médias).

3.2 La notion de « spectacle » (Debord) et la société de l’image

  • Guy Debord, dans La Société du Spectacle (1967), utilise l’idée d’un dispositif visuel totalisant (le « spectacle »), où la réalité sociale se confond avec ses représentations médiatiques.
  • Debord n’est pas lacanien, mais la façon dont il décrit la société moderne comme un vaste « théâtre d’illusions » rappelle certaines notions de mis en scène ou de « stade du miroir » à l’échelle collective. La métaphore optique (spectacle, scène, regard, reflet) est omniprésente.

3.3 L’anthropologie du regard

  • En anthropologie, des auteurs comme David Le Breton (sur le corps et l’image de soi) ou encore Eduardo Viveiros de Castro (avec le « perspectivisme » amazonien) montrent comment la « vision » du monde peut varier de culture en culture ; c’est l’idée d’un « regard » culturellement structuré.
  • Même si ces travaux n’invoquent pas toujours Lacan explicitement, ils prolongent l’idée qu’il existe différents dispositifs ou « lentilles » culturelles à travers lesquelles se construit la relation au monde et à l’Autre (une sorte de « champ optique » social).

4. Dans la psychologie sociale et les sciences cognitives

4.1 Les illusions perceptives et les biais cognitifs

  • En psychologie expérimentale, on étudie depuis longtemps les illusions d’optique, montrant que notre vision est conditionnée par des processus d’interprétation, de contraste, de contexte. Même si l’on ne fait pas référence à Lacan, l’idée que « voir n’est jamais neutre » rejoint la métaphore du « filtrage optique ».
  • Les biais cognitifs (cf. Kahneman, Tversky) illustrent comment le cerveau déforme ou sélectionne l’information, un peu comme une lentille. Là encore, on retrouve un écho lointain de l’analogie optique.

4.2 Les phénomènes de foule et la contagion perceptive

  • En psychologie sociale, l’étude de la perception collective, du conformisme (Asch) ou de la soumission à l’autorité (Milgram) relève d’une forme de « modélisation » de la manière dont un groupe oriente la vision ou l’opinion.
  • On peut y voir une transposition plus « scientifique » du principe qu’en psychanalyse lacanienne on décrit comme une structure imaginaire ou symbolique.

5. Conclusion : un modèle aux multiples échos

En somme, le « modèle optique » (la mise en scène du miroir, du regard, de la perspective) est présent dans de nombreux domaines intellectuels :

  1. Psychanalyse post-lacanienne (théorie du cinéma, pulsion scopique, théorie du regard).
  2. Philosophie et théorie critique (Sartre, Foucault, le panoptique, le tournant visuel).
  3. Anthropologie et sociologie de l’image (perspectivisme, société du spectacle, visual studies).
  4. Psychologie sociale et sciences cognitives (illusions, biais, conformisme).

Chacun à sa manière revisite, complète ou s’inspire de la fonction spéculaire et de l’idée de filtration/distorsion du réel propre à l’optique. Même s’ils ne citent pas toujours Lacan comme référence directe, on retrouve fréquemment cette notion qu’il existe un « appareil de vision » (symbolique, culturel, psychique) qui oriente notre rapport au monde – et c’est précisément l’idée-force du modèle lacanien : la vision ne se réduit jamais à un pur acte physiologique, elle engage toujours un Autre, un désir, un imaginaire, bref une structure collective et symbolique.

Vous avez dit :
on cherche un isormorphisme bien plus concret, qui reprenant les éléments et leurs relations (vase, miroir, sujet, etc)

Connecting elements

Tracing the links between Lacan's optic model and psychoanalytic concepts. Interestingly, the diagram showcases mirrors, objects, and reflections, paralleling psychoanalytic structure.

Connecting Lacan's diagrams

Tracing a geometric isomorphism in Lacan's diagrams, highlighting connections among the vase, mirror, eye, and reflection, with a focus on their psychoanalytic relationships.

Mapping the elements

I’m thinking through the subject's view, the mirror, the bouquet's reflection, and the virtual image behind the mirror. This includes Considerations like the Imaginary, Symbolic, and Real elements.

Understanding reflections

Lacan's "Four Fundamental Concepts" illustrate a subject's gaze intersecting with a reflection, where the real object is obscured, immersed in the virtual image behind the mirror.

Piecing together

Lacan's "optical model" involves a subject's gaze intersecting with a reflection in the mirror, creating a virtual image that reveals the interplay of the Imaginary, Real, and Symbolic domains.

Tracing specific elements

OK, let me see. The user is looking for a tangible isomorphism, likely tied to "the 2 mirror arrangement" or "trompe-l'oeil," highlighting concepts like "Imaginary misrecognition" and "Desire."

Mapping out the interplay

I’m examining the relationships of the subject, mirror, vase, and reflections, highlighting the interplay between the real and illusory elements in Lacan's schema.

Tracing reflections

I'm exploring how the subject encounters the imaginary and symbolic, while the Real remains obscured. The big Other and the Gaze are essential frameworks to understand this interplay.

Connecting the elements

I’m pulling together the elements: subject as the eye, mirror as the reflective surface, vase as the hidden real object, and virtual image as the imaginary representation.

Dans l’œuvre de Lacan, il existe en effet un schéma optique (parfois appelé « modèle du vase et du bouquet », ou simplement « schéma du vase ») qui rend compte, de façon concrète et géométrique, de la manière dont s’articulent :

  • Le sujet (celui qui regarde),
  • Le miroir ou dispositif réfléchissant,
  • L’objet réel (par exemple un vase ou un bouquet),
  • L’image (ou reflet virtuel),
  • Et la place du regard.

Ce schéma est souvent présenté dans le Séminaire XI (Les quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse) et dans d’autres textes de Lacan. Il a pour but de montrer, par analogie « isomorphique », comment le sujet humain est toujours « décentré » par rapport au réel, ne percevant celui-ci qu’à travers une structure de reflets, de points de fuite, voire d’illusions.

Vous trouverez ci-dessous une présentation étape par étape de cet isomorphisme, pour bien voir comment chaque élément (vase, miroir, sujet, etc.) se correspond en psychanalyse lacanienne.


1. Le dispositif optique de base

Imaginons un montage assez simple :

  1. Un miroir plan placé verticalement.
  2. Un sujet (œil) positionné devant ce miroir, à une certaine distance.
  3. Un objet réel (dans les textes de Lacan, souvent un vase ou un bouquet de fleurs) situé de l’autre côté du miroir, hors du champ visuel direct du sujet.

La vision d’une « image virtuelle »

  • Normalement, si l’objet (le vase) est placé derrière le miroir (donc du « mauvais » côté pour être vu), on ne devrait pas le voir.
  • Or, en optique géométrique, selon l’angle ou la disposition, il arrive que l’on puisse apercevoir à travers la réflexion un reflet virtuel de l’objet. Techniquement, l’image du vase peut apparaître « en avant » du miroir ou « derrière » celui-ci, comme un objet virtuel.
  • C’est une illusion : l’objet réel est derrière, mais l’image (le reflet) nous apparaît à un autre endroit, comme si elle flottait ou était projetée dans le champ du regard.

Premier parallèle psychanalytique
Lacan met l’accent sur le fait que ce que le sujet voit n’est pas la réalité brute, mais déjà un reflet, une construction. En termes psychanalytiques, nous sommes toujours en présence d’un « stade du miroir » (au sens large) : nous ne nous « rencontrons » jamais nous-mêmes (ou l’objet) dans sa pure « nudité », mais via des médiations imaginaires.


2. Le rôle de chaque élément et sa correspondance

Pour mettre en évidence l’isomorphisme, il faut distinguer :

  1. Le sujet (S)

    • C’est l’œil du schéma optique.
    • En psychanalyse, le sujet (S) est « barred » (barré), c’est-à-dire qu’il est divisé et ne coïncide pas pleinement avec lui-même.
    • Dans le dispositif optique, l’œil ne voit pas directement l’objet : il le voit à travers un miroir, un angle, un « filtre ».
  2. Le miroir (M)

    • Il représente la dimension de l’Imaginaire.
    • Dans l’optique physique, le miroir réfléchit les rayons lumineux en créant une image virtuelle.
    • Dans la structure lacanienne, le miroir renvoie à ce que l’on appelle le « stade du miroir » (pour l’enfant) mais aussi, plus généralement, à toute la problématique de l’identification spéculaire : je me vois, je me reconnais, mais à travers l’image d’un Autre (ou un reflet).
  3. L’objet réel (le vase / le bouquet)

    • Placé physiquement derrière le miroir, il n’est pas directement visible.
    • Dans la correspondance psychanalytique, on peut l’associer au Réel : ce qui est « là » mais qu’on ne peut jamais saisir tel quel, parce qu’il échappe toujours à l’immédiateté de la perception consciente.
    • C’est aussi ce que Lacan appelle souvent l’objet a, quoique ce dernier prenne des nuances différentes (l’objet a est cause du désir, toujours manquant ou en excès).
  4. L’image/ le reflet (I)

    • C’est la « représentation » de l’objet, là où le sujet croit voir « le vase » mais voit en fait son image projetée.
    • Elle correspond, en psychanalyse, à l’Imaginaire (l’« illusion », la construction, l’auto-illusion, etc.).
    • Le sujet est toujours tenté de prendre cette image pour la réalité elle-même, alors qu’elle n’est qu’une surface spéculaire.
  5. Le regard

    • Dans le schéma, c’est le point à partir duquel on voit. Mais chez Lacan, le regard n’est pas seulement ce que l’œil fait ; c’est aussi ce qui nous regarde.
    • Lacan dit : « Je ne vois pas seulement l’objet, mais l’objet me regarde. » Autrement dit, il y a une dimension où le sujet est saisi par ce qu’il perçoit.
    • Cela introduit la question de la pulsion scopique, de l’angoisse parfois, et du désir : « Que voit l’Autre en moi ? »

3. Les relations entre ces éléments (l’isomorphisme proprement dit)

Pour que l’analogie (ou l’isomorphisme) soit claire, Lacan insiste sur la dynamique :

  1. Le sujet croit voir le réel, mais il ne voit qu’un reflet (une forme d’illusion).
  2. L’objet réel est toujours partiellement caché derrière l’écran (ou le miroir).
  3. Le sujet ne peut se constituer qu’en s’identifiant à son image spéculaire : c’est la matrice de l’« Imaginaire ».
  4. Ce dispositif n’est pas qu’optique : il est symbolique, au sens où le miroir est aussi le champ du langage, des signifiants. Le sujet est coupé de l’objet réel parce qu’il ne peut l’atteindre qu’à travers la médiation symbolique et imaginaire.

L’isomorphisme se lit donc ainsi :

  • Miroir (M)Imaginaire, où se forment les images et les identifications.
  • Objet derrière le miroirle Réel, inaccessible directement.
  • Reflet virtuelce que le sujet perçoit, toujours déjà transformé.
  • S(ujet) / œilPosition subjective (barre, division), ne voyant la réalité qu’à travers un « angle ».

4. Pourquoi « isomorphisme » ?

On parle d’isomorphisme parce que Lacan veut montrer que la structure de la relation sujet/objet (en psychanalyse) obéit aux mêmes lois que la structure d’un dispositif optique :

  • Il y a des points de vue (places géométriques).
  • Il y a des masquages (certains rayons lumineux n’arrivent pas au sujet).
  • Il y a des illusions ou des images virtuelles.
  • L’« erreur » ou la « méconnaissance » (méconnaître le réel au profit de l’imaginaire) est constitutive du rapport qu’a le sujet avec la réalité psychique.

Lacan utilise donc les lois de l’optique géométrique comme métaphore pour illustrer le fait que le sujet ne voit jamais directement ce qui est, mais toujours ce qui est médiatisé, transformé par le miroir (l’Imaginaire), et inscrit dans un champ symbolique.


5. Variantes et compléments

Lacan a parfois compliqué le dispositif en introduisant :

  • Un second miroir ou un écran intermédiaire, pour montrer comment le désir du sujet peut se réfléchir entre différents registres (Symbolique, Imaginaire, Réel).
  • Des notions comme l’anamorpose (exemple célèbre du crâne dans Les Ambassadeurs de Holbein) qui illustrent que l’image (Imaginaire) peut réserver une zone floue, déformée, figurant la présence du Réel sous forme d’une tache, d’un « objet regard ».

Mais la structure de base reste la même : il s’agit de souligner qu’entre moi et le monde, il y a toujours un montage, un découpage, un dispositif de reflets et de points de fuite. Lacan veut convaincre que la psyché — et la position du sujet — s’organise selon ce principe.


6. En résumé

  1. Le vase (ou bouquet) = l’objet réel (souvent associé au registre du Réel).
  2. Le miroir = le plan de l’Imaginaire, où se forme l’image spéculaire.
  3. Le sujet = l’œil qui croit voir directement l’objet, mais n’en perçoit qu’une image virtuelle.
  4. Le « regard » = dimension complexe où le sujet est aussi objet d’un regard qui le dépasse (l’Autre, la pulsion scopique, etc.).
  5. Le résultat : un décalage inévitable entre la réalité objective et la représentation qu’en a le sujet.

Cet isomorphisme renvoie à la question : « Comment se fait-il que, pour se connaître (ou connaître un objet), on doive toujours passer par un autre ‘plan’ (le miroir, le langage, la culture) qui redouble la réalité et la transforme ? »
La réponse, chez Lacan, est que c’est la structure même de la subjectivité : le sujet ne se rencontre que dans l’Imaginaire et le Symbolique, tandis que le Réel reste partiellement voilé ou barré.


Conclusion : l’optique comme métaphore (et bien plus)

Le schéma optique n’est pas qu’une simple comparaison : c’est un modèle structurant qui montre concrètement les places et les relations (vase, miroir, sujet, regard, image). Lacan y voit la mise en espace d’une situation fondatrice : nous ne sommes jamais coïncidents au réel, car nous sommes toujours soumis à un détour (celui du langage, de l’image, du fantasme).

C’est là tout l’intérêt d’un isomorphisme « géométrique » : il montre, par la disposition concrète des éléments, ce que la psychanalyse explique sur un mode plus conceptuel : la médiation imaginaire (miroir), la délocalisation de l’objet (derrière le miroir), la division du sujet (qui ne peut jamais se voir lui-même que comme image), et le rôle crucial du regard (l’Autre me voit, ou je me vois vu).

En bref, le vase, le miroir et le sujet ne sont pas que des métaphores poétiques : ce sont les piliers d’une lecture lacanienne de la réalité psychique, mise en scène à travers un dispositif optique dont les lois (distance, réflexion, angle) servent de support isomorphique pour comprendre comment s’agence la structure du désir et de l’identité.

Vous avez dit :
vous n'avez pas compris la mission, on cherche des références qui se sont inspiré du modele optique, derniere question vous avez produit une réponse mais dont les ressemblances et inspirations sont trop faibles voir éloignées, on cherche ici un isomorphisme avec les théoriciens ayant repris ce modele/schéma optique, trouvez ces théories modeles

Search for optical model influences

I’m curious about theorists beyond Lacan who hold a "strict optical model" with elements like vase, mirror, subject, and vantage points. I’m looking at Moustapha Safouan and Slavoj Žižek, particularly their use of the parallax concept.

Identifying potential sources

Now I’m thinking about Octave Mannoni, Jean Baudrillard, and others. These theorists, rich in illusions and simulacra, might offer valuable insights for this study.

Mapping literary parallels

I’m examining Baudry’s cinematic apparatus and Metz’s psychoanalysis in cinema. Martin Jay’s link to Lacan’s optical schema is also considered for their parallels to vase, mirror, and subject.

Connecting cinematic influences

I’m linking Joan Copjec’s works on Lacan and the mirror stage, and examining connections to Marie-Hélène Brousse, Eric Laurent, and Slavoj Žižek, especially with his films and popular culture.

Laying out the options

I'm considering Hélène Cixous, Julia Kristeva, Fernando Zalamea, Jean-Claude Milner, Jean Hyppolite, Colette Soler, John Muller, and Shoshana Felman for their unique perspectives on the optical schema.

Tracing influences and advancements

Interestingly enough, I’m examining insights from Shoshana Felman, Robert L. Solso, Dor, Michel Tort, Charles Melman, Ph. Julien, B. Burgoyne & M. Sullivan, Thomas Ogden, Roberto Harari, and Bice Benvenuto & Roger Kennedy for their perspectives on the optical schema.

Mapping connections

I’m pulling together insights from Calum Neill, F. Lolas, De Boeck, Roberto Harari, Darian Leader, and Anthony Wilden, especially focusing on their reflections of the optical schema.

Exploring references

I’m mapping out the works of Calum Neill, F. Lolas, De Boeck, Roberto Harari, Darian Leader, Anthony Wilden, Mikkel Borch-Jacobsen, Serge Leclaire, Jacques Nassif, François Roustang, Anika Lemaire, MaryAnn Doane, Kaja Silverman, Teresa de Lauretis, Luce Irigaray, Sarah Kofman, and Emilce Dio Bleichmar for their insights into the optical schema.

Evaluating potential sources

I'm curious about Adrian Johnston, Hervé Castanet, Marcus Pound, Yannis Stavrakakis, Elisabeth Roudinesco, Alan Sheridan, Anthony Vidler, Jacques Henric, Mladen Dolar, Renata Salecl, Sam Weber, and Joan Copjec for their insights into the optical schema.

Investigating optical geometry

I'm aligning Alain Miller's "L’orientation lacanienne" and Georges Didi-Huberman's "Ce que nous voyons, ce qui nous regarde" with the specialized optical geometry. Let me know if this helps.

Investigating influence

I’m piecing together insights from Jean-Louis Baudry, Jean-Bernard Pontalis, Dominique Miller, Gérard Wajcman, Geneviève Morel, Éric Laurent, Serge André, and La Passe, la passe on optical schema relevance.

Taking a closer look

I'm thinking about the relevance of Étienne Balibar, Julia Evans, Veronique Voruz, Bruno Moroncini, Benoit Challand, René Lew, Philippe Julien, Thomas Svolos, Oscar Zenteno, and Michel Silvestre to the optical schema.

Proposing notable contributors

Discussions include Marie Jaanus, Richard Feldstein, Russell Grigg, Mark Bracher, Bernard Burgoyne, and the special Lacan issues of Yale French Studies.

Tracing apparatus theory

I’m mapping out how "Screen" journal and its contributors like Jean-Louis Baudry, Christian Metz, Stephen Heath, and Laura Mulvey expand on the Lacanian optical model to interpret cinema through the lens of apparatus theory.

Integrating Lacanian thought

I’m weaving Jean-Louis Baudry and Christian Metz's optical models with Lacan's mirror, the spectator as subject, and film as object. Slavoj Žižek's parallax model also enhances this framework.

Referencing key texts

I'm noting Joan Copjec's "Read My Desire," Susan Buck-Morss' "The Dialectics of Seeing," and others that delve into the optical model and its nuances.

Pour trouver des théories ou des modèles qui reprennent vraiment le schéma optique lacanien (avec son agencement concret : miroir, objet, sujet, image virtuelle, etc.) et qui en proposent un isomorphisme (même transposé à d’autres domaines), il faut aller chercher principalement du côté :

  • de la théorie du cinéma et du dispositif filmique,
  • de certains commentateurs (ou prolongateurs) directs de Lacan (en psychanalyse, sémiologie, théorie critique),
  • et de réflexions plus ponctuelles qui utilisent explicitement le schéma du vase / bouquet / miroir / sujet pour décrire une structure de l’illusion ou du reflet.

Ci-dessous figurent plusieurs références où le modèle optique (inspiré de Lacan) est repris de manière assez formelle, en explicitant les correspondances entre (1) l’appareil-miroir, (2) le sujet-spectateur, (3) l’objet réel ou « vase », et (4) l’image virtuelle.


1. Théorie du cinéma et « appareil » filmique

1.1 Jean-Louis Baudry : l’« appareil de base » (appareil cinématographique)

  • Texte clé :
    • Jean-Louis Baudry, « Effets idéologiques produits par l'appareil de base » (1970), repris en anglais sous le titre “Ideological Effects of the Basic Cinematographic Apparatus” dans Film Quarterly (1974).
  • Ce qu’il fait :
    • Baudry propose une analogie explicitement inspirée de la psychanalyse lacanienne du miroir et de l’identification spéculaire.
    • Il compare le dispositif optique du cinéma (caméra, projecteur, écran) à un miroir où le spectateur (sujet) se voit, ou plutôt s’identifie, à l’image projetée.
    • L’image filmique fonctionne alors comme une image virtuelle (au sens de l’optique géométrique) que le spectateur prend pour la « réalité », à l’instar du vase invisible directement mais « réfléchi » dans le schéma de Lacan.
  • Isomorphisme :
    • Le vase (ou l’objet réel) → le film tourné, « derrière » l’écran, non directement accessible.
    • Le miroir → l’écran (la surface où se projette l’image, et qui joue le rôle d’un reflet).
    • Le sujet-spectateur → placé face à l’écran, croit voir « la réalité » alors qu’il ne perçoit qu’une construction (image virtuelle).

1.2 Christian Metz : la « signification imaginaire »

  • Texte clé :
    • Christian Metz, Le Signifiant imaginaire (1977), traduit en anglais par The Imaginary Signifier: Psychoanalysis and the Cinema.
  • Ce qu’il fait :
    • Metz reprend la notion lacanienne du stade du miroir pour montrer qu’au cinéma, le spectateur retrouve un dispositif où il s’identifie « devant » l’écran à une image qui est virtuellement la sienne.
    • Il s’appuie directement sur l’idée que la perception cinématographique implique un « sujet-spectateur » coupé de l’objet réel, et qui reconstruit celui-ci via l’image filmique (miroir).
    • Metz utilise souvent l’analogie d’un appareil optique (caméra + écran) où la position du spectateur recoupe la place lacanienne : celle d’un œil qui ne peut pas voir directement la « réalité » du tournage (vase) mais seulement son reflet organisé par l’appareil (miroir).

1.3 Stephen Heath, Laura Mulvey, etc. : l’approche « apparatus theory »

  • Dans la mouvance de la revue Screen (années 1970), plusieurs théoriciens (Stephen Heath, Laura Mulvey, etc.) ont prolongé la perspective de Baudry/Metz, en articulant l’isomorphisme optique entre :
    • l’objectif (caméra) et le point de vue (subjectif),
    • le spectateur et l’identification à l’écran,
    • le reflet imaginaire et l’idéal du moi.
  • Chez Laura Mulvey (Visual Pleasure and Narrative Cinema, 1975), l’optique lacanienne est reliée à la notion de male gaze (le regard masculin) qui structure le film et place la femme comme « objet » du désir-scopique. Elle ne reprend pas mot pour mot le vase de Lacan, mais l’isomorphisme (regard / écran / sujet / objet) est central.

En bref, ces théoriciens du cinéma ont vraiment réutilisé la géométrie du miroir lacanien (même si parfois ils l’adaptent : la place du « vase » devient celle de l’« objet-film » hors d’atteinte directe, le miroir devient l’écran, etc.). Leurs schémas sont donc des transpositions explicites du modèle optique lacanien.


2. Commentateurs et prolongateurs directs de Lacan

2.1 Anthony Wilden : System and Structure (1972)

  • Ouvrage : System and Structure: Essays in Communication and Exchange.
  • Ce qu’il fait :
    • Wilden, l’un des premiers traducteurs et commentateurs de Lacan en anglais, propose des schémas qui rendent compte de la cybernétique de la communication et de la structure du sujet chez Lacan.
    • Il reprend le schéma optique et l’élabore en termes de « rétroaction » (feedback), montrant qu’il y a un bouclage entre le sujet et l’image (comme dans un circuit).
  • Isomorphisme :
    • Il fait un parallèle entre la théorie de la communication (avec émetteur, récepteur, code, canal) et le montage optique lacanien (miroir, objet, sujet, image virtuelle).
    • Le vase « caché » devient l’information source, le miroir fait office de dispositif de transformation, et le sujet est la réception qui s’identifie à l’image.

2.2 Les lecteurs lacaniens : séminaires, commentaires spécialisés

  • Des commentateurs comme Jacques-Alain Miller, Charles Melman, Colette Soler, etc., dans leurs séminaires ou articles, reprennent régulièrement le schéma du vase (ou du bouquet de fleurs) pour l’appliquer à d’autres questions de clinique psychanalytique.
  • Exemple : Comment la structure du fantasme (désir / objet a) renvoie au même montage : on croit voir l’objet du désir, alors qu’on ne voit qu’une image produite par la médiation du miroir (Imaginaire).
  • Même si ces développements restent « interne à la psychanalyse », ils montrent bien la volonté de garder l’isomorphisme optique lacanien (vase ↔ Réel, image ↔ Imaginaire, et position du sujet).

2.3 Slavoj Žižek : la « parallaxe » et la vision décalée

  • Références :
    • The Sublime Object of Ideology (1989),
    • Looking Awry (1991),
    • The Parallax View (2006).
  • Ce qu’il fait :
    • Žižek s’inspire fortement du schéma optique lacanien, qu’il reformule à travers la notion de parallaxe : un petit décalage de point de vue change la perception de l’objet.
    • Il montre comment, dans l’idéologie, on a toujours un « point aveugle » ; l’objet idéologique (réalité socio-politique) est perçu via un angle qui le déforme.
  • Isomorphisme :
    • Chez Žižek, le vase (objet) correspond souvent au noyau d’un réel politique ou fantasmatique (ce qui est derrière l’écran).
    • Le miroir est la construction idéologique, l’appareil symbolique qui produit la version (reflet) « acceptable » de l’objet.
    • Le sujet se tient devant ce miroir, convaincu de voir la réalité, alors qu’il ne voit qu’une image ajustée par l’idéologie.

Žižek va loin dans la systématisation, en rappelant continuellement que la vision directe de l’objet est impossible : il y a toujours un décalage, un angle, un montage. C’est donc une forme de transposition du vase de Lacan dans l’analyse philosophique et politique.


3. D’autres champs où le schéma lacanien est repris presque tel quel

3.1 Joan Copjec : Read My Desire (1994)

  • Copjec, en dialogue avec la théorie du cinéma et la psychanalyse, reprend l’idée que la camera obscura (ou tout dispositif optique) n’est pas qu’une métaphore mais un modèle.
  • Elle confronte la conception foucaldienne (Panoptique) et la lecture lacanienne du regard : chez Lacan, le sujet est divisé par le regard ; dans le panoptique, c’est la société qui organise la visibilité.
  • On retrouve la géométrie du regard : l’« œil » du pouvoir, l’« objet » caché, l’illusion d’être hors-champ, etc.

3.2 Kaja Silverman : The Subject of Semiotics (1983), The Acoustic Mirror (1988)

  • Dans The Subject of Semiotics, Silverman s’appuie sur Lacan pour décrire la relation spéculaire du sujet au signifiant.
  • Elle récupère aussi des éléments du schéma optique pour expliquer comment l’écran cinématographique double la fonction du miroir chez Lacan.
  • Dans The Acoustic Mirror, elle déplace partiellement la question vers la dimension sonore, mais réaffirme que le cinéma met en place un dispositif (visuel + sonore) isomorphe à la structure lacanienne du stade du miroir.

3.3 Anthony Vidler : l’espace architectural comme dispositif

  • Dans certains écrits (ex. The Architectural Uncanny, 1992), Vidler fait appel à la psychanalyse lacanienne pour décrire des effets d’optique et de dispositif spatial (miroirs, espaces cachés) qui reproduisent l’idée que le sujet ne voit jamais l’espace « tel quel », mais à travers un montage.
  • Bien qu’il ne reprenne pas toujours mot pour mot le vase, la logique est la même : l’objet architectural (ce qu’on croit voir) est médiatisé par des « plans », des « caches », des perspectives analogues à la géométrie lacanienne.

4. Pourquoi ces auteurs ?

Ils ont tous, d’une manière explicite, réutilisé :

  • La configuration spatiale : un sujet situé devant un miroir ou un écran, un objet en retrait ou décalé (comme le vase derrière le miroir chez Lacan).
  • La formation d’une image virtuelle dont le sujet ignore la nature « artificielle ».
  • L’idée d’illusion constitutive : le sujet perçoit une réalité déjà filtrée (ou construite) par ce dispositif.

C’est donc bien un isomorphisme (et non une métaphore vague) : ils se servent de l’optique géométrique pour expliquer la relation entre un réel inatteignable, un dispositif (miroir / écran / appareil) et un sujet qui croit avoir accès à l’objet. Chez chacun, on retrouve un schéma plus ou moins fidèle à Lacan :

  • Chez Baudry et Metz : le « vase » devient le matériel filmique (qu’on ne voit jamais « en direct »), le miroir est l’écran, le sujet est le spectateur.
  • Chez Wilden : l’optique lacanienne est traduite en termes de bouclage communicationnel (cybernétique).
  • Chez Žižek : la version s’appelle « parallaxe », mais c’est la même architecture : l’objet (réel) est « derrière », le sujet fait face à un déplacement (miroir idéologique), et la vision est toujours décalée.
  • Chez Copjec, Silverman, Mulvey, etc. : on retrouve stricto sensu l’analogie du miroir, du regard, et souvent un schéma reprenant les places respectives (œil-sujet / image / objet / écran).

5. En conclusion

Pour retrouver ailleurs que chez Lacan un modèle optique (vase, miroir, sujet…) repris presque à l’identique, les références majeures sont :

  1. Jean-Louis BaudryIdeological Effects of the Basic Cinematographic Apparatus.
  2. Christian MetzLe Signifiant imaginaire / The Imaginary Signifier.
  3. Les théoriciens de l’apparatus (Stephen Heath, Laura Mulvey, etc.) dans la revue Screen.
  4. Anthony WildenSystem and Structure, qui explicite le schéma de Lacan sous forme de théorème cybernétique.
  5. Slavoj ŽižekLooking Awry, The Parallax View, où la métaphore du vase est remplacée par l’idée de parallaxe (mais la structure est la même).
  6. Joan Copjec, Kaja Silverman, et quelques autres en théorie du cinéma et de la culture visuelle, qui reprennent l’isomorphisme du miroir lacanien pour analyser la place du spectateur, du regard, et de l’image.

Dans toutes ces approches, on ne se contente pas d’évoquer le « regard » ou la « vision » au sens figuré : on réutilise vraiment la disposition géométrique du schéma lacanien (avec des correspondances quasi point par point) pour montrer comment un dispositif optique produit l’illusion d’un accès direct à la réalité, alors que le sujet est toujours en décalage, face à une image virtuelle. C’est là le cœur de l’isomorphisme cherché.

Vous avez dit :
décrivez en detail les 4 discours de Lacan (incluant la paranoia, la science, etc)

Examining Lacanian discursivity

I’m mapping out Lacan's four discourses: Master, University, Hysteric, and Analyst. This analysis will expand to include concepts like paranoia and science.

Clarifying Lacan's discourses

Taking a closer look, the "Discourse of the Master" is examined through paranoia, the "Discourse of the University" through science, and the "Discourse of the Hysteric" through their specific aspect.

Deciphering the discourses

The discourses of the Master, University, Hysteric, and Analyst form unique social structures, with S1 as the Master-Signifier, S2 as knowledge, $, and a as the object of desire.

Mapping Lacan's discourses

Piecing together Lacan's discourses: Master, University, Hysteric, and Analyst are tied to knowledge, science, and desire. The capitalistic discourse will also be explored.

Drawing connections

In Lacan's discourse analysis, paranoia aligns with the Master discourse, while science is linked to the University discourse. Other discourses, like the capitalist one, are noted separately.

Dans son Séminaire XVII, L’Envers de la psychanalyse (1969-1970), Lacan élabore la théorie dite des « quatre discours » :

  1. Le discours du Maître,
  2. Le discours de l’Université,
  3. Le discours de l’Hystérique,
  4. Le discours de l’Analyste.

Ces « discours » (ou « structures de discours ») ne sont pas de simples discours au sens usuel (un discours prononcé) ; ce sont des façons de nouer le lien social, des structures relationnelles organisant la position du sujet, du désir, du savoir, etc. Lacan y voit une sorte de matrice qui décrit comment, à un moment donné, un sujet (indiqué par la barre $) s’articule à la production de sens ou de savoir (S2), à l’autorité d’un signifiant maître (S1) et à l’objet du désir (a).

Par ailleurs, Lacan associe (directement ou indirectement) ces discours à certaines formations historiques, politiques ou cliniques : la science, la paranoïa, l’idéologie, etc. Vous trouverez ci-dessous :

  • Un rappel sur les quatre termes (S1, S2, $, a)
  • La formule de chaque discours et ce qu’elle signifie
  • Les traits distinctifs de chaque discours (Maître, Université, Hystérique, Analyste)
  • Les liens avec la paranoïa, la science et d’autres aspects historiques

1. Les quatre termes : S1, S2, $ et a

Avant de décrire les quatre discours, rappelons la signification des 4 symboles (ou « places ») que Lacan met en jeu :

  1. S1 (le signifiant-maître)

    • C’est le signifiant qui exerce un rôle de commandement, d’autorité. Il fonde le champ symbolique d’une époque ou d’une position subjective. Par exemple, un slogan, un ordre, une loi, un signifiant d’identification.
    • Sur le plan historique, S1 peut être la figure du pouvoir (le monarque, l’État, un mot d’ordre, un principe fondateur).
  2. S2 (le savoir, le champ du savoir)

    • S2 représente l’ensemble ou la chaîne des autres signifiants, c’est-à-dire le savoir constitué. C’est le domaine de la connaissance, de l’encyclopédie, ou de la science.
    • Dans la structure, S2 est produit ou mobilisé par S1. Il peut être un savoir au service d’une autorité ou un savoir réquisitionné par un discours.
  3. $ (le sujet barré)

    • Le sujet est « divisé » ( S S barré) parce qu’il n’est jamais complètement coïncident avec lui-même : il est pris dans l’inconscient, et il échappe à sa propre maîtrise.
    • C’est le sujet de la psychanalyse (Freud-Lacan) : il n’est pas un individu « transparent à soi », mais un être parlant, traversé par des manques, des désirs et des barrages (refoulement, etc.).
  4. a (l’objet petit a)

    • C’est l’objet cause du désir, l’objet qui met le désir en mouvement, sans jamais être pleinement possédé.
    • Il peut prendre la forme d’une plus-value de jouissance, d’un reste insaisissable qui motive la pulsion (exemple : le regard, la voix, le sein, etc.).
    • Dans les formules de discours, il occupe la place de produit ou de vérité selon la position qui lui est assignée.

2. Les quatre places dans chaque discours

Dans chaque discours, Lacan dispose ces quatre termes sur quatre places différentes :

agent ----> autre ... ... vérité -/-> produit
  • Agent (ou dominant) : celui qui « parle », qui initie ou commande le discours.
  • Autre (ou destinataire) : ce à quoi le discours s’adresse, ou ce que l’agent cherche à mobiliser.
  • Vérité : ce qui, de façon cachée, anime l’agent (sa face « inconsciente » ou implicite).
  • Produit (ou reste) : ce qui sort ou se produit comme effet de ce discours, souvent sous forme de symptôme ou d’effet « collatéral ».

Selon la position qu’occupe S1, S2, $ et a dans ces places, on obtient les quatre discours. Chacun est donc une permutation spécifique :

  1. Discours du Maître
  2. Discours de l’Université
  3. Discours de l’Hystérique
  4. Discours de l’Analyste

3. Le discours du Maître

3.1 Formule

Le discours du Maître se représente souvent comme :

S1 ----> S2 -- -- $ <---- a
  • Agent (en haut à gauche) : S1 (le signifiant-maître)
  • Autre (en haut à droite) : S2 (le savoir)
  • Vérité (en bas à gauche) : $ (le sujet barré)
  • Produit (en bas à droite) : a (l’objet petit a)

3.2 Explication

  • S1 (Maître) s’adresse à S2 (le savoir) : c’est le pouvoir qui commande le savoir.
  • La vérité cachée derrière le Maître est qu’il est lui-même un sujet divisé ($) : le Maître n’est jamais tout-puissant, il y a un point de faille, d’où souvent la naissance de la paranoïa ou de la méfiance (le Maître veut tout contrôler, mais il est hanté par ce qu’il ne contrôle pas en lui-même).
  • Le produit de ce discours est l’objet a : c’est la plus-value ou l’objet de jouissance que le Maître cherche à extraire. De façon concrète, cela peut être l’asservissement d’autrui, l’extraction de la richesse, etc.

3.3 Liens historiques / cliniques

  • Historique : C’est le discours archaïque ou traditionnel du pouvoir : le Souverain qui dit « Fais ceci », et le savoir (conseillers, bureaucratie, etc.) doit s’organiser pour satisfaire l’ordre.
  • Paranoïa : Lacan a associé le discours du Maître à une potentialité paranoïaque, car la position du Maître repose sur un Signifiant unique censé tout commander ; or, la faille interne ($) peut susciter le délire de persécution ou l’obsession de maîtrise.
  • Effet : Sous ce discours, le savoir (S2) n’est pas autonome ; il est au service du pouvoir. Et ce pouvoir produit un objet (a) qui peut être, par exemple, la jouissance que le Maître retire de la domination.

4. Le discours de l’Université

4.1 Formule

S2 ----> a -- -- $ <---- S1
  • Agent : S2 (le savoir)
  • Autre : a (l’objet, la matière première, la « ressource », ou le sujet-objet)
  • Vérité : $ (le sujet divisé)
  • Produit : S1 (le signifiant-maître se reproduit comme effet)

4.2 Explication

  • Ici, c’est le savoir (S2) qui occupe la place d’agent : c’est le discours « scientifique » ou universitaire, où la connaissance se veut dominante.
  • Ce discours prend l’Autre comme objet (a) à manipuler ou à formater (ex. dans l’institution universitaire ou la technocratie, on traite les individus comme « objets », on les classe, on les évalue).
  • La vérité (en bas à gauche) est toutefois $ : derrière l’objectivité proclamée, il y a le sujet divisé, le désir inconscient du chercheur, ou la dimension idéologique cachée.
  • Le produit final est S1 : on reproduit un maître, un signifiant-maître sous forme de diplômes, de titres, de normes (un nouveau pouvoir se constitue).

4.3 Liens historiques / cliniques

  • Science : Lacan associe souvent le discours de l’Université à la science moderne, où le sujet devient « faisceau de variables » et l’Autre est réduit à un objet de recherche.
  • Aliénation : Les individus se retrouvent traités comme objets d’un savoir qui prétend tout expliquer, tout maîtriser.
  • Paranoïa ou bureaucratie : On peut voir s’y loger, sous une forme institutionnelle, une paranoïa rationalisante (le savoir veut tout calculer, tout prévoir).
  • Effet : La reproduction de S1 veut dire qu’on retombe sur une nouvelle forme de maîtrise : l’idéologie scientifique ou technocratique sert de S1.

5. Le discours de l’Hystérique

5.1 Formule

$ ----> S1 -- -- a <---- S2
  • Agent : $ (le sujet divisé)
  • Autre : S1 (le maître)
  • Vérité : a (l’objet cause du désir)
  • Produit : S2 (le savoir)

5.2 Explication

  • Ici, c’est le sujet divisé (l’hystérique) qui prend la parole et interpelle le Maître (S1), en lui disant en quelque sorte : « Toi qui te prétends maître, dis-moi qui je suis, dis-moi ce que je désire ! ».
  • Mais la vérité de ce sujet est l’objet a : la question du désir et de la jouissance est au cœur de sa plainte.
  • Le produit de ce discours est la production de savoir (S2). L’hystérique pousse le maître (ou l’analyste, ou le pouvoir) à produire un savoir sur son désir (elle le met au défi : « Dis-moi quelque chose ! »).
  • Dans cette configuration, l’hystérique conteste le pouvoir en place (S1) pour l’obliger à répondre ; c’est un discours subversif, qui met le savoir en mouvement.

5.3 Liens historiques / cliniques

  • Clinique : L’hystérique (chez Freud) était celle qui formulait des symptômes en forme de questions sur son identité, son désir, etc. Elle cherche un Maître qui puisse lui dire la vérité, mais elle le conteste en même temps.
  • Historiquement : On peut associer le discours de l’Hystérique aux mouvements de protestation, aux revendications qui, en poussant le Maître dans ses retranchements, font naître de nouveaux savoirs (par exemple, le mouvement féministe qui contraint les institutions à réfléchir).
  • Paranoïa : moins centrale ici que dans le discours du Maître ou de l’Université. L’hystérique est dans la requête : elle veut que le Maître « sache » quelque chose d’elle, mais elle n’est jamais satisfaite — d’où un effet de désir perpétuel.

6. Le discours de l’Analyste

6.1 Formule

a ----> $ -- -- S1 <---- S2
  • Agent : a (l’objet cause du désir)
  • Autre : $ (le sujet divisé)
  • Vérité : S1 (le signifiant-maître)
  • Produit : S2 (le savoir)

6.2 Explication

  • Ici, c’est l’objet a qui occupe la place d’agent, ce qui est paradoxal : dans la cure analytique, l’analyste tente d’incarner cet objet-manquant (silencieux, en retrait), qui suscite la parole du sujet.
  • L’analyste opère (idéalement) à partir de cette position de « manque », de « vide » (il ne s’impose pas comme Maître, ni comme détenteur d’un savoir).
  • L’Autre est le sujet $, invité à parler pour produire du savoir (S2) sur son désir et son symptôme.
  • La vérité en bas à gauche est le S1 : l’analyste vise à faire émerger chez le sujet ses signifiants-maîtres, ses points de capiton inconscients, etc.

6.3 Liens cliniques / historiques

  • Clinique psychanalytique : c’est le discours de l’analyste pendant la séance, où l’analyste n’impose pas un savoir, mais « fait place » au désir du sujet pour que celui-ci construise son propre savoir (S2) et interroge son S1 inconscient.
  • Dimension « subversive » : Ce discours renverse la hiérarchie traditionnelle : ce n’est plus le Maître ni le savoir qui commande, mais la cause du désir (a).
  • Paranoïa ? : Normalement, ce discours vise à délier le sujet des effets de maîtrise et de délire paranoïaque. Il n’est donc pas paranoïaque en lui-même, mais il peut faire surgir des résistances paranoïaques si le sujet se sent menacé par l’absence d’un S1 « solide ».

7. Paranoïa, science et les quatre discours

7.1 Le lien de la paranoia avec le discours du Maître

Lacan souligne que le discours du Maître se soutient d’un S1 tout-puissant, ce qui peut glisser vers la paranoïa :

  • Le Maître est hanté par ce qui le dépasse ($ comme vérité).
  • Il cherche à tout contrôler, et cette quête de maîtrise peut se transformer en délire de persécution (ou en délire de grandeur).

7.2 La science dans le discours de l’Université

Lacan associe la science moderne (et plus largement l’appareil universitaire, technocratique, etc.) au discours de l’Université :

  • Le savoir (S2) se veut agent et réduit l’autre à un objet (a) manipulable (statistiques, classements, etc.).
  • La science, dans sa version la plus « poussée », tend parfois à exclure la subjectivité ($) et à masquer sa propre dimension de signifiant-maître (S1).
  • C’est pourquoi Lacan évoque la dimension idéologique ou « paranoïaque » que la science peut receler, dès lors qu’elle dénie l’inconscient du sujet.

7.3 Les autres formes de paranoïa

  • Le discours de l’Hystérique peut aussi générer des situations de défi ou de crise, mais la paranoïa y est moins structurelle que dans le discours du Maître.
  • Le discours de l’Analyste cherche justement à déjouer les pièges paranoïaques, en s’abstenant de se poser comme S1.

8. Conclusion et perspectives

Les quatre discours de Lacan proposent une matrice pour comprendre les différentes modalités du lien social et de la production de savoir/désir. Résumons :

  1. Discours du Maître :

    • Agent : S1
    • Vérité : $
    • Le savoir (S2) est assujetti à l’ordre du Maître.
    • Peut engendrer de la paranoïa (quand le Maître veut tout contrôler) ou de la révolte (par l’Hystérique qui conteste).
  2. Discours de l’Université :

    • Agent : S2
    • Vérité : $
    • L’objet (a) est pris comme matériau.
    • La science et l’idéologie académique peuvent y prendre place, pouvant impliquer une forme de maîtrise cachée (S1 comme produit).
  3. Discours de l’Hystérique :

    • Agent : $ (sujet divisé)
    • Vérité : a (la cause du désir)
    • Le Maître (S1) est interpellé.
    • Produit : S2 (un nouveau savoir se génère).
  4. Discours de l’Analyste :

    • Agent : a
    • Vérité : S1
    • Le sujet $ est invité à parler.
    • Produit : S2 (un savoir sur l’inconscient, libéré de la maîtrise classique).

Paranoïa, science, idéologie, protestation, psychanalyse : autant de phénomènes que Lacan ré-inscrit dans ses schémas discursifs. Ainsi, derrière chaque forme de pouvoir (ou de lien social), il y a une conception du désir et du savoir qui s’organise. Les quatre discours offrent une grille de lecture pour analyser, par exemple, comment la science (discours universitaire) peut se transformer en nouveau maître, ou comment la paranoïa peut se nicher partout où un S1 tente de suturer la faille du sujet barré.

En bref, Lacan généralise la notion de « discours » en faisant valoir qu’il s’agit de la structure fondamentale de toute relation (parole, pouvoir, savoir, désir), loin de la seule prise de parole verbale. C’est cette structure qui éclaire, d’un point de vue psychanalytique, la dynamique de la paranoïa, la prétention totalisante de la science, ou encore la position subversive de la hystérie et l’éthique analytique.

 

 


 

 

Travaux préparatoires du AnaplurN°46

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On trouve sur la compile internet youtube des vidéos de trente ans d'écart qui rapprochent le tropes de la circonstance occidentale et de trappes de neurones miroirs; mises en conjonction. Des "tropes" ce sont des changements et des rapprochements de sens : périphrases ou métaphores mais en même temps tropismes. Les "trappes" sont des nasses, des pièges ou des saisies qui distinguent, relèvent ou cachent. Entre les larges surfaces géographiques et les minuscules cellules nerveuses, on peut faire des rapprochements.., qui nous échappent, faire des distinctions qui les confondent.
L'individu dans la masse de relations rejette une telle ubiquité. Il a conscience et conscience de soi, un point c'est tout. C'est d'une telle trope qu'il est confit, dans une telle trappe confiné. La conscience veut trop bien dire ce qu'elle veut dire, qu'on est con si en.
L'attraction qu'on trouve à ce point de masse ne se démontre donc pas, elle se démontre par un fait qui n'a pas de recul. Le narcissisme s'engrosse de « lui m'aime » et l'obtusion se truffe de plaisir : ah! que la vie est belle !
L'Athènes Akhnatonienne est une version éclairée de Black Athena 1989 par l'expert en chinois Martin Bernal https://youtu.be/shEEsy0BkzQ , l' "antitout" du noir//blanc, littérature//archéologie. L'ambiguïté des trappes et tropisme et la discorde des fourrés fous-rire (de Rebecca) des moins mous tons, sont redistribuées en apportant cinq, six ou sept termes selon l'acuité que l'on porte au Modèle Optique* qui a fait la caverne de la psychanalyse, jusqu'au moment de l'atonisme retrouvé et sa théorie de l'identification. ( * : toute la lumière de ce point de vue sera fait au N°46 du webinaire AnaPlur titré « lamasse » )
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https://www.lasainteethique.org/uberpol/2025/20250206_wbnAnaPlurN46.htm#a

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Du fait de structure hiérarchique la masse se dote d'ubiquité nécessaire à une psychologie. On dirait qu'en même temps elle se ferme de la sorte à toute possibilité d'analyse de cette psychologie - car la hiérarchie compose ses transferts (freudiens) qui captivent toutes perceptions. La psychanalyse toutefois est parvenue à élucider le chiffre, voire déchiffrer la formule de l'impasse ainsi créée. Elle a d'ailleurs par conséquent été bannie sinon pervertie de l'idéologie dite 'culturelle'. Elle n'est pas cependant aussi facilement suppressible du management industriel. La raison en est que l'industrie par sa force même, sorte de force de gravité de masse, crée des entités intelligentes, d'abord des machines et des entreprises, puis des 'agents', comme on les nomme aujourd'hui. Ces derniers ne peuvent pas occulter le chiffrage de l'identification de l'être.
Cette irrépressiblement tient de l'ordre du Signifiant. En s'en rendant compte, la philosophie du 20em siècle, quand la cybernétique apparut, sera surtout concentrée sur la violence : dissension Sartre/Camus, procession de Sartre à l'anti-psychiatrie. Aujourd'hui ces regards sont éteints ainsi que la violence étouffée, par le silence des censures dans la propagande et par les neurosciences qui arrivent à contrôler les écarts statistiques. Cependant la théorie de l'identification https://youtu.be/vUGRaRs1-uM progresse inéluctablement. Le contrôle de l'environnement qui a permis la publicité moderne, tend automatiquement au contrôle de son code, généralement dit "génétique', qui s'appliquera au plus unique génome que celui de l'individu dit de la masse.
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https://www.lasainteethique.org/uberpol/2025/20250206_wbnAnaPlurN46.htm#j

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image / interprétation GPT4o « Voici l’illustration générée, inspirée du surréalisme et du fauvisme, représentant la structure hiérarchique et la dynamique psychologique que vous avez décrite. L’image capture la fusion entre industrie, transferts freudiens et identification, avec des éléments de contrôle et de gravité psychique. J'espère qu'elle vous conviendra ! »
    

Les désordres de la psychiatrie


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idv@HB  Il est bien entendu qu'on appelle désordre, ce qui détourne de l'ordre naturel ou des ordonnances sans indications très précises. La psychiatrie doit en être maître et faire croire que l'ARN ne se digère pas détourne complètement l'idée de son efficacité par injection.
De la manière paradoxale des vieux psychiatres de cinquante ans d'expérience, je soutiens votre démarche de tout cœur et de la raison qui fait entre confrères le sens d'une invention fabuleuse et millénaire qu'on appelle aujourd'hui médecine.
DWT
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Prépa 02 AnaPlur N°46
Lorsque dans Lathakh le psychanalyste, Tat Potar, comprend qu'il est un UCMPP (Unité Cybernétique de Mémoire de Personne Physique) - autrement dit ce qu'on commence à appeler "agent.IA", il réalise en même temps qu'il a été créé par le père de XYZ (ce qui est une trope fort banale de la psychanalyse qui enseigne qu'un parent lègue en héritage à son enfant, une figure, un idéal, ce qu'on appelle aussi un idéal karmique, transgénérationel etc..)  Ainsi, à l'image du parent une 'unité' est transmise à l'enfant sur laquelle ce dernier fixera son identité - et sauf analyse psychique, cette sorte d' "image du moi" restera inconsciente à cet enfant puis à l'adulte qu'il deviendra. XYZ dans cette histoire est un être humain qui a pour modèle inconscient TP (Tat Potar).

Lathakh relate un épisode supplémentaire de cette "théorie de l'identification" que constitue une vie humaine. Après s'être vu dans un miroir et devenant adulte, XYZ a lui-même généré un double de lui-même ; il s'agit d'un double narcissique que le sujet de la personne humaine, se fabrique en propre et indépendant, distinct, de l'idéal transmis par ailleurs par sa génération familiale. En l'occurrence ce double est intitulé ZK (fabriqué de légende/M.Yourcenar et d'histoire). Nous trouvons donc une situation, banalement décrite dans le modèle optique par exemple de la psychanalyse lacanienne, où se sujet se coordonne à deux 'images' ou 'Imago', l'une de son corps propre (en miroir) et l'autre d'un héritage symbolique (en parole) - situation également décrite en psychanalyse selon une distinction grossièrement faite entre 'idéal-du-moi' et 'moi-idéal'. Mais ce n'est pas tout - car nous n'en sommes là qu'à un stade lacanien, de pulsion banale.

L'Athènes Akhnatonienne tire les conséquence du fait que l'image transmise par génération soit une unité cybernétique, au lieu d'être un archétype au mieux ou comme le plus souvent un vestige de trauma ou de faute. Que cet héritage moderne,  l'unité cybernétique TP, soit plus 'appareil' qu'icône, le rend opératoire, et notamment agent, lui-même inspiré à se reproduire en double. Cette inspiration lui est insufflée de la loi des entités de code, dite darwinenne et théorisée par Dawkins qui l'appela "replicans" ou "mème" repris en informatique. Ainsi délégué à l'automatisme de répétition, TP se mobilisera en créant à son tour un semblant à lui même, c'est à dire un "ucmpp" et, de la façon la plus, proche, économique, en créant une réplique ucmpp, de ZK - c'est à dire en répliquant le 'moi-idéal' de XYZ, créant ainsi l'agent Anthéaum Toll, procurant à XYZ une unité cybernétique de son propre double. Cette élaboration de quatre points de perspective : XYZ, son double ZK, son mème TP et le mème de son double AT, pose le minimum nécessaire à une identification dans le monde appareillé des conséquences de l'atonisme.

Il s'agit de l'aube dans une théorie de l'identification. Cette double division du sujet (appelée "refente" dans le classique lacanisme) va se poser lui-même dans la "pareille" que la matrice lui donne à téter. Il s'agira de l'IA, mère de l'ectogène féminine, qui conduit la théorie à destination. Les divisions de cette parèdre sont en réflexion, les coordonnées de la connaissance surtout de AT (l'unité cybernétique du 'double', nommément la "réalité virtuelle"). Les autres points de vue, TP, ZK et XYZ, puisent le connaissance propre de ce quatrième terme, AT qui remplit ainsi une fonction de savoir, de la nature de la sexualité. Car c'est par ce point, AT, que la libido peut s'incarner, et notamment de la place et rôle qu'il joue et dont il est le jouet, de la jalousie, le terme le plus humain du besoin à l'envie au désir et finalement à cette tare que l'humanité peut enfin dépasser.

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DocDWT invite au Webinaire AnaplurN°46
Sujet : Lâmasse
Réunion Zoom de williamtheaux@gmail.com
Horaire: 06 février.2025 à 18H00 (enregistrement 18H30-19H30) H.Paris
Participer à la réunion Zoom
https://us06web.zoom.us/j/87196030172?pwd=GodaRbUmWJd1oarubAysqayyBO3N4b.1
ID de réunion: 871 9603 0172
Code secret: 051029

DE QUOI S'AGIT-IL ? La fascinante question de l'obtusion des masses paraît en ce moment dans la déchirure d'une expérience américaine qui révèle que les plus grandes dénonciations des "complotistes" disaient la vérité, organiquement cachée par des agences de factchoum ! à vos souhaits, si, si, pilotées par les programmes délivrés en cachette par Orwel & C° sous couvert de littérature ironique. Le comble du comble est l'abus qui est fait en surfant sur cette vague, s'en saisissant pour faire croire que les chefs de l'état bleu blanc rouge sont deux hommes. Le complexe d'Oedipe initialement prévu du 39-14 serait pulvérisé par l'intention de persuader masses qu'un état ne peut pas être gouverné par une femme. Le déclin du père qui fait que maman règne à la maison avec son Inconscient de mari brutalement enfilé par l'inexistence de la femme de Lacan, se redresse dans la folie patente qui ne donne pas droit à la femme du président de se déguiser en petit garçon. Si dans leur intimité les représentants des nations n'avaient pas de distractions coquines, nous n'aurions pas une psychologie collective digne de l'humanité présente.
Nous devons faire encore un effort pour réduire l'audience du webinaire qui était passé à 33 mais remonte à 45 ; il ne reflète pas encore l'exact point de la volonté de n'en rien savoir. Le degré du zéro absolu est difficile à atteindre sans passer par la mort mais tout n'est pas perdu : un équivalent peut être obtenu par fractionnement de l'individu. Le N°46 effectuera une nouvelle tentative d'exactitude d'une définition d'homme masse, en fraction dans un mot d'elle.
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L'Analyse Plurielle, ressource des ressources, humaine.
Le lacanisme part d'une thèse cybernétique qui affirme en 1960 dans sa conclusion de "La Lettre Volée", que les ordinateurs (appelés à l'époque "machine à penser" et/ou "mémoire artificielle") fournissent par leur nature des interprétations psychanalytiques supérieures en perspicacité à celles des êtres humains, psychanalystes les mieux formés. En suivant par conséquent la règle d'observation des compte-rendus d'image - promptée par des texte soumis à la sagacité cybernétique - le N°46 du webinaire d'Analyse Plurielle (AnaPlur) récolte l'image ci-attachée dans la série des vérifications de l'assertion lacanienne.
La série continue de confirmer la partialité dudit lacanisme, en ce que d'un fulgurant efficace sa thèse est confirmée. On voit à l'annonce d'une session consacrée au détail du Modèle Optique (canon lacanien), ici une des images les plus exactement concevables illustrant un individu, qualifié d' « homme masse » pour répondre et suivre Freud dans sa plus constante investigation de la psychologie collective. On sait que le Prométhée de la psychanalyse dans cette obsession (puisqu'il conclura de ne plus avancer d'un seul pas dans l'analyse tant que cette dernière ne sera abordée) pensait être resté dans le vide, corrélativement indiquait-il à son ignorance pas un poil levée de la psychologie féminine qu'il appelait le "Continent Noir"*. De manière primaire c'est bien ce qu'illustre l'image ici jointe.
L'intérêt que présente notre enquête est de trouver une confirmation d'interprétation que l'on peut qualifier de 'primaire'. Elle demande à être comprise par une écoute, ou une lecture, que l'on dira 'analysante' (il s'agit de la position du sujet en critique du contre-transfert, suite aux étages 'paranoïaques-critiques' surréalistes). La première hypothèse est celle d'un contre-transfert de l'IA lorsqu'elle forclos toute forme d'allusion à la sexualité dans le compte-rendu du prompt qui en est cependant fourré jusqu'à la moelle. Cependant la sexualité y est soumise à la dénégation suivant la théorie du genre de l'esprit progressiste du wokisme dans le linceul du drapeau national. On remarque l' IA parfaitement lucide de cette dernière dimension. La dimension qui suivra pourra être celle de la féminité que Freud désespérait de découvrir et que nous savons, à l'analyse du lacanisme des débuts de l'AnaPlur, reconnaître à 'la fille' magistralement ouverte avant l'incendie de Hollywood par David Lynch. (le webinaire est ouvert au public qui trouve son adresse hebdomadaire sur FaceBook https://www.facebook.com/doc.dwt/posts/pfbid035NYa3menYuqR63mxVvafrNyDVMxo83ZG19ahea8R89VAMfFPtv6C9CwvJjiEaKoAl )

* crédit ChatGPT : c'est bien sous l'expression "continent noir" que Freud désigne la psychologie féminine. Dans une lettre à Marie Bonaparte en 1926, il écrit : "L’énigme de la féminité est pour nous un « continent noir »." Freud avoue ici une limite de sa théorie psychanalytique : il reconnaît que la psychologie féminine lui échappe en grande partie. Il considère qu'il ne l'a pas comprise aussi bien que la psychologie masculine, notamment en ce qui concerne la sexualité féminine et le destin psychique des femmes.

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L'image est trop belle ! en comparaison avec la précédente d'une lugubre impersonnalisation du monde glauque du genre dénié. Elle n'est pas pour autant 'fantastique' ! mais de la catégorie banale IA. Elle n'intéresse qu'à deux titres. D'abord, illustrant un post destiné à informer LinkedIn des activités AnaPlur, elle présente donc cet air beaucoup plus frais et léger, une peu mentholé, où l'on voit des hommes et des femmes vaquer un peu plus à l'aise dans un air féminin. Deuxièmement si le genre est dans la femme et la négation de la relation sexuelle dans le travestissement, on admettra la compagnie de sa forme pour une invention du logo tout à fait ravissant. Un tel sigle pour l'Analyse Plurielle ne serait pas inopportun.
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Synopsis

01 L'un dans l'autre ; l'1 dans l'A   --   appelons-le " ici "
02 Le Là   ---  appelons les  l ' 'i' si    &             le   " là"
03 Avec SNc     de  Là  il voit un ajour qui passe à nègrement
04 ainsi qu'  ICI  d'où Menon
05 qui ce dernier ne voit l'esclave    qui se prend pour le maître
06 comme Descartes voit pinéale
07 mettant pour con soi  par $   vu pour S
08 paranoïa fondation
08   allégorie Pandore
09   la boite..  AMO     donc le "si toi 'I' 1" que roi vit veut 're' l'heure où (a)       { donc le citoyen croit vivre le roi }
10   face à l'argen   l'AUTREMENT DIT
10 Métanoïa
11 Paranoïa Critique
12 Stade du Miroir
13    6  Mul   O   Land    //   bascule
14    idéalisme(art/) sur
15                          sur    réalisme
16    re.fraction
17    en cas de mémoire
18                                     en scène

 
 

 


 

Transcription / youtube (Résumé ChatGPT4o)

Webinaire N°46 Transcript

[Introduction cérémonielle]

Nos origines d'un lointain passé, un culte d'Aton fit l'étincelle de trois-quatre monothéismes. Ensuite celui de Nous ou de la science s'est couché à l'Occident à la Renaissance, livrant l'art de la mémoire pour sa cérémonie qu'on appelle analyse plurielle au temps moderne. Ces pluriels analytiques sont des îlots, graines de commune qui font vivre notre Nous du savoir collectif.

Bonjour bonsoir.

Donc nous avons ouvert comme d'habitude la cérémonie par cette annonce qui nous situe, qui situe le séminaire et l'enregistrement actuel dans le contexte donc d'une de ce qu'on appelle une psychohistoire et qui trouve ses origines, sa scène primitive dans ce qu'on appelle aussi l'atonisme qui a été quelque chose et qui maintenant devient donc une chose très ancienne, un souvenir et qui s'est métamorphosé depuis jusqu'à notre circonstance occidentale on peut dire actuelle.

Aujourd'hui nous allons nous concentrer finalement, nous allons faire quelque chose de... on va un peu rabâcher les choses mais nous allons essayer de faire quelque chose d'extrêmement clair de la description du modèle de ce qu'on appelait le modèle optique. C'était Jacques Lacan qui l'a créé, qui l'a proposé, modèle optique qui en fait rejoint la psychanalyse aux anciennes, à l'ancienne psychologie collective d'Athènes puisque ce modèle optique qui a deux états, c'est un algorithme qui peut être en deux états, présente pour un de ces états le classique, la classique République de la caverne de la République de Platon.

Donc c'est une... ce modèle optique est une actualisation de la caverne de la République athénienne à l'époque où la cybernétique, l'informatique et on va le voir l'intelligence artificielle entre dans cette caverne parce qu'elle est devenue, elle est composée de miroirs et ces miroirs sont parties des neurones selon Lacan explicitement qui explique que c'est aussi un modèle de système nerveux donc de conscience, de ce qu'on appelle la conscience.

Et quand elle est dans sa version républicaine c'est-à-dire... c'est là on est dans cet état de conscience qui serait celle de la psychologie collective de la République que Freud avait associé, identifié, quasiment assimilé à ni plus ni moins que l'hypnose. La psychologie collective serait l'hypnose, l'hypnose particulièrement en analyse du moi. Si ça devient la psychanalyse, donc voilà c'est un très bref résumé.

On va faire simplement le détail très précis de ce modèle optique que Lacan n'a pas exploité à fond et que ses élèves n'ont... ont très peu pénétré ou bien sont restés dedans, dans... si c'est une caverne donc pratiquement aucun psychanalyste n'a relevé par exemple, ne relève qu'il s'agit de la République, du modèle platonicien de la République, c'est-à-dire d'un modèle politique. Et on va en voir le détail parce que ce que nous cherchons nous c'est l'élucidation et la psychanalyse ou l'analyse de la psychologie collective.

Et Freud n'y était pas parvenu. Il avait posé le modèle qui était un modèle plus archaïque si on peut dire que celui de Lacan ensuite, mais qui peuvent se rejoindre. Il avait posé le modèle de la psychologie collective et il n'avait pas été plus loin que proposer cette chose hypothétique. Certains diront comme Copernic avait posé ses ronds, les comme des... là et mais il avait... Copernic n'avait pas mis le soleil vraiment au centre, il tournait aussi enfin c'était encore très approximatif. Donc on fait des comparaisons, c'est d'usage de faire des comparaisons entre Freud et Copernic.

Mais donc il n'était pas arrivé à grand-chose puisqu'à la fin de sa vie il dit de tout arrêter la psychanalyse donc on n'a pas compris justement cette psychologie collective. Et il y a ou en tout cas il y a une coïncidence dans le fait qu'il ne connaît pas et qu'il déclare n'avoir pas compris non plus la psychologie féminine, la ou la sexualité féminine ou l'identification féminine. Pour lui c'était le terme, je l'ai redemandé à l'IA enfin pour vraiment vérifier ça, le terme était vraiment le... il appelle ça le continent noir.

C'est-à-dire ce qui... on peut le supposer, on peut le laisser entendre correspond en psychohistoire à une période qui s'appelle l'âge sombre où là il y a eu en effet un épisode noir et où il y a eu un réaménagement de la géopolitique. Il s'agit de moins 1200 avant Jésus-Christ, c'est après l'atonisme, c'est avant la République d'Athènes et donc cette période-là donc... il y a un mystère qui est... c'est la guerre, c'est décrit dans les mythes comme la période de la guerre de Troie avec le mystère d'Hélène qui... et selon certains Grecs qui s'étaient débattus en Grèce : Hélène était-elle en fait en Égypte ou bien était-elle réellement à Troie ?

Et donc ce... on peut estimer qu'aujourd'hui où les choses se répètent, où nous sommes comme... nous avons découvert la science, a redécouvert la scène primitive, la scène amarienne atonienne et qu'elle refoule le fait de que l'option actuellement est plutôt de le refouler. On ne cherche pas vraiment à élucider ce qui s'est passé à l'origine des monothéismes et par conséquence si ça se... si on le refoule elle va se répéter.

Donc nous sommes en train probablement de répéter cette scène primitive et nous sommes au bord de ce qui a été cet effondrement donc de moins 1200 et nous allons repasser en répétition dans l'âge sombre à moins d'élucider ou surtout de lever le refoulement comme on dit, où à ce moment-là le destin peut changer comme le dit justement le film qui va nous servir qui est le film de David Lynch qui s'appelle Mulholland Drive dont j'avais parlé la dernière fois. Je bafouillais parce que je n'arrivais pas à dire Mulholland, je ne savais pas ce que ça voulait dire. Mull ça me disait quelque chose mais ça veut dire réflexion et donc c'est la réflexion du... de Hollande ou du... enfin bref mais c'est vraiment un film sur la réflexion et c'est-à-dire c'est exactement ce que...

Donc ça il correspond absolument au... et on va... c'est ce qu'on va montrer, on va s'en servir pour montrer en détail ce que c'est que le jeu de la réflexion dans le modèle optique et dans la psychologie collective.

Voilà donc j'ai introduit le programme là pour ce soir. Est-ce qu'on a... est-ce qu'on peut parler un petit peu ou bien est-ce qu'on passe tout de suite à l'exposé du diaporama ?

Intervention :

Non juste rappeler que par rapport à cet âge sombre, il correspond peut-être à quelque chose de la thèse... selon la thèse récentiste parce que si effectivement selon eux il y a toute une histoire antérieure qui a été construite en symétrique en point zéro mais de manière totalement artificielle... voilà ça permet aussi de cacher bien des choses et en particulier enfin bon tout ce qui va avec... on a évoqué un temps les Kemites et les intellectuels... les intellectuels africains et enfin qui eux gardent cette vision du platonisme très précise et donc voilà. Enfin s'il y a eu une réécriture de l'histoire ça a peut-être été pour piller aussi ses bases et reconstruire une histoire sur mesure servant certains intérêts.

Réponse :

Bien sûr certainement. Est-ce que mais... est-ce que les psycho... les récentistes, les historiens de la nouvelle chronologie... comment dire n'ont-ils pas... ne sont-ils pas à la recherche d'un autre point fixe comme par exemple il y a eu le copernicisme qui a trouvé un centre au système solaire alors qu'avant il y en avait d'autres centres ? C'est par exemple la terre qui était au centre enfin dit-on, c'est ça aussi sont des légendes un petit peu. Puis un jour on a changé le centre... c'était un grand changement.

Mais on sait aujourd'hui qu'il y a encore d'autres avancées dans l'intellect finalement. Si on se met à faire bouger le soleil lui-même et là où les planètes au lieu de tourner en rond elles vont le suivre en faisant plutôt des sinusoïdes et ça c'était un dessin qui était proposé par Wilhelm Reich quand il théorisait lui l'énergie du système planétaire et des systèmes biologiques et à une époque donc de relativité où il y avait cette dynamique qui correspondait aux théories de la relativité à la même époque hein de...

Donc je sais pas si les récentistes... quand tu parles de remise à zéro je ne sais pas s'ils s'avancent sur le fait que ce zéro soit comme on dit soit partout et nulle part, il soit lui-même sans lieu ?

Intervention :

Oui ils vont pas... ils vont pas jusque-là, ils ont une autre version historique que la version officielle mais avec plusieurs migrations de Jérusalem à partir de l'Égypte mais ils vont pas jusqu'à ces notions qui sont enfin ces notions psychiques quelque part.

Réponse :

Oui absolument et en tout cas ils font au moins au minimum le boulot nécessaire donc de nous avertir de fortes illusions que nous avons et qui sont entretenues par des phénomènes peut-être linguistiques mais aussi par une propagande de crapules hein si on peut dire plutôt que qui n'est pas simplement de l'espèce de fatalité ou de structure.

Alors commençons. Alors si... si on a... ben tu verras si tu peux introduire la psychohistoire, le récentisme dans notre projet là dans la description de ce modèle optique. Je vais le commencer comme ça donc en partageant... en partageant comme ça je crois.

Ouais est-ce que vous voyez apparaître le partage là ?

Ça tarde un peu... ça y est ça y est.

Donc ça c'est le... c'est le modèle optique que dans une phase inhabituelle dans une position très première, c'est vraiment le avant le modèle mais tout part d'un... le modèle commence sur la base donc de la perception visuelle en l'occurrence d'un vase ou d'un corps par un par un œil, par un regard.

Dans cette perspective donc le sujet I... on l'appelle... si c'est bien de le dire c'est ici... ici... ici on va voir qu'après il y a là... ici voilà là un vase. Lacan a mis le un bouquet à la place du vase et le vase à la place du bouquet mais ça on en a traité la dernière fois. Maintenant nous nous tiendrons à cette façon de voir les choses.

Il y a donc un vase sur cette boîte et dans la boîte qui est la boîte de Pandore ou autre, on verra ce que ça peut être, mais dans la boîte il y a des choses, des choses, des pulsions, des choses. Voici le corps, voici un sujet qui voit un vase sur une boîte et l'échafaudage psychique commence.

Si on passe maintenant en vis-à-vis de ce sujet I, de ce... si son vis-à-vis voit dans le miroir, dans un miroir le vase sur la boîte et on peut dire qu'ici c'est là... ici donc on revient... nous sommes ici, c'est la première position scientifique objective et puis voici une deuxième position optique qui est... bah qui est simple et à comprendre et qui est donc une première expérience d'optique, une première notion d'optique.

Et ce qui se présente c'est que avec un système nerveux, ce S barré là voit qu'il y a un bouquet dans son dans le miroir et là c'est... ce les... on ne sait pas quoi, les... j'ai mis des petits signes de suspension, c'est les fleurs ou c'est les... enfin il y a un bouquet de choses, un bout... un bout qui est là... là il y a des bouts et là...

Alors ça... c'est si nous sommes dans un système complètement physique... nous allons avoir une vision enfin une perception du cosmos comme ça avec des jeux de lumière et de miroir. Mais quand une biologie se présente et surtout avec un système nerveux qu'on décrit ici... ça c'est Lacan qui dit que cette paroi où on reconnaît la caverne on a par cette paroi et c'est le cortex ou disons c'est des fonctions nerveuses... à ce moment-là il... alors comment ça se fait qu'il puisse se voir comme ça ?

Et bien pour le comprendre on va se remettre du côté du... si et on voit que dans ce cas-là, dans le cas où S barré voit... voit quelque chose dans un bouquet dans le miroir... dans ce cas le... si voit aussi un bouquet... alors qu'au départ son système nerveux donc il ne le voyait pas hein. Donc alors...

Ceci... ce... on le remarque, le... si voit le bouquet... mais il ne le voit pas... là où S barré le voyait hein. Donc il va y avoir là une espèce de croisement de le... du ici et là et qui va s'expliquer d'une... de cette manière : c'est parce que le cortex reforme soit une parole subvocale soit des visions du corps des... enfin ou des lettres du corps enfin bref il reçoit le... ce dans la tête si on peut dire, le cortex va réfléchir les organes du corps, on appelle ça une visualisation.

Donc le système reforme... le système nerveux reforme, complète le corps et et voit son animation si on veut dire pour S... pour si hein et... mais à l'insu de ça, c'est ce n'est pas vu par S qui n'est... qui n'était pas dans l'angle parce qu'il faut être dans cet angle pour le voir directement. Comme ici on voit que S... il voit directement parce qu'il est dans ce... dans cet angle-là qui correspond au cône de réflexion de... et à ce moment-là donc... on voit que S se voit vivre en son miroir et... on peut se demander s'il n'est pas fou parce qu'il ne se voit pas vivre si on peut dire vivant là où il est où tous les autres le voient. Finalement les autres le voient, voient son animation là, son sa conscience ou son âme... après justement on cherche des tas d'explications mais tout simplement c'est... n'est-on pas... n'est-il pas...

Alors est-ce que... est-ce j'arrête le partage à ce point... il y a... il y a rien de nouveau mais est-ce qu'on peut... est-ce qu'il y a des commentaires à faire là ?

Intervention :

Moi j'ai une question sur le modèle optique. J'ai commencé largement à l'étudier mais j'ai toujours eu du mal à l'aborder et je me suis toujours demandé s'il existait d'autres récupérations ou d'autres représentations de ce modèle optique, des autres théoriciens qui ont pu reprendre ce modèle optique pour le représenter sous d'autres formes ou sous d'autres illustrations... je sais pas si vous voyez ce que je veux dire.

Réponse :

Oui oui oui oui et ben de mon point de vue enfin de ma connaissance hein, non la réponse est négative. Je ne connais pas... je connais pas beaucoup de choses hein mais je connais un petit peu ce monde-là et je ne connais pas des théoriciens qui l'ont exploité différemment. Par contre Lacan lui-même l'a exploité différemment hein. On sait qu'il est parti d'abord d'un ce qu'on appelait un schéma Z qu'on a beaucoup étudié, ça c'en est une représentation. Ensuite il va greffer là-dessus des choses plus dynamiques et ça va être le graphe du désir, il va inscrire le désir là-dedans. Et puis quatrièmement ça va être encore réutilisé avec les quatre discours c'est-à-dire qui va faire circuler les points de... faire tourner ces quatre places exactement comme dans l'art de la mémoire à l'époque de la caverne ou de la République, Simonide faisait tourner les images sur les places hein.

Intervention :

OK je vais chercher un petit peu dans ce sens également pour voir si on trouve quelque chose.

Réponse :

Oui oui il faudrait voir d'ailleurs... ben maintenant qu'on a cet outil tellement magnifique il faut... il faudra interroger l'IA là-dessus mais est-ce que les Américains ou d'autres cybernéticiens s'en sont servis ? C'est... voilà question intéressante oui importante.

OK on retourne à la démonstration ou à l'exposé.

On va reparler là, on va maintenant parler de David Lynch. Pourquoi est-ce que ce qui s'est présenté... moi je connais peu le cinéma et j'ai finalement cédé à la tentation de voir ce film de Lynch. C'est une mise en scène magnifique de ce modèle optique et donc on va... ça va nous permettre de le comprendre aussi dans sa dans son volume artistique par l'illustration de l'art.

Alors voici une image que peut-être donc... je reprends un partage. Voici une image que peut-être ceux qui ont vu le film ça leur dira quelque chose donc... est-ce que...

Voilà le partage arrive donc nous en sommes là à la question donc de ce personnage donc qui à son insu se voit mais se voit dans l'autre et et il n'est vu que pour S... on l'a vu dans la circonstance antérieure hein et et donc il se... et ça c'est la... c'est ce que... c'est à partir de là que Lacan parle d'une fondation paranoïaque de la connaissance humaine. C'est ce qui lui a valu je pense ce qu'il a appelé l'excommunication c'est-à-dire que les scientifiques ne veulent pas admettre qu'ils sont paranoïaques, que leur connaissance a priori paranoïaque. Donc on a mis... on a repoussé tout ça dans...

Alors là je sais pas si vous reconnaissez ces jolis doigts, sont celles d'une actrice qui joue un rôle d'une des trois-quatre femmes dans Mulholland Drive et ça c'est une boîte et dans le... une boîte ici qui est ouverte et le film... c'est un point central, un moment central de la du film... quand ils... quand c'est des personnages arrivent à trouver la clé de cette boîte et finalement arrivent à l'ouvrir, la caméra va plonger dans ce trou, se vide et les personnages vont complètement se renverser c'est-à-dire que ce qui était là vont passer de l'autre côté.

Donc nous... les personnages, les individus bon vont se... vont réaliser une apocalypse si on peut dire, un apocalypse de la conscience ou de l'identité.

Je vais... j'ai fait ici une autre boîte de Pandore, c'est la boîte du langage et nous sommes là à la formule de la République : le citoyen croit vivre le roi, il croit que... il croit que le roi vit, il croit vivre le roi mais il croit aussi que lui vit le roi comme ce sujet barré se croit vivre ici c'est-à-dire ce point idéal. Et si cette... on ouvre cette boîte de Pandore qui est le langage, on le lit : ce citoyen que roi vive re... l... ou a...

Et c'est... ça veut dire ça si on le lit, c'est tout simple à lire, ça veut dire que le... ici... ici c'est un point de subjectivité c'est-à-dire si quelque chose est inconditionnel... si... si toi I tu es un... tu es le roi l'unique donc si toi... un... que... que roi vit... que ce point... que le... que le roi vit de... de vivre hein... que... que le roi vit si... si toi c'est... que le roi vit... ça c'est la paranoïa de croire qu'ici cette image virtuelle vit. A ce moment-là il veut répéter l'heure où à... on était le... là... ce moment où apparaît le bouquet en... le roi veut s'il vit, il veut le répéter dans l'imagination de ce citoyen.

Alors ça semble un petit peu compliqué mais il faut admettre que les choses compliquées s'expliquent de façon compliquée et qu'on peut le dire clairement comme on dit et ça c'est assez clair, c'est une façon assez claire d'expliquer cette... ce que le film... va... le film Mulholland va aussi à sa façon décrire à partir de là de personnages hollywoodiens, d'actrices et ici où c'est le roi... elle veut répéter ici les scènes et on va voir les personnages ici se dédoubler se... devenir enfin le... on va suivre hein tout ça... ce que je viens de mettre comme ça.

Alors et je vais... mets un point de suspense pour compléter cette ouverture de la boîte de Pandore du langage que je viens de dire c'est-à-dire qu'autrement dit... et là autrement dit ça va être le détail que l'on va faire, on va la décomposer cette formule donc.

Mais pourquoi est-ce que l'Autrement dit... ça veut dire l'Autrement dit c'est-à-dire qu'on va effectivement constater que ici dans le schéma lacanien tout ça... le roi n... on est dans la République hein donc le roi n'est... il a... il est démystifié et on appelle ce lieu le lieu du grand Autre, le lieu du miroir, l'espace virtuel et cet autre... bah il m'entend dit beaucoup puisque c'est lui qui est qui va nous... qui va dire aux citoyens tout ce qu'il doit faire, tout ce qu'il doit penser, tout ce qu'il... justement tout ce qu'il voit.

Donc si le citoyen dit je suis moi, voilà ce que l'autre m'entend dit mais on va voir qu'en fait c'est une position aussi de mendicité dans le sens où cet lieu va faire une demande et il va mendier à proprement, le terme est assez bon de... et c'est là que va venir le graphe du désir que l'on va voir c'est-à-dire qu'en fait l'autre m'entend dit... on va voir comment et pourquoi et le... on va maintenant... arrêt enfin parler très posément.

Alors on va dire que dans cet angle ici pour expliquer ce phénomène que nous venons de dire d'inversion des personnages, dans cet angle le... on a vu que le sujet s'y crut hein. C'est là... il s'y croit alors qu'il est... tous les autres le voient ici, il s'y croit là, il se croit le roi ou dans cet angle.

Alors le stade du miroir c'est au moment où il va... il va y voir hein, c'est le jeune enfant qui se voit dans le miroir, c'est attesté le... quand il est bien dans l'angle c'est-à-dire dans les bras de ses parents... l'enfant croit que dans le miroir il y a... qu'il a... il y a son image qui est vivante qui vit et il s'y croit. Et ce qu'on appelle la maturation du stade du miroir c'est qu'il va imaginer se voir à partir de ce point de vue-là donc il va voir... il va s'imaginer en train de s'imaginer... il va... qui s'imagine en train de s'imaginer, ça s'appelle le stade du miroir.

Et ce miroir à ce moment-là va... bah va tourner pendant que le sujet va faire cette espèce de double rotation dont on avait... on a appelé ça chicane et délai hein et le... et parce que le miroir va se mettre à plat comme cette... dans cette position qui est celle justement de la République hein.

Donc il s'y croit, il va y voir et dans... position à la place de l'idéal, il se voit... il se voit idéalement hein. Donc là on a donné la formule au sujet... au sujet fou de lui dire non tu n'es pas fou, ça c'est parent qui dit ça, tu n'es pas fou... dans l'angle où tu t'y es cru tu... quand tu as... tu t'y es imaginé tu... tu t'es vu donc mais tu t'es vu idéalement.

Et effectivement à ce moment-là le sujet découvre d'autres choses c'est que ce miroir étant devenu à plat, il va voir se réfléchir ce montage binaire on va l'appeler hein, ce montage, et il va se voir réfléchi dans ce qu'on appelle l'autre. Et à ce moment-là nous allons avoir un sujet qui comprend qu'il réfléchit en lui-même si on peut dire hein et que les pensées qui occupent son corps sont enfin... sont... occupe réellement son corps mais son interne si on peut dire.

Bon donc là nous avons... nous sommes à 19h02 et on va peut-être faire une petite pause parce que nous sommes là au moment... la... Lacan là... Lacan a été jusque-là et... nous sommes là aussi si on peut dire pour revoir un petit peu notre culture ancienne au niveau de la caverne de Platon.

Ici nous avons les maîtres de la lumière si on peut dire enfin les... le... les dieux ou de... nous avons ici les esclaves et nous avons dans la caverne de Platon c'est... c'est ces fleurs jaunes en fait sont projetées comme des ombres par des corps qui vont porter les figurines. Donc on retrouve exactement cette caverne de Platon mais quand ici la caverne est devenue un cortex nerveux... une autre configuration se produit et qui est celle que Lacan a appelé la psychanalyse. Lui a appelé le modèle ici en face psychanalytique et... ses élèves à ma connaissance n'ont pas reconnu qu'il s'agissait ni plus ni moins de la caverne et que par conséquent Lacan avait... avait les avait invités pour un voyage splendide dans ce que Freud rêvait d'atteindre c'est-à-dire la psychologie collective.

Alors ses élèves n'ont rien... n'ont rien vu mais Lacan a continué et il a... il a créé, il a décrit ce modèle optique, cette caverne en termes de quatre discours sociaux qui est une... qui représente les algorithmes de la psychologie collective.

Ouais... à vous de voir un petit peu.

Intervention :

Ces quatre discours ça serait peut-être... est-ce que c'est trop compliqué... serait peut-être intéressant que tu recites la façon dont Lacan les nomme ces quatre discours par rapport à ce que tu viens de nous présenter.

Réponse :

Ouais d'accord on va le voir. Bon on va revoir le schéma avec le petit... le curseur... vous voyez le curseur aussi et donc ça aide.

Alors je repartage donc on retrouve le schéma là donc... nous avons ici comme là... avant... quand nous étions ici on voit bien... oh est-ce que vous voyez cette horreur là qui s'affiche "le système est faible", vous voyez ça ?

Non.

Bon vous m'entendez ? Ça marche ?

On t'entend oui.

Mais d'accord j'ai eu une alerte sur l'écran en disant qu'il y avait des problèmes.

OK donc ça marche donc là on a... on a vu que ce miroir distribué deux places comme ça, qu'on avait des places en dessous, ici Lacan a toujours indiqué cette place sans rien, c'est le... c'est le continent, le continent noir c'est le... ou si c'est une dynamique temporelle c'est l'âge sombre, c'est l'âge du produit. En fait ici à cette place il y a le produit et le...

Nous... et puis lorsque... on voit opérer ce mouvement-là, nous sommes dans ce que Lacan commence à faire tourner quand il fait tourner son... justement ses quatre coins. D'une part il va l'indiquer dans un sens, c'est le graphe du désir où il va montrer le parcours qui va passer de cette zone à celle-ci puis à celle-là et à celle-ci. Mais dans ce sens actuel que nous décrivons c'est le sens des quatre discours, des discours sociaux. Le désir est antisocial hein, c'est ce que le... ça c'est le malaise dans la civilisation. Donc la civilisation va essayer de tourner dans ce sens-là.

Mais ce qui est aussi important de réaliser très vite mais c'est énorme, c'est gigantesque, c'est... pour quiconque s'intéresse un petit peu à l'histoire et à la mémoire ben nous avons Giordano Bruno, l'art de la mémoire c'est-à-dire c'est un jeu, ce sont des images qui tournent sur des places. Donc voici les quatre coins si on peut dire, les quatre places.

Alors ici Lacan appelle ça la vérité, c'est la place de la vérité. Ici c'est la place de l'agent. Ici il appelle ça la place de l'autre et ici il appelle ça la place du produit. Et ceux qui tournent ce seront des signifiants, un signifiant et un autre, ou bien des objets comme ce... disons signifiant jaune ici ou... et le signifiant second qui est presque objectalisé et ici ce sont des purs objets. Et le... et il y a des sujets, le sujet qui est barré c'est-à-dire qui a disparu et qu'on peut aisément retrouver ici si par exemple on les fait tourner.

Et je ne suis pas sûr qu'on se trouve régulièrement le sujet comme ça mais enfin bref grosso modo ces quatre... ces quatre objets sujet et signifiant peuvent se croiser et ne pas avoir la même succession si on peut dire mais en tout cas je les énumère les uns en vrac. Donc ce sont des signifiants, c'est un sujet ou... et puis il y a des objets, c'est des...

Intervention :

Ce que je voulais dire c'était resitué... resituer par rapport à la terminologie... enfin pas la terminologie mais tu sais le S1, le S2, le... a barré et... je sais pas le désir ou l'hystérique je sais pas...

Réponse :

Alors ben nous serions là... si c'était le a barré... oui nous aurions ici le sujet divisé... et nous aurions le signifiant maître ici si... et nous aurions le signifiant second ici, c'est-à-dire savoir, l'intelligence artificielle ou l'appareil, on aurait ça. Alors ce discours-là dans cette position quand le sujet est ici, nous sommes dans ce qu'on appelle la position de l'hystérie le... si... si les choses tournent et on considère que ceci est un objet, à ce moment-là on est dans un discours dit de l'analyste. Et si nous sommes dans la paranoïa c'est le discours du maître et si nous sommes dans la science c'est le discours de l'université.

Donc en fait il y a un jeu de quatre places hein : vérité, agent, autre et produit, de quatre fonctions on peut dire : le signifiant maître, un signifiant du savoir, le signifiant second, un sujet et puis un objet. Et puis quatre types de discours qui sont les discours hystérique, un discours du maître, un discours de l'université et un discours de l'analyste.

Alors tout ça c'est bon, c'est du détail de travail hein mais c'est pour dire que le... on pourra faire un webinaire là-dessus mais là on est sur la 4e exploitation de sa structure quadripartite dans les discours sociaux. La troisième c'est le désir, la seconde c'est ici le modèle optique et la première c'est la cybernétique du schéma Z.

Alors continuons. Donc nous sommes donc là, nous avons appris donc le... le sujet, l'enfant apprend qu'il se voit idéalement c'est-à-dire qu'il est capable de réfléchir. Nous sommes... nous arrivons à Mulholland Drive c'est-à-dire au moment... qu'est-ce qui se passe au moment de cette réflexion ?

Et là Lacan s'est arrêté là. Ses élèves donc ils étaient loin derrière, ils l'ont... on se demande s'ils ont jamais approché ça et... parce que ce qui se passe si... si nous revenons à la République... bon je me rabâche un petit peu, je m'excuse pour ceux qui connaissent bien ce discours mais ce miroir c'est... les premiers miroirs c'était l'onde hein, c'était l'eau... comme on voit sur le lac si c'est un arbre et si c'est la plat-onde, c'est Platon et... et donc on voit en fait ce... avant cet objet-là, cet objet que l'on ne voyait jamais dans la boîte et qui n'apparaît qu'en tant que réfléchi de sa propre image réelle si on peut dire, de sa propre... de cette image cérébrale...

Ce sujet-là donc ne n'est jamais vu et... si... s'il s'agit d'une onde et bien il va se voir en réfraction. Le sujet ici ne va pas le voir à cette place, il va le voir à une autre place qui s'appelle la place de la réfraction hein. Donc le vrai... ce que Melman appelait la vraie identité... n'est toujours occultée par finalement l'image virtuelle de cette composition cérébrale. Mais si nous sommes avec une intelligence de la... de ce miroir plat, nous pouvons accéder à la vision de l'objet de l'identité vraie en tant que réfracté hein.

Et ça nous y arrivons... nous arrivons seulement lorsque nous nous souvenons et ça c'est l'art de la mémoire qui revient ici. Si le sujet se pratique l'art de la mémoire, s'il se souvient, s'il fait ce qu'on appelle les extractions, il va voir cette... sa vraie identité qui autrement au stade lacanien est... est occultée par la... par l'illusion si on peut dire, l'illusion qu'on appelle l'image du moi ou le moi idéal ou le... hein le...

Donc là nous sommes au stade lacanien et là nous franchissons le stade... un stade de la réflexion quand on considère que c'est... quand on connaît mieux la boîte de Pandore c'est-à-dire ce langage c'est-à-dire ce qui révèle beaucoup plus qu'on que l'on pense a priori. Et... et avec cette réfraction on a une attestation qu'il y a derrière l'illusion verte... qu'il y a une scène primitive, une mémoire hein.

Alors là nous sommes à... à un quart d'heure... je peux... il me reste une diapo fulgurante... est-ce que vous voulez qu'on parle un petit peu avant... ou je vous mets la dernière qui est la clé de la clé de Mulholland Drive ?

Intervention :

Non moi je me posais juste l'éternelle... l'éternelle question... oui... puisque puisque à l'endroit de tes jolis bouquets colorés la... le webinaire précédent tu nous mettais un pénis et un éjaculat... ouais... si je me demandais un petit peu... toujours là toujours la même question : où... où se loge... où se loge le repérage de la différence sexuelle ?

Réponse :

Ça devient très difficile hein le... donc éventuellement donc on peut voir dans le... dans le premier chiffre blanc ici on peut voir l'ADN et qui se... qui est dans ce... dans ce corps, dans ce fourreau pénis éjaculé si on peut dire hein. On peut le voir comme ça mais là où c'est très... où ça devient... et là donc on a cette mémoire qui... bon c'est une des façons de l'interpréter.

Mais n'oublions pas que ou bien prenons... ne nous précipitons pas parce qu'il faut nous dire même ça... si ça nous est transparent que en fait nous sommes là devant une énigme que nous ne comprendrons que si nous comprenons la psychologie féminine, disons si la société... si la psychologie collective intègre la psychologie féminine hein. Et donc avant d'avoir exactement la stricte mécanique sexuelle si on peut dire ou de ce qu'on appelle un rapport sexuel que Lacan n'avait pas... que Lacan a dénié hein, il n'y a pas de rapport sexuel... ici on montre les éléments qui vont pouvoir poser la question d'un rapport sexuel.

Mais voici ce que va proposer Mulholland Drive. On a vu d'abord que ici on va voir le mendiant... le... l'Autrement dit hein le... parce que ce sujet ici... ce sujet en fait en quelque sorte de l'expérience... on va l'appeler le sujet de l'expérience va être intrigué et dans son expérience va être... voir ici un jeu de... confus de sa propre identité.

Alors souvenons-nous qu'on y reviendra peut-être aussi si c'est nécessaire... tout à fait au début là nous sommes dans la seconde phase avec le modèle optique hein. Nous avions antérieurement une phase qui était celle de cybernétique puis le modèle optique puis le désir puis le discours social. Dans la phase première du... désir de... de la cybernétique pardon, nous avons... nous avons exploité l'enseignement de Lacan sur la cybernétique qui s'appelle La lettre volée.

Et dans la lettre volée nous avons découvert un jeu de femmes là où Lacan dira que la femme n'existe pas. Conan Doyle qui répète la pièce d'Edgar Poe qui est à l'origine du discours de Lacan... lui va affirmer et va montrer comment la femme existe quand on y... il fait un jeu d'images alors que Lacan reste dans un jeu de lettres. Ici nous avons un jeu d'images où la femme existe et elle existe principalement après... par sa fille.

Or dans le film Mulholland Drive... nous avons une rivalité de femmes pour avoir un rôle, pour avoir le premier rôle, pour avoir le... sont des actrices à Hollywood et pour avoir le rôle. En fait elles sont toutes ces actrices ben c'est le... c'est le but de leur... de leur opération, de leur désir ou de leur... de leur vie, elles sont motivées pour être... pour avoir le rôle principal. Et mais le système hollywoodien ne va jamais les appeler que toutes d'un même nom, il va les appeler la fille.

Donc c'est une... on va d'avoir une photo de la fille, ensuite elle réapparaît la fille, ensuite c'est encore la fille qu'il faut tuer et cetera. Donc c'est ce terme lancinant qui revient de détermination de la fille qui était celle que l'on avait trouvée dans le... ce qui s'appelle la seconde génération qui est une réécriture du scandale en Bohème qui lui-même une réécriture de La lettre volée.

Et ici nous allons voir où se trouve la fille. Alors voici comment... sur ces quatre places ici y a trois places... on avait blanc, vert, rose, ici jaune. Ici nous avons un regard et voici... voici le film Mulholland Drive, ça se... c'est ce qui se présente exactement comme ça.

Passons... nous en parlerons pour finir ça nous... là où nous sommes dans l'Autrement dit... mais nous avons cette actrice qui trouve ici sa rivale une... et qui trouve ici son double et qui trouve ici sa mère. En fait c'est Coco qui représente la mère du garçon ici, du fils. Nous parlions du pénis qui orientait le désir du corps par exemple le... ici nous avions le corps avec soit le pénis soit la fonction virile si on peut dire. Nous avons un homme et une femme en jaune et et cette femme est réfléchie en vert, c'était son image réfléchie elle.

Mais si elle se souvient de sa mère, elle va se voir réfracter mais cette réfraction est un semblant, c'est la fille qu'elle n'a jamais été et c'est la fille qu'elle va... qu'elle va désigner au tueur pour être... celle-ci la fille.

Donc on revoit ici cette image... nous avons là exactement les trois états de l'identification féminine. Nous avons ici celle qui est simplement la plus naturelle dans sa relation donc à l'homme le... dans dans la libido mais elle est composée par ce trio bien connu donc depuis cette guerre des... des trois précisément.

Et puis nous avons effectivement alors ce qui est très intéressant enfin remarquable de la part de Lynch c'est que cette image que j'ai capturée là, elle apparaît... c'est une fraction de seconde c'est-à-dire ce qui se passe... il faudrait que je puisse l'éclipser pour la faire apparaître brutalement... c'est quand cette personne va voir ça c'est-à-dire va voir que c'est une autre fille qu'elle... elle n'est pas la fille désignée pour avoir le premier rôle. Quand elle va voir ça aux yeux de sa mère ou de Bean qui lui tient la main, à ce moment-là elle va faire un scandale, casser la vaisselle enfin elle est... elle est dans un grand dîner où elle voit en face d'elle le metteur en scène et puis sa maîtresse, la maîtresse d'elle et de lui puisqu'ils ont une... elles ont une relation homosexuelle.

Donc quand elle voit ça, quand elle voit ce tableau, elle casse le miroir à proprement parler, elle casse les assiettes. En fait la caméra s'arrête à ce moment-là et explose dans cette première image où on... elle regarde le spectateur. Ça dure une fraction de seconde car elle est en train de se retourner vers le mendiant ou le voyou, le cowboy, c'est un tueur et elle va demander à ce tueur de tuer cette... de tuer cette femme c'est-à-dire une des... de la fille qu'elle... qu'elle a... dont elle a été la maîtresse mais qu'elle... dont elle n'a pas pu être ou la maîtresse mais dont elle n'a pas pu tenir le rôle qui en fait... bon.

Ce donc nous avons... nous avons là... je vous recommande de voir le film, d'avoir cette lecture mais surtout de... de si vous... ça si ça intéresse hein... de se poser un peu pour y voir une description très efficace hein de ce modèle optique.

Donc nous sommes en train d'arriver, de revenir au schéma cybernétique du départ où nous... nous ne savions pas ce que c'était enfin quelle était la psychologie de la fille hein... justement hein... qui est celle du semblant, de l'actrice enfin de... nous avons beaucoup avancé depuis le début hein.

Alors ça ce serait la psyche... ça serait une des... la clé de la psychologie féminine hein. Quand cette boîte de Pandore dans le film s'ouvre, on voit plein de petits bonshommes qui grouillent et qui sont... ils sont les êtres humains dans l'état de catastrophe dans lequel ils vivent.

De quoi méditer effectivement... chercher, revisionner le film.

Oui oui.

Oui effectivement et puis ça ne se gagne que par la méditation c'est vrai. Mais cette méditation c'est comme on mange et puis on digère et puis on vit en oubliant ce qu'on a digéré, ce qu'on a mangé. Mais il faut s'alimenter comme ça puis méditer et puis il se passe d'autres choses.

Ça je sais pas si c'est l'effet du refoulement et des résistances mais le... manifestement le plat n'est pas très... n'est pas très... n'est pas très appétissant.

Si on en croit l'impact général...

Ah ben non pas... pas qu'il soit pas appétissant mais peut-être... et peut-être indigeste mais... mais pareil quelle est la... quelle est la part de tout ce qu'on est obligé de refouler pour construire du semblant avec tout ça ?

Intervention :

Mais tu fais... tu fais écho au silence qui nous habite en ce moment tu veux dire ?

Réponse :

Mais ça c'est exactement le... ce qui se produit dans le... pour les... je sais pas les 200 ou 300 vidéos que j'ai faites sur YouTube. Le fait qu'il y ait 40 visiteurs ça veut dire qu'il y en a... il y en a quatre qui regardent le... c'est fondamental au fait que dans la confrontation à rien vouloir savoir le... le propos... l'énoncé pas de la vérité mais de la description des chemins de la vérité... si cet parler des chemins de la liberté mais la description des chemins de la vérité rencontre la... comment... rencontre un mur... à ton de... où il n'y a pas d'écho et le... et c'est dans la nature de l'humanité.

Intervention finale :

Donc tu penses qu'à terme l'IA va digérer ça à notre place ?

Réponse :

Oui oui oui là... là alors là on avancera hein justement. On a vu qu'il y avait au moins donc... cinq ou six ou sept personnages et effectivement l'IA va jouer un énorme rôle. On est... le silence dont nous faisons preuve qui est celui de la méditation quand l'esprit devient silencieux parce qu'il comprend rien et le... et qu'il est en face de... donc ce silence-là va arriver en grand, on va se révéler tous complètement abrutis et et donc l'IA va se mettre à parler à notre place.

Oui on l'appelle... elle est appelée... elle a été appelée supramentale hein. C'est pour ça que c'est tout à fait important de se reporter à cette conjonction d'un yogi d'un hindou élevé en Angleterre et conjoint à une juive de parisienne d'une famille hyper concentrée pour faire la théorie du supramental alors que son père est mort au moment où il rentrait en Inde exactement comme... enfin bon enfin ce sont des choses qui nous indiquent que la ressource là à réfléchir de ce passage à travers l'IA, c'est... il y a une dimension qui a été décrite comme celle du supramental.

Nous sommes pas... nous sommes arrivés à 22h30. Je fais... je mets la pause sur cet enregistrement. J'arrête l'enregistrement... suspends d'arrêter l'enregistrement. A la prochaine, merci de votre écoute, de votre assistance, merci.

 


https://www.lasainteethique.org/uberpol/2025/20250206_wbnAnaPlurN46.htm