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Analyse Plurielle - webinaire AnaPlur

Audio généré par NoteBookLM Résumé/présentation approx 5.min / en construction

20240606 N°11

 présentation    en qq min

 


Titre :  « 2gene »
 https://youtu.be/BneKyZxZliI 

Descriptif vidéo/youtube
N°11 - Cette étape achève l'articulation entre eux de trois textes qui s'échelonne, en s'imitant, à savoir La Lettre Volée d'A.E.Poe 1844 suivi de sa copie inverse, Un Scandale en Bohème de C.Doyle 1892, suivi de La Seconde Génération de A.Boucher & D.Green 1939-46. Le premier des trois a été employé comme une base par le lacanisme avec la fermeté qu'a employé l'Oedipe de Sophocle pour base ; le second a probablement été volé en exemple de la signification du premier, par Lacan comme il avait caché l'Origine du Monde [docum : Lacan conserva le tableau de manière assez secrète. Pour le cacher, il fit construire un double fond dans un vieux cadre à glissière par son beau-frère, le sculpteur Oscar Dominguez. Ainsi, le tableau pouvait être dissimulé derrière une œuvre plus anodine, ne révélant "L'Origine du Monde" qu'en glissant le panneau frontal.] à la manière de celle que Sherlock Holmes appela "La Femme". Le troisième texte, radiophonique à l'origine, diffusait sur les onde que la fille de la femme cherchait à obtenir un corps plutôt qu'un objet de désir que la littérature fournissait en abondance et détails.

page référente/site : https://www.lasainteethique.org/uberpol/2024/20240606N11_wbn_2gene.htm 

AnaPlur N°11   2gene ( La Seconde Génération )
La session visio conférence/replay
au lieu le 06juin2024 zoomPublic 18h30

commentaires et suites :

 https://www.facebook.com/doc.dwt/posts/pfbid0231tvucJUyc5hP7kLgfftaBJD2GjoYzh5STdztwSq71HqWEZvUdZaFHWbJVcs9bKvl 
Voici le compte-rendu de la 11em session du webinaire AnaPlur https://www.lasainteethique.org/uberpol/2024/20240606N11_wbn_2gene.htm . Il achève une présentation théorique qui est en partie exposée dans le descriptif de la vidéo sur sa plate-forme youtube. Il y en aurait évidemment beaucoup plus à dire et nous n'y manquerons pas durant les sessions suivantes qui seront cependant d'un autre régime de pensée, plutôt de conversation. Ces conversations ne manqueront pas d'y redire puisque, comme le prouve le résumé du transcript par ChatGPT, l'essentiel est passé sous le radar (GPT ne mentionne même pas la troisième oeuvre qui est pourtant la plus importante de l'exposé). Cependant je pense qu'à l'audition ce troisième clou d'un spectacle de l'histoire de la psychanalyse certainement présentable paraîtra ; si bien que j'ai cherché ce que j'avais omis, en tout cas certainement de faire écho à une remarque de @Lucien De la Bergerie qui avait pris sa présentation sur le ton de la fête (suivre sur page) - j'avais l'intention de l'inviter à venir discuter avec nous mais, à preuve qu'on est tous bien occupés, je n'ai pas eu le temps de le faire (je me rattrape ici). La suite dire en tout état de cause ce qu'en général on aura fait de ces quarante années de palabres et présentations au milieu des psy chics.
Cryptopher Keo [Veille PSYCHOHISTOIRE / Webinaire n°1 #DWT]
Ce 11ème épisode est probablement celui sur lequel je suis ressorti le + en ayant l'impression d'avoir quasi rien compris (manque de travail sur La Lettre Volée etc.)
N'hésitez pas à m'aider à mieux comprendre ??

   Pas d'inquiétude, quand on a cette impression c'est qu'on est en train d'apprendre ; moi-même en même temps grâce à ces démarches j'apprends. Commençons la visite si vous voulez, par une histoire, comme si c'était une nouvelle. C'est l'histoire d'un psychanalyste qui a fait l'acquisition d'une image, un tableau nommé "L'origine du Monde", qui présente un corps de femme. Pour quelle raison allons-nous nous demander le cache-t-il et d'une singulière manière. La légende raconte que vers 1950 qu' « il fit construire un double fond dans un vieux cadre à glissière par son beau-frère » et elle ajoute qu' « ainsi, le tableau pouvait être dissimulé derrière une œuvre plus anodine, ne révélant "L'Origine du Monde" qu'en glissant le panneau frontal. »
   À la même époque, ce même psychanalyste inaugurait un enseignement sur une histoire qui remonte à très loin, de lettre égyptiennes volées aux origines de l'alphabétisation, laquelle origine avait obsédé son maître Freud etc.. Et puis troisièmement, si on arrive à soutenir cette tension de penser à trois choses en même temps, il faut se souvenir qu'à la même époque on commençait à comprendre que la psychanalyse était une aventure très comparable à celle de détectives à la recherche de faussaires mais surtout à l'examens de faux et de leur distinction d'avec les originaux.
   Regroupons donc nos indices : le tableau dans une glissière, de la lettre volée, un regard sur Sherlock Holmes. On peut dire que nous avons là un tableau de la scène parisienne qui représente la psychanalyse des années 1950. De ces indices seul le troisième n'est pas tout à fait assuré ; notre psychanalyste de génie, d'une érudition sans pareille aurait-il ou n'aurait-il pas lu, connu, les Aventures de Sherlock Holmes ? telle est l'investigation qu'il nous faut à notre tour mener.
   Avec un minimum de flair, on se porte vite sur une 'aventure' écrite par C.Doyle, à savoir celle intitulée Un Scandale en Bohème, et nous nous y portons parce qu'en Bohème il s'est passé, au moment où Renée Descartes y faisait les premières armes de son cogito, des événements particulièrement relatifs à ladite origine de l'alphabétisation. Mais nous ne sommes là que dans le domaine de l'intuition, et il nous faut arriver vite à la lecture objective et sensible de ce "scandale" : il s'agit d'une nouvelle dont la clé d'intrigue se trouve dans une paroi à glissière dans laquelle est glissée une image, notamment de La Femme*.
   Vous voyez le rapport ?
   Je suppose que vous subodorez quelque chose ; je le reprends pour que ce soit bien clair : notre héros fait la lecture d' "un scandale" (C.Doyle), il lit que son image scandaleuse est cachée dans une glissière, il a fait en même temps l'acquisition des "Origines" scandaleuses, et de suite il la fait cacher dans une glissière avec l'aide de son beau-frère. Est-ce que la mise en scène parait plausible et n'est-elle pas intrigante ? J'essaie de vous mettre bien dans le temps de l'époque. Ce tableau est célèbre, ce psychanalyste fréquente tout le beau milieu, les peintres, les mondains les mondaines etc..
   Or voici ce qui s'est passé dans l'hyper-réalité - je ne parle pas d'une réalité hors de ce monde - mais de ce hype qui fait qu'une vérité se cache dans un sophisme, une sophistication. Voici ce qui s'est réellement passé :
   Ce psychanalyse, méditant et fort cultivé, réfléchit sur ce qu'il vient de faire : il a strictement mis en scène, disposé dans son cabinet, ce que narre la fameuse nouvelle de Doyle, et il se marre.. ça marche ! tout le monde passe devant son tableau dans son couloir, à glissière, avec le savoir (inconscient) mais sans le voir. L'histoire ne dit pas si c'est alors en se bourrant une pipe, mais elle laisse entendre qu'il se dit alors, que pour comble, « elle aura été écrite »..
   Je vais vous laisser pour le moment sur cette évocation, et nous continuerons si vous voulez ; ce futur antérieur est essentiel pour notre psychanalyste qui en fera le socle du pouvoir des lettres ; il se dit donc en méditant devant l'Origine cachée et sa bonne blague qu'il est en train de faire à son monde, il se dit donc : « et pour comble, elle aura été écrite » - et précisément, c'est le cas, son imitation de la mise en scène de Doyle aura été écrite par E.A.Poe (que Doyle avait en l'espèce copié). Cette Origine à la lettre, alors était écrite et volée, comme il allait le faire du même coup dans son séminaire sur La Lettre Volée prononcé le 26 avril 1955. Dans ce séminaire, Lacan présente l'origine de sa mise en scène, finissant de cacher complètement qu'il l'a mise en scène dans son cabinet.

* : dans le texte Une Scandale en Bohème : « la photographie (de la femme) se trouve dans un renfoncement du mur derrière un panneau à glissières juste au-dessus de la sonnette.»

note : accessoire

https://www.lasainteethique.org/uberpol/2024/20240606N11_wbn_2gene.htm#0606ck

 https://www.facebook.com/doc.dwt/posts/pfbid024GdXHpbV7JTeMzngWfQaD58tjynycgUyq4RaCRJxguH2UVY4iaqFZQhSxyVdu4M9l 
La première réponse au webinaire N°11 a fait part d'une incompréhension ( https://www.lasainteethique.org/uberpol/2024/20240606N11_wbn_2gene.htm#0606ck ). Je rappelle que ce N°11 expose le troisième niveau d'une structure de symbolisation qui premièrement s'applique au hasard (chaîne binaire aléatoire 010011010etc..) - et qui deuxièmement se répète sur elle-même (symbolisation de la symbolisation que l'on appelle "représentation" c'est à dire la génération du Signifiant). Sur ces deux niveaux, le N°11 a exposé le troisième niveau qui s'intitule La Seconde Génération (cette seconde génération s'intitule comme ça car elle suit la première génération dite du Signifiant) - est-ce qu'on ne comprend pas parce que la première génération est elle-même double, image-lettre, homme-femme, et n'existe que dans un rapport-sexuel qui aura été ? Quoiqu'il en soit on ne peut pas dire que le troisième niveau soit une Troisième Génération, car les deux premières ne sont en cause que par cette dernière, qu'on appelle donc la « seconde » génération.

  https://www.facebook.com/doc.dwt/posts/pfbid08u51hCdgUY3cr6UWVMcwG4PFQGjhqQpksLWNy1Ekj3EWHwVXbpbQRZWas6F5auiEl?comment_id=1389616255090976 
Nanou Jeanine
Pour ma part ..j'essaie de partager sur des groupes de psychanalyse dont je fais partie ! MaPour ma part ..j'essaie de partager sur des groupes de psychanalyse dont je fais partie ! Mais hélas pas de réaction positive suite à tous ces webinaires qui semble très intéressant...mais toujours aussi complexe et pas forcément adapté à tous les lecteurs??

   Ils n'en veulent rien savoir ; il faut prendre ça comme un fait. "Just a fact" et c'est leur signification ; il n'y a pas d'évolution à attendre. C'est une inertie qui participe de la démonstration ; et elle n'est pas faite pour s'arrêter apparemment, elle aurait duré toute la carrière de Lacan. Vous êtes peut-être d'un groupe où S a écrit tout récemment : « Je viens de lire la mise à jour de la page webin11. Je ne savais pas pour l'histoire du tableau de l'Origine du Monde acquis par Lacan et caché..! Décrit comme cela ça fait un sacré argument pour penser qu'il (Lacan) savait pour Doyle et le scandale... Est-ce qu'il s'amusait d'en avoir marre de n'être pas compris ? Ou manipulait-il sciemment son monde ???... » .. on peut ajouter, oui, un argument 'énorme!' et c'est exactement ce que dit et redit "la lettre volée" : elle est devant le nez et on ne la voit pas. À présent nous sommes au stade de concrètement ne-vouloir-pas voir et/ou savoir (alors qu'au moment lacanien nous étions au stade de l'inhibition - comme les médecin injecteurs, qui au départ étaient simplement un peu peureux, avant que la corporation passe à un autre stade, elle devient activement répressive et pire). On retrouve l'attitude de Lacan idem avec Anzieu (quel nom!) ; il attendit et puis tout de même un jour l'autre a vu - dans ce cas c'était une histoire de mère comme nous y arrivons également. Mais avec cette probabilité : «la lettre que Lacan détenait et signifiait était Un Scandale en Bohème, absolument mis-en-scène, dans son cabinet.. strictement à l'image du scandale.» Cette probabilité est si forte (il est si peu probable que tout cela n'ait été que coïncidence/répétition inconsciente) qu'il est, effectivement, hors de question que ce soit découvert. Il vaut mieux sans s'y attarder/attacher passer à l'enjeu actuel qui est les deux corps et leur rapport.

https://www.lasainteethique.org/uberpol/2024/20240606N11_wbn_2gene.htm#0607

 

 

 

 

 

RÉSUME par GPT4o  

La transcription [ci-dessous] couvre une discussion complexe et approfondie sur plusieurs sujets liés à la psychohistoire, à la psychanalyse, et à la littérature, notamment autour des œuvres de Edgar Allan Poe et d'Arthur Conan Doyle, et leur interprétation par Jacques Lacan.

Voici un résumé des points principaux abordés durant la réunion :

Introduction et Contexte:

La discussion commence par une mise en contexte du sujet principal, en particulier autour du séminaire inaugural du lacanisme, "La Lettre volée", traité comme un texte de cybernétique.
Introduction à l'idée que Lacan a "volé" une seconde œuvre, cachée derrière "La Lettre volée", et que cette œuvre est un "scandale en Bohème" écrit par Conan Doyle en hommage à Poe.

Analyse des Textes et des Auteurs:

Exploration des connexions entre les œuvres de Poe et Doyle et comment elles reflètent des dynamiques psychohistoriques.
Discussion sur les interprétations psychanalytiques que Lacan a appliquées à ces textes, et comment ces interprétations influencent la compréhension des dynamiques sociales et individuelles.

Implications pour la Psychanalyse et la Psychohistoire:

Discussion sur l'impact de la révélation des textes cachés et leur signification dans le contexte plus large de la psychanalyse et de la psychohistoire.
Réflexion sur la nature des relations humaines et sexuelles à travers l'analyse de ces textes, avec une mention de l'intégration du corps et de la sexualité dans les analyses psychohistoriques.

Méthodologie et Techniques d'Analyse:

Présentation de techniques spécifiques pour analyser et interpréter des textes psychohistoriques.
Réflexion sur la manière dont ces techniques peuvent être appliquées pour mieux comprendre les dynamiques sociales et historiques.

Réflexions Finale et Conclusion:
Réflexions finales sur les implications de ces analyses pour la théorie psychanalytique moderne.
Évaluation de l'impact potentiel de ces idées sur la pratique clinique et la recherche académique en psychanalyse et en psychohistoire.
   La session est dense en contenu théorique et requiert une connaissance approfondie des œuvres de Poe, Doyle, et des théories de Lacan pour une pleine appréciation. Les participants discutent également des implications pratiques de ces théories pour la compréhension des phénomènes sociaux et personnels.

Transcript du Webinaire N°11

attention ; l'IA a mis au propre un transcript brut de youtube ; mais elle est restée imprécise sur les noms des personnes et fait des erreurs dans les attributions de prise de parole, inverse les personnes etc..

Par voilà, voilà bonsoir et quoi de neuf, nous ne sommes que trois mais on va voir un quatrième qui vient enfin qu'il en voiture, il nous a annoncé qu'il venait et puis voilà crypto et c'est très bien et vous pourrez surveiller le chat. Je l'ai pas bien, oui je l'ai, je l'ai ouvert et puis je ferai comme la dernière fois s'il intervient je ferai des copies d'écran.

OK, OK, bon alors on va travailler aujourd'hui sur quelque chose d'absolument énorme donc on va le simplifier, le condenser et puis espérer d'arriver tout de même à avoir un peu l'espèce de l'intégrale. Cet intégral consiste à partir du séminaire inaugural du lacanisme qui s'appelle "La lettre volée" qui est un traité de cybernétique en réalité, donc de partir de cette séance originelle du lacanisme, d'y ajouter quelque chose en fait que Lacan, si je mets mes mains comme ça, que Lacan avait volé cette seconde chose et il l'avait caché par justement ce qui s'appelle "La lettre volée".

Mais il y avait un double si on peut dire de cette lettre volée qui était "Un scandale en Bohème". La question se pose de savoir si Lacan était au courant que ça existait, ce "Un scandale en Bohème", mais en tout cas en littérature, ce "Un scandale en Bohème" que j'illustre ici par ma main était officiellement écrit par Conan Doyle. C'est une des aventures de Sherlock Holmes importantes par les premières et c'était écrit par Conan Doyle pour rendre hommage à son maître Edgar Poe. Il avait fait un pastiche si on peut dire ou un simulacre de la première pièce.

Alors Lacan lui a traité, a traité cette - je mets dessus comme ça - cette première "La lettre volée", mais personne de ses élèves n'a vu qu'il y avait derrière que Conan Doyle avait fait l'inverse en arrivant aux conclusions tout à fait opposées. Ses élèves ne l'ont pas vu et on peut soupçonner que Lacan lui tout de même a su qu'il y avait ce cette dans l'histoire de la littérature qui avait ce second stade.

Et ce que l'on va faire aujourd'hui c'est montrer - alors j'ai pas une troisième main mais - c'est qu'il y a un troisième texte qui a été écrit plus tard, c'était un texte radiophonique aux États-Unis en 1900, je pense que les années 50 peut-être, enfin dans une époque où la radio était très développée enfin aux États-Unis. Ah c'était pendant la deuxième Guerre mondiale, les dates m'ont frappé, oui voilà.

Le premier refoulement

Donc alors ce que l'on va montrer c'est d'abord on a déjà beaucoup parlé de ce qui s'est passé dans ce premier refoulement parce qu'il s'agit là d'avoir de "La lettre volée" qui est un roman où il y a un roi, une reine, un ministre et un détective.

Ce second document qui s'appelle "Un scandale en Bohème" : à la place du roi, mais une reine, à la place de la reine, mais un roi et cetera. Et puis ce qui va se passer c'est que la troisième, la troisième version va reprendre exactement la même structure de l'histoire mais cette fois-ci avec la fille d'un des personnages de cette - c'est pour ça que ça s'appelle "la seconde génération" - et la pièce est rejouée à un moment où Sherlock Holmes est âgé et il est à la retraite.

Et donc il voit arriver cette fille, elle s'appelle Irène, elle a le même prénom que sa mère. Il voit arriver Irène qui va lui jouer en fait le même tour mais avec un petit supplément qui va dont on va mesurer, on va examiner l'importance, la signification. Il va lui, elle va lui jouer le même tour que sa mère.

Bon comme d'habitude on va faire un peu une présentation par un partage d'écran où je vais montrer ce que... Est-ce que mon écran apparaît ici avec mon curseur ? C'est tout bon ? Oui c'est bon, c'est tout bon. Bon mais cependant avez-vous des commentaires, des questions, des propos à ce sujet ?

Pas en rapport enfin pas en rapport direct, non pour l'instant, non.

Le rapport sexuel dans le lacanisme

Bon, je décris un petit peu donc qu'est-ce que c'est que ce 1-2-3-4 qui fait un peu notre programme. Le rapport de quoi s'agit-il ? Il s'agit du rapport sexuel et dans le lacanisme, c'est-à-dire dans cette opération qui ne se sert que de "La lettre volée" d'Allan Edgar Poe et refoule ou occulte "Le scandale en Bohème" de Conan Doyle.

La question du lacanisme est qu'il n'y a pas - et cette question c'est l'existence ou pas du rapport sexuel entre les humains. Est-ce qu'il y a authentiquement un rapport sexuel entre les corps humains ou bien... Ça c'est pour répondre un petit à Kryptoper qui disait "mais pourquoi est-ce qu'on change pas de nom" parce que "rapport sexuel" ça veut un petit peu dire quelque chose, ça veut dire rapport sexuel.

Eh bien oui c'est justement ça, on parle bien du rapport sexuel et on parle bien du fait qu'il n'y en aurait pas à proprement parler, exactement même s'il y a un simulacre, s'il y a des conjonctions, si les corps se rencontrent et les gens et les êtres et les couples se parlent, mais les corps eux-mêmes n'entrent pas en rapport. À tel point que par exemple on le voit, il y a tout de même une des histoires si on peut dire du rapport sexuel qui est la génétique.

Et Lacan aura fait aussi un refoulement, je crois ça s'appelle un blackout, où on va ignorer la génétique. D'abord parce qu'il avait, c'est apparu durant sa vie quand il était jeune médecin, ça n'existait presque pas encore enfin c'était tout à fait nouveau. Le chromosome Y est apparu assez tard, enfin on a connu le chromosome Y assez tard en tout cas dans la vie de Lacan et il ne l'a pas intégré. Peut-être en avait-il l'idée et attendait-il qu'on en parle, qu'on le lui dise, mais il n'a pas associé ce son argument principal de dans sa psychologie, dans sa théorie qui était le nom du père, le patronyme. Il ne l'a pas associé au chromosome Y alors que c'est évidemment aussi proche et aussi accolé l'un à l'autre, le chromosome Y et le nom du père. C'est aussi accolé que le corps d'Akhenaton à Œdipe.

Et on voit que donc - là j'ai ajouté des petits commentaires mais - que la présence du corps qui est ignoré par Freud, le corps d'Œdipe, la présence de l'ADN qui est ignorée par Lacan qui parle du patronyme... Et on le voit même avec Wilhelm Reich qui met à la place du rapport sexuel une énergie qu'il appelle l'énergie d'orgone mais en renonçant au fait de pouvoir associer cette énergie à la psychologie collective. Je marque, j'ai ici marqué à la démocratie, c'est-à-dire que Reich a renoncé à sa première, son premier propos qui était de soutenir que la psychologie de masse dépendait du rapport sexuel entre les êtres humains.

Et donc c'était à Berlin, il a essayé de faire des groupes d'analyse collective pour analyser les relations sexuelles dans le prolétariat et il a dû décamper rapidement. De toute façon la guerre est arrivée et il a décidé, il a déclaré qu'il n'en parlerait plus jamais. Donc il n'a pas... jusqu'alors et jusqu'après, enfin jusqu'à Lacan, jusqu'après Freud, Reich et Lacan inclus, donc il y a eu une omission du corps citoyen, du corps humain, du corps en masse et de sa sexualité.

Une occultation, oui. On peut peut-être, c'est peut-être opportun là de rajouter du coup comme élément d'omission enfin qui qui devait quand même guider Lacan je pense dans ses réflexions, enfin il avait dû y rester, il n'a pas remis ça en question, mais il y a quand même l'élément de l'erreur, de la grossière erreur de Freud quand il a attaqué, a traité de la différence sexuelle et est parti où il est parti sur son histoire de pénis avec tout ce qui en a dérivé et ce que tu as démontré comme étant enfin une erreur, une fausse piste, pas une différence réelle que tu as mise en évidence par ailleurs.

Hmm, hmm, hmm. Donc ça c'est aussi un élément qui... enfin je pensais tout à l'heure à Lacan qui a eu que tardivement connaissance du chromosome Y et qui n'a pas fait le lien. Je veux dire au sujet des corps, il devait quand même rester à raisonner en fonction de ce que Freud avait mis en avant, c'est-à-dire donc de l'image du corps plutôt que des corps et le moi se combinant à une image du corps.

Et effectivement comme on le verra, mais alors ça on le verra après dans les webinaires prochains, mais on y arrive là, on commence à y arriver. Donc effectivement en omettant si on peut dire certains organes du corps, comme donc comme il omet le chromosome Y et cetera, ce qu'on peut bien dire mais tu fais bien d'ajouter donc notamment un sphincter ou une fonction sphinctérienne particulière dans les corps des mammifères en fait.

Alors donc ça c'est notre premier propos, c'est pour donner un petit peu l'idée générale de quoi on parle finalement et pourquoi est-ce que c'est important. Parce que bien si on arrive au quatrième point là, c'est parce qu'il semblerait que cette compréhension de cette ou de cette intégration de cette connaissance de la formule et de la consistance du rapport sexuel dépend que l'IA soit simplement un phénomène de répétition et que la psycho... enfin que les événements que nous vivons actuellement soient une répétition psychohistorique de ce qui s'est déjà passé notamment autour et avec la scène primitive égyptienne.

C'est-à-dire où quand Moïse donne les lettres, les tables et l'alphabétisation du bassin méditerranéen. Et actuellement on est à une sorte d'alphabétisation enfin ou un phénomène d'intelligence artificielle au niveau, là cette fois-ci, de la planète. Mais on peut soit nous allons vers une répétition de cette scène primitive, soit on dégage quelque chose de réellement évolutif à partir du moment où on intégrerait donc ce qui pour l'instant a manqué dans la psychanalyse ou en tout cas donc avant qu'on en parle là maintenant, donc à savoir les conséquences du rapport sexuel et du fait que nous avons une espèce... nous refoulons, nous avons par une espèce de paranoïa, une ce qu'on appelle une espèce d'hallucination négative.

On imagine des êtres et des corps au lieu du réel rapport qui se passe entre les hommes et les femmes.

Structure de "La lettre volée"

Alors là je reviens donc au niveau numéro 2. Attendez mais là j'ai pas partagé l'écran, alors il faut que j'y revienne. Je m'excuse, j'étais en train de faire mes petites explications sur l'écran sans le montrer.

Le voici. Voilà donc on le voit. Donc on en était donc au début là à la présentation du rapport. Je disais que de cette élucidation du rapport allait dépendre l'analyse psychohistorique de la situation actuelle et du fait que l'IA serait simplement une répétition de l'alphabétisation ou la distribution de l'automatisme de la cabale, de l'automatisme de la lettre, ou bien donc un phénomène évolutif réel.

Ensuite là j'avais fait un petit jeu de mots sur Jean Lassalle qui a été le seul... enfin on connaît son histoire et j'avais fait une allusion sur sa vaccination qui était une espèce de marque qui avait marqué toute la population pendant cette crise inaugurale du Covid, inaugurale de ce qui se passe actuellement avec ce nouvel état de la collectivité que nous vivons. Et donc Lassalle avait dénoncé ou avait simplement signalé que les dirigeants n'avaient pas ce trait, n'avaient pas de même que... et là nous sommes dans l'histoire de "La lettre volée" : est-ce que la lettre est inscrite dans la connaissance du roi ou etc. ?

Bon mais nous devons passer vite mais c'est une plateforme de travail qui peut être utile de jouer avec ce qui certainement alienne au niveau du symbolique et du nom, de son nom, ce monsieur qui s'appelle Jean Lassalle.

Mais venons-en à cette seconde génération.

Et je vais passer à un autre type de dessin. Voilà, si on schématise la structure de "La lettre volée", c'est un roi qui ne voit pas qu'une reine a une lettre. Le ministre voit qu'elle la possède, la lui vole et Dupin voit que l'autre a vu que l'autre a vu qu'il ne voyait pas. Donc on est dans ce genre de logique où on voit ici cette lettre qui a circulé, à moins que... enfin pour l'instant c'est l'objet du désir des lettres comme ça.

Ce qui s'est passé entre "La lettre volée" ici d'Allan Edgar Poe et ce qui a été caché voire éventuellement volé du fait que Lacan n'a pas signalé que derrière, qu'après ce texte d'Allan Edgar Poe qui a été écrit donc en 18... et des dizaines d'années plus tard, Doyle fait la chose symétrique.

On voit ici la structure d'"Un scandale en Bohème" où à la place du roi c'est une reine, à la place de la reine c'est un roi, à la place du ministre c'est une femme, c'est la maîtresse du roi. Là ici c'est le second si on peut dire du roi ou le, disons son acolyte. Là c'est donc sa maîtresse.

Et dans la succession, dans l'imitation, dans le "scandale en Bohème" écrit par Conan Doyle, le détective Holmes lui est aveugle aussi et il se fait duper par la maîtresse. La femme s'appelle Irène Adler.

Et à ce moment-là Sherlock Holmes conclut - et c'est vrai c'est le dernier mot de la nouvelle, du roman enfin du texte - et Holmes du fait de s'être fait avoir comme ça alors qu'il n'en a pas l'habitude, il va pour toujours ensuite appeler Irène Adler, il va l'appeler "la femme".

Alors ça c'est tout à fait intéressant, c'est crucial pour cette analyse psychohistorique et ce compte-rendu de littérature, c'est qu'en cachant cette similitude ou ce simulacre de "La lettre volée", Lacan établit qu'au bout du compte, à sa lecture, la femme n'existe pas. Alors que ce "La lettre volée" cache "Le scandale en Bohème" qui conclut justement à l'existence de la femme, ou en tout cas sa nomination.

La seconde génération

Mais alors ce qui... alors je vais vous parler, je vais arrêter le partage pour qu'on parle un petit peu de la manière dont j'ai eu connaissance de la seconde génération qui est la troisième donc, la troisième version de cette structure de détective enfin de cette histoire.

Et je comme ça je fais un petit peu une pause là-dessus pour en souvenir ou en hommage ou pour préciser que c'était le professeur Gerald Atlas, Jerry pour les amis. Nous étions... c'est lui qui m'avait fait venir, c'était un psychohistorien de New York qui m'avait fait venir aux États-Unis pour que nous écrivions, nous allions écrire ensemble l'histoire d'Akhenaton et de la scène primitive. C'est Akhenaton, Moïse, Œdipe. Donc on a été très proche avec enfin Jerry et Jerry et moi durant ce séjour que j'ai fait, ces années passées à New York.

Lui n'a pas pu écrire, ce n'a pas pu faire sa part. Moi j'ai écrit le texte et lui devait l'écrire, le traduire en anglais. Il ne l'a pas fait. Enfin c'était un homme charmant et bien spécial et très aimable. Et il est décédé il y a quelques semaines. Je l'ai appris comme ça, ça faisait longtemps que nous n'étions plus en contact. Je l'ai appris par liaison, je l'ai interrogé qui aujourd'hui d'ailleurs ne veut plus répondre à ces questions là, enfin bon.

Alors j'étais arrivé... ça a été mon arrivée à New York, j'avais rendez-vous avec Gerald Atlas qui devait m'accueillir et puis il n'était pas là et il était retenu et pour s'excuser enfin donc il m'avait réservé une chambre d'hôtel au pied des tours, des tours jumelles qui ont qui sont effondrées depuis. Et quand je suis arrivé à l'hôtel il y avait ce livre, un livre qui m'attendait que Jerry m'avait offert, m'offrait pour mon arrivée. J'avais trois jours pour le lire là en l'attendant dans cette grande, dans cette magnifique environ... enfin dans ce lieu tout à fait spécial.

Et c'est là où j'ai pris connaissance donc de "la seconde génération". Et Jerry ne se doutait pas à quel point... enfin il savait que je travaillais sur "La lettre volée", sur "Le scandale en Bohème" mais évidemment on n'a pas eu l'occasion et le temps de travailler à fond comme aujourd'hui où ces derniers temps nous l'avons fait.

Voilà donc pour expliquer, donner un peu le climat et la raison et comment je suis, j'ai pris connaissance de ce texte. C'est par, c'est plutôt par le génie de Jerry plutôt que par des investigations héroïques de ma part si on peut dire, parce que c'est tout de même... alors là je pense que peu de gens avaient connaissance de cette troisième version de "La lettre volée" qui a été écrite par deux personnes ensemble, deux écrivains, un Américain de... tous les deux plus ou moins dans la science-fiction mais c'était un Anglais qui connaissait très très bien la littérature de Conan Doyle et puis l'autre était un Américain. Ils se sont mis à deux pour écrire ce texte que j'ai mis d'ailleurs dans la page qui est afférente à ce webinaire que nous faisons. Donc c'est... on peut la trouver, elle est difficile à trouver mais le texte est là. A priori qu'en anglais, il n'avait pas, il n'avait pas été traduit.

Non, non je l'avais moi, je l'ai toujours eu en anglais, il n'a pas dû être traduit donc on a... voilà il y a une traduction qui est en cours qu'on essaie de faire et qui sera sur le site si possible.

Alors je reviens au partage d'écran pour situer, pour placer, positionner cette... donc nous y sommes. Je pense que vous le voyez.

Alors qu'est-ce qui se passe dans... donc ici il s'agit... on reprend en bref, il s'agit d'un roi qui entre avec son ministre dans le boudoir de la reine qui ne voit pas que la reine a une lettre qu'elle pose sur la table, que le ministre en profite pour prendre et ensuite le détective va réussir à la retirer au ministre qui a volé la lettre.

Bon dans "Le scandale en Bohème", c'est le roi de Bohème qui veut que sa future reine ou que sa reine ne voie pas qu'il a eu une maîtresse et cette maîtresse lui a volé si on peut dire une photo de leur couple et elle risque de le faire chanter et donc de le faire savoir à la reine. C'est exactement ce que le ministre risque de faire savoir au roi, à savoir que la reine avait une lettre et ici que le roi avait une photo enfin avait cette photo prise avec sa maîtresse Irène Adler.

Donc le roi comme la reine ici fait appel à Dupin pour prendre la reine au ministre, le roi va faire appel à Sherlock Holmes pour reprendre la photo à la femme. Et pourquoi "la femme" ? Parce que autant Dupin arrive à duper le ministre, c'est-à-dire à lui prendre la lettre aussi bien que lui il l'avait prise à la reine, mais dans le cas présent Holmes se fait avoir parce que quand il veut prendre la lettre à la femme, à Irène Adler, eh bien elle lui a mis un semblant de lettre dans l'image.

Excusez-moi, énorme très très difficile et je pense que depuis le début je n'ai pas fait valoir qu'il s'agissait d'image alors qu'ici s'agit de lettre et que évidemment donc on en avait parlé la dernière fois mais c'est structurellement majeur. Si au début tu l'avais bien introduit mais c'est là que tu as dit... ou voilà donc ça c'est une photo ici et ici c'est une lettre.

Alors c'est ce qui donne tout l'intérêt de la chose c'est que effectivement entre les lettres et les hiéroglyphes il y a une fonction extrêmement énigmatique qui est celle de l'alphabétisation, qui est celle de la mise en chiffres, en des lettres de l'alphabet successives et donc des images qui sont mises en numéro si on peut dire ou en série ou en chaîne. Bon mais on a déjà un peu abordé tout ça et évidemment ça demanderait des heures et des heures d'exposés, d'études qui se font peut-être un jour par la suite et avec d'autres personnes si ça, s'il y a des raisons de le faire.

Et mais voici donc que je vais mettre en troisième ligne comment schématiser ce qui se passe avec une fois que Sherlock Holmes est âgé. Donc il y a une femme qui vient le voir, ce n'est pas, ce n'est plus le roi qui vient lui dire "on m'a volé quelque chose" mais c'est une femme qui lui demande à Sherlock Holmes de voler, de reprendre un objet qui lui a été volé.

Et Holmes va le reprendre dans un autre cabinet que cette femme... enfin et c'est cette structure là où cette femme, cette fille puisque Holmes détecte rapidement que c'est la fille d'Irène. Elle porte le même nom, le même prénom Irène et Irène. Et ils ont changé de nom entre-temps parce qu'il y a là-dedans des mariages et un passage de nom et Irène Adler est devenue Irène Norton. Et là on a tout le chapitre de la transmission du nom du père qui est inconsciemment ou automatiquement inscrite dans cette histoire de la littérature avant que Lacan ait donné, signalé toute l'importance.

Et donc juste pardon peut-être préciser que l'objet donc dans la seconde génération, l'objet qu'elle demande de récupérer à Holmes, ou c'est au prétexte qu'il contient des lettres compromettantes pour elle aussi.

Oui, oui, oui, oui tout à fait donc on retrouve soit-disant la lettre selon... selon elle, elle lui dit, elle lui dit "voilà il y a une enveloppe, un coffret, il y a des lettres, ne les ouvrez pas parce que c'est honteux, c'est des lettres intimes". Et de même qu'on ne sait jamais ce qui est écrit dans "La lettre volée" - là quand il insiste parce que c'est quelque chose de tout à fait essentiel qu'on ne sache pas ce qui est écrit mais que la lettre passe sans avec toutes les significations possibles du monde - et ici effectivement elle dit "il y a une lettre qu'il ne faut pas voir et qui est cachée". Elle lui demande donc de la récupérer parce qu'elle doit se marier elle aussi elle. Ouais ou voilà donc toutes...

Et alors ce qui se passe c'est qu'elle se fait avoir. Comment le Holmes se fait avoir par sa mère, par "la femme", se fait avoir, se fait duper on peut dire parce que donc elle a prévu le coup, elle a compris que Holmes avait compris et donc elle va lui mettre quelque chose d'autre, une autre photo si on peut dire je crois à la place.

Ou de tandis que dans "la seconde génération" on a quelque chose... je vais pas avoir le temps de tout expliquer le détail mais ce qu'il y a au total c'est qu'il va apparaître que ce n'est plus du tout la lettre qui est importante. En l'occurrence ici c'est même pas une lettre, c'est devenu vraiment l'objet du désir, c'est une émeraude que la fille donc de "la femme" si on peut dire...

Mais la fille dit que c'est une lettre mais en fait c'est une émeraude qui est dans un coffret. Et ce qui se produit c'est que donc Holmes vole l'ensemble, ouvre le coffret comme s'il allait ouvrir et voir les lettres, il voit que c'est une émeraude, il la laisse en place, il fait un petit mot, il met une lettre dans la boîte et il envoie tout ça à la fille en lui disant "voilà cette fois-ci tu ne m'as pas eu, j'ai vu ton manège".

Et il se rend compte la séquence d'après qu'en fait il s'est bien fait avoir parce que toute l'importance de ce stratagème était d'acquérir par la fille la boîte, c'est-à-dire l'enveloppe de la lettre et ce qu'on peut tout à fait imaginer ou figurer comme étant le corps. Je vais le mettre là. Voilà donc alors je... il y a la flèche avec... mais il y a ici le corps de... c'est-à-dire l'enveloppe.

L'importance du corps

Alors il y a beaucoup de... il y a... je vais arrêter le partage peut-être qu'on va se voir mieux comme ça. Je regarde un petit peu notre horaire, on va rentrer un peu dans le détail, on va pas pouvoir faire toute la théorie mais il est tout à fait notable et Lacan on montre toute l'importance enfin dans l'analyse que la lettre est donc cachée dans la première scène, dans "La lettre volée", elle est cachée parce qu'elle est retournée comme un gant, c'est-à-dire qu'à l'époque il n'y avait pas d'enveloppe, on écrivait sur un papier et ce qui fait que lorsqu'on retournait le papier plié on pouvait mettre une autre adresse à la place et un autre cachet.

Alors c'est ce qui s'est passé dans le premier recel de "La lettre volée". Lacan il insiste beaucoup et effectivement donc il fait toute sa théorie ensuite du moi comme une bande de Möbius où l'envers revient à l'endroit ou s'échange comme ça et ça entraîne des phénomènes d'inversion de lettre de... enfin bon pas trop et donc...

Alors ce qui... cette lettre est cachée... alors moi ça m'a cassé la tête, me dis dans un filigrane, dans un truc de carton... filigrane ça veut dire complètement plein de quelque chose où il n'y a pas de vide, c'est bon.

Mais le corps de que va récupérer, c'est-à-dire l'épigenèse, le corps c'est le développement qui entoure le chromosome, c'est qui est vraiment la lettre ou la mémoire si on peut dire, le donc ce qui est écrit épigénétiquement par et qui fait un corps. Ce corps dans "la seconde génération" c'est qui est l'objet réellement recherché au-delà de l'objet du désir qui est lui se révèle être une émeraude simplement.

Ce corps est un filigrane, c'est-à-dire que c'est une pièce ajourée et faite d'une pièce d'orfèvrerie qui présente à l'intérieur dans sa dans son derme si on peut dire un texte, un texte ou une image à lire.

Donc il y a là encore pour ceux qui s'y intéresseront quantité de relief et de facettes et d'éléments qui permettent de réfléchir sur les structures profondes de la pensée et de la représentation, ce qu'on appelle la représentation qui sont impliquées dans cet échafaudage, dans cette stratification de "La lettre volée" au "Scandale en Bohème" et donc à "la seconde génération".

Lien avec l'intelligence artificielle

Alors pourquoi est-ce que c'est lié à l'intelligence artificielle ? Eh bien on n'a pas arrêté d'en parler, ça, les webinaires précédents l'ont bien montré. En fait dans ces... je le remets ici, partage d'écran... dans ces étagements ici de d'œil fermé, c'est-à-dire clos, ouvert, ouvert, ouvert, ben c'est 0-1 enfin c'est ce sont des suites binaires. Et c'est toute cette cet étagement de d'histoire ou de succession de de suite en série enfin de série ensuite en chaîne et puis en... toutes ces successions de rapports sont en fait des élaborations de symbolisation de des chaînes binaires d'ordinateur.

Donc on en a pas... c'est la première fois que j'en parle enfin je le précise là dans au chapitre actuel d'aujourd'hui mais donc ça a été longuement exposé auparavant. Nous avons là quelque chose qui représente la complexification de la cybernétique ou de la ou du message cybernétique et qui nous mène au point où nous allons devoir trouver ce qui... la place du corps, du corps humain, du corps du citoyen, du corps humain dans cet appareillage que nous sommes en train de vivre.

Et si l'IA dans son développement, dans son étagement de complexité et au moment où elle devient intelligente et elle peut duper l'humain, si l'IA parvient à compter avec les corps humains et ne pas en faire des objets de consommation ou des objets dans un système fermé qui est lié à l'extinction qui est destiné à l'extinction, à ce qu'on appelle l'entropie, ou si on est capable d'inscrire dans l'IA une notion de corps humain, ce seront des corps humains sexués et ce sera par une intégration par la conscience humaine, par les individus de ce qu'est le rapport sexuel.

C'est une intégration du rapport ou de la réalité du rapport sexuel, intégration qui n'a pas été faite puisque jusqu'à Lacan on a été jusqu'à prouver qu'il ou affirmer qu'il n'y avait pas de rapport sexuel. Mais c'est à cette, c'est dans ce processus de reconnaissance du rapport sexuel que pourra s'inscrire le corps humain dans l'histoire de l'appareillage.

Alors c'est ce que j'ai essayé de signifier comme ça d'une manière où je me suis un petit peu trompé parce que ici ben je vais le faire rapido, ici il faut que j'accède ce truc là. Voilà donc on voit cette...

La différence sexuelle

Alors qu'est-ce que ça, qu'est-ce que je veux dire par là ? Là je vais conclure l'exposé présent par ce qui sera dit plus tard quand on aura l'occasion de parler de l'organisation de la différence sexuelle, c'est-à-dire que la connaissance du rapport, de ce rapport sexuel demande ou est relative à la connaissance de la différence sexuelle.

Et la différence sexuelle je... on peut... c'est vraiment une image lointaine mais enfin on peut s'appuyer sur cette histoire là pour figurer ce que peut être la différence sexuelle, à savoir que ce qui se passe dans la sexualité humaine du fait de certaines organisation sphinctérienne du corps et du fait que cette organisation sphinctérienne gère le langage ou surdétermine le langage si on peut dire parce qu'elle se projette dans le cortex, dans les zones du langage d'une certaine manière.

Donc du fait que cette organisation sexuelle imprime les conditions du langage et de la nomination, nous pouvons dire que dans la... ici nous avons une femme dans la... alors on va appeler ça la conscience ou le discours ou la proposition de la femme. L'homme, l'homme est aveugle mais à quoi est-il aveugle ? Il est aveugle à son propre corps puisque dans son cerveau, on le verra pourquoi, dans son cerveau c'est-à-dire sur la lettre là où s'écrit le langage, dans son cerveau le ce qui est imprimé ne trouve pas de lettre à mettre sur la projection de de son du sphincter en l'occurrence du sphincter inguinal.

Donc il est aveugle parce qu'il n'a pas les moyens de... il n'a pas les lettres à poser sur son corps, sur la projection de son corps si on peut dire corticale parce que dans le langage maternel et bien il n'y a pas, il y a aucune de ces lettres là.

Alors on peut dire que la femme se couple... n'est pas encore en rapport si on peut dire mais se couple à l'homme au prétexte qu'il n'ait pas de regard sur, qu'il ne voit pas qui manque de cette pulsion et ça ça s'appelle la règle de la castration. C'est comme ça que Lacan explique la relation entre homme et femme par le fait que l'homme soit le lieu d'un ce qui va s'appeler un complexe de castration.

Et bien dans la succession que nous pouvons maintenant lire nous nous rendons compte que cette non-existence affirmée par la femme du fait de la castration de l'homme, cette non-existence de l'autre, de l'autre corps et... contredite par... alors donc on serait comme ça si on peut dire dans là on serait dans le stade lacanien si on peut dire ici d'un d'un cerveau qui n'a pas les mots pour dire son corps donc et contredit par la fille de la seconde génération féminine qui va affirmer l'importance du corps comme on le voit dans cette succession logique de détermination et de surdétermination des enchaînements relationnels.

Et bon alors ça c'est ce que nous allons montrer... on étudiera cette différence sexuelle, j'expliquerai et ça il y a pas mal de littérature que j'ai déjà constituée sur le web pour expliquer ce que je viens de dire là qui peut sembler difficile à suivre mais parce que donc il suffit simplement de voir les éléments...

Et je voulais terminer par... ben je pense que j'ai dit l'essentiel que je voulais indiquer c'est-à-dire que là nous allons avoir du fait de cette différence, la manière dont la différence sexuelle est organisée, nous allons voir comment donc effectivement le, c'est le cas de dire, le corps prend corps dans l'appareillage et dans l'histoire de la lettre.

J'ai fait de mon mieux pour dire ça, présenter ça globalement, pour survoler la question parce qu'elle est évidemment très très vaste mais voilà, voilà les éléments de base sur lesquels on peut raisonner, on peut calculer et raisonner ce tout ce propos et cette idée que le rapport sexuel aura un rôle à jouer dans l'humanisation de l'IA et de notre rapport à l'IA qui sera pas un rapport sexuel ni un rapport religieux mais qui sera simplement le rapport à un outil.

Donc en fait c'est uniquement dans la phase de "la seconde génération" qu'on arrive à prouver qu'il y a un rapport sexuel ?

Oui en... oui alors disons que "la seconde génération" affirme qu'il y a corps, qui a du corps, qui que le... qui a... il y a une structure qui en appelle au corps mais elle ne... elle n'explique pas tout le détail que je vous ai présenté en gros là qui est donc... cette affirmation qu'il y ait un corps ou qui a besoin enfin que le corps s'inscrit dans cette succession, cette affirmation tient d'une analyse fine assez complexe mais de la des projections neurologiques du corps humain et des la différence des projections neurologiques des corps féminins et masculins.

Alors évidemment et ça je pense que enfin ça ça me vient à l'idée, certainement m'aurait repris là-dessus, c'est la grande différence avec ce que Freud puis Lacan vont faire de l'envie du pénis. Il y a toute une piste vers qui sert d'argument enfin oui qui fait une théorie qui aboutit à la castration et donc à la pulsion de mort comme une espèce de sommet que l'humanité pourrait atteindre.

Mais il y a tout à fait une autre piste que cette castration qui est la compréhension de la neurologie en fait et peut-être ce qu'on peut donner comme image pour illustrer un petit peu cet enfermement dans le complexe de castration, c'est l'espèce de compensation au fait quelque part de ce qui s'avère être une non-reconnaissance des corps et de la différence et justement à partir de la thèse du pénis de Freud et son équivalent, son équivalent on va dire symbolique du phallus.

Cette espèce de course à l'échalote dans lequel ça a plongé, ça a plongé l'humanité, c'est-à-dire que bah voilà comment on pense acquérir de la reconnaissance si ce n'est en cherchant à en mettre toujours plus plein la vue et cetera et donc toutes les logiques aussi bêtes qu'on retrouve avec ceux qui dirigent et qui nous gouvernent et cetera ou en tout cas ceux qui sont derrière les marionnettes qu'on nous présente ou voilà où c'est le toujours plus...

Je crois que Lacan avait parlé du "toujours plus de jouir" ?

Oui de plus... c'est ça oui tout à fait. Donc c'est ce "plus de jouir" qui se qui donne l'énergétique si on peut dire de l'objet a, de l'objet pulsionnel et effectivement enfin bon là il y a toutes... tous des chapitres que les lacaniens ne sont incapables de d'aborder enfin d'atteindre ouais pour des raisons névrotiques sinon ils auraient bien la possibilité de le... de... enfin de travailler à tout ça et ça serait important qu'ils s'y mettent.

Oui, oui, oui c'est enfin bon apparemment oui ça reste dans le refoulement ça.

Conclusion et perspectives

Donc on verra alors... je j'ai dit que je terminais aujourd'hui les l'épisode théoricien de théorie et donc j'ai simplement esquissé que l'on passera, l'on appuiera cet échafaudage là qu'on vient de qu'on a construit en une dizaine de webinaires, on le on y présentera justement la différence sexuelle et puis on aura l'occasion de préciser tout ça en fonction des évolutions futures de notre pensée et nos réflexions.

On passera aussi, je l'annonce comme ça, ça sera une des choses qui sera importante, c'est-à-dire que cette question du corps, elle disons... nous allons être menés, on a déjà été menés à la reconnaissance du corps de l'individu et donc du rapport sexuel enfin de l'aptitude à calculer, voir, vivre un rapport sexuel réel donc que en fonction de la connaissance de la différence sexuelle.

Mais on avait, on a pas mal évoqué aussi que là dans ce processus il y avait une identité particulière des corps qui se présentaient qui étaient les corps sociaux et et troisièmement dans cette connaissance de la corporéité si on peut le dire de la dans les bio-systèmes du monde humain, il y aura en fait un troisième un troisième corps qui est qui est un corps mnésique si on peut dire et donc ça on en parlera aussi. C'est j'annonce un peu des choses comme ça mais il y aura beaucoup de choses à dire sur ce développement de trois dimensions, de trois formes, de trois aspects de ce qu'on commence à pouvoir aborder c'est-à-dire le le corps réel des... les corps réels...

Parlant... bah on va revenir faire une petite allusion peut-être si il est... on a il nous reste 4 minutes alors on va revenir au départ si on veut dire et à Jerry Atlas qui n'a pas réussi avec moi ni moi ni lui, nous avons réussi ensemble à réaliser notre projet qui était de présenter à l'Institut de psychohistoire de New York de présenter avec ce à leur président qui s'appelait... décédé après, Alzheimer, qui s'appelait Lloyd deMause...

On n'a pas réussi à lui présenter cette thèse qui est celle du corps d'Œdipe précisément. Personne ne doute qu'il y ait que Moïse ait eu un corps. Freud a soupçonné qu'on ait mis un corps à la place comme exactement parce qu'on peut... c'est la même chose. Il y a eu une lettre mise à la place d'une image et cetera enfin de toute cette structure se trouve dans la scène primitive avec des personnages et des noms et des noms mémoires historiques mais principalement Freud.

Et ça c'est en souvenir de Charles Melman que j'ai bien connu, je l'ai connu pendant des années, je lui ai fait des confidences à Melman et il est décédé aussi lui il n'y a pas tellement longtemps. Et dans ces derniers propos il faisait des analyses insuffisantes de ce que Freud a écrit et appelé "un trouble de la mémoire sur l'Acropole".

C'est-à-dire que Freud a été sur la terre d'Œdipe, il a été à Athènes visiter l'Acropole et là tout à coup ça dit-il, il raconte que sa tête s'est un peu dérangé parce qu'il s'est rendu compte, il a dit "mais en fait c'est vrai ce qui se passe là... je suis pour de vrai dans sur quelque chose qui a enfin dans un lieu qui a authentiquement existé dont je n'avais simplement que la connaissance par des écrits, des lettres, des enseignements à l'école et cetera". Donc il y était pour de vrai mais bah il a néanmoins raté son son chamboulement de la tête parce qu'en fait il refoulait que ce qui était en question c'était pas son corps sur l'Acropole mais c'était le corps d'Akhenaton dans le mythe d'Œdipe.

Et Melman qui était au courant de ça parce que je le lui en avais parlé mais je lui en avais parlé à une époque... d'abord j'avais plus beaucoup de temps de lui parler, c'était une brève visite que je le lui avait fait et et donc lui était occupé à ce moment-là, il était capable parait par ses élèves qu'il commençait à avoir dans une dispute qu'il avait fait, une scission qu'il avait faite avec le gendre de Lacan, Jacques-Alain Miller et dont on et puis on sait ensuite toute l'histoire lacanienne mais qui n'a qui n'a pas brillé depuis la fin du lacanisme et puis cette espèce de déroute qui s'est passé entre le dauphin de Lacan qui était Melman qui avait une qui était promis à une belle carrière dans le lacanisme et qui ne l'a conquise que par une rupture cruelle et brutale avec la famille Lacan et mais qui ne s'en est pas très très bien sorti.

Melman il était pas mal, il a vécu vieux et en bonne santé et bien heureux mais au niveau de la théorie il n'avait pas avancé et je n'ai pas pu me faire entendre à ses oreilles à ce moment-là.

Et voilà il est 13h31, on a encore une petite chose à dire ou bien nous terminons ?

C'est bon, c'est bon, tout le monde ? C'est bon, on peut se donner une minute de plus mais tout est bon donc flèche approche le petit bouton d'arrêt enregistrement et nous y sommes.

 

 

 

 


 

Travaux préparatoires du AnaplurN°9

FB annonce & commentaires

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1er temps du jour (1/3 - 20240602) :

Il faut entendre les tas de nouilles comme les Nous Yeux. Les masses On y puisent leur sûr 'moi', un oeil au-dessus d'une pyramide. Mais voir ce que Nous somme (du verbe 'sommer', faire la somme) comme pair d'yeux, s'y réduit comme l'histoire montre père dieu. Je ne me laisserais pas à voir par les Nous Yeux tant que j'irais après l'identification à l'image. Je 'suis' une image dans le sens de suivre ; mais après l'image du moi - en algèbre i(m) - je ne marche plus de ce pas ; et Nous avance en identifiant le corps comme ce « à quoi » : le corps à quoi je m'identifie.
Pour rappel La Lettre Volée d'A.E.Poe par Lacan explique qu'un roi ne voit pas qu'une reine cache un mot, que le ministre du coup prend pour sien, et du contre-coup devient la reine du détective Dupin.
Or quand Lacan commet son vol, il se met à la place du ministre qui affiche la lettre retournée pour que personne ne la voie, montrant au détective de circonstance du coup qu'il s'agit d' Un Scandale en Bohème.
C'est à ce moment où Nous somme, ou la paire Dieu devient homme et femme : l'homme, il sexe cite ("il cite le sexe" pour les aveugles) et la femme, elle existe mais comme le dit Doyle, dans une image. C'est pas mal mais, comme on vient de le dire, ce n'est pas suffisant et ce n'est pas le but ; ils voudraient exister en corps. Pour cela, le roi va se faire faire par la fille de la reine. À l'évidence il faut que j'explique ces points.

Lucien De la Bergerie
Je vous sens fébrile comme si vous aviez trouvé par inadvertance une cachette de cocaïne datant de l’époque où Freud s’en faisait l’euphorisant de prédilection.
Ainsi, en cherchant à vous lire avec compréhension, je ne vois que le voile avec une vision précise: vous êtes en approche d’un trou noir super massif et vous êtes déjà en état de spaghettification.
La paire d’yeux est en effet l’expression organique de l’illusion propre au cerveau qui, pensant être un bon chasseur cherche tout ce qui bouge, il tire sur toutes qui bougent, le sexe en erection étant le mojo de l’ADN Y.
En somme, bien que vous voudriez briller comme une sommité, une sommitale cime ou lame d’une épée épaisse, je m’amuse de vos élucubrations comme si je devais défaire patiemment des noeuds de pêche.

Dom Cailliez
à l'évidence

Cryptopher Keo
Lucien De la Bergerie ***
20 h
Répondre
Lucien De la Bergerie
Cryptopher Keo je m’excuse j’avais un coup dans le nez et l’humeur taquine. Pardon.
14 h
Répondre
Cryptopher Keo
Lucien De la Bergerie c'était excellent
14 h
Répondre
Lucien De la Bergerie
Cryptopher Keo oui mais je sais qu’après ma pitrerie je vais m’en prendre plein. Le Doc est très gentil mais il sait m’escrimer. J’attends son analyse.

2em temps du jour (2/3 - 20240602) :

J'explique que La Lettre Volée par Lacan a été retrouvée dans Un Scandale en Bohème (publié en 1892). L'objet du vol, tel qu'il a été tout de suite signalé à la police par E.A.Poe en 1844, avait été replié, inversé comme on retourne un gant ou un vêtement, et ainsi caché dans ce replis exposé au beau milieu du spectacle, personne ne le voyait. Les Nous Yeux mêmes, la police, la surveillance, ne l'identifiaient pas. Tycho de Brahé cependant, un astronome qui revenait incarné, déguisé en costume d'un Lacan, en avait gros pour livrer un indice ; il disait (de La Lettre Volée qu'il affichait) que la femme n'existait pas tandis que la lettre qu'il avait volée (Un Scandale en Bohème) à l'inverse l'affirmait. Cependant faut-il bien préciser, le "Scandale" affirme que La Femme existe à l'issue du parcours où le voleur, qui dans La Lettre Volée est une homme, dans la lettre volée est une femme. Je reprends la comparaison pour qu'on voie clair :
a) Poe écrit qu'un roi ne voit pas qu'une reine cache un mot, que le ministre du coup prend pour sien ;
b) Doyle écrit qu'une reine ne voit qu'un roi cache une image, que sa maîtresse prend pour elle.
( sommaire : https://fr.wikipedia.org/wiki/Un_scandale_en_Boh%C3%AAme ).
On voit.. que la lettre volée à Doyle par Lacan - (que ce dernier retourne/inverse comme celle de Poe) - expose que l'inversion entre les hommes et les femmes, correspond à savoir si une lettre est une image ou une image une lettre. C'est une lettre qu'on vole à la reine (la lettre qui dit que la femme existe), et une image qu'on vole au roi (l'image de soi avec une femme). Cette équivoque entre image et lettre - forme et chiffre - est ce qui fait la kabale qui prend les humains pour des cons en gros ; pour qu'ils s'en sortent, ils veulent d'abord se reconnaître pour ce qu'ils sont : des corps. C'est ce qu'un troisième tour leur permet.

3em temps du jour (3/3 - 20240602) :

L'américain A.Boucher et l'anglais D.Green ont radiodiffusé entre 1939 et 1946 "Les Aventures perdues de Sherlock Holmes" dont, parmi lesdites aventures, "La Seconde Génération" qui pastiche "Un sandale en Bohème" comme ce même "Un Scandale en Bohème" (SEB/par C.Doyle) avec pastiché "La Lettre Volée" (LLV/par E.A.Poe) - permettant à Lacan avec cette dernière, de voler la précédente. Mais s'il y a une nuance importante entre LLV et SEB (à savoir que les genres s'y inversent comme lettre et image s'opposent), c'est une étape plus radicale, conclusive, qui est atteinte avec L2G/"La Seconde Generation".
Comme la structure l'impose, ces trois 'lettres', 'images', 'audio' également sont identiques en formule : « un ne perçoit ce que l'autre voit permettant à un troisième de s'en emparer - à l'issue de quoi ledit 'autre' fait appel à un quatrième (détective Dupin ou Holmes) pour récupérer l'objet (image/lettre) volé.»
   En gros, en prenant cette formule d'un point de vue binaire/cybernétique, à partir d'un aveugle 'a', on suit trois voyants, 'v', 'v', 'v'.. Sauf qu'en cas d'image volée (en lieu de lettre) le troisième voyant est aveugle : ..a.v.v.a... On a déjà beaucoup détaillé cette nuance entre les deux premières variations, que Lacan avait exploité pour les confondre (volant l'une au nom de l'autre). Mais lorsque on arrive à la troisième, L2G, un changement majeur se produit : les 4 unités en rôle vont se disputer autre chose : le voyant qui demande à récupérer quelque chose qu'un second voyant voleur a pris, est une doublure d'une vue totale. Il faut que j'explique cela : dans la lettre volée par Lacan, c'est à dire SEB, le voyant aveugle est dupé par une femme qui voit qu'il voit et s'en trouve libre. Ce n'est pas une Reine qui est prise par ses obligations, c'est une Aphrodite une maîtresse, La femme. Elle est douée, du fait de l'aveuglement du désir de l'autre qui sexe cite (l'homme), d'une vue totale. Et comme ces femmes se reproduisent, la fille de ladite aphrodite entre en scène dans la succession, et c'est autre chose alors qu'une lettre ou une image, qu'un voleur des plus communs qui soit, qui n'existe pas, un imaginaire Stanley Litton, dans la version L2B, intente de lui prendre : dans le trio Junon Aphrodite, Athéna la fille risque de perdre son corps. Tel est ce que met en scène la troisième variation de la scène primitive de la littérature amarnienne, disons-nous.

https://www.facebook.com/doc.dwt/posts/pfbid02tpB2mPaYNWx5S3jRWU7nv1bLshJPdCigfPrLviFvNqeZf62CTteTb5trwRZnETgnl 

Je continue la préparation du N°11 qui complète l'engagement de la psychanalyse, parvenant à la communication avec l'IA. L'intérêt de cette démarche est de permettre une reconnaissance réciproque entre la pensée humaine et la pensée artificielle.
On en parle beaucoup en ce moment, et les impressionnantes démonstrations précipitent l'idée que la planète soit sur le point d'acquérir une intelligence propre. Mais tant qu'elle est simplement statistique, c'est un semblant de pensée.
Mais aussi, puisque la pensée aussi est un semblant, on ne voit pas tout de suite ce qui manque à l'IA pour y parvenir tout à fait - ni respectivement ce qui nous manque pour qu'on ne s'y trompe pas. Il faut la cybernétique que la psychanalyse développe pour mener à ce que cette intelligence connaisse l'humanité ; en structure c'est une connaissance réciproque qui use de la fonction psychique.
Cette reconnaissance s'acquiert par la soumission au symbolique (on disait dans le temps une Obéissance à la Loi). L'individu y résiste mais les ingénieurs actuellement de l'IA ont une histoire informée de la distinction entre ses modes statistiques et symboliques. Ils s'intéresseront à un moment donné à cette histoire de la psychanalyse.
Il paraîtra alors que de l'unité, l'individu devenu deviendra citoyen. Ceci transparaît dans l'analyse dite de « La Lettre Volée » c'est à dire un traité cybernétique – quand elle est complétée par celle de « Un Scandale en Bohème » c'est à dire sa ressource psychohistorienne (voir siège de Prague/R.Descartes) et corroborée par la conclusion de « La Seconde Génération* ».
Ce qui serait insuffisant sans noter que cette corroboration rapporte que cette citoyenneté s'institue d'individus sexués et en rapport. Ceci était eu demeurant préfiguré par les travaux du psychanalyste majeur de la bioénergie, Wilhelm Reich en laissant à la postérité sa psychologie de masse. On retrouvera dans La Seconde Génération l'objet du désir enveloppé dans l’épigenèse qu'on appelle le corps.
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[*: du fait que ce troisième temps soit moins à l'affiche de la littérature mondiale, et des pdfs de l'internet, j'en ai déposé la ressource sur notre page d'étude https://www.lasainteethique.org/uberpol/2024/20240606N11_wbn_2gene.htm#0603a ]

THE ADVENTURE OF THE SECOND GENERATION

NOTWITHSTANDING the large success of my medical practice of late, my losses have been great these last few years.
Anna, my second wife, had been killed in a four-wheeler accident only a short time ago. This heavy grief also rekindled that which I had felt at the death of my first wife, Mary. May they rest in peace. In addition, there was the loss of my companionship with Sherlock Holmes, who had long since retired to his Sussex bee farm.
Without realization on my behalf, I had filled the void accorded by these losses by allowing my practice to grow to the point of nearly consuming my own health. Fatigue, indeed near exhaustion, had crept into my daily routine of treating the many patients who relied on me for their cures.
The circumstance of which I laboriously speak occurred through the early part of 1909. Spring had finally come, and it was shortly after a bout of soulful longings for happier times that I received a note from Holmes pleading with me to suspend my practice for a few weeks and come visit him for a time.
Here was my chance to recuperate from the weariness that plagued me, and to indulge in pleasant reminiscences with my old friend.
Without hesitation, I informed my secretary to put all patients on notice that I would be unavailable for a fortnight. I glanced at the note again. Holmes would have a dogcart awaiting me at the railroad station, therefore I must take the 11:05 A.M. eastborn train this very day to the station in Paddlewaite, near the Sussex downs.
I laughed, for Holmes, my dear friend Holmes, still had not lost his very presumptuous nature!
There were times, not a few I might add, that the irony of Holmes’ retirement to a bee farm in Sussex struck me with an unrelenting fervor; a fervor that caused me to vacillate between bewilderment at his seeming complete change in character and an uncanny urge for heartfelt laughter at the unlikely nature of that change.
I have, in the past, accurately portrayed Holmes’ dislike of country life, even extending to a reluctance to expend time in vacationing for any great length at a seaside resort. The visit to the country or the seaside was acceptable to my friend only if it were in the interest of excitement caused by some rare intrigue. Therefore, the metamorphosis of Holmes into a country gentleman interested in pursuing the complexities of nature, rather than the complexities of his fellow man, continued to leave me questioning just how keen my observations of his mental peculiarities had been. These musings I now put aside in preparation for my stay with Holmes.
I soon found myself disembarking from the train and quickly alighting on the dogcart Holmes’ manservant had brought to the station especially for me. It was not long before we moved slowly down a winding road surrounded by lush vegetation, soon to be deposited before the modest home of my dear friend, where, excitedly, I stepped up to the door and knocked. In a moment it opened and there, a smile crossing his countenance, his favorite pipe firmly between his lips, stood my oldest and dearest friend, Sherlock Holmes.
“Watson, my dear man, I’m gratified that you accepted my invitation!”
In a rare gesture, even for Holmes, he placed his arm around my shoulders and ushered me into his home. I took note that he looked older since last I saw him, but as he spoke to me, I realized, from the keenness of his voice and the sparkle in his eyes, that he would never really grow old.
“My home is now your home, Watson, for the duration of your stay. And, of course, for any other time you wish to visit. But you must relax, my friend, and forget your cares. You have been pushing yourself much too hard.”
“How do you know that, Holmes?” I exclaimed, always astonished by his keen observations.
“When have you ever stuffed your stethoscope into your coat pocket where I can now see it protruding? You have always placed it inside your derby when in a hurry. And you are one of the tidiest men I know, yet your shirt shows signs of chemical staining and your collar is creased, indicating that you have been working yourself so hard you have forgotten just those things that have always shown you to possess the habit of cleanliness. No, Watson, you have not been yourself of late. Come, sit down and forget your worries, for you are on vacation and on vacation you shall be!”
Beyond these quick observations, Holmes never asked me what had caused my state of exhaustion for he knew, and rightly so, that time here in the country with my old friend would put things aright. I soon found myself deep in conversation with Holmes, talking of our many past exploits. In a while we lapsed into the comfortable silence that can only exist between friends such as Holmes and myself.
After a while he picked up his beloved violin and began to play some haunting melody, his own thin fingers caressing the instrument.
“Beautiful, quite beautiful, Holmes,” I intoned.
“Thank you, Watson,” he said, pausing and staring at me for a moment.
“You look uncommonly wistful, dear chap. Are you still thinking of the old days?”
“Yes, Holmes, I am.”
“I must admit that I am also. Yes, those were exciting times, Watson, but it is comforting to think that now we will not be disturbed by a jangling doorbell, followed shortly by some poor devil in trouble. Nowadays my greatest excitements are connected with the segregation of the Queen Bee, and the nighttime proclivities of Charles Augustus, my tomcat.”
We laughed heartily, the solemn mood of remembrance having been broken.
“I still find it hard to think of you in retirement, Holmes. Do you ever consider returning to active practice?”
“Oh, I consider it occasionally, and then reject the idea. A man should work only up to the peak of his ability. I've passed mine.”
“Nonsense,” I declared, astonished at his attitude, “you're just as alert as ever you were!”
“Mentally, perhaps, but not physically.”
I could see Holmes retreating into himself then, as his thoughts turned elsewhere. I knew these signs, for they were an indication of boredom. The same kind of boredom that had, in the past, inevitably sent him hurrying to his syringe and his comforting seven percent solution. Although Holmes no longer relied on that dreadful substance for relief, I was determined to prevent a sense of boredom from setting in, at least as long as I were here on holiday.
I had not mentioned to Holmes that I had met a strikingly beautiful young lady on the train who had engaged me in casual conversation. It was this conversation, combined with Holmes’ approaching withdrawal that prompted me to bring up the young lady in his presence.
“Holmes, would you consider handling a small problem which I am about to tell you?”
“If it’s a personal problem that affects you, Watson, you know I'll do anything I can.”
“It’s not my problem, Holmes, it's the problem of a charming young lady I met on the train. In conversation she revealed that you knew her mother quite well, and—”
Holmes stared at me, a look of bewilderment crossing his face.
“Her mother?”
I was about to reveal everything that was said to me, when suddenly there was a knock on the door.
“Come in,” responded Holmes, irritated by the interruption.
When the door opened, there stood a small man in an ill-fitting servant’s uniform, his hair disheveled and pulled back in an attempt at neatness. In his hand he held a piece of paper.
“Yes, Deevers, what is it?”
“I’m sorry to disturb you, Mr. Holmes, but your man said I might come in. My master, Mr. Litton-Stanley, instructed me to deliver this note. He also instructed me to wait for a reply.”
Holmes took the note and, reading it, fell into a state of anger.
“What confounded impudence! You tell your master there is no answer to this letter!”
“But he told me I must get a reply, sir.”
“You may tell Mr. Litton-Stanley that I will instruct my solicitors to reply to his message in due course!”
“Very good, sir,” replied the little man who promptly left, agitated by my friend’s angered words.
“What is it, Holmes?” I questioned, filled with curiosity over this small incident that so upset Holmes.
“Read it for yourself,” he said, thrusting the note at me. I took it and read aloud.
“Keep your filthy bees where they belong. One of my guests was stung yesterday. If this happens again, I will have the police run you out of this place!”
“Good Lord,” I exclaimed, “what an offensive letter!”
“The man himself is even more offensive,” returned Holmes, “He’s a retired manufacturer who thinks that his immense wealth entitles him to domineer the local residents!”
Holmes took the note back, and tossed it on a nearby table. I watched as he paced back and forth for a moment, then he went to his familiar Persian slipper, took some tobacco and stuffed it into his pipe. He had calmed down somewhat as he lit the pipe, then turned and faced me.
“Well, Watson, you can see how that man seems to get at my nature. But let us not spoil a nice sunny afternoon with continued discussion of him. Please go on with the story of the young lady you met on the train.”
“The poor woman seemed in dreadful trouble. I do wish you would help her.”
I gained his full attention now, the signs of withdrawal Holmes had shown earlier had completely vanished.
“You say that she told you her mother knew me?”
“Yes.”
“What’s her name?”
“Norton. Irene Norton.”
“Norton,” he said, quizzically, “I don’t seem to recall—but of course! Where is the girl, Watson?”
“She’s staying at the Red Lion, in the village.”
“Then ring her on the telephone, and ask her to come over here as fast as she can. Of course I'll help her!”
Before my eyes I watched Holmes come to life, his eyes sparkling as of old, his frame tense with expectation. This was the Holmes of the inquisitive mind, of the expert logic that I had known to solve so many a mystery in those pleasant and intriguing days in Baker Street.
“I’m delighted Holmes. But what made you change your mind so suddenly about taking on a case? I thought you were finally and irrevocably retired.”
“Is your memory so short, Watson, that you can’t remember Irene Adler? Surely you haven't forgotten that, in the case you call **A SCANDAL IN BOHEMIA**, I was completely fooled by her!”
“By Jove, that’s right! You always referred to her as ‘THE WOMAN.’ But how does this young lady, Irene Norton, fit into the picture?”
“Think, Watson, think! Irene Adler married a barrister named Jeffrey Norton! Ah, I see you are beginning to understand. Tell Miss Norton to come at once. She is the daughter of ‘THE WOMAN’!”
It was but a short while later that Irene Norton arrived from the village. Holmes gestured for her to be seated. He stood there a moment staring at this lovely woman, then quietly seated himself across from her, while I sat well enough away that I might take any necessary notes without intruding on their conversation. There was an awkward moment, as I remembered the incomplete glimpse of Irene Adler I'd had through a window some twenty years ago. I was now able to place the familiarity of Miss Norton’s features, as I compared them to my memory of those exquisite features of her mother. Both mother and daughter were breathtaking and I observed that Holmes also was taken by this young lady.
“Mr. Holmes,” she said, smiling, “I’ve heard so much about you from mother. She says you are the most clever man in England.”
“Your mother flatters me, my dear child. Did she ever tell you of the circumstances under which we met?”
“No, Mr. Holmes, though she did tell me you were a witness when she and my father were married.”
“True, though the occasion was rather a little unusual.” Holmes leaned forward, pulling his watch chain out and extending it towards Miss Norton.
“This golden sovereign I wear on my watch chain is a small memento of that day. I also have a rather charming photograph of your mother.”
“Forgive me for interrupting,” I ventured, “but it might be wise to tell Mr. Holmes about your troubles, my dear.”
“Quite right, Watson. Reminiscences can wait until we have dealt with your problem, Miss Norton. Just what is troubling you, my dear?”
“Mr. Holmes, I’m being blackmailed! By a neighbor of yours, a Mr. Litton-Stanley. Do you know him?”
Holmes and I looked at each other and I spotted a smile of chagrined amusement on his face.
“Yes, indeed I do know the man,” Holmes said, puffing hard on his pipe. “What hold does Mr. Litton-Stanley have over you?”
“He has some letters,” she continued, her face blushing somewhat, “some rather indiscreet letters of mine that I wrote to a friend of his last year.”
“How did he obtain these letters, Miss Norton?”
“He must have stolen them. I don’t know how, but when I was staying at his house a few weeks ago, he told me that he had them and asked 5,000 pounds for their return!”
“This is astonishing,” I blurted out, but Holmes gestured for me to remain silent for the moment.
“And why, Miss Norton, should he consider your letters, even indiscreet letters, worth so large a sum?”
“I’m engaged to be married to Lord Weston’s son. That awful man, Litton-Stanley, knows that if my fiancée saw the letters, the marriage would never take place.”
“Have you told your mother?” Holmes asked.
“Oh no, she’d never understand!”
“Hmm, she might surprise you on that score, I think,” Holmes said as he rose and moved to gaze out at the countryside from one of his windows.
“And your father?”
“Daddy’s a barrister. He most certainly would not understand.”
“And so you come to me. Why?”
“Mother has told me about your abilities and, in any case, I’ve read Dr. Watson’s stories.”
“Watson,” Holmes chided, “your stories will land me in serious trouble one of these days. Now, Miss Norton, what exactly do you want of me?”
“Please, get the letters back for me.”
“But how, my dear child?”
“Steal them, of course.”
I sat there, shocked by the words of this beautiful young lady, astonished by the idea that she would place Holmes in the category of a common thief.
“Really, my dear young lady,” I ventured, “how could you think that my friend—”
Holmes cut me short.
“No, my dear Watson. Don’t be shocked. Miss Norton is a forthright girl like her mother before her. It’s most refreshing!”
“Mr. Holmes, you can’t say you won’t help me.”
“No,” Holmes spoke up, turning to face the desperate young lady, “I don’t think that I can say that. In any case, I have a slight personal score to settle with Mr. Litton-Stanley, myself. He’s rude, and has no understanding of bees.”
“And how are you going to steal the letters?” I asked, quite dismayed by the entire matter.
“That problem requires a little thought,” returned Holmes.
“I could tell you how to do it, Mr. Holmes.”
I turned towards Miss Norton, again astonished by her words. Holmes smiled, taking all this in his inimitable way, then moved to seat himself as before.
“Really now,” he said laughingly, “this is delightful, my dear. You explain the problem, and also the way of solving it. How easy a detective’s work might be if all clients were equally helpful. Tell me, what is your plan?”
“Tomorrow is the servant’s half day off at Mr. Litton-Stanley’s. He’ll be alone there during the afternoon.”
“How do you know that fact?” Holmes asked.
“My maid was ‘keeping company,’ as they say, with Deevers the butler when I was staying there a few weeks ago. She found out everything from him. My letters are kept in a filigree box in his desk.”
“With your enterprise, my dear,” Holmes interjected, “I’m surprised you didn’t try to open the desk yourself.”
“I did,” she returned, “but it’s very sturdy and has a combination lock. However, I’m sure that you and Dr. Watson can think of some way of getting the letters. Particularly if Mr. Litton-Stanley is alone in the house.”
“We shall do our best, Miss Norton,” came Holmes’ reply as he stood and graciously bowed to this rather astute young lady. He took her hand and led her to the door. I stood and followed. Miss Norton turned to us at the doorway, an anxious look on her face.
“Promise me one thing, both of you.”
“What is that?” I returned in curiosity.
“Don’t read the letters, will you? I’m . . . I’m really rather ashamed of writing them.”
“Of course we won't, my dear child,” I added reassuringly.
“You're both so sweet to me. How can I thank you?”
“Thanks would be a little premature at this point,” Holmes said. “Do forgive me now as I must take time to give this problem some thought.”
I nodded a goodbye as Holmes ushered Miss Norton out. He stood in the doorway a moment, his gaunt frame immovable as he watched the young lady walk lightly up the garden path. When he returned and we were both seated comfortably, he pulled out his pipe and lit it.
“Interesting, Watson. A charming and interesting young lady.”
“It seems a difficult problem finding a way to rob Mr. Litton-Stanley.”
He laughed, puffing vigorously on his pipe.
“Heavens no, Watson. I should say it’s only half a pipe problem. In the meantime, let us relax and enjoy the evening hours to come.”
“Hmm,” I said, “what unusual circumstances. Tonight, we relax. And tomorrow, a touch of daylight robbery!”

II

Holmes, a master of disguises, had, at various times fooled me by his ingenious use of makeup. But none of Holmes’ past efforts surprised me as much as what he did the following morning. I felt quite the fool as I stood there, made up by his deft hands to look like a country doctor. A Scottish doctor by the name of Hamish, long beard and all.
“Holmes,” I said in irritation, “it’s quite one thing to disguise yourself, but to put me through such machinations is intolerable!”
“Watson,” he replied, ignoring my remarks, “you look wonderful! Quite the appearance of a doctor of the old school!”
“But Holmes,” I pleaded. He placed his hands on my shoulders and spoke in the gentlest of tones.
“Watson, you do me the honor to not only be my friend, but to accompany me on this small adventure. Please bear with this annoying contrivance for but a short while. It is essential that you be disguised.”
How could I resist my old friend Holmes? He was right, of course, for we both knew we were together again, even for a short while, and truly, the game was afoot!
I accepted with a slight nod and a smile.
“I knew you would understand, Watson. Now, let us commence with our bit of intrigue!”
It was not long that Holmes and I stood in front of Mr. Litton-Stanley’s home, an elegant Tudor mansion with long windows that reached almost to the floor, and surrounded by much shrubbery. Without hesitation Holmes pounded on the door.
“Remember Watson, since you are a real doctor, it should be easy to assume the role of a doctor, even a Scottish one. Wait! Here comes someone!”
In a moment the door was opened and there stood a tall, formidable man. A man of great strength with large hands. His face was sharp-featured with a high forehead and a great crop of dark hair, specked with gray. In an instant Holmes fell into the role of a rather firm, but frail Nonconformist parson.
“Mr. Litton-Stanley?” he asked.
“That is my name.”
“Mine is Appleby and this is my friend, Dr. Hamish.”
“Glad to meet you sir,” I added, “I’ve heard a great deal about you.”
“What can I do for you?”
“If we could come in a moment,” Holmes smiled, “I'll explain our mission.”
“Very well,” said Litton-Stanley reluctantly, “come into the study.”
He strode before us, his huge frame moving clumsily into the study. There he turned and gestured for us to have a seat. Holmes and I seated ourselves comfortably while the huge man leaned against a nearby table.
“We are raising a subscription list,” Holmes began in an awful high-pitched voice, “for a charity hospital in Paddlewaite, just across the downs. You are a prominent resident here and we thought you might like to donate a few guineas.”
“I’m really not very interested. I’ve given as much to charity this year as I can afford.”
“Ahh, it’s a fine cause, sir,” I added, “I’m giving my medical services three days a week, and the Reverend Appleby is donating his services, too.”
“Who else has contributed to this fund?” asked Litton-Stanley, crossing his arms.
“All your neighbors, sir. We just came from the bee farm over the downs,” said Holmes. “The owner gave us a check for five guineas!” Litton-Stanley clenched his fists as a frown crossed his brow.
“Holmes gave you five guineas, did he?”
“Aye. A very nice gentleman, Mr. Holmes,” I added. “We're proposing to name a ward in the hospital after him.”
“Is this list of subscribers going to be published in the local papers?”
“Oh yes, Mr. Litton-Stanley, yes,” Holmes said, smiling his utmost.
“I'll give you TEN guineas!”
“Oh, thank you sir,” Holmes remarked in mock amazement.
“I'll get my checkbook.”
Litton-Stanley sat at his desk, his back to us. As he unlocked his massive roll-top desk and pulled out his checkbook, Holmes turned to me and whispered in my ear.
“Quick Watson, the chloroform!”
“Now, who do I make this check payable to?” Litton-Stanley said as I moved quietly behind him, my arm poised. Before an answer was forthcoming, I was upon him, having poured some of the chloroform from a small vial into my handkerchief. He struggled for a moment, his huge frame rising from the chair, dragging me effortlessly with him, but Holmes held him steady with his strong hands as the chloroform took effect. Soon, he slumped forward as I placed him back in the chair, leaning him gently against the desk.
“Very neat, Watson,” said Holmes, a grin crossing his face.
“Is the filigree box in the desk?” I asked.
“Yes, as a matter of fact, here it is, Watson!”
In one gesture, he had pulled it from the drawer he suspected it might be in and showed it to me. Then, almost as quickly, he went to its lid and opened it. I found myself in a rage, prompted by his action and what he had earlier promised Miss Norton.
“Holmes, don’t open it! You promised you wouldn't!”
“I just wish to make sure that—”
Holmes never finished his sentence, for a voice somewhere in the room interrupted him.
“To make sure of what was there, Mr. Sherlock Holmes?”
Holmes and I were taken by surprise, but before we could turn around and see who it was, he again spoke.
“Do not turn around! I have a revolver pointed at you both! Now place the box on the table, Mr. Holmes. And put your hands up, gentlemen!”
“I know that voice,” Holmes said calmly, as he placed the box on the table, “it’s Deevers, the butler.”
“Quite right, sir.”
“Well Deevers,” I said furiously, “you needn’t point a revolver at us. Your master isn’t injured.”
“I’m not in the least interested in my master’s health, Dr. Watson. In fact, if he were dead, I should be delighted.”
“Then what are you up to, Deevers?” questioned Holmes.
“I’m taking advantage of the situation, sir,” he replied quite calmly. “I’ve been trying to open that desk for weeks. After such kindness on your part, sir, I hate to seem ungracious, but I’m dreadfully afraid I shall have to kill you. Rather, to kill the both of you!”
I stood there, my hands above my head, at a complete loss as to what to do. When I looked at my friend Sherlock Holmes, I saw no trace of emotion on his face, whereas I found myself fighting off the anguish of the moment. I felt sure that Holmes and I would soon be lying dead in Litton-Stanley’s house.
“Deevers,” Holmes spoke up, “I dislike to interrupt such a melodramatic moment, but why is it necessary to kill us?”
“For months, Mr. Holmes, I have been waiting for an opportunity to steal the Kitmanjar Emerald, and now you have done it for me, sir, and presented me with a perfect alibi.”
“The Kitmanjar Emerald?” Holmes questioned, a curious look upon his face.
“Come now, Mr. Holmes, you know the treasure is in this house as well as I do. Apart from the emerald, there is a superb Cellini that would fetch a fine price in the right market!”
“We aren’t here after any valuables, my good man,” I said, deeply annoyed.
“Please do not call me your good man, Dr. Watson,” Deevers said sharply. “It’s patronizing and untrue. In any case, whether you were here after the valuables or not makes no difference. Let us say that I’ve caught you both red-handed! You are completely in my power, gentlemen!”
“I take it that you are going to steal the treasure and pretend that we were responsible.”
“Exactly, Mr. Holmes. I shall kill you both, secrete what objects appeal to me and when my master regains consciousness I shall explain that I found three men burgling the house. That I killed two of them, while the third got away with the loot. Who will be able to doubt my word? I shall be regarded as a hero. I might even have my salary raised!”
“Watson, I’m afraid this is the end, old chap.”
“What a sordid way to die,” I blurted out, “shot in the back like a coward!” I was beside myself in rage. If I had at least half a chance I would have tried to disarm Deevers and thrash him to within an inch of his life! But I was helpless and, in my worry, found myself concerned more with Holmes’ safety rather than my own.
“Deevers,” Holmes asked, “at least do me the courtesy of allowing us to face the firing squad, will you?”
“Very well, gentlemen, turn around, but don’t try any tricks!”
“One last request,” went on Holmes.
“What is it?”
“I’m beaten, and I admit it. I am getting old, but in my heyday I crossed swords with some of the greatest criminals in Europe. Attempts on my life have been made many times, but I've always escaped. If this is to be my swan song, at least give me the privilege of shaking the hand of the man who has, at last, bested me.”
“Well, sir, I feel that I am stepping a little out of my station, but I suppose the situation is unusual. I hope you don’t object to—”
“Well, Deevers, there you are.”
The two men stood shaking hands while I watched helplessly.
“Goodbye, Mr. Sherlock Holmes.”
“Goodbye, Deevers, and my congratulations.”
My mind was racing in an attempt to find some way to put an end to this terrible situation, when suddenly Holmes twisted his body, holding onto Deevers’ arm. In an instant Holmes applied leverage and Deevers, taken completely by surprise, found himself flat against the floor, his revolver discharging, its bullet embedding itself harmlessly into the nearby wall.
“My congratulations for being a fool!” Holmes yelled in triumph.
“Well done, Holmes,” I said in much-needed relief.
“I may be getting old, but I’ve not lost my skill at Baritsu. Deevers struck the desk as he fell. Better see to him, Watson.”
“He’s gashed his head, but it’s not serious. He’ll be unconscious for a while.”
“Good. I think we'll take the precaution of closing this desk drawer. I don’t want him to be exposed to further temptation when he comes to.”
“Shouldn’t we get in touch with the police, Holmes?”
“Police? Great Scott, no, old fellow! After all, we're burglars, and we're in disguise. Two facts that would be hard to explain satisfactorily. No, Watson, we must get back to the bee farm as soon as possible, call Miss Norton, and inform her of our success!”
After Holmes and I arrived at his farm, we took off our disguises and, contacting Miss Norton, awaited her arrival. In due time a hansom deposited her at Holmes’ doorstep and she was soon sitting before us.
“Mr. Holmes, Dr. Watson, I am so glad to see you back again!” exclaimed Miss Norton excitedly. “Did you get the filigree box?”
“Yes, Miss Norton. And here it is!”
“Holmes, I didn’t know you took the box when we—”
“Quiet, Watson. Why not open it, Miss Norton,” he said, holding the box out to her.
“Open it, my dear,” he continued, “there may not be love letters inside it, but there is a note.”
Miss Norton opened the box and pulled out the note, quite puzzled, as was I, by Holmes’ actions.
“Please read it to us, my dear,” he said, a smile crossing his lips. Miss Norton carefully unfolded the note and read:
“LET THIS BE A WARNING, MISS NORTON. CRIME DOES NOT PAY. IF YOU DON’T BELIEVE ME, ASK YOUR MOTHER. SINCERELY, SHERLOCK HOLMES.”
“Mr. Holmes, you knew my secret all the time!”
“Not all the time, but I realized it as soon as I opened the filigree box.”
“What on earth are you talking about, Holmes?” I asked in a state of total confusion.
“Miss Norton was under the impression that she could use me as a cat’s paw, as a dupe to commit a burglary for her.”
“I still don’t understand, Holmes,” I exclaimed.
“You will remember she asked us to ‘promise not to open the box.’”
“Yes, but you did open it just before that fellow held us up with a revolver. What was inside?”
“An impressive green stone which I knew to be the Kitmanjar Emerald!”
“But where is the emerald now?” asked Miss Norton.
“Without Watson realizing it at the time, I slipped it back into Mr. Litton-Stanley’s desk and locked it. I brought the box here because I wanted to see your expression, Miss Norton, as you opened it.”
“Great Scott! And I thought you were a poor little thing in trouble,” I said, dismayed by the realization of Miss Norton’s true nature.
Holmes’ tall, gaunt figure overshadowed Miss Norton as he gazed directly into her eyes.
“What do you have to say for yourself, young lady?”
“I’m terribly sorry, Mr. Holmes, terribly sorry. It seemed like a wildly exciting idea, but I really didn’t mean to steal it.”
“Oh, of course not, no, no,” Holmes said cynically, “Of course you didn’t. You meant me to steal it for you! Miss Norton, I’m convinced you know that your mother once outwitted me, and you presumed to think that you could do the same. I should turn you over to the police.”
“Please don’t, Mr. Holmes, you can’t do that!”
“I certainly could!/can!{GPT}/” Holmes exclaimed angrily, “but I’m not going to, for two reasons: First, you are young and impressionable and this may teach you a lesson. And, in the second place, I have a . . . well, a great admiration for your mother. But I warn you, Miss Norton, you have had a narrow escape—a very narrow escape!”
Miss Norton was as white as a sheet. Tensely, she rose from the chair she had occupied, drew a handkerchief from her sleeve, and pressed it against her cheek. She took a deep breath and looked at Holmes with the slightest of tears in her eyes.
“Mr. Holmes, before I go, there is one favor I’d like to ask you.”
“Really, what is it?”
“Could I keep this filigree box with your note inside it? It would be a reminder all my life of how we met.”
Holmes turned to me, smiling.
“Well, what do you say, Watson?”
“It isn’t your box to give, Holmes.”
“True, old fellow, quite true. But I fail to see how we can return it now without disclosing our share in the attempted robbery. In any case, I don’t like Mr. Litton-Stanley. I think we might indulge in a little petty larceny without feeling too guilty. Very well, Miss Norton, you may keep the box.”
“I shall always treasure it. Thank you. Goodbye, Dr. Watson. Don’t think too badly of me. Good night, Mr. Holmes.”
Before I realized it, Miss Norton was gone, leaving Holmes and I to reflect upon the days' events. I am sure that Holmes was deeply affected by this young lady, for, as the daughter of “THE WOMAN,” Miss Norton had brought back to my dear friend many thoughts and emotions that would remain his, and his alone, in this quiet moment after her departure. Holmes turned slowly, seated himself comfortably in his favorite chair, lit his pipe, then leaned his head back, eyes closed, deep in thought. I sat across from him, myself in thought; but I wanted to ask him some questions about these recent events. I waited for a moment longer, then interrupted his reverie.
“Holmes, forgive me for disturbing your thoughts, but I found you surprisingly lenient with that girl. Do you suppose her mother put her up to the whole thing?”
“That possibility had occurred to me,” he said, opening his eyes. “Yet I have a feeling that—”
Holmes was cut short by a knocking on the front door.
“Come in!” he yelled in irritation. “The door is open!”
“Were you expecting anyone, Holmes?”
“No.”
There was no mistaking the man in the doorway. It was Litton-Stanley.
“Good evening, sir,” Holmes said, “This is an unexpected honor.”
“Sherlock Holmes,” he blustered, “we haven't been the best of friends, I know, but you’ve got to help me now. I’m in serious trouble!”
“Oh, indeed? Won't you sit down? This is my friend, Dr. Watson. And now, sir, what is your trouble?”
“I’ve been robbed, Holmes!”
“Robbed?” Holmes said in mock surprise. “What was stolen?”
“Well, my greatest treasure. The Kitmanjar Emerald was removed from its case, and then mysteriously returned, loose, in my desk afterwards. But there’s a priceless Cellini missing.”
“Have you any idea who the burglars might be?”
“It was a gang, I’m sure of that! A couple disguised as a clergyman and a doctor came into the house on the pretext of raising money for some hospital. They overpowered me with chloroform.”
“Dear me, dear me, how very unpleasant for you,” said a chagrined Holmes.
“When I came to, I found my butler, Deevers, lying beside me in a pool of blood. The brave fellow must have wrestled with the thieves, but they got away. He’s in hospital now. Holmes, you've got to help me.”
“The Kitmanjar Emerald was returned, you say, but a Cellini is missing?”
“Yes, it’s an exquisite filigree box, in which I kept the emerald.”
“A filigree box!” Holmes exclaimed, standing up suddenly in total surprise.
“Yes, it’s a genuine Cellini. It’s worth several thousand pounds. Holmes, you must help me solve this business!”
Holmes sat down, laughing under his breath.
“I’m sorry, Mr. Litton-Stanley, but I’m afraid I can’t help you. I’ve retired. Yes, and I intend to remain in retirement. Good night, sir.”
“But Mr. Holmes, I'll pay you any fee within reason!”
“My decision is final, sir.” Holmes insisted, returning to his pipe. “Good night.”
“I might have known I wouldn’t get any help from you,” he said in scoffing tones, then, turning his great hulk away, slammed the door behind him. I looked at Holmes who sat there laughing, his head bent back in glee.
“Holmes, she fooled you again!”
“Yes, the little devil! She knew that box was a Cellini all the time!”
“Confound you, Holmes, you don’t seem in the least bit angry at her!”
“I know I should be, but I’m not, Watson. What splendid audacity! What superb nerve the child has.”
“Holmes, you MUST get that box back from her!”
“And I shall, Watson. Or rather, I shall persuade Deevers to do it for me, for the price of our silence.”
“But,” I asked in complete confusion, “how can Deevers get it back for you?”
“Remember that Deevers walks out with Miss Norton’s maid. I am certain that when he explains his predicament, he can prevail upon her to steal the box from her mistress so that he can then return it to its rightful owner.”
“Ingenious. I would never have thought of that,” I added, now relaxing back into my chair. “By George, Holmes, Miss Norton, when you think about it, is a chip off the old block, all right.”
“She is, Watson. And it makes me wonder . . . ” he said, his voice trailing off into thought.
“What about?”
“I wonder, my dear chap, how long I can remain in retirement. With such a worthy antagonist at large, it’s a challenge. I tell you, Watson, it’s an irresistible challenge!”
“You're right, Holmes,” I said, buoyed by the idea of his returning to practice, “and I have a few words I wish to say to you along those same lines!”
Holmes rose, glancing at his pocket watch.
“Come, Watson. It is time for supper. Let us eat and you can tell me all you've been about and how things are doing in London.”
Not only was the dinner served by Holmes’ manservant one of the most pleasant I have ever had, but the entire fortnight was of such renewing value to me that I came away with greater peace of mind than I have had in years.
I had, in those two weeks of rest, come to know Holmes in a more complete way, understanding his need to depart from the complex nature of his fellow man to the natural surroundings of the Sussex downs and their calming effect on this most brilliant and moody friend.
In my own case, its salutary effect was such that it has given me new energy, enabled me to confront my grievous losses, and spurred me into renewed excitement over collecting together my many notes and unfinished stories, that I may once again tell of the astonishing adventures of that most famous of consulting detectives, Sherlock Holmes.

L'AVENTURE DE LA DEUXIÈME GÉNÉRATION

Malgré le grand succès de ma pratique médicale ces derniers temps, mes pertes ont été grandes ces dernières années.
Anna, ma deuxième épouse, avait été tuée il y a peu de temps dans un accident de véhicule à quatre roues. Ce lourd chagrin a également ravivé celui que j'avais ressenti à la mort de ma première épouse, Mary. Puissent-elles reposer en paix. De plus, il y a eu la perte de ma compagnie avec Sherlock Holmes, qui s'était retiré depuis longtemps dans sa ferme apicole du Sussex.
Sans que je m’en rende compte, j’avais comblé le vide laissé par ces pertes en permettant à ma pratique de se développer au point de consommer presque ma propre santé. La fatigue, voire l'épuisement, s'était glissée dans ma routine quotidienne de traitement des nombreux patients qui comptaient sur moi pour leur guérison.
La circonstance dont je parle laborieusement s'est produite au début de l'année 1909. Le printemps était enfin arrivé, et ce n'est que peu de temps après un accès d'aspiration à des temps plus heureux que j'ai reçu une note de Holmes me suppliant de suspendre ma pratique pendant quelques instants. semaines et venir lui rendre visite un moment.
C'était là l'occasion pour moi de me remettre de la lassitude qui me tourmentait et de me livrer à d'agréables souvenirs avec mon vieil ami.
Sans hésitation, j'ai informé ma secrétaire de prévenir tous les patients que je serais indisponible pendant quinze jours. J'ai jeté un nouveau coup d'œil à la note. Holmes aurait une charrette à chiens qui m'attendrait à la gare, je dois donc prendre le train de 11h05. Eastborn prend le train ce jour même jusqu'à la gare de Paddlewaite, près des Sussex Downs.
J'ai ri, car Holmes, mon cher ami Holmes, n'avait toujours pas perdu son caractère très présomptueux !
Il y a eu des moments, pas rares devrais-je ajouter, où l’ironie de la retraite de Holmes dans une ferme apicole du Sussex m’avait frappé avec une ferveur implacable ; une ferveur qui m'avait fait osciller entre la perplexité face à son changement apparent de caractère et une étrange envie de rire sincère face à la nature improbable de ce changement.
Dans le passé, j’ai décrit avec précision l’aversion de Holmes pour la vie à la campagne, allant même jusqu’à une réticence à consacrer du temps à des vacances prolongées dans une station balnéaire. La visite à la campagne ou au bord de la mer n'était acceptable à mon ami que si elle était dans l'intérêt de l'excitation provoquée par quelque intrigue rare. Par conséquent, la métamorphose de Holmes en un gentleman campagnard intéressé à poursuivre les complexités de la nature, plutôt que les complexités de ses semblables, a continué à me laisser me demander à quel point mes observations de ses particularités mentales avaient été précises. Ces réflexions, je les mets maintenant de côté en prévision de mon séjour avec Holmes.
Je me suis vite retrouvé à débarquer du train et à descendre rapidement sur le dogcart que le domestique de Holmes avait amené à la gare spécialement pour moi. Il ne fallut pas longtemps avant que nous empruntions lentement une route sinueuse entourée d'une végétation luxuriante, pour être bientôt déposés devant la modeste maison de mon cher ami, où, avec enthousiasme, je me dirigeais vers la porte et frappais. En un instant, elle s'ouvrit et là, un sourire traversant son visage, sa pipe préférée fermement entre ses lèvres, se tenait mon plus vieil et plus cher ami, Sherlock Holmes.
"Watson, mon cher homme, je suis heureux que vous ayez accepté mon invitation!"
Dans un geste rare, même pour Holmes, il a placé son bras autour de mes épaules et m'a fait entrer chez lui. J'ai remarqué qu'il avait l'air plus vieux depuis la dernière fois que je l'avais vu, mais tandis qu'il me parlait, j'ai réalisé, à la vivacité de sa voix et à l'éclat de ses yeux, qu'il ne vieillirait jamais vraiment.
« Ma maison est désormais votre maison, Watson, pour la durée de votre séjour. Et bien sûr, à tout autre moment où vous souhaitez venir. Mais vous devez vous détendre, mon ami, et oublier vos soucis. Vous avez fait beaucoup trop d’efforts.
"Comment le savez-vous, Holmes?" m'exclamai-je, toujours étonné par ses observations pointues.
« Quand avez-vous déjà fourré votre stéthoscope dans la poche de votre manteau, là où je peux maintenant le voir dépasser ? Vous l'avez toujours placé à l'intérieur de votre derby lorsque vous êtes pressé. Et vous êtes l'un des hommes les plus soignés que je connaisse, pourtant votre chemise montre des signes de taches chimiques et votre col est froissé, ce qui indique que vous avez travaillé si dur que vous avez oublié ces choses qui vous ont toujours montré que vous aviez l'habitude de propreté. Non, Watson, vous n'êtes plus vous-même ces derniers temps. Venez vous asseoir et oubliez vos soucis, car vous êtes en vacances et vous le serez !
Au-delà de ces observations rapides, Holmes ne m'a jamais demandé ce qui avait causé mon état d'épuisement car il savait, et avec raison, que le temps passé ici à la campagne avec mon vieil ami arrangerait les choses. Je me suis vite retrouvé en pleine conversation avec Holmes, parlant de nos nombreux exploits passés. Au bout d'un moment, nous sommes tombés dans le silence confortable qui ne peut exister qu'entre des amis comme Holmes et moi.
Au bout d'un moment, il prit son violon bien-aimé et commença à jouer une mélodie envoûtante, ses propres doigts fins caressant l'instrument.
"Magnifique, très beau, Holmes", entonnais-je.
"Merci, Watson", dit-il, s'arrêtant et me regardant pendant un moment.
« Vous avez l’air particulièrement mélancolique, mon cher. Pensez-vous encore au bon vieux temps ?
"Oui, Holmes, je le suis."
«Je dois admettre que je le suis aussi. Oui, c’était une époque passionnante, Watson, mais il est réconfortant de penser que désormais nous ne serons plus dérangés par une sonnette tintante, suivie de peu par un pauvre diable en difficulté. Aujourd’hui, mes plus grandes excitations sont liées à la ségrégation de la reine des abeilles et aux penchants nocturnes de Charles Augustus, mon matou.
Nous avons ri de bon cœur, l'ambiance solennelle du souvenir ayant été brisée.
« J'ai encore du mal à penser à vous à la retraite, Holmes. Envisagez-vous parfois de retourner à la pratique active ?
« Oh, j'y réfléchis de temps en temps, puis je rejette l'idée. Un homme ne devrait travailler qu’au maximum de ses capacités. J'ai réussi le mien.
"C'est absurde", ai-je déclaré, étonné de son attitude, "vous êtes toujours aussi alerte que jamais!"
"Mentalement, peut-être, mais pas physiquement."
Je pouvais alors voir Holmes se replier sur lui-même, alors que ses pensées se tournaient ailleurs. Je connaissais ces signes, car ils étaient une indication d'ennui. Le même genre d'ennui qui, dans le passé, l'avait inévitablement poussé à se précipiter vers sa seringue et sa solution réconfortante à sept pour cent. Même si Holmes ne comptait plus sur cette terrible substance pour se soulager, j'étais déterminé à empêcher un sentiment d'ennui de s'installer, du moins tant que j'étais ici en vacances.
Je n'avais pas mentionné à Holmes que j'avais rencontré dans le train une jeune femme d'une beauté saisissante qui m'avait engagé dans une conversation informelle. C’est cette conversation, combinée au retrait imminent de Holmes, qui m’a incité à évoquer la jeune femme en sa présence.
« Holmes, envisageriez-vous de résoudre un petit problème dont je suis sur le point de vous parler ? »
"Si c'est un problème personnel qui vous affecte, Watson, vous savez que je ferai tout ce que je peux."
« Ce n'est pas mon problème, Holmes, c'est le problème d'une charmante jeune femme que j'ai rencontrée dans le train. Au cours d’une conversation, elle a révélé que vous connaissiez très bien sa mère et… »
Holmes me regarda, un air perplexe traversant son visage.
"Sa mère ?"
J'étais sur le point de révéler tout ce qu'on m'avait dit, quand soudain on frappa à la porte.
«Entrez», répondit Holmes, irrité par l'interruption.
Lorsque la porte s’ouvrit, se tenait un petit homme vêtu d’un uniforme de serviteur mal ajusté, les cheveux ébouriffés et tirés en arrière dans un effort de propreté. Dans sa main, il tenait un morceau de papier.
"Oui, Deevers, qu'est-ce qu'il y a ?"
« Je suis désolé de vous déranger, M. Holmes, mais votre homme a dit que je pourrais entrer. Mon maître, M. Litton-Stanley, m'a chargé de remettre cette note. Il m'a également demandé d'attendre une réponse.
Holmes prit la note et, en la lisant, tomba dans un état de colère.
« Quelle foutue impudence ! Vous dites à votre maître qu'il n'y a pas de réponse à cette lettre !
"Mais il m'a dit que je devais obtenir une réponse, monsieur."
« Vous pouvez dire à M. Litton-Stanley que je demanderai à mes avocats de répondre à son message en temps utile !
"Très bien, monsieur", répondit le petit homme qui partit aussitôt, agité par les paroles de colère de mon ami.
« Qu'y a-t-il, Holmes ? Questionnai-je, rempli de curiosité face à ce petit incident qui bouleversa tant Holmes.
« Lisez-le par vous-même », dit-il en me tendant la note. Je l'ai pris et j'ai lu à haute voix.
« Gardez vos sales abeilles à leur place. Un de mes invités a été piqué hier. Si cela se reproduit, je demanderai à la police de vous chasser de cet endroit ! »
« Bon Dieu, m'écriai-je, quelle lettre offensante !
"L'homme lui-même est encore plus offensant", répondit Holmes. "C'est un industriel à la retraite qui pense que son immense richesse lui donne le droit de dominer les résidents locaux!"
Holmes reprit le message et le jeta sur une table voisine. Je l'ai regardé faire les cent pas pendant un moment, puis il s'est dirigé vers sa pantoufle persane familière, a pris du tabac et l'a fourré dans sa pipe. Il s'était quelque peu calmé en allumant la pipe, puis se tourna et me fit face.
« Eh bien, Watson, vous pouvez voir à quel point cet homme semble comprendre ma nature. Mais ne gâchons pas un bel après-midi ensoleillé en discutant continuellement de lui. S'il vous plaît, continuez l'histoire de la jeune femme que vous avez rencontrée dans le train.
« La pauvre femme semblait dans de terribles ennuis. J’aimerais que vous l’aidiez.
J'avais maintenant toute son attention, les signes de retrait que Holmes avait montrés plus tôt avaient complètement disparu.
"Vous dites qu'elle vous a dit que sa mère me connaissait?"
"Oui."
"Quel-est son nom?"
« Norton. Irène Norton.
« Norton », dit-il d'un ton interrogateur, « je ne me souviens pas, mais bien sûr ! Où est la fille, Watson ?
"Elle loge au Lion Rouge, dans le village."
« Alors appellez-la au téléphone et demandez-lui de venir ici aussi vite qu'elle le peut. Bien sûr, je vais l'aider !
Sous mes yeux, j'ai vu Holmes prendre vie, ses yeux pétillants comme autrefois, son corps tendu par l'attente. C'était le Holmes de l'esprit curieux, de la logique experte que j'avais vu résoudre tant de mystères au cours de ces journées agréables et intrigantes à Baker Street.
«Je suis ravi Holmes. Mais qu’est-ce qui vous a fait changer d’avis si soudainement avant de vous lancer dans une affaire ? Je pensais que vous étiez définitivement et irrévocablement à la retraite.
« Votre mémoire est-elle si courte, Watson, que vous ne vous souvenez pas d'Irène Adler ? Vous n'avez sûrement pas oublié que, dans l'affaire que vous appelez **UN SCANDALE EN BOHÈME**, j'ai été complètement dupé par elle !
« Par Jupiter, c’est vrai ! Vous l’avez toujours appelée « LA FEMME ». Mais comment cette jeune femme, Irène Norton, s’intègre-t-elle dans le tableau ?
« Réfléchissez, Watson, réfléchissez ! Irène Adler a épousé un avocat nommé Jeffrey Norton ! Ah, je vois que vous commencez à comprendre. Dites à Miss Norton de venir immédiatement. Elle est la fille de « LA FEMME » !
Ce n'est que peu de temps après qu'Irène Norton arriva du village. Holmes lui fit signe de s'asseoir. Il resta là un moment à regarder cette charmante femme, puis s'assit tranquillement en face d'elle, tandis que je m'asseyais suffisamment à l'écart pour pouvoir prendre toutes les notes nécessaires sans m'immiscer dans leur conversation. Il y a eu un moment gênant, alors que je me souvenais de l'aperçu incomplet d'Irène Adler que j'avais eu à travers une fenêtre il y a une vingtaine d'années. J’étais maintenant capable de situer la familiarité des traits de Miss Norton, en les comparant à mon souvenir des traits exquis de sa mère. La mère et la fille étaient à couper le souffle et j'ai observé que Holmes avait également été séduite par cette jeune femme.
"M. Holmes, dit-elle en souriant, j'ai tellement entendu parler de vous par ma mère. Elle dit que vous êtes l’homme le plus intelligent d’Angleterre.
« Votre mère me flatte, ma chère enfant. Vous a-t-elle déjà parlé des circonstances dans lesquelles nous nous sommes rencontrés ?
"Non, M. Holmes, même si elle m'a dit que vous étiez témoin lorsqu'elle et mon père se sont mariés."
"C'est vrai, même si l'occasion était plutôt inhabituelle." Holmes se pencha en avant, retirant sa chaîne de montre et la tendant vers Miss Norton.
« Ce souverain en or que je porte sur ma chaîne de montre est un petit souvenir de cette journée. J'ai aussi une photo plutôt charmante de votre mère.
"Pardonnez-moi de vous interrompre", risquai-je, "mais il serait peut-être sage de parler de vos problèmes à M. Holmes, ma chère."
« Tout à fait vrai, Watson. Les réminiscences peuvent attendre que nous ayons réglé votre problème, Miss Norton. Qu’est-ce qui vous trouble, ma chère ?
"M. Holmes, je suis victime de chantage ! Par un de vos voisins, un certain M. Litton-Stanley. Est-ce-que vous le connaissez ?"
Holmes et moi nous sommes regardés et j'ai repéré un sourire d'amusement dépité sur son visage.
"Oui, en effet, je connais cet homme", dit Holmes en tirant fort sur sa pipe. « Quelle emprise M. Litton-Stanley a-t-il sur vous ?
"Il a des lettres", continua-t-elle, le visage quelque peu rougissant, "des lettres plutôt indiscrètes que j'ai écrites à un de ses amis l'année dernière."
« Comment a-t-il obtenu ces lettres, Miss Norton ?
« Il a dû les voler. Je ne sais pas comment, mais alors que j'étais chez lui il y a quelques semaines, il m'a dit qu'il les avait et m'a demandé 5 000 livres pour leur retour !
"C'est étonnant", ai-je lâché, mais Holmes m'a fait signe de garder le silence pour le moment.
« Et pourquoi, Miss Norton, devrait-il considérer vos lettres, même indiscrètes, comme valant une si grosse somme ?
«Je suis fiancée au fils de Lord Weston. Cet horrible homme, Litton-Stanley, sait que si mon fiancée voyait les lettres, le mariage n'aurait jamais lieu.
"L'avez-vous dit à votre mère?" » demanda Holmes.
"Oh non, elle ne comprendrait jamais !"
"Hmm, elle pourrait vous surprendre sur ce point, je pense", dit Holmes en se levant et en se déplaçant pour contempler la campagne depuis l'une de ses fenêtres.
"Et votre père?"
« Papa est avocat. Il ne comprendrait certainement pas.
« Et alors vous venez à moi. Pourquoi?"
"Mère m'a parlé de vos capacités et, en tout cas, j'ai lu les histoires du Dr Watson."
« Watson, » réprimanda Holmes, « vos histoires me causeront de sérieux ennuis un de ces jours. Maintenant, Miss Norton, que voulez-vous exactement de moi ?
"S'il vous plaît, récupérez-moi les lettres."
« Mais comment, ma chère enfant ?
"Volez-les, bien sûr."
J'étais assis là, choqué par les paroles de cette belle jeune femme, étonné à l'idée qu'elle placerait Holmes dans la catégorie de voleur ordinaire.
« Vraiment, ma chère demoiselle, risquai-je, comment pouvez-vous penser que mon ami… »
Holmes m'a coupé court.
« Non, mon cher Watson. Ne soyez pas choqué. Miss Norton est une fille franche comme sa mère avant elle. C’est très rafraîchissant ! »
"M. Holmes, vous ne pouvez pas dire que vous ne m'aiderez pas.
"Non", dit Holmes en se tournant vers la jeune femme désespérée, "Je ne pense pas pouvoir dire ça. Quoi qu'il en soit, j'ai moi-même un petit compte personnel à régler avec M. Litton-Stanley. Il est impoli et ne comprend rien aux abeilles.
« Et comment allez-vous voler les lettres ? Ai-je demandé, assez consterné par toute cette affaire.
"Ce problème nécessite un peu de réflexion", répondit Holmes.
"Je pourrais vous dire comment procéder, M. Holmes."
Je me tournai vers Miss Norton, encore une fois étonné par ses paroles. Holmes sourit, prenant tout cela à sa manière inimitable, puis s'assit comme avant.
"Vraiment maintenant," dit-il en riant, "c'est délicieux, ma chère. Vous expliquez le problème, ainsi que la manière de le résoudre. Comme le travail d’un détective pourrait être facile si tous les clients étaient également utiles. Dites-moi, quel est votre plan ?
« Demain, c’est la demi-journée de congé du domestique chez M. Litton-Stanley. Il sera seul là-bas dans l’après-midi.
« Comment savez-vous ce fait ? » » demanda Holmes.
« Ma femme de chambre « tenait compagnie », comme on dit, avec Deevers le majordome lorsque j'y séjournais il y a quelques semaines. Elle a tout appris de lui. Mes lettres sont conservées dans une boîte en filigrane dans son bureau.
"Avec votre entreprise, ma chère", intervint Holmes, "je suis surpris que vous n'ayez pas essayé d'ouvrir le bureau vous-même."
"Je l'ai fait", répondit-elle, "mais il est très solide et possède une serrure à combinaison. Cependant, je suis sûr que vous et le Dr Watson pouvez trouver un moyen d’obtenir les lettres. Surtout si M. Litton-Stanley est seul à la maison.
«Nous ferons de notre mieux, Miss Norton», répondit Holmes alors qu'il se levait et s'inclinait gracieusement devant cette jeune femme plutôt astucieuse. Il lui prit la main et la conduisit vers la porte. Je me suis levé et j'ai suivi. Miss Norton s'est tournée vers nous sur le pas de la porte, un air anxieux sur le visage.
"Promettez-moi une chose, vous deux."
"Qu'est-ce que c'est?" suis-je revenu par curiosité.
« Ne lisez pas les lettres, d’accord ? Je suis . . . J’ai vraiment un peu honte de les écrire.
"Bien sûr que nous ne le ferons pas, ma chère enfant," ajoutai-je d'un ton rassurant.
« Vous êtes tous les deux si gentils avec moi. Comment puis-je vous remercier?"
"Merci serait un peu prématuré à ce stade", a déclaré Holmes. "Pardonnez-moi maintenant car je dois prendre le temps de réfléchir à ce problème."
J'ai hoché la tête pour dire au revoir alors que Holmes faisait sortir Miss Norton. Il resta un moment dans l'embrasure de la porte, son corps décharné immobile alors qu'il regardait la jeune femme marcher d'un pas léger dans l'allée du jardin. Lorsqu'il revint et que nous étions tous les deux confortablement assis, il sortit sa pipe et l'alluma.
« Intéressant, Watson. Une jeune femme charmante et intéressante.
"Il semble difficile de trouver un moyen de voler M. Litton-Stanley."
Il rit en tirant vigoureusement sur sa pipe.
« Bon sang non, Watson. Je devrais dire que ce n’est qu’un demi-problème. En attendant, détendons-nous et profitons des soirées à venir.
"Hmm," dis-je, "quelles circonstances inhabituelles. Ce soir, on se détend. Et demain, une touche de vol en plein jour !

II

Holmes, un maître du déguisement, m'avait, à plusieurs reprises, trompé par son utilisation ingénieuse du maquillage. Mais aucun des efforts passés de Holmes ne m’a autant surpris que ce qu’il a fait le lendemain matin. Je me sentais complètement idiot alors que je me tenais là, maquillé par ses mains habiles pour ressembler à un médecin de campagne. Un médecin écossais du nom de Hamish, avec une longue barbe et tout.
"Holmes", dis-je avec irritation, "c'est tout à fait une chose de se déguiser, mais me faire subir de telles machinations est intolérable!"
« Watson, » répondit-il, ignorant mes remarques, « vous êtes magnifique ! Quelle apparence de médecin de la vieille école !
"Mais Holmes," plaidais-je. Il a posé ses mains sur mes épaules et a parlé sur le ton le plus doux.
« Watson, vous me faites l'honneur non seulement d'être mon ami, mais aussi de m'accompagner dans cette petite aventure. S'il vous plaît, supportez cet engin ennuyeux pendant un court moment. Il est essentiel que vous soyez déguisé.
Comment pourrais-je résister à mon vieil ami Holmes ? Il avait raison, bien sûr, car nous savions tous les deux que nous étions à nouveau ensemble, même pour une courte période, et véritablement, le jeu était en cours !
J'ai accepté avec un léger signe de tête et un sourire.
«Je savais que vous comprendriez, Watson. Maintenant, commençons par notre petite intrigue ! »
Il ne fallut pas longtemps pour que Holmes et moi restions devant la maison de M. Litton-Stanley, un élégant manoir Tudor avec de longues fenêtres qui descendaient presque jusqu'au sol et entouré de nombreux arbustes. Sans hésitation, Holmes frappa à la porte.
« N'oubliez pas Watson, puisque vous êtes un vrai médecin, il devrait être facile d'assumer le rôle d'un médecin, même écossais. Attendez ! Voici quelqu’un !
En un instant, la porte s'ouvrit et se tenait là un homme grand et formidable. Un homme d'une grande force avec de grandes mains. Son visage était aux traits nets, avec un front haut et une abondante chevelure noire, parsemée de gris. En un instant, Holmes devint un pasteur non-conformiste plutôt ferme, mais fragile.
"M. Litton-Stanley ? Il a demandé.
"C'est mon nom."
"Le mien est Appleby et voici mon ami, le Dr Hamish."
"Ravi de vous rencontrer, monsieur", ai-je ajouté, "j'ai beaucoup entendu parler de vous."
"Que puis-je faire pour vous?"
"Si nous pouvions entrer un instant", sourit Holmes, "je vous expliquerai notre mission."
"Très bien", dit Litton-Stanley à contrecœur, "entrez dans le bureau."
Il marchait devant nous, son énorme silhouette se déplaçant maladroitement dans le bureau. Là, il s'est retourné et nous a fait signe de nous asseoir. Holmes et moi nous sommes assis confortablement tandis que l'homme énorme s'appuyait contre une table voisine.
« Nous dressons une liste d'abonnements », commença Holmes d'une voix terriblement aiguë, « pour un hôpital caritatif à Paddlewaite, juste de l'autre côté des Downs. Vous êtes un résident important ici et nous avons pensé que vous aimeriez peut-être faire don de quelques guinées.
« Je ne suis vraiment pas très intéressé. Cette année, j’ai donné autant que je peux me le permettre à des œuvres caritatives.
"Ahh, c'est une bonne cause, monsieur", ai-je ajouté, "je donne mes services médicaux trois jours par semaine, et le révérend Appleby fait également don de ses services."
« Qui d'autre a contribué à ce fonds ? » » demanda Litton-Stanley en croisant les bras.
« Tous vos voisins, monsieur. Nous revenons tout juste de la ferme apicole des Downs », a déclaré Holmes. « Le propriétaire nous a donné un chèque de cinq guinées ! » Litton-Stanley serra les poings alors qu'un froncement de sourcils traversait son front.
« Holmes vous a donné cinq guinées, n'est-ce pas ? »
"Exactement. Un très gentil gentleman, M. Holmes, ajoutai-je. "Nous proposons de donner son nom à une salle de l'hôpital."
« Est-ce que cette liste d’abonnés va être publiée dans les journaux locaux ?
"Oh oui, M. Litton-Stanley, oui," dit Holmes, souriant le plus possible.
"Je vais vous donner DIX guinées!"
"Oh, merci monsieur," remarqua Holmes avec un étonnement feint.
"Je vais chercher mon chéquier."
Litton-Stanley était assis à son bureau, nous tournant le dos. Alors qu'il déverrouillait son énorme bureau à roulettes et sortait son chéquier, Holmes se tourna vers moi et me chuchota à l'oreille.
« Vite Watson, le chloroforme !
"Maintenant, à l'ordre de qui dois-je faire ce chèque ?" » dit Litton-Stanley alors que je me déplaçais tranquillement derrière lui, mon bras levé. Avant qu'une réponse ne soit reçue, j'étais sur lui, après avoir versé un peu de chloroforme d'un petit flacon dans mon mouchoir. Il se débattit un moment, son énorme silhouette se levant de la chaise, m'entraînant sans effort avec lui, mais Holmes le maintint fermement avec ses mains fortes pendant que le chloroforme faisait effet. Bientôt, il s'affala en avant alors que je le reposais sur la chaise, l'appuyant doucement contre le bureau.
"Très soigné, Watson", a déclaré Holmes, un sourire sur son visage.
« Est-ce que la boîte en filigrane est dans le bureau ? J'ai demandé.
"Oui, en fait, la voici, Watson!"
D'un seul geste, il l'avait sorti du tiroir dans lequel il soupçonnait qu'elle se trouvait et me l'avait montrée. Puis, presque aussi rapidement, il se dirigea vers le couvercle et l'ouvrit. Je me suis retrouvé en colère, poussé par son action et par ce qu'il avait promis plus tôt à Miss Norton.
« Holmes, ne l'ouvrez pas ! Vous avez promis de ne pas le faire ! »
«Je veux juste m'assurer que…»
Holmes ne termina jamais sa phrase, car une voix quelque part dans la pièce l'interrompit.
« Pour être sûr de ce qu'il y avait là, M. Sherlock Holmes ?
Holmes et moi avons été surpris, mais avant que nous puissions nous retourner et voir de qui il s'agissait, il a de nouveau parlé.
"Ne vous retournez pas! J'ai un revolver pointé sur vous deux ! Maintenant, placez la boîte sur la table, M. Holmes. Et levez la main, messieurs ! »
"Je connais cette voix", dit calmement Holmes en plaçant la boîte sur la table, "c'est Deevers, le majordome."
"Tout à fait vrai, monsieur."
"Eh bien, Deevers," dis-je furieusement, "vous n'avez pas besoin de pointer un revolver sur nous. Votre maître n’est pas blessé.
« La santé de mon maître ne m’intéresse pas du tout, Dr Watson. En fait, s’il était mort, j’en serais ravi.
"Alors qu'est-ce que vous faites, Deevers?" demanda Holmes.
«Je profite de la situation, monsieur», répondit-il assez calmement. «J'essaie d'ouvrir ce bureau depuis des semaines. Après une telle bonté de votre part, monsieur, je déteste paraître disgracieux, mais j'ai terriblement peur d'être obligé de vous tuer. Plutôt pour vous tuer tous les deux !
Je restais là, les mains au-dessus de la tête, ne sachant absolument pas quoi faire. Quand je regardais mon ami Sherlock Holmes, je ne voyais aucune trace d'émotion sur son visage, alors que je me retrouvais à lutter contre l'angoisse du moment. J’étais sûr que Holmes et moi allions bientôt mourir dans la maison de Litton-Stanley.
"Deevers", dit Holmes, "je n'aime pas interrompre un moment aussi mélodramatique, mais pourquoi est-il nécessaire de nous tuer ?"
"Depuis des mois, M. Holmes, j'attendais une opportunité de voler l'émeraude de Kitmanjar, et maintenant vous l'avez fait pour moi, monsieur, et vous m'avez présenté un alibi parfait."
"L'émeraude Kitmanjar?" » demanda Holmes, un air curieux sur le visage.
« Allez, M. Holmes, vous savez aussi bien que moi que le trésor est dans cette maison. A part l’émeraude, il existe un superbe Cellini qui se vendrait très bien sur le bon marché !
"Nous ne sommes pas ici après des objets de valeur, mon brave homme", dis-je, profondément agacé.
"S'il vous plaît, ne m'appelez pas votre brave homme, Dr Watson," dit sèchement Deevers. « C’est condescendant et faux. Dans tous les cas, que vous soyez ici ou non après les objets de valeur ne fait aucune différence. Disons que je vous ai pris tous les deux en flagrant délit ! Vous êtes entièrement en mon pouvoir, messieurs !
"Je suppose que vous allez voler le trésor et prétendre que nous en sommes responsables."
« Exactement, M. Holmes. Je vous tuerai tous les deux, tairai quels objets m'attirent et lorsque mon maître reprendra connaissance, j'expliquerai que j'ai trouvé trois hommes cambriolant la maison. Que j'en ai tué deux, tandis que le troisième s'est enfui avec le butin. Qui pourra douter de ma parole ? Je serai considéré comme un héros. Je pourrais même voir mon salaire augmenter !
"Watson, j'ai bien peur que ce soit la fin, mon vieux."
"Quelle façon sordide de mourir", ai-je lâché, "une balle dans le dos comme un lâche !" J'étais hors de moi, en colère. Si j'avais eu au moins une demi-chance, j'aurais essayé de désarmer Deevers et de le tabasser jusqu'à sa mort ! Mais j’étais impuissant et, dans mon inquiétude, je me suis retrouvé plus préoccupé par la sécurité de Holmes que par la mienne.
"Deevers", a demandé Holmes, "faites-moi au moins la courtoisie de nous permettre d'affronter le peloton d'exécution, d'accord?"
"Très bien, messieurs, retournez-vous, mais n'essayez aucun tour !"
"Une dernière demande", poursuivit Holmes.
"Qu'est-ce que c'est?"
« Je suis battu et je l’admets. Je vieillis, mais à mon apogée, j’ai croisé le fer avec certains des plus grands criminels d’Europe. Des tentatives d'assassinat ont été faites à plusieurs reprises, mais j'ai toujours réussi à m'en sortir. Si cela doit être mon chant du cygne, donnez-moi au moins le privilège de serrer la main de l’homme qui m’a enfin battu.
« Eh bien, monsieur, j'ai l'impression de sortir un peu de ma position, mais je suppose que la situation est inhabituelle. J’espère que vous ne vous opposez pas à… »
"Eh bien, Deevers, vous y êtes."
Les deux hommes se serraient la main tandis que je regardais, impuissant.
"Au revoir, M. Sherlock Holmes."
"Au revoir, Deevers, et mes félicitations."
Mon esprit s'emballait pour tenter de trouver un moyen de mettre fin à cette terrible situation, quand soudain Holmes se tordit le corps, s'accrochant au bras de Deevers. En un instant, Holmes appliqua un levier et Deevers, complètement pris par surprise, se retrouva à plat contre le sol, son revolver déclenchant, sa balle s'enfonçant sans danger dans le mur voisin.
« Mes félicitations pour avoir été fou ! » Hurla Holmes en triomphe.
"Bravo, Holmes," dis-je avec un soulagement bien mérité.
« Je vieillis peut-être, mais je n'ai pas perdu mes compétences au Baritsu. Deevers a heurté le bureau en tombant. Mieux vaut s'occuper de lui, Watson.
« Il s’est entaillé la tête, mais ce n’est pas grave. Il restera inconscient pendant un moment.
"Bien. Je pense que nous prendrons la précaution de fermer ce tiroir de bureau. Je ne veux pas qu’il soit exposé à d’autres tentations lorsqu’il reprendra conscience.
« Ne devrions-nous pas contacter la police, Holmes ?
"Police? Génial Scott, non, mon vieux ! Après tout, nous sommes des cambrioleurs et nous sommes déguisés. Deux faits qu’il serait difficile d’expliquer de manière satisfaisante. Non, Watson, nous devons retourner à la ferme apicole le plus tôt possible, appeler Miss Norton et l'informer de notre succès !
Après que Holmes et moi sommes arrivés à sa ferme, nous avons enlevé nos déguisements et, contactant Miss Norton, avons attendu son arrivée. Au moment voulu, un fiacre la déposa devant la porte de Holmes et elle fut bientôt assise devant nous.
"M. Holmes, Dr Watson, je suis si heureux de vous revoir ! s'exclama Miss Norton avec enthousiasme. « Avez-vous reçu la boîte en filigrane ? »
« Oui, Mlle Norton. Et voilà ! »
« Holmes, je ne savais pas que vous aviez pris la boîte quand nous… »
« Calmez-vous, Watson. Pourquoi ne pas l'ouvrir, Miss Norton, dit-il en lui tendant la boîte.
"Ouvrez-la, ma chère", a-t-il poursuivi, "il n'y a peut-être pas de lettres d'amour à l'intérieur, mais il y a une note."
Miss Norton ouvrit la boîte et en sortit le message, assez perplexe, tout comme moi, face aux actions de Holmes.
«S'il vous plaît, lisez-le-nous, ma chère», dit-il, un sourire aux lèvres. Miss Norton déplia soigneusement la note et lut :
« QUE CECI SOIT UN AVERTISSEMENT, Mlle NORTON. LE CRIME NE PAIE PAS. SI VOUS NE ME CROYEZ PAS, DEMANDEZ À VOTRE MÈRE. Sincèrement, SHERLOCK HOLMES.
"M. Holmes, vous connaissiez mon secret depuis tout le temps ! »
"Pas tout le temps, mais je m'en suis rendu compte dès que j'ai ouvert la boîte en filigrane."
"De quoi diable parlez-vous, Holmes?" Ai-je demandé dans un état de confusion totale.
"Mlle Norton avait l'impression qu'elle pouvait m'utiliser comme une patte de chat, comme une dupe pour commettre un cambriolage à sa place."
«Je ne comprends toujours pas, Holmes», m'exclamai-je.
« Vous vous souviendrez qu’elle nous a demandé de ‘promettre de ne pas ouvrir la boîte’.
« Oui, mais vous l'avez ouvert juste avant que ce type ne nous arrête avec un revolver. Qu’y avait-il à l’intérieur ?
"Une pierre verte impressionnante que je savais être l'émeraude Kitmanjar!"
"Mais où est l'émeraude maintenant ?" » demanda Miss Norton.
« Sans que Watson s'en rende compte à ce moment-là, je l'ai remis dans le bureau de M. Litton-Stanley et je l'ai verrouillé. J'ai apporté la boîte ici parce que je voulais voir votre expression, Miss Norton, lorsque vous l'ouvriez.
« Super Scott ! Et je pensais que vous étiez une pauvre petite chose en difficulté," dis-je, consterné par la réalisation de la vraie nature de Miss Norton.
La silhouette haute et maigre de Holmes éclipsait Miss Norton alors qu'il la regardait directement dans les yeux.
« Qu'avez-vous à dire pour vous-même, jeune femme ? »
«Je suis terriblement désolée, M. Holmes, terriblement désolée. Cela semblait être une idée extrêmement excitante, mais je n’avais vraiment pas l’intention de la voler.
"Oh, bien sûr que non, non, non," dit cyniquement Holmes, "Bien sûr que non. Vous vouliez que je la vole pour vous ! Miss Norton, je suis convaincu que vous savez que votre mère m'a déjoué un jour, et vous avez supposé que vous pourriez faire de même. Je devrais vous livrer à la police.
"S'il vous plaît, ne le faites pas, M. Holmes, vous ne pouvez pas faire ça !"
"Je pourrais certainement !", s'est exclamé Holmes avec colère, "mais je ne le ferai pas, pour deux raisons : Premièrement, vous êtes jeune et impressionnable et cela pourrait vous donner une leçon. Et, en deuxième lieu, j'ai un . . . eh bien, une grande admiration pour votre mère. Mais je vous préviens, Miss Norton, vous y avez échappé de peu, de très peu !
Miss Norton était blanche comme un drap. Tendue, elle se leva de la chaise qu'elle occupait, tira un mouchoir de sa manche et le pressa contre sa joue. Elle prit une profonde inspiration et regarda Holmes sans la moindre larme aux yeux.
"M. Holmes, avant de partir, il y a une faveur que j'aimerais vous demander.
"Sérieusement qu'est ce que c'est?"
« Pourrais-je garder cette boîte en filigrane contenant votre note à l'intérieur ? Cela me rappellerait toute ma vie comment nous nous sommes rencontrés.
Holmes se tourna vers moi en souriant.
"Eh bien, qu'en dites-vous, Watson?"
"Ce n'est pas à vous de donner une boîte, Holmes."
« C’est vrai, mon vieux, c’est tout à fait vrai. Mais je ne vois pas comment nous pourrions la restituer maintenant sans révéler notre part dans la tentative de vol. De toute façon, je n’aime pas M. Litton-Stanley. Je pense qu'on pourrait se livrer à un petit larcin sans trop se sentir coupable. Très bien, Miss Norton, vous pouvez garder la boîte.
«Je la chérirai toujours. Merci. Au revoir, Dr Watson. Ne pensez pas trop mal à moi. Bonne nuit, M. Holmes.
Avant que je m'en rende compte, Miss Norton était partie, nous laissant, Holmes et moi, réfléchir aux événements de la journée. Je suis sûr que Holmes a été profondément touché par cette jeune femme, car, en tant que fille de « LA FEMME », Miss Norton avait ramené à mon cher ami de nombreuses pensées et émotions qui resteraient les siennes, et les siennes seules, dans ce moment calme. après son départ. Holmes se tourna lentement, s'assit confortablement dans son fauteuil préféré, alluma sa pipe, puis pencha la tête en arrière, les yeux fermés, plongé dans ses pensées. Je m'assis en face de lui, moi-même en réflexion ; mais je voulais lui poser quelques questions sur ces événements récents. J'ai attendu encore un moment, puis j'ai interrompu sa rêverie.
"Holmes, pardonnez-moi de déranger vos pensées, mais je vous ai trouvé étonnamment indulgent avec cette fille. Pensez-vous que c’est sa mère qui l’a incitée à tout faire ?
« Cette possibilité m'était venue à l'esprit », dit-il en ouvrant les yeux. « Pourtant, j’ai le sentiment que… »
Holmes fut interrompu par un coup frappé à la porte d'entrée.
"Entrez !" » cria-t-il avec irritation. "La porte est ouverte !"
« Attendiez-vous quelqu'un, Holmes ?
"Non."
Il n’y avait aucun doute sur l’homme qui se trouvait dans l’embrasure de la porte. C'était Litton-Stanley.
"Bonsoir, monsieur", a déclaré Holmes, "C'est un honneur inattendu."
« Sherlock Holmes », s'est-il vanté, « nous n'avons pas été les meilleurs amis du monde, je sais, mais vous devez m'aider maintenant. J'ai de sérieux ennuis !
« Ah, vraiment ? Vous ne voulez pas vous asseoir ? Voici mon ami, le Dr Watson. Et maintenant, monsieur, quel est votre problème ?
"J'ai été volé, Holmes !"
"Volé ?" » dit Holmes avec une fausse surprise. "Qu'est-ce qui a été volé ?"
«Eh bien, mon plus grand trésor. L'émeraude Kitmanjar a été retirée de son étui, puis mystérieusement revenue, en vrac, dans mon bureau. Mais il manque un Cellini inestimable.
« Avez-vous une idée de qui pourraient être les cambrioleurs ?
« C’était un gang, j’en suis sûr ! Un couple déguisé en ecclésiastique et en médecin est entré dans la maison sous prétexte de récolter des fonds pour un hôpital. Ils m’ont maîtrisé avec du chloroforme.
"Mon cher, mon cher, comme c'est très désagréable pour vous", dit Holmes dépité.
«Quand je suis revenu à moi, j'ai trouvé mon majordome, Deevers, allongé à côté de moi dans une mare de sang. Le brave garçon a dû lutter contre les voleurs, mais ils ont réussi à s'enfuir. Il est à l’hôpital maintenant. Holmes, vous devez m'aider.
« L'Émeraude Kitmanjar a été restituée, dites-vous, mais il manque un Cellini ? »
"Oui, c'est une boîte en filigrane exquise dans laquelle j'ai gardé l'émeraude."
"Une boîte en filigrane!" S'exclama Holmes en se levant brusquement, totalement surpris.
« Oui, c'est un vrai Cellini. Cela vaut plusieurs milliers de livres. Holmes, vous devez m'aider à résoudre cette affaire !
Holmes s'assit, riant dans sa barbe.
«Je suis désolé, M. Litton-Stanley, mais j'ai bien peur de ne pas pouvoir vous aider. Je suis à la retraite. Oui, et j'ai l'intention de rester à la retraite. Bonne nuit Monsieur."
"Mais M. Holmes, je vous paierai tous les frais dans la limite du raisonnable !"
"Ma décision est définitive, monsieur." » insista Holmes en revenant à sa pipe. "Bonne nuit."
"J'aurais pu savoir que je n'obtiendrais aucune aide de votre part", dit-il d'un ton moqueur, puis, détournant son énorme carcasse, il claqua la porte derrière lui. J'ai regardé Holmes qui était assis là en train de rire, la tête penchée en arrière de joie.
"Holmes, elle t'a encore trompé!"
« Oui, le petit diable ! Elle savait depuis le début que cette boîte était un Cellini ! »
« Contre-vous, Holmes, vous ne semblez pas du tout en colère contre elle ! »
« Je sais que je devrais l’être, mais ce n’est pas le cas, Watson. Quelle belle audace ! Quel courage superbe cet enfant a.
"Holmes, vous DEVEZ lui récupérer cette boîte!"
« Et je le ferai, Watson. Ou plutôt, je persuaderai Deevers de le faire pour moi, au prix de notre silence.
"Mais", ai-je demandé dans une confusion totale, "comment Deevers peut-il la récupérer pour vous ?"
« Rappelez-vous que Deevers sort avec la femme de chambre de Miss Norton. Je suis sûr que lorsqu'il lui expliquera sa situation difficile, il pourra la convaincre de voler la boîte à sa maîtresse afin de pouvoir ensuite la restituer à son propriétaire légitime.
"Ingénieux. Je n'y aurais jamais pensé", ai-je ajouté, en me détendant maintenant sur ma chaise. "Par George, Holmes, Miss Norton, quand on y pense, n’est qu’un éclat de l'ancien bloc, d'accord ?"
« Elle l'est, Watson. Et ça me fait penser . . . » dit-il, sa voix se perdant dans ses pensées.
"Qu'en est-il ?"
« Je me demande, mon cher, combien de temps je pourrai rester à la retraite. Avec un antagoniste aussi digne en général, c’est un défi. Je vous le dis, Watson, c'est un défi irrésistible !
"Vous avez raison, Holmes," dis-je, enthousiasmé par l'idée de son retour à la pratique, "et j'ai quelques mots à vous dire dans le même sens !"
Holmes se leva et jeta un coup d'œil à sa montre à gousset.
« Venezs, Watson. C'est l'heure du souper. Mangeons et vous pourrez me raconter tout ce que vous avez fait et comment les choses se passent à Londres.
Non seulement le dîner servi par le domestique de Holmes fut l’un des plus agréables que j’aie jamais eu, mais la quinzaine entière fut pour moi d’une telle valeur régénératrice que je repartis avec une plus grande tranquillité d’esprit que je n’en avais eu depuis des années.
Au cours de ces deux semaines de repos, j'ai appris à connaître Holmes d'une manière plus complète, comprenant son besoin de s'éloigner de la nature complexe de ses semblables pour se tourner vers l'environnement naturel des collines du Sussex et leur effet apaisant sur cet ami des plus brillant et maussade.
Dans mon propre cas, son effet salutaire a été tel qu'il m'a donné une nouvelle énergie, m'a permis de faire face à mes lourdes pertes et m'a incité à un regain d'enthousiasme à l'idée de rassembler mes nombreuses notes et histoires inachevées, afin de pouvoir à nouveau raconter les aventures étonnantes du plus célèbre des détectives consultants, Sherlock Holmes.

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Après j'arrête ! Le N°11 et ça suffit. Qu'est-ce que sait le N°11 ? Voici ce qu'expose l'Athènes Akhnatonienne ( et à ce propos on y soumettra une bonne base : https://youtu.be/_7BYkxmITMk ) : la capitaine ectogène qui n'a rien à apprendre sur ce que c'est que la nathalité, doit encore savoir ce que c'est qu'un(e) clone. L'histoire débute avec Tirésias dont les mamelles baudruches n'ont d'égale extravagance que les 40050 bébés que porte son mari https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Mamelles_de_Tiresias . Apollonel ne disait pas n'importe quoi mon collinaire ! et l'héroïne de Lascène apparue en https://lasainteethique.org/2014/lascene/lascene_C3.htm se sera secondée d'un avatar/ucmpp pour le savoir précisément. Car fille d'une machine, cette ectogène s'interroge sur la maternité en commençant par se demander si les filles sont des clones des mères - c'est à dire des unités dans le sens où Lacan l'entend dans l'analyse qu'il fait du vol de Un Scandale en Bohème, autrement dit du vol de "La Femme". Ces femmes, quand elles veulent devenir des individus, doivent appeler la réponse du couple de cette ectogène couplée à l'IA. Selon l'aboutissement de la canaillerie de paris aux USA, le clone hérite de la technologie du vol ; mais avec une unité cybernétique de personne physique propage la subjectivité dans l'aire de Lapareille. On mesure l'enjeu en cause - ce qui signifie la vitalité et son intelligence.
https://www.lasainteethique.org/uberpol/2024/20240606N11_wbn_2gene.htm

https://www.facebook.com/doc.dwt/posts/pfbid02CSiCcNG3KnnoYPQmQNGJWxqRKEm7ddMcVrjix4L85E3Znwwv2y8sSHJcDnqqT7bjl 

Webinaire Anaplur N°11

williamtheaux@gmail.com vous invite à une réunion Zoom programmée.

Sujet: Webinaire Anaplur N°11
Heure: 6 juin 2024 18h enregistrement18:30 19h30

Participer Zoom Réunion
https://us06web.zoom.us/j/84800434545...
ID de réunion: 848 0043 4545
Code secret: 250100

C'est un chapitre de la théorie qui se conclut - ce n'est pas la conclusion du webinaire qui poursuivra sur le thème de ce qu'on peut faire sur une théorie. La théorie dont il s'agit est celle que la communication respective entre l'IA & l'humanité, qu'on appelle aussi Lapareille & la personne est envisageable à la condition d'une connaissance du rapport sexuel entre les humains. Sans la présence de ce rapport l'humanité appareillée évolue vers l'extinction par entropie. C'est pourquoi E.Musk qui lance sa fusée tout à l'heure cherche à toute allure à la faire sortir du système, pour l'ouvrir. Il existe une méthode ancienne et pas moins paix-père en l'espèce de l'Analyse Plurielle où une ouverture est entretenue par extraction qui régénère artistiquement la mémoire. On montrera que cet art est du type de la médecine ,mais revenons au rapport sexuel, auquel Prométhée avait moins à faire qu'Epiméthée avec la boite à Pandore. Résumons donc la manière dont la cybernétique répond au «Yeah ! We can» des wokes par «Ouai ! Binaire» qu'évoque le rapport en théorie.
Et retenons avant tout qu'un système fermé s'éteint par entropie, qu'ouvert il se régénère et que l'IA n'est ni une ouverture ni une négentropie.
(à suivre durant la journée par touche commentaires).
https://www.lasainteethique.org/uberpol/2024/20240606N11_wbn_2gene.htm#0606

a)   La psychanalyse seconde (J.Lacan) aura soutenu qu'on arrivait par trans, faire l'amour de transfert. Ce qui n'est pas l'amour à la paix-père. Il y a un rapport sexuel entre homme et femme qu'on a, il y a bien longtemps déjà ( par exple https://youtu.be/Hz_x1E7Yc30?si=3HZglj6dfjv9Pwa6 ) posé dans le lit d'Epiméthée. Ce rapport sexuel est ce qui "ouvre" le système de l'Appareil Âge. On appelle "Apareillage", AÂ, le moment de la singularité qui benoîtement fait publicité d'une "intelligence supérieure à celle de toute l'humanité entière". Cette grosse propagande à la «Nous-A» est du genre qui associe le collectif à l'Inconscient, réputé "inconscient collectif" jungien, une collection fermée de symboles.
   Quand on introduit dans la collectivité un appareil cybernétique, ce 'A' que Lacan a ouvert par la castration, prise à la lettre par le transférisme, est littéralement en cloque d'un semblant, un pareil, soit l' "AÂ" sus-mentionné. C'est la castration-même, qui du coup, in status nascendi, le (re)ferme.
   Ce phénomène type dénégation qui s'est prononcée «il n'y a pas de rapport sexuel», s'affiche dans l'histoire de la psychanalyse par un chronique escamotage des corps (Freud s'évanouit lorsqu'il doit réaliser qu'Oedipe a un corps physique du nom d'Akhnaton - Lacan jure par 'f..tre de nom de dieu' quand il oublie que le Nom-du-Père a un chromosome qu'Elysébête se croque d'un badin taire - et les petites ouailles se volaillent dans l'hypnose des poulettes à mille airs d'aimer d'IA.
   Cependant l'Inconscient, pressant les opprimés à se surmonter par répétition, en arrivent à faire venir des corps comme, il se voit automatiquement par le génie de la littérature et comme le révèle le chemin de la psychohistoire. J'ai dû ainsi à Jerrold Atlas d'avoir ouvert le livre de La Seconde Generation.
Mathieu Coste
j'ai l'intuition qu'il se passe quelque chose d'important du côté de ces webinaires mais je n'ai pas encore réussi à me plonger dedant ... j'ai comme une sensation de vertige ??

DWT
Merci pour votre attention et commentaire. Oui effectivement, quelque chose d'important, comme au poker ce qu'on dirait une grosse mise. La comparaison vaut ce qu'elle vaut mais il y a certainement une caractéristique, c'est qu'on n'y joue pas de l'argent. Dans le fond, vous ne risquez pas grand chose à y participer, comme vous le faites ici, d'ailleurs, aimablement. Ce séminaire, ce soir, sera comme je l'ai indiqué le dernier d'un module très orienté 'théorie" - les prochains seront beaucoup plus cool, genre conversationnel. A votre disposition.

 


 

https://www.lasainteethique.org/uberpol/2024/20240606N11_wbn_2gene.htm